Sur les Chemins de la Tradition

Message d'accueil (revu et corrigé plusieurs fois...) par Gérard-Antoine Demon


savoir

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long, et le réglage écran à 90 % voire 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes.


 Et si vous cliquez sur le titre d'un article, en bas apparaitra un code QR qui vous en permettra la lecture sur votre mobile ! (mais pas sur une trottinette...)


 photo prise en...1951

famille (3) - Copie


 

 (excusez-moi pour la longueur de ce message d'accueil qui présente quelques informations importantes, mais vous pouvez passer directement à la lecture des articles)


 

et ne cherchez pas : vous ne me trouverez nulle part sur les réseaux des cas sociaux...


 

vous pouvez également visiter le blog du Salon des Poètes de lyon dont je suis l'animateur avec toutes les infos et photos (même un film pour la distribution des prix 2021)

http://www.salonpoeteslyon.fr/ 


MESSAGE D'ACCUEIL 

 
graal_3

Avant toute chose : homonymie involontaire

J'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition.

J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, qui n'est le porte-parole de personne, de aucun groupe, de aucune religion, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos, souvent améliorées par soucis d'esthétisme, que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité. Si vous ne possédez pas de logiciel adéquat, des publicités viennent s'intercaler dans les articles ; il faut bien se rappeler que la gestion de ce blog est entièrement gratuite, d'où les publicités en compensation.

Je signais au départ de ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...Mais pour la loi, depuis le 21 aout 1948 je suis Gérard-Antoine Demon...

Conseils techniques

Le bandeau du haut en dessous du titre permet d'accéder directement à quelques catégories

Le système des tags (colonne de droite) est très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

nd_paris

Ce médaillon sculpté est très discret...et pourtant des millions de personnes(environ 13 millions par an) passent devant chaque année et il est à la base du pilier central du grand portail de N.D. de Paris ! Plusieurs études érudites ont été consacrées à son sujet...

Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées, avant le virus,espérons qu'ils réouvriront...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...(je viens de le vérifier encore une fois à Ars le 9 aout 2020)

Je ne renie pas le Savoir...mais à un moment il est sage de tout oublier...en plus en quoi cela sert-il de vouloir toujours savoir plus ?                

Gérard-Antoine Demon

...certains pourraient penser que, né en 1921 en Belgique, je suis mort en 2011 (selon un avis décès) ...et bien ce n'est pas moi...


 

venirvoir

 


15 août 2022

Rencontre à Paray-le-Monial (réédition avec photographies)

J'avais annoncé deux rencontres faites en compagnie du jeune Cédric : voici donc la seconde.

La seconde rencontre eut lieu non loin de Taizé à Paray-le-Monial, lors d’un dimanche de préparation des J.M.J. Pour mémoire je vous rappelle que de telles rencontres ont d'abord été créées par la Communauté de Taizé, rassemblant ainsi des dizaines de milliers de personnes venues du monde entier (je possède d'ailleurs un enregistrement des chants à l'occasion de celle de 1974, je crois, à Lausanne) ; ce qui a vraisemblablement donné l'idée à Rome et au Pape Jean-Paul II, un très grand ami de Taizé, d'en faire autant.

Nous avons participé à une Messe dans la petite Chapelle des Apparitions, il y avait foule et nous nous sommes retrouvés juste le dos contre le portail d’entrée, j’ai alors servi de gardien puisque à chaque instant des personnes essayaient d’entrer et je leur expliquais que la Chapelle était pleine.

Au moment de la Prière Eucharistique, la porte s’ouvre et je vois apparaître un être complètement difforme, déjà âgé, portant un attirail de s.d.f. , et là je vais même, sans savoir pourquoi, jusqu’à l’accompagner d’une main sur l’épaule. Il entre dans la Chapelle, on dirait qu’il ne voit pas la foule qui semble très décontenancée (ce mot n’est pas assez fort) ainsi que l’Officiant, il traverse la totalité de l’allée centrale puis le choeur et va s’agenouiller et prier devant la Châsse de la Sainte.

Puis il repart, comme il est venu, ne s'occupant de personne. Dans tout Paray-le Monial en raison des rencontres charismatiques il y avait des oriflammes, des bannières, des panneaux avec l'inscription : IL EST VIVANT ! J’ai eu alors envie de clamer comme pour une Homélie : “Mais vous n’avez pas compris mes Frères, ouvrez les yeux, en vérité Il est vivant et Il est là, parmi nous”.

Plus tard, en quittant Paray, nous l’avons revu, prenant, plié en deux sous le poids de son fardeau, la direction d’une autre Chapelle...

