SUR LES CHEMINS DE LA TRADITION

Message d'accueil (revu et corrigé plusieurs fois...) par Gérard-Antoine Demon


savoir

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long

 

welcome

 

famille (3) - Copie


Quelques conseils en guise de prolégomènes


 (excusez-moi pour la longueur de ce message d'accueil qui présente quelques informations importantes, mais vous pouvez passer directement à la lecture des articles)

et ne cherchez pas : vous ne me trouverez nulle part sur les réseaux des cas sociaux...

vous pouvez également visiter le blog du Salon des Poètes de lyon dont je suis l'animateur :

http://www.salonpoeteslyon.fr/


MESSAGE D'ACCUEIL 

 
graal_3

(le réglage écran à 100 % voire 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes)

Avant toute chose : homonymie involontaire

J'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition.

J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, qui n'est le porte-parole de personne, de aucun groupe, de aucune religion, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité. Si vous ne possédez pas de logiciel adéquat, des publicités viennent s'intercaler dans les articles ; il faut bien se rappeler que la gestion de ce blog est entièrement gratuite, d'où les publicités en compensation.

Je signe ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...Mais pour la loi, depuis le 21 aout 1948 je suis Gérard-Antoine Demon...

Je reconnais aussi que certains articles pourraient apparaître comme provocateurs : nullement, il s'agit de sujets habituellement abordés d'une manière classique (trop ?) mais traités ici de façon à suggérer une réflexion plus approfondie, dégagée de tout dogme, coups de coeur et coups de gueule. Mais il ne faut pas confondre constatation et critique :

voir à ce sujet l'article avertissement du 31 août 2014.

http://www.verlatradition.fr/archives/2014/08/31/30501644.html

Conseils techniques

Vous pouvez cliquer sur les mentions RSS (colonne de gauche) pour recevoir automatiquement les avis de mises-à-jour soit des messages, soit des commentaires soit des deux. Et désormais, toujours dans la colonne de gauche, vous pouvez vous abonner pour recevoir uniquement l'avis des parutions de nouveaux articles, car j'ai abandonné l'option newsletter. Vous pouvez également sur un article proposer vos commentaires  mais tous les commentaires passent en modération avant publication, conformément à la loi, celui que certains appellent le maître de la toile est le seul maître à bord et cela ne se discute pas.Par ailleurs tout commentaire spam est immédiatement signalé et détruit. Le système des tags (colonne de droite) est également très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et maintenant en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

Messages revus et corrigés

Enfin, il apparaît parfois nécessaire de reprendre un ancien article compte-tenu d'éléments nouveaux : il est alors publié de nouveau avec compléments, soit à la date d'origine de parution, soit à la date actuelle.

 

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

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Ce médaillon sculpté est très discret...et pourtant des millions de personnes(environ 13 millions par an) passent devant chaque année et il est à la base du pilier central du grand portail de N.D. de Paris ! Plusieurs études érudites ont été consacrées à son sujet...

 

Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...(je viens de le vérifier encore une fois à Ars le 9 aout 2020)

Je ne renie pas le Savoir...mais à un moment il est sage de tout oublier...

Gérard (-Antoine) Demon

 


10 avril 2021

Pour vous reposer le corps et l'esprit

J'ai publié en colonne de droite de nombreuses photos de voyages et de visites touristiques : j'ai replongé dans mes archives uniquement pour vous proposer des lieux de repos...

Je vous suggère de choisir l'un des lieux (vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir) et de vous y poser calmement ...

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09 avril 2021

Souvenir d'un été caniculaire

L'été fut chaud

(écrit en octobre 2003)

joconde

Cet été, quand j’errais dans les rues de Paris,

Je fus comme les autres bientôt comme un rôti.

Dans les couloirs du Louvre je me réfugiai

Pour pouvoir profiter de l’air climatisé.

Le hasard me guida devant Dame Joconde

Qui, comme d’habitude, attirait un grand monde.

Le peuple émerveillé la regardait, béat,

Moi, je l’imaginais me montrant ses appas

Soudain, en un éclair, la foule disparut :

Un étrange frisson alors me parcourut.

Je me retrouvai seul devant cette beauté

Et ressentis alors le temps comme arrêté.

Je crus à cet instant l’entendre soupirer,

Aussi près du tableau doucement j’approchai,

Elle murmura alors : oh, mon Léonardo !

