Sur les Chemins de la Tradition

Message d'accueil (revu et corrigé plusieurs fois...) par Gérard-Antoine Demon


savoir

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long, et le réglage écran à 90 % voire 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes.


 Et si vous cliquez sur le titre d'un article, en bas apparaitra un code QR qui vous en permettra la lecture sur votre mobile ! (mais pas sur une trottinette...)


 photo prise en...1951

famille (3) - Copie


 

 (excusez-moi pour la longueur de ce message d'accueil qui présente quelques informations importantes, mais vous pouvez passer directement à la lecture des articles)


 

et ne cherchez pas : vous ne me trouverez nulle part sur les réseaux des cas sociaux...


 

vous pouvez également visiter le blog du Salon des Poètes de lyon dont je suis l'animateur avec toutes les infos et photos (même un film pour la distribution des prix 2021)

http://www.salonpoeteslyon.fr/ 


MESSAGE D'ACCUEIL 

 
graal_3

Avant toute chose : homonymie involontaire

J'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition.

J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, qui n'est le porte-parole de personne, de aucun groupe, de aucune religion, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos, souvent améliorées par soucis d'esthétisme, que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité. Si vous ne possédez pas de logiciel adéquat, des publicités viennent s'intercaler dans les articles ; il faut bien se rappeler que la gestion de ce blog est entièrement gratuite, d'où les publicités en compensation.

Je signais au départ de ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...Mais pour la loi, depuis le 21 aout 1948 je suis Gérard-Antoine Demon...

Conseils techniques

Le bandeau du haut en dessous du titre permet d'accéder directement à quelques catégories

Le système des tags (colonne de droite) est très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

nd_paris

Ce médaillon sculpté est très discret...et pourtant des millions de personnes(environ 13 millions par an) passent devant chaque année et il est à la base du pilier central du grand portail de N.D. de Paris ! Plusieurs études érudites ont été consacrées à son sujet...

Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées, avant le virus,espérons qu'ils réouvriront...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...(je viens de le vérifier encore une fois à Ars le 9 aout 2020)

Je ne renie pas le Savoir...mais à un moment il est sage de tout oublier...en plus en quoi cela sert-il de vouloir toujours savoir plus ?                

Gérard-Antoine Demon

...certains pourraient penser que, né en 1921 en Belgique, je suis mort en 2011 (selon un avis décès) ...et bien ce n'est pas moi...


 

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25 juin 2022

Souvenez-vous !

 

 

Posté par G Rare à 10:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 juin 2022

Au nord de Lyon, le Musée Jean Couty

Dans les années 2000 j'étais invité une fois par mois à un repas chez une vieille dame qui réunissait à cette occasion ses amies lyonnaises, un repas de classe, belle table dressée à l'ancienne, nappe blanche, joli service d'assiettes, de verres et d'argenterie...Puis, à partir du café, nous échangions sur un sujet proposé par la maîtresse de maison : humour et amour. Cela était passionnant ! C'est là que je rencontrais une dame affable et fort sympathique : Madame Simone Couty !

Elle nous faisait participer à ses souvenirs très riches (notamment que l'on avait qualifié son mari de peintre mystique suite à ses peintures d'églises ou d'art religieux) et nous disait : ma maison est pleine de tableaux et je pourrais ouvrir un musée...et ses Enfants ont réalisé son voeu !

https://www.museejeancouty.fr/musee-peintre-jean-couty


 

présentation selon le site :

Jean Couty (1907-1991) est un célèbre peintre lyonnais et une grande -figure de la peinture française du XXème siècle.

Il a aimé peindre sa ville, Lyon, mais aussi les églises romanes de France et tout naturellement les hommes et les femmes (anonymes ou figures célèbres) qu'il a côtoyés.

Mais Paris l'attire et c'est Katia Granoff, rencontrée à Lyon pendant la guerre, qui lui donne sa chance en montrant une exposition personnelle dès 1945 dans sa galerie parisienne
C'est là que Picasso aurait admiré le Bénédicité. Il exposera ainsi à Paris pendant plus de quarante ans à la galerie Granoff.

Il obtient le Grand Prix de la Critique de Paris en 1950, ainsi que le Grand Prix des Peintres Témoins de leur temps en 1975.

Son œuvre traite de thèmes directement inspirés par le labeur des hommes, la splendeur du paysage et la puissance du sentiment religieux. Si l'on réunissait bout à bout chaque toile, on obtiendrait une grande fresque d'un lyrisme étonnant, à la fois réaliste, dramatique, mais aussi plein d'espoir.

L'objectif de Couty n'est pas de délivrer un message. Plus humblement, il veut grâce à son art, témoigner du temps présent. Pour lui chaque sujet est digne d'être sur une toile : des filles de joie aux ouvriers du métro, du baptême dans une église de campagne aux fastes des funérailles papales.


 

Je vous convie à visiter le site très très riche et notamment le module oeuvres du peintre Jean Couty, vous pourrez-vous y promener selon les chapitres thématiques. En raison de sa modernité le Musée est très agréable à visiter avec un grand parking intérieur, facile d'accès pour les personnes à mobilité réduite, avec également un asenseur intérieur et des sièges pour se reposer. La boutique présente de nombreuses offres (selon mon expression personnelle on pourrait s'y ruiner...).

Se situant au nord de Lyon (9ième arrondissement) au niveau de l'historique et ancienne abbaye de l'Ile Barbe sur la Saône, la propriété est accessible par tous les moyens de transports (voiture, bus, pistes cyclables). D'ailleurs Jean Couty y planta souvent son chevalet ce qui donne une collection spécifique qui lui est consacrée.

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Gérard-Antoine Demon 

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11 juin 2022

Rires suisses

rires suisses

(dans le Temps de Genève)

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04 juin 2022

Chant pour la Pentecôte

Que l'Esprit apporte la Paix 

 

 

 

 

 

 

 

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02 juin 2022

Concert en Roumanie

 

 

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01 juin 2022

Le silence mène-t-il à l'équilibre ? Ou le contraire ? et après ?

J'entends rire les dieux comme disaient les Anciens de l'Antiquité, car c'est la quatrième fois que je publie cet article ...car il me plaît de le faire...En voici donc une nouvelle version complétée mais, compte-tenu de son universalité et de son importance capitale, il n'y a rien à changer sur ses fondations de base, sinon le compléter par des réflexions personnelles, et pour paraphraser un certain William Shakespeare (repris par l'écrivain américain William Faulkner), dans un monde plein de bruit et de fureur...

Comme base de réflexion je vais reprendre des paroles de Sagesse signées Raymond Bernard et publiées par le site des Baladins de la Tradition, 
( j'ai repris ici la mise en page exacte des Baladins : http://bldt.net/Om/spip.php?article989 dont je salue une nouvelle fois le sérieux )

rb


En Toi fais silence... "Equilibre et silence vont de pair." 