Cette rencontre eut une suite tellement incroyable que je préfère la garder pour moi. (dans la Cathédrale St Jean le Baptiste de Lyon)

Et je complète cet article par des photos que j'ai réalisées : (en cliquant sur chaque photo vous la verrez agrandie)

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032 Panorama Panorama Panorama

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078le lieu de ma rencontre (ci-contre et ci-dessous)

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Gérard-Antoine Demon/15 aout 2022 

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11 août 2022

Les citations célèbres ...avec la solution

 

Lao-Tzeu l' a dit : il faut trouver la Voie !... Moi je l'ai trouvée !...C'est très simple : je vais vous couper la tête !...Alors vous aussi vous connaitrez la Vérité !...

Didi, veux-tu cesser...

et quelle en est l'origine ?

extrait du Lotus bleu : le fils de  l'Honorable Wang Jen-Ghié auquel on a inoculé le poison qui rend fou.

la voie

 

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04 août 2022

Canicule (en 2003)

joconda

 


L’ETE FUT CHAUD
10/2003

Cet été, quand j’errais dans les rues de Paris,
Je fus comme les autres bientôt comme un rôti.
Dans les couloirs du Louvre je me réfugiai
Pour pouvoir profiter de l’air climatisé.
Le hasard me guida devant Dame Joconde
Qui, comme d’habitude, attirait un grand monde.

Le peuple émerveillé la regardait, béat,
Moi, je l’imaginais me montrant ses appas
Soudain, en un éclair, la foule disparut :
Un étrange frisson alors me parcourut.
Je me retrouvai seul devant cette beauté
Et ressentis alors le temps comme arrêté.

Je crus à cet instant l’entendre soupirer,
Aussi près du tableau doucement j’approchai,
Elle murmura alors : oh, mon Léonardo !
Je me dis : elle se trompe, me prend pour Caprio,
Elle confond le Louvre avec le Titanic,
Évacuons en douce et surtout sans panique !

Elle me fait un clin d’œil et son plus beau sourire,
Regarde à droite, à gauche, et descend du tableau,
Puis me prend par le bras : viens mon Léonardo.
Et nous voilà partis, bras-dessus, bras-dessous,
En franchissant les portes, elle me fait des bisous
Et les gardiens émus nous regardent sortir.

Après un hamburger avalé chez Mac Do
Nous prenons une chambre à l’Hôtel du Lido.
Pendant de longues heures alors Mona m’usa,
C’est ainsi que j’appris à faire des entrechats.
Nous partîmes en balade dans la France profonde,
Au hasard des chemins d’une humeur vagabonde.

Pendant des jours entiers elle m’expliqua sa vie
Et comment elle devint l’égérie de Vinci
Rencontré débauché une nuit sur le Po
Alors qu’il lutinait de jeunes matelots.
Certains même firent croire qu’elle n’était pas femme
Et qu’elle était Monsieur et aussi croque-madame

Il l’embaucha aussi à être son Saint Jean
Mais faire ce tableau lui dura très longtemps :
Quand il disait : souris, elle grimpait sur la table.
Quand il éternuait, elle était charitable :
Elle dégrafait sa robe en disant : à vos souhaits
Et se retrouvant nue, elle le dévergondait.

Des avis de recherches recouvraient tous les murs
Pour retrouver la belle partie dans la nature.
On soupçonna les profs et les intermittents,
On alla au Larzac voir les manifestants,
Des vieillards dans leurs lits furent interrogés,
On surveilla les Corses et tous les immigrés.

Après une dernière nuit d’étreintes amoureuses,
Mona rentra au Louvre toujours aussi radieuse.
Avec tous les ministres on fit un vin d’honneur,
Et la France du bas retrouva le Bonheur.
Elle fut interviewée à la télévision
Qui lui organisa un jour de Monathon.

Et si pour vous ce soir je fais le mirliton,
C’est bien parce que depuis j’ai perdu la raison,
Et que je fais des vers qui n’ont ni queue ni tête,
Ayant perdu l’amour de cette femme parfaite.
Et dans les rues de Lyon je déclame ces vers
En espérant draguer la Dame de Fourvière.

Gérard-Antoine Demon

 

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Une jolie petite fille...

une jolie petite fille

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03 août 2022

Amitié ?

définition selon Wikipédia

L’amitié est une inclination réciproque entre plusieurs personnes n'appartenant pas à la même famille. Parfois c'est une amitié de groupe.

La relation d'amitié est aujourd'hui définie comme une sympathie durable entre deux ou plusieurs personnes n’ayant aucune attirance physique ou psychique. Elle naîtrait notamment de la découverte d'affinités ou de points communs : plus les centres d'intérêt communs sont nombreux, plus l'amitié a de chances de devenir forte. 

Elle implique souvent un partage de valeurs morales communes. Une relation d'amitié peut prendre différentes formes ; l'entraide, l'écoute réciproque, l'échange de conseils, le soutien, la critique bienveillante, l'admiration pour l'autre, en passant par le partage de loisirs. Une ou un meilleur(e) ami(e) sert aussi à se confier et avoir confiance.


 

Et, dans ma vie je peux faire l'inventaire d'amies disparues :

Carole

Dominique

Françoise

Jacqueline

Josy

Marie-Hélène

Renée

Valérie 

certaines autres le sont par grandes intermittences...