Je me dis : elle se trompe, me prend pour Caprio,

Elle confond le Louvre avec le Titanic,

Evacuons en douce et surtout sans panique !

Elle me fait un clin d’oeil et son plus beau sourire,

Regarde à droite, à gauche, et descend du tableau,

Puis me prend par le bras : viens mon Léonardo.

Et nous voilà partis, bras-dessus, bras-dessous,

En franchissant les portes, elle me fait des bisous

Et les gardiens émus nous regardent sortir.

Après un hamburger avalé chez Mac Do

Nous prenons une chambre à l’Hotel du Lido.

Pendant de longues heures alors Mona m’usa,

C’est ainsi que j’appris à faire des entrechats.

Nous partîmes en balade dans la France profonde,

Au hasard des chemins d’une humeur vagabonde.

Pendant des jours entiers elle m’expliqua sa vie

Et comment elle devint l’égérie de Vinci

Rencontré débauché une nuit sur le Po

Alors qu’il lutinait de jeunes matelots.

Certains même firent croire qu’elle n’était pas femme

Et qu’elle était Monsieur et aussi croque-madame

Il l’embaucha aussi à être son Saint Jean

Mais faire ce tableau lui dura très longtemps :

Quand il disait : souris, elle grimpait sur la table.

Quand il éternuait, elle était charitable :

Elle dégrafait sa robe en disant : à vos souhaits

Et se retrouvant nue, elle le dévergondait.

Des avis de recherches recouvraient tous les murs

Pour retrouver la belle partie dans la nature.

On soupçonna les profs et les intermittents,

On alla au Larzac voir les manifestants,

Des vieillards dans leurs lits furent interrogés,

On surveilla les Corses et tous les immigrés.

Après une dernière nuit d’étreintes amoureuses,

Mona rentra au Louvre toujours aussi radieuse.

Avec tous les ministres on fit un vin d’honneur,

Et la France du bas retrouva le Bonheur.

Elle fut interwievée à la télévision

Qui lui organisa un jour de Monathon.

Et si pour vous ce soir je fais le mirliton,

C’est bien parce que depuis j’ai perdu la raison,

Et que je fais des vers qui n’ont ni queue ni tête,

Ayant perdu l’amour de cette femme parfaite.

Et dans les rues de Lyon je déclame ces vers

En espèrant draguer la Dame de Fourvière.

 

Gérard-Antoine Demon

(présenté au Salon des Poètes de Lyon)

 

 

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07 avril 2021

Le Soleil et le Vent -suite 1

Tu as les yeux pleins de soleil,
Tu vis.
Tu me redonnes vie.
Tes cheveux qui volent dans le vent
Te couronnent d’une auréole,
Tu es femme, es-tu la Femme ?
Tu es étoile dans ma nuit,
Tu le sais : je te l’ai dit.
Quand je te regarde vivre,
Je suis heureux, beau et parfait,
Ta peau si douce me frissonne,
Ta bouche, ton sexe sont des fleurs
Qui s’ouvrent à la lumière du monde.
Sur tes cheveux tant caressés,
Tant embrassés, où j’ai pleuré
Mon amour pour toi,
Où j’ai pleuré ce présent
Qui est déjà passé,
Tu es femme : j’aurai voulu naitre de toi,
Je pourrais renaitre par toi.
Si mon chemin s’éloigne du tien
Je garderai toujours l’espoir
De te retrouver un jour
Et de pouvoir alors te dire
Combien je t’ai aimée
Combien j’aurai voulu être avec toi
Et avec toi ne former qu’un.


Et, malgré l’Amour qui peut l’ensoleiller, l’Homme ne prend jamais la couleur la couleur dorée
du métal pur et précieux. Eternel assoiffé, il recherche toujours, toujours plus, toujours ailleurs, même s’il ne veut pas le reconnaitre, pour noyer cette peur qui le tiraille, qui le tient au ventre, cette peur de la solitude qui le menace à chaque instant. Nu face à l’éternité, il recherche une parcelle, même infime, de soleil. Il la recherche beaucoup pour lui-même et quand il la recherche déjà un peu pour les autres, un pas est déjà franchi.