"Le premier objectif du disciple doit être la recherche de l’équilibre. Il faut que soit définitivement établi chez lui, un point de rencontre entre le matériel et le mysticisme, entre le physique et le spirituel, de telle sorte que le mysticisme soit contrôlé par le matériel, le spirituel par le physique et vice-versa. Il n’y a pas d’autre solution pour une démarche véritable et efficace sur le sentier que ce point d’appui, ce point de jonction où doit se situer sans cesse le disciple, car c’est seulement ainsi qu’il parviendra au but. Le matériel est un point du triangle, le spirituel en est un autre, et le troisième point est le disciple lui-même qui, par conséquent, évolue efficacement et réellement, uniquement s’il prend appui sur l’équilibre des deux autres points.
"Dans le triangle formé par le matériel, le spirituel et le disciple, le quatrième point est donné par la rencontre des trois perpendiculaires abaissées de chaque pointe sur le côté opposé et en ce quatrième point, qui confère à la démarche mystique ses assises parfaites où se retrouvent, se conjuguent, les trois autres, c’est la loi du silence. C’est là que se concentrent la force et la lumière, c’est là que se produit la communion intérieure, le contact avec le Soi. Ce point central est un noyau de puissance infinie, d’équilibre absolu, de connaissance parfaite. La bible rappelle le pouvoir du silence en une formule courte mais significative : "Entre dans le silence et sache que je suis Dieu", car c’est "dans le silence" qu’on reconnaît "celui qui est" - la présence divine, le moi intérieur, le Soi.
"La pratique du silence est une obligation fréquente pour le mystique. S’écartant des agitations du mental, repoussant tout ce qui est "extérieur", il entre quelques instants en lui- même pour faire le point, c’est-à-dire recueillir la direction et la lumière du centre où convergent en une harmonieuse combinaison l’essence de toutes les données spirituelles, mentales et matérielles qui constituent son existence. Il est évident que la pratique du silence est essentiellement passive. Pour recevoir, il faut se taire et le mental doit être muet, ce qui ne signifie pas qu’aucune idée intuitive ne se manifestera et que le cours des pensées ne prendra pas une direction déterminée. C’est au contraire ce qui se produira, il n’y a pas de vide absolu. Il suffit donc d’adopter l’attitude d’un spectateur et de "voir" sans participer. Le mental n’interrompt jamais son cours pas plus que les sens ne cessent de fonctionner, mais on peut ne pas avoir conscience du travail mental ni percevoir les impressions sensorielles. Certains disent qu’ils ne peuvent pas se concentrer, qu’ils s’aperçoivent soudain que leur pensée n’a pas cessé d’errer. C’est là une erreur de compréhension. En effet, soudain ils remarquent que leur mental poursuit son œuvre et ils en concluent qu’ils ne sont pas concentrés. Mais ils oublient qu’avant ce "soudain", ils étaient "ailleurs", précisément "dans le silence de l’âme". Ce silence est rompu au moment du "soudain", c’est-à-dire quand ils se rendent compte objectivement que le mental travaille. Or, je le répète, le mental n’a jamais cessé de fonctionner même au cours de la période de silence, mais il le faisait sans qu’il y ait participation ni conscience.
"Entrer dans le silence, c’est donc ne plus participer, ne plus avoir objectivement conscience des processus mentaux et physiques dont l’activité est ininterrompue tout au long de l’existence humaine, et il est important de se souvenir que si, à un moment, on reprend conscience de ces processus, la période de silence est achevée , mais que, précédemment, on était bien "dans le silence".
"La période de silence peut ne durer que quelques secondes du point de vue humain. La durée est sans importance. Une seule seconde de vrai silence au niveau du Soi suffit à la manifestation d’une force et d’une connaissance infinies qui sans être perçues immédiatement, se développeront ensuite de mille manières dans la vie consciente sans qu’il soit possible ni nécessaire d’attribuer de tels résultats aux périodes de silence. Ce sont ces périodes que les Maîtres utilisent pour leur action, pour inciter, guider, établir les conditions d’une meilleure compréhension. C’est dans le silence de l’âme que nous œuvrons au service du disciple, pour qu’ensuite ses efforts résultent en une progression plus rapide et plus efficace.
"Tout est utile dans la voie initiatique - la théorie et la pratique, la lecture et l’expérience, la discussion et le recueillement, mais s’il y a déséquilibre, trop de théorie explicative et pas assez de pratique, trop de lecture et pas assez d’expérience, trop de discussion et pas assez de recueillement, alors l’effort est vain. Equilibre et silence vont de pair. L’un complète l’autre et lui confère sa pleine valeur."
j'ai déjà consacré plusieurs articles à Raymond Bernard que vous pourrez retrouver ici :
http://www.verlatradition.fr/tag/Raymond%20Bernard

Rappelons-nous la fameux triangle qui doit être équilatéral : corps/âme/esprit... Il est à remarquer que ces conseils, malgré les références, peuvent être suivis en dehors de toute croyance, de toute religion, de toute école. Ils peuvent permettent à chacun de se créer sa propre voie de Sagesse, sa propre éthique ; et en essayant de les suivre, on s'aperçoit, ce fut mon cas, qu'au-delà de la parole, qu'au-delà des écrits, qu'au-delà des catéchismes, et après maintes réflexions comme un Bénédictin (Ora et Labora, prie et travaille, dans ton oratoire et dans ton laboratoire) il n'y a ...rien...ou alors il y a...tout...
Raymond Bernard qui ne cessa de conseiller de tuer le vieil homme qui est en nous, qui ne cessa de conseiller de supprimer l'ego au profit du Soi et qui disait : tout vous a été donné...; ses écrits, ses paroles semblent aujourd'hui bien oubliées...
Et, en pérégrinant sur les chemins de la colline sacrée de Sion en Lorraine (la colline inspirée selon Maurice Barres haut-lieu de pélerinage), j'ai découvert cet écriteau : 

sion

Je profite de l'occasion pour rappeler que j'aime beaucoup ce qu'écrit Serge Caillet à propos de Nizier-Anthèlme Philippe dit Maitre Philippe de Lyon : Monsieur Philippe a vécu en initié sauvage, c'est-à-dire affranchi des sociétés d'initiation dirigées par ses amis...en initié libre, en somme, à la façon dont Papus avait conçu primitivement et idéalement son initiation martiniste, l'initiation formelle en moins... Les conseils proposés par cette étude de Raymond Bernard rejoignent cette vision des choses, lorsque l'Etre a reçu l'Initiation formelle il peut conduire sa vie, ses pensées, comme un adulte : il n'est plus l'enfant qui devait chercher à apprendre. Et donc peut se permettre de ne plus suivre à tout prix la course aux décorations, honneurs,  qui ne sont que des créations humaines, bien souvent au service de l'ego et non du Soi. Et il est là non plus pour se servir mais pour servir.

Beaucoup de personnes n'ont pas encore compris qu'il y a une différence entre le "soi" (l'ego) et le "SOI", ces personne ne pensent que par le corps et la densité... plus c'est lourd, densifié et perceptible, plus c'est viable pour eux, alors que ça ne représente que l'expression du "soi" et toutes les illusions qui vont avec. Le jour où ils comprendront que ce n'est pas le véhicule, mais le cocher du véhicule (le grand SOI) qu'il faut écouter par les messages qu'il délivre au corps, ça sera bon... sauf que ce cocher s'exprime avec des MAUX lourds quand on ne veut pas l'écouter, et non pas des mots... Si nous parvenons à l'écouter, il ne s'exprimera plus avec des maux, ni des mots, mais avec des émotions...Beaucoup de personnes, soutenues par leur ego, ont la certitude d'être au-dessus des autres...Sans se soucier du niveau de conscience où peuvent être ces autres, ce qui leur permet de les juger, alors qu'un niveau de conscience n'est pas inné : il doit se mériter par le travail...comme les Bénédictins (cela me rappelle la fable de La Fontaine sur le Laboureur et ses enfants !). Et il est bien difficile de se juger soi-même par rapport aux autres ...
Et qu'y a-t-il au delà des mots qui ne sont que convention humaine ?
(j'ai écrit également sur la Sagesse, les certitudes et le silence, notamment le silence du désert...vous pouvez poser votre recherche par les tags ci-dessous)
révisé à l'Arbresle, à 200 mètres en-dessous du Clos Landar de Maître Philippe de Lyon,
Gérard-Antoine Demon
et pour profiter du silence...j'ai débranché mes oreilles...