 

Et pourtant je suis, malgré tous les aléas de la Vie, toujours là, prenant le temps (et la politesse*) de répondre aux messages (ma santé m'empêchant de partager autrement) de tous et toutes mes correspondants et correspondantes, ne vivant pas pour mes petites certitudes, ni pour mes intérêts personnels

moi

 

*quelqu'un un jour m'a répondu : je reçois tellement de messages que je ne réponds qu'à ceux importants...no comment...

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31 juillet 2022

Duo de charme

Un Espagnol un jour,

Un Italien rencontra :

Ce fut le grand Amour 

Entre Don Juan et Casanova.

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29 juillet 2022

Ah qu'il est bon, qu'il est doux ...(psaume 133) réédition avec compléments ...parce ce qu'elle le vaut bien...

le Psaume 133 dit Cantique des degrés (Ancien Testament/David)

Voici, oh! qu'il est agréable, qu'il est doux Pour des frères de demeurer ensemble !

C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.

C'est comme la rosée de l'Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Eternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité.

hermon mont

le mont Hermon


 

Des différences notables sont connues quant aux traductions des Psaumes, ainsi pour ce psaume côté 133 on connait essentiellement quatre traductions importantes différentes....

texte latin du psaume 133 (132 en tradition grecque)
Ecce quam bonum et quam iucundum habitare fratres in unum
Sicut unguentum in capite quod descendit in barbam barbam Aaron quod descendit in ora vestimenti eius
Sicut ros Hermon qui descendit in montes Sion quoniam illic mandavit Dominus benedictionem et vitam usque in saeculum

la traduction la plus connue (Louis Segond 1910)
Voici, oh! qu'il est agréable, qu'il est doux Pour des frères de demeurer ensemble!
C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.
C'est comme la rosée de l'Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Eternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité.


 

Quant à moi, partant de la version latine (sans jeu de mots), concernant le passage "habitare fratres in unum" et sachant la grande richesse des possibilités de la langue dans leur expression, j'aurai tendance à traduire, bêtement, en mot à mot, par " pour des frères de demeurer dans l'Unique' ou "de rester ensemble dans l'Un".

Et, selon certaines sources, ce cantique a été utilisé par les Membres de l'Ordre du Temple pendant leurs célébrations...et utilisé encore de nos jours par plusieurs Fraternités de la Tradition.

sceau templier



Mais tel n'est pas ici mon propos, ce que je voudrai exprimer c'est qu'il y a un moment où il ne faut plus rester protégé par la douce chaleur du groupe qui nous protège : il faut, comme il a été dit, revêtir son manteau du monde et aller dans ce monde pour y agir, pour y témoigner.

 Prenons l'exemple des Frères de la Communauté de Taizé. Taizé, je connais plus qu'un peu, il fut un temps où j'aurais pu y avoir une carte d'abonnement, au milieu de milliers et de milliers de personnes toujours renouvelées (une célébration du dimanche à Taizé = environ 6000 personnes en moyenne AVANT le pangolinvirus) ; combien j'y ai emmené de personnes, je ne sais plus...un certain nombre...(même un car entier venu de Paris).

Il existe une sorte d'euphorie taizéienne (oh le vilain mot) car, là-haut au sommet de cette colline inspirée, la joie, la prière, l'amour, la paix sont en partage : comme on y est bien , que cela est doux, que cela est agréable. Et bien justement, les Frères ont toujours attiré l'attention sur ce qui peut devenir un problème, voire une drogue et de nos jours une addiction.

Il faut savoir, et il le disent, quitter Taizé pour retourner au monde, dans le monde, et agir alors pour témoigner de cette paix, de cet amour ; Taizé n'est pas une illusion mais, comme le leur a dit un grand ami de la Communauté, le Pape jean-Paul II, Taizé est une source. On peut s'y raffraichir, on peut s'y abreuver, mais ensuite repartir au travail pour servir le monde. Aider et aimer sans rien attendre en retour...

Et quand on a réussi cela, on est dans l'Unique, dans le Grand Tout et alors seulement on peut s'attendre un jour ou l'autre à en recevoir récompense, mais sans jamais le demander...

La Fraternité peut aussi se vivre, sans onction spécifique, au sein du milieu associatif. Il est ainsi des Associations où une personne est chargée de prendre soin des autres, de prendre de leurs nouvelles, quand ce n'est pas le but général de l'Association. Mais dans beaucoup de cas, cela est oublié, on y vient comme on va au cinéma ou manger un gateau en oubliant le but de vivre et de partager ensemble.

coeurquibat

 

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27 juillet 2022

Maître Philippe de Lyon et le Clos Landar à l'Arbresle

Mes amis de l'Association Maître Philippe ont réalisé par l'un de leurs adhérents un montage vidéo fort intéressant que vous pouvez consulter sur leur site : Clos_Landar_2016.mp4 (dropbox.com)

 Nombreux de mes correspondants regrettent souvent de ne pas pouvoir avoir visiter le domaine du fait de leur éloignement, vous pouvez également visionner de nombreuses photos, complémentaires à celles que j'ai publiées, en un diaporama toujours sur leur site : 

Association Maître Philippe (maitrephilippe.asso.fr)

cliquez sur les liens

 

 

 

26 juillet 2022

des millions de spectateurs l'ont vu !