Posté par nepo landarosa à 13:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

04 avril 2021

Repas pascal

cotes d'agneau

et pourtant ! il était joli !

agneau

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02 avril 2021

Pour le plaisir

Il y a bien longtemps, presque dans une autre vie j'ai conçu un ensemble poétique en vue d'en faire un spectacle avec scènographie, mise en sons et lumières, et différents artistes : comédiens, musiciens, danseurs. En son temps j'ai déposé l'ensemble aux archives SCALA, mais je ne donnai pas suite à mon projet.

J'en ai publié de nombreux extraits sur mon blog de poésie maintenant en repos pour privilégier le présent blog. Si cela plait à mes lecteurs, petit à petit je réintégrerai les extraits proposés ici.

Et voici donc le début de ce voyage :

EN EXERGUE

Tout début est une fin en soi....

Te souviens-tu de cette nuit que nous avons passée au cœur de la Provence, au pied du Moulin de Daudet ?
Les flots du Mistral déchainé soufflaient par rafales ; le ciel noir, percé d’étoiles brillantes comme des diamants, nous entourait en un globe infini, les oliviers, les cyprès et les pins ployaient et gémissaient sous la torture du vent.
Cette nuit-là, nous étions heureux, nous étions seuls au monde,  nus comme des nouveau-nés au milieu de cette nature qui nous cernait en frémissant. Nous aimions cette nature, faisant corps avec elle, nous nous aimions...
Quand vint le jour, tu me demandas d’aller voir le lever du soleil, au bord de la mer.
Ce fut une course contre la montre : lorsque nous arrivâmes sur la plage, l’énorme boule de feu émergeait déjà à l’horizon, naissant de la mer. Tout était beau, les vagues scintillantes prenaient leur course au loin pour venir avec force mourir à nos pieds, baignant l’immense tapis de  sable clair, nous étions seuls au monde, auréolés par l’éclat du soleil et bousculés par le vent.
Je t’ai dit alors : “tu vois, ici, c’est cela, le soleil et le vent”. Tu m’as répondu : “quel beau titre de livre !”.
J’ai écrit ton prénom sur le sable, mais, bien vite, il a disparu, gommé par les vagues, emporté par les flots, je n’ai pas compris alors que c’était un symbole car nous n’existions pas face à cette éternité.
Le soleil et le vent, un jour, peut-être, j’écrirai ce livre, j’ai tant de choses à dire...



Ecartelé par les désirs d’Amours chimériques,
L’Homme suit son chemin tel une feuille sur l’eau.
Pour lui, c’est une voluptueuse errance
Où il s’égare confortablement.
Mais il traine sa désespérance
Dans un non-bonheur permanent,
Attendant toujours l’éclatement
Des cellules d’un Amour déraisonné.
Universellement seul,
Dans l’obscurité de sa conscience,
Il recherche à être Dieu.
Même si quelques parcelles de lumière
Viennent à l’illuminer quelquefois,
Son errance continue dans sa quête vers la source,
Dans son chemin vers l’absolu.
Et quand il rouvre le placard de ses habitudes
Et se regarde dans la glace,
Il a peur : car l’Homme est nu.



Elle était nue, allongée sur le sable chaud,
Son corps sur la plage était resplendissant,
A ses pieds les vagues se brisaient en rouleaux.
Ses courbes féminines caressées par le vent
S’offraient en leur beauté aux rayons du soleil.
Et moi j’étais soleil,
Et moi j’étais le vent.
Et je la réchauffais tout en la caressant.
Elle semblait dormir en un repos profond :
Elle ne dormait pas car elle m’attendait,
Et moi, tout autour d’elle, je murmurais son nom,
Lui donnant la chaleur qu’elle me demandait.
Car j’étais le soleil,
J’étais aussi le vent.
Avec grande passion elle s’offrait à moi en fleur épanouie
Je l’entendais gémir et pleurer de bonheur,
De grands frissons d’amour parcouraient tout son corps
Nous n’étions qu’un seul être en parfaite harmonie,
Et nous étions le jour, et nous étions la nuit,
Et nous étions soleil, Et nous étions le vent.

Gérard-Antoine Demon

(j'ai créé la catégorie le Soleil et le Vent où vous pourrez trouver, par la suite, mes autres textes poétiques)

 

Posté par nepo landarosa à 17:15 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

31 mars 2021

tests antigéniques ?