30 mai 2022

c'est l'heure de la pub !

 

 

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21 mai 2022

En 1958, à l'âge de 10 ans je fus terrorisé...

Je réédite ce message parce que...il en est ainsi...

C'était en 1958...

Né avec un pied bot, un manque de péroné et un raccourcissement de la jambe gauche de 25 cm (ça n'a pas changé, peut-être aurais-je dû aller à Lourdes...) un grand professeur de chirurgie lyonnais me suivait et décida que 10 ans c'était l'âge pour m'opérer...

Le but de l'opération : racler un morceau du tibia et par greffe créer un talon pour permettre de m'appareiller autrement, en remplaçant l'appareil style polio avec armatures d'acier sur toute la jambe par une orthèse genre bottine qui serait équipée de chaussures un peu plus normales...(opération réussie mais une énorme cicatrice le long du pied n'a jamais disparu).

Je fus donc hospitalisé à la clinique Saint François d'Assise (de nos jours un Ehpad) avec à côté la coupole d'une chapelle qui domine toujours les quais de Saône, côté Croix-Rousse...je ne me souviens plus des détails de mon arrivée...accueilli par des Religieuses en cornette...

Le soir on me donna des cachets en m'expliquant que c'était pour être calme...le matin un infirmier vint me chercher (il avait été dit à mes parents que leur présence n'était pas nécessaire) et on partit en lit voyageur dans les couloirs puis ascenseur, arrivée dans une salle illuminée aux murs carrelés de vert clair, au-dessus une verrière avec un balcon circulaire (j'appris plus tard que c'était le balcon d'où les étudiants regardaient les opérations)...malgré les petits cachets j'étais terrorisé...

Je vis toute une équipe se préparer dont le vieux grand patron : blouses vertes, gants, bonnets, masques...quelqu'un vint s'occuper de moi me posant sur le visage une sorte de masque caoutchouté et me demanda de compter avec lui 1,2,3,4,5...la seule chose dont je me souvienne fut un énorme effet de lumière comme des vitraux...

Je me réveillais dans ma chambre, 6 heures plus tard m'a-t-on dit, avec plein de branchements et malade, malade, vomir, vomir : on m'expliqua que j'avais été endormi à l'éther (que je ne supporte plus depuis 64 ans...) à mon chevet, ma mère...

J'ai oublié les détails, un grand fauteuil avait été installé près de la fenêtre où se relayèrent, même la nuit, ma mère et mes deux grands-mères...

Ma jambe était immobilisée entre deux sacs de sable genre polochons que les soeurs venaient changer régulièrement car imbibés de sang...je ne sentais pas grand chose car visiblement shooté et on essayait de me faire manger (je n'ai aucun souvenir des repas)...

Régulièrement , les soeurs venaient s'exercer au tir à la seringue sur mes fesses (idem j'ai mis longtemps à accepter les piqûres ensuite)...l'occasion me fut donné de recevoir en cadeau un trésor que je gardai ensuite longtemps : une trousse de toilette recouverte de skaï imitant la peau de lézard, avec flacons d'eau de cologne, glace, peigne, boite à savonnette...

Ma fenêtre de chambre donnait sur une vue sinistre : dans un puits noir de pollution sur la tour d'aération du tunnel de la Croix-Rousse !!!

Mon calme fit l'admiration de toute la sainte famille des soeurs qui m'offrirent les livres en récompense car j'étais le seul enfant hospitalisé...

Et je rentrai chez moi pour une convalescence immobilisée de 6 mois, d'abord plâtre complet puis plâtre de marche, là aussi pour les enlever je fus terrorisé : avec pinces, scalpels et mini-scie circulaire électrique...A la maison visites continuelles, chouchouté par toutes les filles et garçons de ma classe, parfois avec des jalousies entre eux, on m'apportait les devoirs à faire pendant 6 mois ! Et je fis une cure de BD de toutes sortes (des sacs entiers m'étaient prêtés)...

Résultat de l'opération positif avec nouvel appareillage allégé à changer chaque année depuis...64 ans...

Et je suis toujours vivant.

janvier 1958

(photo prise 4 mois avant l'opération)

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04 mai 2022

Quand il est mort le poète...(réédition complétée)

Je dédie cet article à tous ceux et surtout toutes celles qui n'ont pas cru à mon Amitié, dominé(e)s par leurs certitudes, alors que je ne demandais qu'un peu de chaleur...Un jour il sera trop tard...Mais, pour paraphraser François Mitterrand dans ses entretiens avec Marie de Hennezel : je crois aux forces de l'Esprit, je serai toujours avec vous.

lien direct : Marie de Hennezel et Mitterrand: "Ce fut comme un coup de foudre" (parismatch.com)


 

J'ai écrit cela il y a bien longtemps... 

A quoi ça sert  la vie

Quand on ne peut plus vivre ?

A quoi ça sert de vivre

Quand on ne peut plus rire ?

Quand le soleil s’éteint

On ne peut exister.

J’ai peur de mourir

A force de pleurer.

Je suis écorché vif

Et je voudrais crier

Je voudrais crier à tous :

Je vous aime.

Vous ne comprenez  pas

Cachés derrière vos mots,

Derrière vos phrases vides

Qui ne sont que remparts,

Derrière tous vos principes

Et vos philosophies,

Vous ne comprenez rien

Et ne pensez qu’à vous.

Mais vous n’existez pas

Lorsque vous êtes seuls,

Et je n’existe pas

Car je suis toujours seul.

Alors pour cette raison

Un jour partirai.

Et ce sera trop tard

Car vous comprendrez

Qu’à la fin je suis mort

A force d’avoir aimé.

coeurquibat

Gérard-Antoine Demon (1948 - 20..)

moi10 - Copie

mais la réalité peut être autre !

J'ai une grande nouvelle triste à t'annoncer : je suis mort.

Je peux te parler ce matin, parce que tu somnoles, que tu es malade, que tu as la fièvre.

Chez nous, la vitesse est beaucoup plus importante que chez vous. Je te rencontre parce que je n'ai pas toute ma vitesse et que la fièvre te donne une vitesse immobile, rare chez les vivants.

Les vivants et les morts, sont près et loin les uns des autres comme le côté pile et le côté face d'un sou, les quatre images d'un jeu de cubes. La vie et la mort s'affrontent.

Le miracle est de vivre double en face de cette grande énigme et n'être qu'un. C'est notre secret. Je cède la place. Abandonne-toi. La vie est morte, vive la vie. Le poète est mort, vive le poète. Adieu. Je commence à me dissoudre. Nos traits se tissent ensemble. La ressemblance est outre. Elle émane de l'esprit.

La réalité commence.