 

 

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23 juillet 2022

Critiquer ou constater ? les délires du MOI

de 2 anciens articles j'en ai faut 1 !!!


 

Il fut un temps, dans mes anciennes années, où j'avais facilement la critique analytique (de métier), sévère et même sanglante... Bien des années ont passé, je me suis rendu compte que de tels procédés étaient négatifs et ne rendaient pas de service à la personne concernée car ne laissait pas de place à l'explication et même pouvait l'abattre !

De plus je me suis engagé sur une voie qui préconise tout le contraire...mais que je ne peux pas suivre toujours car je ne suis pas un saint. Et depuis quelques années, j'essaie de modérer mes critiques éventuelles, de mettre en exergue mes constatations, je laisse toujours à l'autre une porte de sortie ; regardez un animal, par exemple un chat, lorsque il est acculé quelque part sa seule solution est d'attaquer à son tour et de griffer ou de mordre.

Parfois l'autre ne saisit pas l'échappatoire ou la possibilité qui lui est offerte et répond par la négativité ou l'agression : cela signifie qu'il n'a rien compris et je dois alors m'adapter à son niveau de conscience (pour mémoire j'étudie la psychologie sociale depuis 1974). Et je ne critique que ce que je connais: j'écrivai un jour que je n'y connais rien en yoga, et bien je n'irai jamais déposer mon grain de sel dans une conversation sur ce sujet. Par contre il est certains sujets où j'ai la prétention d'avoir une certaine connaissance...il m'est arrivé de critiquer ainsi et d'avoir pu rétablir une vérité.

Donc lors d'une critique, toujours proposer une autre solution, une autre hypothèse pour ouvrir le dialogue. Je fréquentais un forum d'un magazine politique, et bien il y existait une intervenante avec laquelle il était impossible de dialoguer : ses interventions tournaient au monologue agressif.

Une autre solution existe, c'est d'intervenir discrètement, hors du public, pour poser des questions ou dire mon désaccord : cela m'est déjà arrivé sur un site et s'est toujours bien conclu, entre gens de bonne compagnie. Toujours sur ce site, il est des critiques que je n'exprimerai pas, par rapport à ce que je connais, car je déclencherai alors de fortes polémiques inutiles face à des certitudes qui rassurent leurs auteurs.

Moi aussi je peux être critiquable mais alors il faut en accepter le contredit éventuel. Pour critiquer à bon escient il est nécessaire de connaître un peu l'autre, ses habitudes, ses propres connaissances. Vous savez que je suis un adepte de la devise des Bénédictins ora et labora (prie...ou médite, et travaille dans ton oratoire ou ton laboratoire) et cela depuis bien des années (en 1988) ; mais il faut sans cesse se remettre à l'ouvrage, comme la morale d'une fable de La Fontaine, chaque matin reprendre le travail, se remettre en question. C'est ce que font de nombreux cherchants dans le monde entier mais ils restent discrets et ne font pas de tapage médiatique.

Et on acquiert ainsi par des pratiques une sorte de mécanisme qui se met en route selon les circonstances. j'avoue qu'il m'est parfois difficile dans une conversation de regarder quelqu'un dans les yeux car je sais alors tout ce que l'autre veut cacher de sa personne. De même à la vue d'une photo, à l'écoute d'une voix, devant une situation ou à la lecture d'un texte : car toutes les formes d'expression dévoilent la personnalité de leur auteur. Alors il m'arrive très souvent de faire l'imbécile, de ne rien comprendre (cela est un mécanisme que l'on acquiert après des années de travail sur soi...comme les Bénédictins). Mais rassurez-vous : je ne fais pas partie de ces gourous auto-proclamés qui de nos jours viennent du Canada ou d'autres pays exotiques ou non (quand ce n'est pas d'une autre planète), par suite d'une législation libérale ou inexistante et qui maintenant se répandent en France dans tous les domaines...

Je m'amuse ainsi à faire connaître des textes, des vidéos, importantes (selon moi direz-vous, non selon la Tradition). Il fut un temps où je retirais parfois certaines choses, mais maintenant je ne le fais plus, les choses passent comme les grains de sable qui s'écoulent...

Et beaucoup confondent critique et constatation, alors que ces deux choses sont totalement différentes et n'ont aucun rapport. Ah tu critiques ! Alors que j'annonce des faits constatés...Mais cela les rassure et leur permet de se cacher derrière leurs...critiques et leurs certitudes.

