Tu as les yeux pleins de soleil,
Tu vis.
Tu me redonnes vie.
Tes cheveux qui volent dans le vent
Te couronnent d’une auréole,
Tu es femme, es-tu la Femme ?
Tu es étoile dans ma nuit,
Tu le sais : je te l’ai dit.
Quand je te regarde vivre,
Je suis heureux, beau et parfait,
Ta peau si douce me frissonne,
Ta bouche, ton sexe sont des fleurs
Qui s’ouvrent à la lumière du monde.
Sur tes cheveux tant caressés,
Tant embrassés, où j’ai pleuré
Mon amour pour toi,
Où j’ai pleuré ce présent
Qui est déjà passé,
Tu es femme : j’aurai voulu naitre de toi,
Je pourrais renaitre par toi.
Si mon chemin s’éloigne du tien
Je garderai toujours l’espoir
De te retrouver un jour
Et de pouvoir alors te dire
Combien je t’ai aimée
Combien j’aurai voulu être avec toi
Et avec toi ne former qu’un.


Et, malgré l’Amour qui peut l’ensoleiller, l’Homme ne prend jamais la couleur la couleur dorée
du métal pur et précieux. Eternel assoiffé, il recherche toujours, toujours plus, toujours ailleurs, même s’il ne veut pas le reconnaitre, pour noyer cette peur qui le tiraille, qui le tient au ventre, cette peur de la solitude qui le menace à chaque instant. Nu face à l’éternité, il recherche une parcelle, même infime, de soleil. Il la recherche beaucoup pour lui-même et quand il la recherche déjà un peu pour les autres, un pas est déjà franchi.