(avec la complicité des Jeans : Cocteau et Marais)

 

Posté par G Rare à 16:14 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
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02 mai 2022

Le 1er Mai 2022 au Clos Landar avec quelques photos de la journée

Ouverture du Clos Landar

L'association Maître PHILIPPE vous informe de l'ouverture exceptionnelle du Clos Landar, de 14h00 à 18h00, le dimanche 1er mai 2022 à L'ARBRESLE..

Association Maître Philippe (maitrephilippe.asso.fr)


 

Telle est l'annonce publiée par l'Association Maître Philippe ;  déjà par le passé, cette Association a fait participer le public à de nombreuses visites dominicales, d'abord en journées entières, puis après le début de faux travaux (période que l'on peut qualifier de guignolesque) des dimanches après-midis.

La Mairie de l'Arbresle continue donc de lui faire confiance du fait de son sérieux maintes fois prouvé. Compte-tenu de l'état intérieur de la maison de Maître passablement dégradée, seule la visite de l'extérieur est possible permettant cependant de se rendre compte de l'importance du domaine. J'ai effectué, en indépendant total, de longues et patientes recherches, toujours passionnantes, quant à l'histoire du lieu et à ses occupants, en les communiquant à l'association et à d'autres personnes telles que Serge Caillet, auteur d'un superbe ouvrage très sérieux sur Maître Philippe, que les éditions Arqa, ou d'autres cherchants tels que M-LN.R. animatrice d'un site sur le sujet, avec laquelle j'ai beaucoup travaillé : https://www.philippedelyon.fr/

Vous pouvez retrouver mes différentes études, abondemment illustrées, en cliquant en colonne de droite sur le tag Maître Philippe de Lyon ou sur le bandeau horizontal du haut de blog. Par respect, je n'ai jamais déposé de conclusions définitives quant au personnage, mais il faut savoir lire entre les lignes des nombreux éléments découverts et donnés au lecteur, une vérité peut en apparaître...


 

plan d'accès : prenons comme base le grand rond-point du Martinon, à l'entrée est de la ville, on y parvient de tous les itinéraires à partir de Lyon (RN7 et A89 gratuit depuis Lyon)

prendre la direction de la Mairie lorsque la RN 89 fait un grand coude à gauche dans la ville : prendre la montée tout droit, contourner la Mairie et continuer par l'avenue André Lassagne jusqu'au parking square du 8 mai 1945 à gauche : le Clos est au bout de l'allée.

accès

 

clos

 

de face 1

Gérard-Antoine Demon

ajout quelques photos de la journée 

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29 avril 2022

Les 100 derniers visiteurs

Il y a longtemps que nous n'avons pas fait un tour du Monde (même en désordre)

100 visiteurs

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28 avril 2022

La kinésiologie (cabinet à Genève et permanences à Lyon)

J'ai un ami qui travaille dans ce domaine, j'aurai aimé en parler mais comme je n'y connais absolument rien, j'ai fait appel à des extraits de son site...

Voici ces quelques bribes :

La Kinésiologie Appliquée a été créée dans les années 60 par le Dr George Goodheart, un chiropracteur américain qui découvre un lien entre le stress, les muscles et les méridiens d’acupuncture.

Cette méthode utilise la réponse motrice comme indicateur de la réponse du système nerveux central à une stimulation sensorielle dans le but d’évaluer la faculté d’adaptation à un stress. En utilisant le monitoring neuromusculaire comme indicateur du langage du corps, il est possible de renforcer sa capacité à observer son fonctionnement et ses changements.

Le terme Kinésiologie décrit la base d’un système regroupant un ensemble de techniques venant des domaines psycho-émotionnel, structurel, nutritionnel, neurologique et de médecine chinoise, guidé par l’application du monitoring neuro-musculaire.

La Kinésiologie Appliquée réunit de nombreux domaines kinésiologiques en un seul.

L’interface humaine au centre de laquelle le praticien et le consultant se rencontrent via le monitoring musculaire est le cœur de la démarche. Les informations obtenues grâce à cette technique sont très pertinentes car elles vont au-delà de la vision analytique des deux individus; la précision est alors à son potentiel maximal, sans aucun jugement, avec l’expérimentation comme seul guide vers une solution.

L’un des principaux avantages de cette méthode est qu’elle permet à l’intelligence innée du corps de communiquer directement ce qui peut être fait pour corriger un problème ou atteindre un objectif particulier. Le corps nous révèle ainsi son histoire, exprime ses besoins, comment faire des ajustements, quelles sont les attitudes et les stratégies à utiliser. Ce qui garantit que seules les mesures appropriées, requises et acceptées par l’organisme sont prises.

La Kinésiologie Appliquée permet une approche globale de l’Homme dans son unité pour son équilibre. Elle permet d’intervenir sur les systèmes émotionnel, psychique, neurologique, biochimique et structurel. Son but est la récupération de la mobilité dans sa globalité ainsi que le développement des capacités, tant physique, qu’émotionnelle et relationnelle.

Pour qui et pour quoi ?

La kinésiologie est une méthode réflexe qui par une rétro-action neuromusculaire permet l’accès aux causes des stress et blocages divers ainsi qu’aux moyens de leurs équilibrations .

Cette méthode regroupe différentes techniques qui permettent d’apporter une aide rapide et efficace.

Pour qui ?: Pour les nourrissons, les enfants, les adolescents, les adultes et les seniors.

Pour quoi ?: Pour un mieux-être physique, mental et émotionnel en intervenant sur la cause plutôt que les symptômes.

En un nombre de séances limitées, nous prenons en considération à la fois votre équilibre physique, émotionnel et biochimique pour retrouver les ressources dont vous avez besoin pour libérer un blocage ou vous aider à atteindre votre objectif.

Dans sa constitution l’OMS définit la santé comme «un état de complet bien-être physique, mental et social» et établit comme un de ses principes que «la possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain…».

Les techniques proposées ne remplacent ni un avis ni un traitement médical. Aucun diagnostic n’est donné et en aucun cas les pathologies organiques ne seront traitées. Aussi, chacun doit rester en contact avec l’ensemble de ses médecins traitants, spécialistes ou généralistes et ne pas interrompre les traitements en cours.

Principaux objectifs de la Kinésiologie (liste non exhaustive):

-Améliorer ses capacités d’apprentissage :

Difficultés de concentration, de compréhension, d’organisation,…

-Apprendre à mieux gérer ses émotions :

Ses angoisses, stress, peurs, suites d’un choc émotionnel, confiance en soi, stress au travail, préparation d’examens,…

-Apporter un mieux-être physique :

Migraines, douleurs, troubles du sommeil, tensions musculaires, problèmes de peau, dépression, fatigue chronique, renforcer son système immunitaire, digestions, relaxation, …l’anxiété, les crises de panique, l’angoisse, les insomnies, les douleurs, les tensions, troubles du comportement alimentaire, l’estime de soi, syndromes post-traumatiques,…

-Développer ses ressources :

Réaliser plus facilement ses projets de vie, trouver sa place, sa voie, l’inspiration, développer son intuition et ses talents, atteindre ses objectifs, renforcer sa motivation et sa confiance en soi…

Améliorer ses performances: sportives, scolaires, professionnelles, artistiques…


 

Pour en savoir plus vous pouvez consulter son site : 

 Guillaume Pina - Kinésiologue Pays de Gex - Genève (metaquantik.fr)

le cabinet se trouve place de la Mairie 01712 Thoiry tél.06.67.94.36.03


 

et pour la région lyonnaise, permanence tous les jeudis :

 Institut Lyonnais de Kinésiologie - Guillaume Pina (kinesiolyon.com)

le cabinet se trouve : 

38 avenue Victor Hugo 69160 Tassin-la-Demi-Lune tél.06.67.94.36.03

 

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26 avril 2022

Avant le 1er mai au Clos Landar

Ce que je vais présenter ici, nul ne peut savoir s'il s'agit d'une fiction ou d'une réalité. Tant de choses ont été dites, rapportées et écrites sur le sujet que l'on ne peut savoir ou est le vrai, ou est le faux. Chaque chose peut être classifiée en trois catégories : le réel, le possible et l'imaginaire. Mais il n'y a pas de frontière infranchissable entre chacune et une passation est toujours possible entre elles.