Il apparaît que de plus en plus dans les moyens d'expression, médias et autres, certains font profession de la critique (la lecture des forums d'information en est fort édifiante) : sur tous les sujets ils ont un avis négatif qui leur permet d'exister même sans connaître le sujet en question. Un autre exemple : des médias, pour combler un vide, font appel aux passants de la rue pour critiquer un fait, une personne (que pensez-vous de la disparition des grenouilles hermaphrodites du lac Titicaca?)

 Et donc peut se permettre de ne plus suivre à tout prix la course aux décorations, honneurs,  qui ne sont que des créations humaines, bien souvent au service de l'ego et non du Soi. Et il est là non plus pour se servir mais pour servir.

Beaucoup de personnes n'ont pas encore compris qu'il y a une différence entre le "soi" (l'ego) et le "SOI", ces personne ne pensent que par le corps et la densité... plus c'est lourd, densifié et perceptible, plus c'est viable pour eux, alors que ça ne représente que l'expression du "soi" et toutes les illusions qui vont avec. Le jour où ils comprendront que ce n'est pas le véhicule, mais le cocher du véhicule (le grand SOI) qu'il faut écouter par les messages qu'il délivre au corps, ça sera bon... sauf que ce cocher s'exprime avec des MAUX lourds quand on ne veut pas l'écouter, et non pas des mots... Si nous parvenons à l'écouter, il ne s'exprimera plus avec des maux, ni des mots, mais avec des émotions...Beaucoup de personnes, soutenues par leur ego, ont la certitude d'être au-dessus des autres...Sans se soucier du niveau de conscience où peuvent être ces autres, ce qui leur permet de les juger, alors qu'un niveau de conscience n'est pas inné : il doit se mériter par le travail...comme les Bénédictins (cela me rappelle la fable de La Fontaine sur le Laboureur et ses enfants !). Et il est bien difficile de se juger soi-même par rapport aux autre

Nous sommes dans un monde ou le paraître prime l'être...

(vous pouvez consulter mes articles sur l'ego en cliquant égo -avec un accent - dans le moteur de recherche en colonne de droite)

lionmoi

 

et les commentaires d'origine sont maintenus ! 

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18 juillet 2022

L'inquiétude des Français...

cabu

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08 juillet 2022

A la campagne

vu dans la Commune de Valencin en Isère

villge français

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06 juillet 2022

le Roi des bois (selon James Frazer), un peu de lecture d'été...

J'ai publié un extrait du livre initiatique de Alain Daniélou, les contes du labyrinthe (pour le lire : Les Tusci (autrement dit : les Etrusques) - Sur les Chemins de la Tradition (verlatradition.fr)) ; ce passage sur la civilisation étrusque me fait penser à un artice que j'ai publié le 24 juillet 2012 sur l'anthropologue britannique sir James George Frazer (01/01/1854-07/05/1941) qui est le premier à avoir dressé un inventaire planétaire des mythes et des rites. Et donc je le remets au gout du jour !
Les 12 volumes de son Rameau d'or, parus entre 1911 et 1915, décrivent des milliers de faits sociaux et religieux, soit relevés par l'auteur sur le terrain ou dans ses lectures, soit relatés par ses correspondants cosmopolites (diplomates, administrateurs coloniaux, explorateurs, missionnaires). En tentant d'interpréter cette masse de comportements, Frazer fondait — presque inconsciemment — l'anthropologie religieuse et la mythologie comparée...

La suite de sa biographie sur http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Frazer  