 A la demande de la Mairie de Lyon le Professeur Redfish directeur de l' I.L.C. (Institut Lyonnais du Covid) financé par la Métropole lyonnaise, a procédé à des profondes études quant à valorisation des tests épidémiques.

En effet, il est apparu que les tests antigéniques pouvaient être sujets à des manquements qui remettaient en cause leur fiabilité, manquements constatés par différents médias. Le Professeur Redfish a donc été chargé d'étudier le problème et de trouver une solution ; à l'examen des différentes techniques mises en place dans le Monde et avec la collaboration d'un collègue de Marseille, il a procédé à de nombreux examens pharmacologiques.

Leurs conclusions sont évidentes : seule la technique chinoise de test anal est efficace à pratiquement 95 %.  Cette politique de tests a été mise en place fin janvier par les autorités chinoises pour les étrangers désireux de rentrer en Chine. Tous les médias en ont parlé : le Point (4/3), Huffingtonpost (4/3), la Dépêche (29/1), Ouest France (4/3) lindépendant (1/2), doctissimo (28/1), cnews (4/3) pour ne citer que ceux-là ...liste établie avec un célèbre moteur de recherches.

Il est donc avéré que cette méthode est la plus efficace et Il a été décidé pour le bon état sanitaire de la ville qu'un centre de tests serait installé Place Bellecour dès ce jeudi, premier jour du mois d'Avril, où de nombreuses personnes se rencontrent en manifestations tous les samedis, souvent non masquées et sans gestes dits barrières, ce qui accroit les risques de contagion.

Les membres de la majorité municipale se sont soumis à ce test pour montrer l'exemple à la fin du dernier Conseil.

médecin

 

 

Posté par nepo landarosa à 23:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 mars 2021

le dimanche des Rameaux (et de la Passion) réédition...

Rappelons d'abord que le dimanche des Rameaux est toujours celui précédent celui de Pâques. Et que le dimanche de Pâques, l'un des deux pivots de la religion chrétienne solaire et lunaire est fixé au premier dimanche suivant la pleine lune après l'équinoxe de Printemps ; cette année le Printemps est le samedi 20 mars, la première pleine lune est le dimanche 28 mars et donc Pâques le dimanche 4 avril, ce qui démontre bien les attaches de cette Religion avec la cosmologie...(la précédente édition donnait les dates de 2018)

Après cet aparté, de nombreuses personnes se rendent devant la tombe de Nizier-Anthèlme Philippe dit de Lyon, ce jour là pour lui rendre hommage.

Fêter Monsieur Philippe, mais quand ? Pour la saint Nizier ? Elle tombe le 2 avril…Or nous avons lu et relu que ses amis lui faisaient la fête à cette occasion, jusqu’à ce qu’il parle un jour du dimanche des Rameaux.
Et bien au moins trois dates de fêtes organisées ainsi nous sont connues : les 27 mars 1898, 26 mars 1899 et 26 mars 1901 (d'ailleurs, si on en croit les biographes, cette année là on le fêta le 26 ou le 31 mars).
JAMAIS, je dis bien JAMAIS le 2 avril !
Le 27 mars 1898 est un dimanche ordinaire, le 26 mars 1899 est bien le dimanche des Rameaux, et le 26 mars 1901…un mardi ! La confusion peut venir dès cette époque d’une réelle confusion, car en effet le 26 mars est la saint…Dizier !!! Qui existe parfaitement et qui est fêté à cet date avec un confrère à lui ermite également aux alentours de l’an 700…


Et il faut de nouveau rappeler que Nizier-Anthèlme Philippe a suggéré (dit-on…) de le fêter le dimanche des Rameaux mais n’en déplaise à ceux, par ailleurs respectables, qui ont institué le pèlerinage de Loyasse, JAMAIS il n’a précisé sur sa tombe. D’autant plus qu’en faisant cela on va à l’encontre de sa parole demandant de laisser les morts en paix là où ils sont (voir démonstration ci-dessous) ! Et que l'on ne vienne pas me dire que cela aussi a été inventé...

De nos jours où la pensée va aussi vite que la lumière (…) on catégorise immédiatement sans chercher plus loin. Et on confond les mots : je connais bien cet état de fait et je ne cesse d’y faire la chasse partout ( puisqu’il faut développer : ailleurs qu’ici). Ainsi avec ce que nous découvrons et que nous constatons ici, on peut nous dire : vous démolissez Monsieur Philippe. Ce qui est une vision négative des choses voire nihiliste. Il y a une nette différence entre constater et critiquer, différence que certains peuvent être incapables de comprendre, dans un but évident de concours (tous les Hommes naissent égos).