A ceux qui pensent que cela est exact, je rappelerai ce qui précède quant à la véracité des choses ; à ceux qui disent que cela est une pure invention, je rappelerai tout ce qui a été publié et qui pourrait être vrai, et après tout on peut rêver...

J'avais déjà reçu un message d'un ami italien inconnu du nom de Zanoni, je l'avais présenté à quelques correspondants, j'en ai reçu un second qui modifie quelque peu le premier ; on ne saura jamais qui est ce Zanoni puisque son adresse de messagerie n'existe plus.


 

Mon cher Frère,
Je vais vous apporter quelques éclaircissements à mon précédent message.
A partir du document trouvé il y a plusieurs années, parmi tant d'objets jetés devant le portail du Clos Landar, après l'évacuation des greniers, nous avons emprunté le souterrain qui part à l'emplacement des anciennes vignes du couvent. Au passage, en maints endroits, nous avons retrouvé des traces anciennes d'appareillage, datant de l'antique castrum que les cartulaires de l'Abbaye de Savigny évoquent et que vous aviez pu consulter sans les comprendre.
Lors de la bifurcation nous avons laissé sur le droite la direction de la maison des domestiques pour prendre vers la gauche celle de la maison de maitre.
Avant d'arriver à destination, nous sommes passés avec respect, mais sans y entrer, devant la salle souterraine où se pratiquaient les rituels, non sans avoir salué par les signes habituels le Gardien éthérique des lieux installé (ce lieu est terrible) en protection par notre Grand Hiérophante Papus, et qui punit infailliblement les égos.
Il nous a permis alors de continuer à visiter ce qui est invisible à ceux qui n'ont pas la clé et qui ne voient le domaine qu'aux premiers et seconds degrés et ceux qui prétendent tout savoir et ne savent rien...
Nous sommes donc allés directement, grâce au plan abandonné qui confirmait nos savoirs précédents, à l'armoire secrète. Le but était précis : la Bible ancienne avec un ex-libris signé Nizier-Anthèlme Philippe.
Nous en avons donc feuilleté et gardé copie des pages annotées de la main de Monsieur Philippe d'une écriture cabalistique ressemblant fort aux lettres chaldéennes ou à l'écriture Vatan de notre bon Marquis et Maître, que les profanes ne peuvent comprendre...Mais à la fin de notre consultation, le sortilège de protection s'est déclenché, réduisant en cendres le livre, qui n'existe donc plus.
Nous sommes alors repartis par le même chemin, non sans avoir remercié et salué le Gardien des lieux.
Voilà, cher Frère, ce que je pouvais vous préciser à ce sujet.


 

livre ancien

 

 

carte clos et couvent

carte couvent

 

 

 

 

17 avril 2022

Pâques 2022

cotes d'agneau

et pourtant ! il était joli !

agneau

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13 avril 2022

Je sais ! (pour ceux qui savent tout et qui le disent)

 

et pour ceux qui voudraient le texte :

Paroles: Jean-Loup Dabadie. Musique: Philip Green 1974


Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes
J'parlais bien fort pour être un homme
J'disais : je sais, je sais, je sais, je sais

C'était l'début, c'était l'printemps
Mais quand j'ai eu mes dix-huit ans
J'ai dit : je sais, ça y est, cette fois, je sais

Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
J'regarde la Terre où j'ai quand même fait les cent pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

Vers vingt-cinq ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout l'tour !

Mais heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau
J'peux pas mieux dire : il fait très beau !

C'est encore ce qui m'étonne dans la vie
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire "je sais"
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j'savais

Il y a soixante coups qui ont sonné à l'horloge
J'suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge :

Maintenant je sais, je sais qu'on n'sait jamais !

La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On n'sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le sais !

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07 avril 2022

Le dimanche des Rameaux (et de la Passion) réédition revue et corrigée...

Rappelons d'abord que le dimanche des Rameaux est toujours celui précédent celui de Pâques. Et que le dimanche de Pâques, l'un des deux pivots de la religion chrétienne solaire et lunaire est fixé au premier dimanche suivant la pleine lune après l'équinoxe de Printemps.

Après cet aparté, de nombreuses personnes se rendent devant la tombe de Nizier-Anthèlme Philippe dit de Lyon, ce jour là pour lui rendre hommage.

Fêter Monsieur Philippe, mais quand ? Pour la saint Nizier ? Elle tombe le 2 avril…Or nous avons lu et relu que ses amis lui faisaient la fête à cette occasion, jusqu’à ce qu’il parle un jour du dimanche des Rameaux.
Et bien au moins trois dates de fêtes organisées ainsi nous sont connues : les 27 mars 1898, 26 mars 1899 et 26 mars 1901 (d'ailleurs, si on en croit les biographes, cette année là on le fêta le 26 ou le 31 mars).
JAMAIS, je dis bien JAMAIS le 2 avril !
Le 27 mars 1898 est un dimanche ordinaire, le 26 mars 1899 est bien le dimanche des Rameaux, et le 26 mars 1901…un mardi ! La confusion peut venir dès cette époque d’une réelle confusion, car en effet le 26 mars est la saint…Dizier !!! Qui existe parfaitement et qui est fêté à cet date avec un confrère à lui ermite également aux alentours de l’an 700…


Et il faut de nouveau rappeler que Nizier-Anthèlme Philippe a suggéré (dit-on…) de le fêter le dimanche des Rameaux mais JAMAIS il n’a précisé sur sa tombe. D’autant plus qu’en faisant cela on va à l’encontre de sa parole demandant de laisser les morts en paix là où ils sont (voir démonstration ci-dessous) ! Et que l'on ne vienne pas me dire que cela aussi a été inventé...

De nos jours où la pensée va aussi vite que la lumière (…) on catégorise immédiatement sans chercher plus loin. Et on confond les mots : je connais bien cet état de fait et je ne cesse d’y faire la chasse partout ( puisqu’il faut développer : ailleurs qu’ici). Ainsi avec ce que nous découvrons et que nous constatons ici, on peut nous dire : vous démolissez Monsieur Philippe. Ce qui est une vision négative des choses voire nihiliste. Il y a une nette différence entre constater et critiquer, différence que certains peuvent être incapables de comprendre, dans un but évident de concours (tous les Hommes naissent egos).


Que tout le monde soit un peu attentif : Monsieur Philippe n’est en aucun cas attaqué mais nous sommes plusieurs à ne plus supporter les aberrations qui ont été accumulées et reprises sans réflexion depuis 110 ans. Et qui, à fortiori, ont permis de présenter une légende dorée d’un personnage certainement unique : certaines exagérations l’ont même ridiculisé tellement elles sont patentes et plaignons leur auteurs et ceux qui les ont  rapportées. D’autres transformations de la vérité sont plus discrètes, osons ce mot plus vicieuses : on ne peut alors les démonter par recoupements car certains ont tellement écrit, tellement parlé, que l’on y trouve le tout et son contraire.