James Frazer explique dans le premier volume du Rameau d'Or, cette immense fresque des rites de l'humanité, qu'il existait à côté du lac de Nemi, dans les monts Albains, un sanctuaire dédié à Diane où régnait seul un prêtre appelé le Roi des Bois.
Les monts Albains constituent un imposant ensemble de montagnes volcaniques qui se dressent non loin de Rome, le lac de Nemi occupe l'intérieur d'un cratère, environné d'une épaisse végétation. Là se dressait au milieu d'une enceinte sacrée, un temple à colonnades, décoré de marbre et de frises, couvert de tuiles de bronze doré.
Diane n'était pas la seule Divinité de ce temple, qui était, selon Appien, le plus riche d'Italie : on y trouvait également des chapelles de deux déesses égyptiennes, Isis et Bubastis ainsi que pour deux divinités mineures Egérie, nymphe de l'eau claire et Virbius une des personnifications du soleil.
Chaque année à la mi-aout, lors de la fête de Diane, de nombreuses processions y avaient lieu, guirlandes et torches allumées ; Diane y était célébrée en chasseresse, au même titre qu'Artémis dans le temple d'Arcadie, mais également comme bienfaitrice des Humains à qui elle accordait sa fécondité et facilitait les enfantements , les moissons et les récoltes.
Le feu présent dans les torches semblait avoir un grand rôle dans ce culte car un feu sacré perpétuel y était entretenu par des Vestales.
Le lieu fut fréquenté, en plus de la foule des anonymes riches ou pauvres, venus de partout et même d'Asie, par des personnalités telles que les Empereurs  César, Auguste, Caligula, Trajan, Adrien et aussi des écrivains comme Ovide et Cicéron.
James Frazer nous explique qu'au milieu du bosquet sacré se dressait un arbre, près duquel on pouvait voir à toute heure du jour et de la nuit un homme qui paraissait embusqué et inquiet. Il tenait à la main pour se défendre un glaive et semblait à tout moment guetter l'arrivée d'un ennemi.
Cet homme était à la fois prêtre et roi. Mais pour en arriver là c'était un meurtrier car, selon la loi du Sanctuaire, quiconque briguait le sacerdoce ne pouvait occuper cette fonction qu'après avoir brisé un rameau de l'arbre sacré et tué son prédécesseur, il devenait alors son successeur et régnait à sa place avec le titre de Roi des Bois. Et devait ensuite en permanence monter sa garde solitaire au milieu des pélerins pacifiques venus accomplir leurs dévotions, attendant un hypothétique ennemi venu le combattre.
Nous trouvons là un rappel de la légende d'Enée qui, sur ordre de la Sybille dut cueillir le Rameau d'Or avant de commencer son voyage dans le pays des morts ; et cette tradition dura jusqu'à la décadence de Rome.
Selon une étude du Collège de France, ce rite approche la question des fondements symboliques du Pouvoir et des rapports entre ce Pouvoir et le Sacré. On retrouve alors les ancienne notions de Roi-magicien, Roi-prêtre et Roi-dieu associant la fécondité de la Terre et celle de l'Homme. Et cette souveraineté puise sa légitimité dans la conjonction entre les forces naturelles et l'ordre social.
(Le Rameau d'Or de James Frazer intégrale en édition Bouquins)
rédigé à l'ancienne, sans apport de l'internet, suite à des notes de lecture

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25 juin 2022

Souvenez-vous !

 

 

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12 juin 2022

Au nord de Lyon, le Musée Jean Couty

Dans les années 2000 j'étais invité une fois par mois à un repas chez une vieille dame qui réunissait à cette occasion ses amies lyonnaises, un repas de classe, belle table dressée à l'ancienne, nappe blanche, joli service d'assiettes, de verres et d'argenterie...Puis, à partir du café, nous échangions sur un sujet proposé par la maîtresse de maison : humour et amour. Cela était passionnant ! C'est là que je rencontrais une dame affable et fort sympathique : Madame Simone Couty !

Elle nous faisait participer à ses souvenirs très riches (notamment que l'on avait qualifié son mari de peintre mystique suite à ses peintures d'églises ou d'art religieux) et nous disait : ma maison est pleine de tableaux et je pourrais ouvrir un musée...et ses Enfants ont réalisé son voeu !

https://www.museejeancouty.fr/musee-peintre-jean-couty


 

présentation selon le site :

Jean Couty (1907-1991) est un célèbre peintre lyonnais et une grande -figure de la peinture française du XXème siècle.

Il a aimé peindre sa ville, Lyon, mais aussi les églises romanes de France et tout naturellement les hommes et les femmes (anonymes ou figures célèbres) qu'il a côtoyés.

Mais Paris l'attire et c'est Katia Granoff, rencontrée à Lyon pendant la guerre, qui lui donne sa chance en montrant une exposition personnelle dès 1945 dans sa galerie parisienne
C'est là que Picasso aurait admiré le Bénédicité. Il exposera ainsi à Paris pendant plus de quarante ans à la galerie Granoff.

Il obtient le Grand Prix de la Critique de Paris en 1950, ainsi que le Grand Prix des Peintres Témoins de leur temps en 1975.

Son œuvre traite de thèmes directement inspirés par le labeur des hommes, la splendeur du paysage et la puissance du sentiment religieux. Si l'on réunissait bout à bout chaque toile, on obtiendrait une grande fresque d'un lyrisme étonnant, à la fois réaliste, dramatique, mais aussi plein d'espoir.

L'objectif de Couty n'est pas de délivrer un message. Plus humblement, il veut grâce à son art, témoigner du temps présent. Pour lui chaque sujet est digne d'être sur une toile : des filles de joie aux ouvriers du métro, du baptême dans une église de campagne aux fastes des funérailles papales.


 

Je vous convie à visiter le site très très riche et notamment le module oeuvres du peintre Jean Couty, vous pourrez-vous y promener selon les chapitres thématiques. En raison de sa modernité le Musée est très agréable à visiter avec un grand parking intérieur, facile d'accès pour les personnes à mobilité réduite, avec également un asenseur intérieur et des sièges pour se reposer. La boutique présente de nombreuses offres (selon mon expression personnelle on pourrait s'y ruiner...).