Que tout le monde soit un peu attentif : Monsieur Philippe n’est en aucun cas attaqué mais nous sommes plusieurs à ne plus supporter les aberrations qui ont été accumulées et reprises sans réflexion depuis 110 ans. Et qui, à fortiori, ont permis de présenter une légende dorée d’un personnage certainement unique : certaines exagérations l’ont même ridiculisé tellement elles sont patentes et plaignons leur auteurs et ceux qui les ont  rapportées. D’autres transformations de la vérité sont plus discrètes, osons ce mot plus vicieuses : on ne peut alors les démonter par recoupements car certains ont tellement écrit, tellement parlé, que l’on y trouve le tout et son contraire.


Les documents officiels sont également très utiles, recensements,cadastres, états-civil. On peut rétorquer que rien n’est certain, qu’il y a plein d’erreurs. Il est trop facile de critiquer ainsi le travail de fonctionnaires, qui ont peut être copié ce qui leur était annoncé sans contrôle…Nous sommes plusieurs à répéter que le message de Nizier-Anthelme Philippe existe mais il a tellement été déformé qu’il est difficile maintenant de trier le vrai du faux. Quoique, on arrive à trier le faux du vrai en faisant un effort de réflexion, et les résultats ne sont pas tristes.

Il est à remarquer qu'en toute neutralité il n'est pas fait allusion ici à des groupements initiatiques et autres, ne considérant que la personne de Nizier-Anthèlme Philippe. Pour anecdote : sur un site maçonnique très documenté, il est recensé 17 structures martinistes se réclamant de lui ! Il doit bien y avoir quelque chose derrière...à moins que ce ne soit encore un coup de Papus (que j'adore) ! De même, nous pouvons remarquer que de nombreux ouvrages situés hors de ce que j'appellerai la mouvance Philippe parlent de notre héros : cela permet de remettre des choses au point avec des commentaires autres que ceux obnubilés par la légende qu'ils doivent suivre...ou démolir à tout prix.

Enfin, et nous ne le répéterons jamais assez, des responsables auto-proclamés gèrent une tombe acquise à perpétuité par la famille Régny au mépris total des autres (c'est comme faire la quête pour abattre un arbre magnifique et ne jamais en remercier les donateurs, cela s'est d'ailleurs produit également à l'Arbresle vers  2005 où des donateurs n'ont plus jamais eu de nouvelles de leur participation financière...), et le résultat visuel en est honteux et peut être considéré comme un affront à la mémoire des occupants du lieu. Il était tout-à-fait normal que le bric-à-brac de quolifichets superstitieux disparaissent, mais en arriver à faire disparaitre des plaques de marbre lui rendant hommage, c'est tomber dans l'excès inverse et cela prouve une méconnaissance totale des auteurs de ce rapt.

Et dimanche 25 mars 2018 ce sera le dimanche des Rameaux, bon nombre de personnes vont rendre hommage au mage Philippe : certains le matin au cimetière de Loyasse, d'autres, qui ne veulent pas rencontrer les premiers, en début d'après-midi, et d'autre enfin, qui ne veulent rencontrer ni les uns ni les autres, en fin d'après-midi. Et oui ! Les choses en sont là, il semble très loin le message de ce Monsieur Philippe, puisqu'il s'agit maintenant d'histoires de personnes, de prééminence, de certitudes.

Je rappelle simplement des paroles qui lui sont attribuées :

- Point n'est besoin de le faire pour les morts. Laissons-les là où ils sont et restons où nous sommes

- Il vaut mieux laisser les morts tranquilles ; il ne faut pas les prier

- Il est dit dans l'Evangile qu'il ne faut pas déranger les morts

- L'Ecriture n'a-t-elle pas dit de laisser les morts tranquilles ?