Les documents officiels sont également très utiles, recensements,cadastres, états-civil. On peut rétorquer que rien n’est certain, qu’il y a plein d’erreurs. Il est trop facile de critiquer ainsi le travail de fonctionnaires, qui ont peut être copié ce qui leur était annoncé sans contrôle…Nous sommes plusieurs à répéter que le message de Nizier-Anthelme Philippe existe mais il a tellement été déformé qu’il est difficile maintenant de trier le vrai du faux. Quoique, on arrive à trier le faux du vrai en faisant un effort de réflexion, et les résultats ne sont pas tristes. ET la vérité est peut-être plus importante que la légende qui fut instaurée dès sa mort...Plusieurs articles de ce blog en font foi, mais il faut lire attentivement...

Il est à remarquer qu'en toute neutralité il n'est pas fait allusion ici à des groupements initiatiques et autres, ne considérant que la personne de Nizier-Anthèlme Philippe. Pour anecdote : sur un site maçonnique très documenté, il est recensé 17 structures martinistes se réclamant de lui ! Il doit bien y avoir quelque chose derrière...à moins que ce ne soit encore un coup de Papus (que j'adore) ! De même, nous pouvons remarquer que de nombreux ouvrages situés hors de ce que j'appellerai la mouvance Philippe parlent de notre héros : cela permet de remettre des choses au point avec des commentaires autres que ceux obnubilés par la légende qu'ils doivent suivre...ou démolir à tout prix.

Enfin, et nous ne le répéterons jamais assez, la tombe fut acquise à perpétuité par la famille Régny .Il était tout-à-fait normal que le bric-à-brac de quolifichets superstitieux disparaissent, mais en arriver à faire disparaitre des plaques de marbre lui rendant hommage, c'est tomber dans l'excès inverse et cela prouve une méconnaissance totale des auteurs de ce rapt.

Et dimanche 10 avril 2022 ce sera le dimanche des Rameaux, bon nombre de personnes vont rendre hommage au mage Philippe : certains le matin au cimetière de Loyasse, d'autres, qui ne veulent pas rencontrer les premiers, en début d'après-midi, et d'autre enfin, qui ne veulent rencontrer ni les uns ni les autres, en fin d'après-midi. Et oui ! Les choses en sont là, il semble très loin le message de ce Monsieur Philippe, puisqu'il s'agit maintenant d'histoires de personnes, de prééminence, de certitudes. Cependant, je rends hommage à ceux qui se rendront à Loyasse sans aucune idée de polémique et, en toute simplicité, dans le respect total de Nizier-Anthèlme Philippe (il y en a de ces amis et depuis bien longtemps).

Je rappelle simplement des paroles qui lui sont attribuées :

- Point n'est besoin de le faire pour les morts. Laissons-les là où ils sont et restons où nous sommes

- Il vaut mieux laisser les morts tranquilles ; il ne faut pas les prier

- Il est dit dans l'Evangile qu'il ne faut pas déranger les morts

- L'Ecriture n'a-t-elle pas dit de laisser les morts tranquilles ?

Cette recherche donne un résultat étonnant car une seule citation pourrait laisser un doute, mais en trouver autant est vraiment significatif. Alors ? Va-t-on prétendre que toutes ces citations sont fausses, auquel cas il faut considérer que tout ce qui a été rapporté de Maitre Philippe est faux et remet en question une légende parfois savamment orchestrée...Ou alors en lui rendant ainsi visite à Loyasse on trahit son enseignement et sa pensée ? Ou peut-être n'a-t-on pas lu attentivement les écrits le concernant ? Dans ce cas on peut plaider la bonne foi due à la méconnaissance.

Pour ma part, je le redis : la Saint Nizier est fêtée le 2 avril de chaque année (de plus une très ancienne église de Lyon porte ce vocable) et c'est une date fixe. Quelqu'un pourrait avec humour fêter également la Saint Anthèlme le 26 juin ou même la Saint Philippe le 3 mai...

photo mp jeune - Copie

(différents exemplaires de cette photographie circulent dont certains ont été modifiés pour des raisons supérieures et inconnues)

et vous pouvez cliquer sur l'un des tags référencés en bas de cet article, essentiellement celui "Maitre Philippe de Lyon"

d'autre part, les commentaires, forts intéressants, sont ceux de la première publication de cet article et je les maintiens.

dixi

Gérard-Antoine Demon

 

portrait

 

 

 

03 avril 2022

Addiction à l'internet

Voici un test datant  d' il y a plus de 10 ans et il est toujours d'actualité, sinon plus...

ce test, mis au point par une Psychiatre de l'Université de Pittsburg-Bradford (Pensylvanie), responsable du Centre de guérison des addictions, le Docteur Kimberly Young, est unanimement reconnu dans le monde entier, et tous les Responsables de soins des addictions travaillent avec.

1 - Vous sentez-vous préoccupé par Internet (en pensant à votre dernière connexion et en anticipant la prochaine) ?

2 - Eprouvez-vous le besoin de surfer sur Internet pendant de plus en plus longues périodes avant d’être rassasié ?

3 - Avez-vous tenté à plusieurs reprises et sans succès de limiter ou de contrôler votre temps passé sur Internet ?

4 - Vous sentez-vous épuisé, patraque, déprimé ou irritable lorsque vous essayez de limiter ou de stopper votre usage du réseau ?

5 - Restez-vous sur le net plus longtemps que prévu ?

6 - Avez-vous mis en danger une relation, votre emploi, une opportunité de carrière à cause de l’usage d’Internet ?

7 - Avez-vous menti à votre famille, votre thérapeute ou d’autres personnes afin de pouvoir disposer de plus de temps sur Internet ?

8 - Utilisez-vous Internet comme un moyen de vous évader de vos problèmes quotidiens ou pour échapper à des sentiments négatifs (culpabilité, anxiété, déprime, solitude…) ?

Interprétation :

  • les sujets qui répondaient oui à 5 ou plus de ces questions étaient considérés comme des utilisateurs souffrant d'une addiction à internet.

  • pour ceux ayant répondu oui à plus de 3 questions avaient de sérieux questions à se poser quant à leur utilisation d'internet

J'ajouterai volontiers deux constatations : lisez-vous vos messages à la vitesse d'un TGV sans prendre la peine d'en saisir les nuances, et laissez-vous votre messagerie être envahie par une quantité importante de messages reçus ou envoyés (fichiers jamais nettoyés) ?

Car au point de vue écologie : l'envoi d'un e-mail d'un poids de 1 Mo génère près de 20 grammes équivalent de CO2. L’énergie consommée par les ordinateurs de l'expéditeur et des destinataires ainsi que les serveurs de stockage sont les causes de cette pollution. Par exemple, les courriels gérés par une entreprise de 100 personnes entraînent l'émission de 13,6 tonnes équivalent CO2 par an, soit l'équivalent, en termes de pollution, de près de 14 allers-retours en avion entre Paris et New York.

Les bons réflexes :

  • Archiver ses e-mails de longues dates qu'on souhaite garder.
  • Supprimer les anciens mails inutiles.
  • Se désabonner des newsletters qui ne nous intéressent pas.
  • Alléger le nombre de destinataires des mails si possible.
  • Mettre en place un filtre anti-spam.