Se situant au nord de Lyon (9ième arrondissement) au niveau de l'historique et ancienne abbaye de l'Ile Barbe sur la Saône, la propriété est accessible par tous les moyens de transports (voiture, bus, pistes cyclables). D'ailleurs Jean Couty y planta souvent son chevalet ce qui donne une collection spécifique qui lui est consacrée.

facade

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Gérard-Antoine Demon 

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11 juin 2022

Rires suisses

rires suisses

(dans le Temps de Genève)

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04 juin 2022

Chant pour la Pentecôte

Que l'Esprit apporte la Paix 

 

 

 

 

 

 

 

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02 juin 2022

Concert en Roumanie

 

 

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01 juin 2022

Le silence mène-t-il à l'équilibre ? Ou le contraire ? et après ?

J'entends rire les dieux comme disaient les Anciens de l'Antiquité, car c'est la quatrième fois que je publie cet article ...car il me plaît de le faire...En voici donc une nouvelle version complétée mais, compte-tenu de son universalité et de son importance capitale, il n'y a rien à changer sur ses fondations de base, sinon le compléter par des réflexions personnelles, et pour paraphraser un certain William Shakespeare (repris par l'écrivain américain William Faulkner), dans un monde plein de bruit et de fureur...

Comme base de réflexion je vais reprendre des paroles de Sagesse signées Raymond Bernard et publiées par le site des Baladins de la Tradition, 
( j'ai repris ici la mise en page exacte des Baladins : http://bldt.net/Om/spip.php?article989 dont je salue une nouvelle fois le sérieux )

rb


En Toi fais silence... "Equilibre et silence vont de pair." 

"Le premier objectif du disciple doit être la recherche de l’équilibre. Il faut que soit définitivement établi chez lui, un point de rencontre entre le matériel et le mysticisme, entre le physique et le spirituel, de telle sorte que le mysticisme soit contrôlé par le matériel, le spirituel par le physique et vice-versa. Il n’y a pas d’autre solution pour une démarche véritable et efficace sur le sentier que ce point d’appui, ce point de jonction où doit se situer sans cesse le disciple, car c’est seulement ainsi qu’il parviendra au but. Le matériel est un point du triangle, le spirituel en est un autre, et le troisième point est le disciple lui-même qui, par conséquent, évolue efficacement et réellement, uniquement s’il prend appui sur l’équilibre des deux autres points.
"Dans le triangle formé par le matériel, le spirituel et le disciple, le quatrième point est donné par la rencontre des trois perpendiculaires abaissées de chaque pointe sur le côté opposé et en ce quatrième point, qui confère à la démarche mystique ses assises parfaites où se retrouvent, se conjuguent, les trois autres, c’est la loi du silence. C’est là que se concentrent la force et la lumière, c’est là que se produit la communion intérieure, le contact avec le Soi. Ce point central est un noyau de puissance infinie, d’équilibre absolu, de connaissance parfaite. La bible rappelle le pouvoir du silence en une formule courte mais significative : "Entre dans le silence et sache que je suis Dieu", car c’est "dans le silence" qu’on reconnaît "celui qui est" - la présence divine, le moi intérieur, le Soi.
"La pratique du silence est une obligation fréquente pour le mystique. S’écartant des agitations du mental, repoussant tout ce qui est "extérieur", il entre quelques instants en lui- même pour faire le point, c’est-à-dire recueillir la direction et la lumière du centre où convergent en une harmonieuse combinaison l’essence de toutes les données spirituelles, mentales et matérielles qui constituent son existence. Il est évident que la pratique du silence est essentiellement passive. Pour recevoir, il faut se taire et le mental doit être muet, ce qui ne signifie pas qu’aucune idée intuitive ne se manifestera et que le cours des pensées ne prendra pas une direction déterminée. C’est au contraire ce qui se produira, il n’y a pas de vide absolu. Il suffit donc d’adopter l’attitude d’un spectateur et de "voir" sans participer. Le mental n’interrompt jamais son cours pas plus que les sens ne cessent de fonctionner, mais on peut ne pas avoir conscience du travail mental ni percevoir les impressions sensorielles. Certains disent qu’ils ne peuvent pas se concentrer, qu’ils s’aperçoivent soudain que leur pensée n’a pas cessé d’errer. C’est là une erreur de compréhension. En effet, soudain ils remarquent que leur mental poursuit son œuvre et ils en concluent qu’ils ne sont pas concentrés. Mais ils oublient qu’avant ce "soudain", ils étaient "ailleurs", précisément "dans le silence de l’âme". Ce silence est rompu au moment du "soudain", c’est-à-dire quand ils se rendent compte objectivement que le mental travaille. Or, je le répète, le mental n’a jamais cessé de fonctionner même au cours de la période de silence, mais il le faisait sans qu’il y ait participation ni conscience.
"Entrer dans le silence, c’est donc ne plus participer, ne plus avoir objectivement conscience des processus mentaux et physiques dont l’activité est ininterrompue tout au long de l’existence humaine, et il est important de se souvenir que si, à un moment, on reprend conscience de ces processus, la période de silence est achevée , mais que, précédemment, on était bien "dans le silence".
"La période de silence peut ne durer que quelques secondes du point de vue humain. La durée est sans importance. Une seule seconde de vrai silence au niveau du Soi suffit à la manifestation d’une force et d’une connaissance infinies qui sans être perçues immédiatement, se développeront ensuite de mille manières dans la vie consciente sans qu’il soit possible ni nécessaire d’attribuer de tels résultats aux périodes de silence. Ce sont ces périodes que les Maîtres utilisent pour leur action, pour inciter, guider, établir les conditions d’une meilleure compréhension. C’est dans le silence de l’âme que nous œuvrons au service du disciple, pour qu’ensuite ses efforts résultent en une progression plus rapide et plus efficace.
"Tout est utile dans la voie initiatique - la théorie et la pratique, la lecture et l’expérience, la discussion et le recueillement, mais s’il y a déséquilibre, trop de théorie explicative et pas assez de pratique, trop de lecture et pas assez d’expérience, trop de discussion et pas assez de recueillement, alors l’effort est vain. Equilibre et silence vont de pair. L’un complète l’autre et lui confère sa pleine valeur."
j'ai déjà consacré plusieurs articles à Raymond Bernard que vous pourrez retrouver ici :
http://www.verlatradition.fr/tag/Raymond%20Bernard

Rappelons-nous la fameux triangle qui doit être équilatéral : corps/âme/esprit... Il est à remarquer que ces conseils, malgré les références, peuvent être suivis en dehors de toute croyance, de toute religion, de toute école. Ils peuvent permettent à chacun de se créer sa propre voie de Sagesse, sa propre éthique ; et en essayant de les suivre, on s'aperçoit, ce fut mon cas, qu'au-delà de la parole, qu'au-delà des écrits, qu'au-delà des catéchismes, et après maintes réflexions comme un Bénédictin (Ora et Labora, prie et travaille, dans ton oratoire et dans ton laboratoire) il n'y a ...rien...ou alors il y a...tout...
Raymond Bernard qui ne cessa de conseiller de tuer le vieil homme qui est en nous, qui ne cessa de conseiller de supprimer l'ego au profit du Soi et qui disait : tout vous a été donné...; ses écrits, ses paroles semblent aujourd'hui bien oubliées...
Et, en pérégrinant sur les chemins de la colline sacrée de Sion en Lorraine (la colline inspirée selon Maurice Barres haut-lieu de pélerinage), j'ai découvert cet écriteau : 

sion

Je profite de l'occasion pour rappeler que j'aime beaucoup ce qu'écrit Serge Caillet à propos de Nizier-Anthèlme Philippe dit Maitre Philippe de Lyon : Monsieur Philippe a vécu en initié sauvage, c'est-à-dire affranchi des sociétés d'initiation dirigées par ses amis...en initié libre, en somme, à la façon dont Papus avait conçu primitivement et idéalement son initiation martiniste, l'initiation formelle en moins... Les conseils proposés par cette étude de Raymond Bernard rejoignent cette vision des choses, lorsque l'Etre a reçu l'Initiation formelle il peut conduire sa vie, ses pensées, comme un adulte : il n'est plus l'enfant qui devait chercher à apprendre. Et donc peut se permettre de ne plus suivre à tout prix la course aux décorations, honneurs,  qui ne sont que des créations humaines, bien souvent au service de l'ego et non du Soi. Et il est là non plus pour se servir mais pour servir.

Beaucoup de personnes n'ont pas encore compris qu'il y a une différence entre le "soi" (l'ego) et le "SOI", ces personne ne pensent que par le corps et la densité... plus c'est lourd, densifié et perceptible, plus c'est viable pour eux, alors que ça ne représente que l'expression du "soi" et toutes les illusions qui vont avec. Le jour où ils comprendront que ce n'est pas le véhicule, mais le cocher du véhicule (le grand SOI) qu'il faut écouter par les messages qu'il délivre au corps, ça sera bon... sauf que ce cocher s'exprime avec des MAUX lourds quand on ne veut pas l'écouter, et non pas des mots... Si nous parvenons à l'écouter, il ne s'exprimera plus avec des maux, ni des mots, mais avec des émotions...Beaucoup de personnes, soutenues par leur ego, ont la certitude d'être au-dessus des autres...Sans se soucier du niveau de conscience où peuvent être ces autres, ce qui leur permet de les juger, alors qu'un niveau de conscience n'est pas inné : il doit se mériter par le travail...comme les Bénédictins (cela me rappelle la fable de La Fontaine sur le Laboureur et ses enfants !). Et il est bien difficile de se juger soi-même par rapport aux autres ...
Et qu'y a-t-il au delà des mots qui ne sont que convention humaine ?
(j'ai écrit également sur la Sagesse, les certitudes et le silence, notamment le silence du désert...vous pouvez poser votre recherche par les tags ci-dessous)
révisé à l'Arbresle, à 200 mètres en-dessous du Clos Landar de Maître Philippe de Lyon,
Gérard-Antoine Demon
et pour profiter du silence...j'ai débranché mes oreilles...