 

troll

 

 

 

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02 avril 2022

Clos Landar

J'ai retrouvé, avec retard, une délibération du Conseil Municipal de l'Arbresle du 15 février 2021, extrait :

Sarah BOUSSANDEL : « Deuxième remarque : lorsque l’on parle de SEMCODA à L’Arbresle, cela évoque le Clos Landar. Quid du Clos Landar ? »

Pierre-Jean ZANNETTACCI : « Nous avons reçu tout dernièrement le Directeur de la SEMCODA et de ses services pour demander où nous en étions sur ce dossier. Nous avons réaffirmé que la conservation du bâti et du patrimoine était l’une de nos priorités. Vous savez que le projet qui nous lie à eux dans le cadre d’un bail emphytéotique sur un peu plus de 50 ans consiste à la création d’un pôle d’hôtellerie/restauration de luxe. La SEMCODA nous a confirmé que le porteur de projet qu’elle avait choisi - Serge BERTRAND - ne fait plus partie du projet. Il est engagé avec la SEMCODA mais sur d’autres choses. En tout cas, il n’est plus là. La SEMCODA cherche encore des solutions, elle n’abandonne pas ce projet et cherche un partenaire. Ce qu’il faut savoir, c’est que la SEMCODA est liée à la Commune pour 50 ans. Par contre, elle avait déposé un permis de construire pour le projet qui nous avait été présenté, lequel vient à expiration en septembre 2021. Nous avons convenu ensemble de regarder les choses à ce moment-là. Ensuite, soit il y aura une réorientation totale du projet, je répète que nous ne sommes pas très favorables à voir arriver un programme immobilier ici, même si on pense qu’au fond, la SEMCODA est un peu là-dessus mais ce n’est pas notre cas, soit la solution serait de retrouver un autre projet qui soit autre chose que de l’immobilier et de la restauration. Il faudra que nous en parlions et peut-être casser le bail qui nous lie, afin que la Commune redevienne gestionnaire de ce bâtiment. Nous avons également beaucoup insisté sur leurs obligations d’entretien du bâtiment actuel, ce n’est pas le cas. Le bâtiment se dégrade assez vite et les espaces verts ne sont pas entretenus. Jusqu’en septembre 2021, on laisse la SEMCODA avancer sur sa recherche de projet. A partir du moment où le permis de construire deviendra caduc, nous nous reposerons les bonnes questions. »

à suivre lorsque de nouvelles informations seront rendues publiques...

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26 mars 2022

Retourner à l'école en 1988

J'ai retrouvé les textes de 2010  d'un très ancien blog que j'ai abandonné depuis


 

21/01/2010 20:37:31
Dans la fin des années 90, je suis retourné à l'école, ainsi que beaucoup d'autres, sous la conduite d'un Maître d'école au charisme extraordinaire.
Il nous a fait faire beaucoup de révisions des connaissances et nous a permis d'en apprendre plus ; de par sa qualité et son intelligence il nous a transmis un savoir, parfois même scientifique, hors du commun. En classe, nous avions des devoirs écrits et oraux, avec des sortes d'examens pour tester la capacité des élèves, leurs aptitudes et leur sérieux.
Et tout cela avec une grande humilité, une grande bonté. Il nous confia même, lors des leçons de morale, ce qui était son éthique de vie et qui lui avaient permis d'arriver à sa grande sagesse.
Dès le début, élève appliqué et attentif, je me suis rendu compte que certains autour de moi venaient à l'école par jeu, par orgueil ou pour la satisfaction de leur ego  ; assis sur leurs certitudes antérieures, ils prétendaient être les premiers de ses disciples, générant jalousies, rancoeur et racontars, tous voulant être auprès du Maître de l'école pour avoir plus chaud, alors qu'il leur suffisait, comme moi, de rester au fond de la classe, près du radiateur en ne venant que de nulle part.
Ils brandissaient le code moral qu'il avait confié comme un étendard, un bouclier et une épée ; l'étendard pour clamer leur importance, le bouclier pour se réfugier derrière et l'épée pour attaquer les méchants. Et , en effet, ils furent les premiers à quitter l'école ! Alors que ce code était beaucoup plus subtil que cela et donnait les clés de toute une éthique de vie, hors de toute notion religieuse, sociale ou politique. En effet, par exemple, il leur était difficile de faire la part des choses entre constater et critiquer.
Modèle qu'ils s'empressaient d'oublier dans la vie de tous les jours, dans leur mode de vie, donnant cours à la polémique, à la colère, et à d'autres éléments négatifs, oubliant que la règle principale qui leur avait été inculquée était "servir". Certes ils servaient mais toujours pour la  satisfaction de leur égo, avec le plaisir de dire "moi j'ai fait" ; alors qu'il eût fallu rester dans la simplicité, la modestie.
Jamais le Maître d'école ne donnait de punitions ou plutôt quand il le fit une ou deux fois, il s'en excusa peu après, au contraire il ne donnait que des compliments, encourageant les uns et les autres pour leurs actions ; mais ces derniers ne se rendaient jamais compte que dans la parole d'encouragement il n'y avait pas de jugement, parfois même un jeu de mots.
Car, en plus, il avait beaucoup d'humour tant dans ses paroles que ses enseignements.
Je suis très fier d'avoir toujours suivi ce que m'a appris et montré cet instituteur depuis le début, sans le trahir, et encore à ce jour, de les appliquer encore. Ils m'ont tout apporté, ils m'ont tout permis, ils m'ont protégé moralement et physiquement, ils m'ont donné une certaine sérénité en toutes occasions , aussi une certaine réussite et surtout m'ont aidé à servir les autres , dans la mesure de mes moyens.

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Rien de ce qui est humain ne nous est étranger
25/01/2010 09:58:18
On me dira, à la lecture du billet précédent, qu'il semblerait que finalement les enseignements du Maître d'école n'avaient pas trop de résultats positifs puisque certains n'y donnaient pas suite ou les détournaient de leur droit chemin.
Le Maître nous répétait inlassablement cette devise : "rien de ce qui est humain ne nous est étranger". Il nous proposait, mais chacun, quoique dans une démarche volontaire, gardait son libre-arbitre, sa propre volonté, d'où les digressions, les sursauts d'égos, que j'ai évoqués. Il connaissait trop bien la nature humaine pour savoir que tout n'est jamais absolument parfait et que l'Homme est la proie du Bien et du Mal, et ses enseignements tendaient à donner des outils pour éliminer au mieux ce qui est mal.
Dans le cadre de ses leçons de morale, il nous avait demandé de tenir un cahier ou un carnet d'examen de conscience où nous rapporterions quotidiennement nos actes, nos pensées, nos réflexions, ceci pour nous permettre de nous améliorer. Je sais que, contrairement à certains qui, comme moi, le tenions consciencieusement (là est bien le mot), d'autres, blasés, ne prenaient pas cette peine (ils firent partie de ceux qui quittèrent l'école rapidement). Et cela sans se rendre compte que cette écriture de chaque jour faisait partie du travail d'école.
Les enseignements étaient très variés : certaines fois il abordait la Sagesse antique, nous parlait des Philosophes de l'Egypte, de la Grèce  ou de l'Orient. Leurs réflexions nous permettaient d'ouvrir de riches débats.
Toujours au sujet du monde antique, il nous donnait des cours d'histoire ou de connaissance des sciences telle la mathématique avec Pythagore.
D'autres fois, il abordait la physique nucléaire, nous expliquant le fonctionnement de l'atome, du système solaire, nous donnant conscience de l'infiniment petit à l'infiniment grand.
Ils nous donnait à entendre et à connaître des grands compositeurs de musique tels que Mozart, Massenet, Wagner, Gounod, ou alors les chants grégoriens ; il n'hésitait pas à nous présenter aussi des compositeurs contemporains comme Philippe Glass ou Arvo Pärt.
Dans le domaine des Religions, il nous donnait des notions sur chacune, citant des textes essentiels, nous parlant du monachisme, du chamanisme, des monastères cisterciens ou tibétains.
Nous eûmes droit à des cours sur l'économie mondiale, la répartition des richesses, le développement durable (avant l'heure !), les problèmes écologiques, ceux de l'alimentation mondiale.
Voilà un peu, parfois dans le désordre, ce que le Maître d'école nous permit de réviser ou de découvrir, proposant toujours mais n'imposant jamais, laissant toujours le champs ouvert à la discussion.

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11/02/2010 09:46:13
Pour revenir au Maître d'école qui m'enseigna à partir de cette année là aussi bien par des révisions des connaissances précédentes que par l'acquit de nouvelles connaissances, quelques uns de ses cours portaient sur la morale.
Je sais que beaucoup le laissèrent tomber, ne s'en servant à l'occasion que comme un drapeau virtuel, d'autres ne firent jamais le travail proposé ou l'abandonnèrent en route.
Il nous fit comprendre que rien n'était plus important que le respect des autres, outre de soi-même, mais aussi de la nature, enfin de tout ce qui est. Il nous donna une sorte de code que nous devions étudier et notamment le soir lors de la rédaction de notre journal de bord, dans le style "fais ceci, mais par contre ne fais pas cela". Pour le suivre intégralement, il aurait fallu être saint, c'est d'ailleurs ce que je lui ai écrit un jour : il en était pleinement conscient, mais pour lui chacun devait avoir ces préceptes à l'esprit et essayer de les suivre dans la mesure de ses moyens et capacités.
Je reviendrai plus tard sur le contenu de ce code, j'ai donc essayé depuis de le suivre au mieux de moi-même, et cela ne m'a pas trop mal réussi puisque j'en suis devenu immensément riche ; oh, pas riche d'espèces sonnantes et trébuchantes, mais riche en esprit. Et depuis, cela ne m'a jamais abandonné, me donnant des ouvertures auxquelles je ne pensais même pas, m'ouvrant des portes inattendues, et cela dure encore au moment où j'écris.
Et cela m'a permis de solutionner tous les problèmes qui se sont posés à moi, aussi bien au point de vue social que matériel ou dans le domaine de la santé, car j'en a eu des problèmes, comme tout le monde, je les ai analysés en moi, étudiant sans concessions les tenants et les aboutissants et prenant les décisions adéquates. On me dira qu'il est difficile de maîtriser des problèmes de santé : oui cela est difficile , mais il a suffit que je sois lucide et honnête avec moi-même pour que les solutions arrivent. Pas définitivement, il est des plaies physiques que l'on ne peut résoudre, mais comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici, on apprend à apprivoiser la douleur, c'est ce que j'ai fait (d'ailleurs déjà 40 ans avant 1988).
Pour revenir au Maître d'école, il travaillait lui-même sans arrêt dans la réflexion, l'analyse, remettant chaque jour l'ouvrage comme l'a écrit La Fontaine. Il me faisait penser à ces moines Bénédictins qui travaillaient aussi chaque jour pour affiner encore leur oeuvre, avec la devise "Ora et Labora" Prie, et travaille ; d'ailleurs chacun de ces mots a donné le nom de leur lieu de travail : l'oratoire où l'on prie, et la laboratoire, où l'on travaille.

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la loi du juste milieu, sans excès
14/02/2010 10:24:29
L'une des règles les plus importantes sur laquelle notre Maître insistait beaucoup était la Loi du juste milieu.
D'ailleurs, le code moral qu'il nous avait confié contenait cette Loi dans chacun de ses articles. Et cela dans tous les domaines de la Vie, de notre vie personnelle jusqu'à  notre approche de ce qui nous entoure.
Il nous conseillait certes de ne pas subir, mais aussi de ne pas aller dans le sens de l'excès, ces deux extrêmes contraires n'étant pas bénéfiques pour l'Homme ; nous étions bien avertis que ceci n'était pas une notion contraignante, mais si nous ne la respections pas, un jour nous devrions en payer les conséquences.
Cela ne signifiait pas que nous devions tout accepter, mais que nous devions agir et réagir après maintes réflexions, après avoir pesé le pour et le contre, aussi bien pour nous-mêmes qu'envers les autres, et pour cela suivre les grands principes de Sagesse.
Ou tout au moins essayer de les suivre, car, comme je l'ai déjà dit ici, il aurait fallu être saint pour suivre à la lettre ces préceptes.

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nos études
15/03/2010 10:11:23
Le Maître nous donnait sans arrêt l'occasion de vérifier nos connaissances et aussi surtout d'améliorer encore notre niveau de conscience. Et cela par différents travaux.
Il nous présentait des résumés écrits sur lesquels nous devions réfléchir et travailler en y apportant une part de nous-mêmes. Ces résumés portaient sur les différents sujets du programme, tant sur l'économie du monde, sur la natalité, l'écologie que la science, la technologie, la philosophie ou la mythologie. Lui-même, il avait passé des années à étudier ces sujets, dialoguant parfois directement avec des spécialistes et même à les ressasser avant de rédiger ses leçons.
Il les avait subdivisées en cycles, primaire, secondaire, terminale, universitaire.
Nous pouvions y réfléchir pendant un mois, annoter de nos réflexions notre cahier de devoirs quotidien et en discuter entre nous lors de nos heures d'études. Parfois il réunissait toutes les classes pour un grand travail en commun et nous donnait alors des informations complémentaires qui venaient compléter ce que nous avions appris ou nos réflexions précédentes. Pour ceux qui voulaient aller plus loin, il fournissait alors des références bibliographiques pour les aider justement dans leurs réflexions.
Car les sujets abordés menaient toujours à un travail sur soi-même, en toute humilité dans le secret de son coeur et de sa conscience. Et libre à chacun de faire ce travail honnêtement.
Et cela n'avait qu'un but unique : aider à élever le niveau de conscience de chacun, dans le pur respect des autres et de tout ce qui est. Et il pensait qu'ainsi nous pourrions réaliser de grandes et belles choses, sans arrières pensées et sans buts égotiques.

un ajout en guise de commentaire :

emportés par leur élan (lecture en vitesse TGV) certains diront : ce ne sont que des critiques...pour qui 'intéresse un peu à la philologie chère à Platon, c'est bien autre chose, d'autant plus que la langue française est très riche en nuances ; ainsi, dire de quelqu'un qu'il a tort car il fait ceci, c'est le critiquer, mais dire : il fait ceci c'est constater.


 

Et j'ajoute que plus tard, notre Maître nous fit faire des révisions annuelles, certaines eurent lieu à Paris, d'autres à Elancourt dans les Yvelines,  d'autres enfin plusieurs années de suite dans le Palais des Papes à Avignon et il laissa de nombreux écrits  ainsi que des enregistrements audio de ses causeries...

 

Posté par G Rare à 15:40 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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