Cette recherche donne un résultat étonnant car une seule citation pourrait laisser un doute, mais en trouver autant est vraiment significatif. Alors ? Va-t-on prétendre que toutes ces citations sont fausses, auquel cas il faut considérer que tout ce qui a été rapporté de Maitre Philippe est faux et remet en question une légende parfois savamment orchestrée...Ou alors en lui rendant ainsi visite à Loyasse on trahit son enseignement et sa pensée ? Ou peut-être n'a-t-on pas lu attentivement les écrits le concernant ? Dans ce cas on peut plaider la bonne foi due à la méconnaissance.

Pour ma part, je le redis : la Saint Nizier est fêtée le 2 avril de chaque année (de plus une très ancienne église de Lyon porte ce vocable) et c'est une date fixe. Quelqu'un pourrait avec humour fêter également la Saint Anthèlme le 26 juin ou même la Saint Philippe le 3 mai...

A la même date du dimanche 25 mars, l'association Maitre Philippe basée à l'Arbresle, ouvre, avec autorisation de la Municipalité, le parc et la cour du Clos Landar pour un après-midi de visites (accès fléché). Quant au sort du Clos Landar nous n'en reparlerons pas pour le moment (feuilleton à suivre...) : au-dessus de la Mairie, attention le quartier est en travaux avec la réalisation d'habitats par la Societe d'Economie Mixte de Construction du Departement de l'Ain. MAIS TOUT CELA EST TERMINE APRES DE MULTIPLES MESAVENTURES... (voir tag clos landar)

photo mp jeune - Copie

(différents exemplaires de cette photographie circulent dont certains ont été modifiés pour des raisons supérieures et inconnues)

et vous pouvez cliquer sur l'un des tags référencés en bas de cet article, essentiellement celui "Maitre Philippe de Lyon"

d'autre part, les commentaires, forts intéressants, sont ceux de la première publication de cet article et je les maintiens.

dixi

Gérard-Antoine Demon

 

 

 

 

27 mars 2021

Dans la nuit de samedi à dimanche...

n'écoutez pas les rumeurs : le changement d'heure est maintenu !

donc, cette nuit à 2h du matin, levez-vous et avancez toutes vos pendules, montres, coucous, cadrans solaires d'une heure car en AVril on AVance d'une heure...puis retournez vous coucher en attendant le chant du coq (qui, lui, ne le sait pas)

heure

 

 

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20 mars 2021

Pour annoncer le Printemps, une petite charade loufoque...


vilfleurie

(compréhensible seulement en français)

 

Mon premier est une tranche de saucisson sur un boomerang

Mon deuxième est une tranche de saucisson sur un boomerang

Mon troisième est une tranche de saucisson sur un boomerang

Mon quatrième est une tranche de saucisson sur un boomerang

Mon cinquième est une tranche de saucisson sur un boomerang

Mon sixième est une tranche de saucisson sur un boomerang

Et mon tout c'est le Printemps...

pourquoi ? 

 

et pour le savoir cliquer sur  charade

 

Posté par nepo landarosa à 12:34 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

19 mars 2021

Confinés ou pas, promenons-nous dans le monde en désordre...

100

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12 mars 2021

Je dédie cet article à ceux qui savent tout...et qui le disent

 

Maintenant, je sais …chanté par Jean Gabin

gabin

(Paroles: Jean-Loup Dabadie. Musique: Philip Green 1974)


 


Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes
J'parlais bien fort pour être un homme
J'disais : je sais, je sais, je sais, je sais

C'était l'début, c'était l'printemps
Mais quand j'ai eu mes dix-huit ans
J'ai dit : je sais, ça y est, cette fois, je sais

Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
J'regarde la Terre où j'ai quand même fait les cent pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

Vers vingt-cinq ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout l'tour !

Mais heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau
J'peux pas mieux dire : il fait très beau !

C'est encore ce qui m'étonne dans la vie
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire "je sais"
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j'savais

Il y a soixante coups qui ont sonné à l'horloge
J'suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge :

Maintenant je sais, je sais qu'on n'sait jamais !

La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On n'sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le sais !

et pour le voir en vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=orDR4JA91F4

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Le phénomène de la perception des choses (réédition avec ajout)

perceptioncomme quoi tout est relatif, comme disait le grand Albert

Je republie ce dessin après avoir reçu directement un commentaire intéressant d'un ami correspondant qui me fait part de ses réflexions (le hasard fait qu'il a déjà publié ce dessin !) et que je présente avec son autorisation :

Nous interprétons la réalité en nous basant sur nos propres modèles, comprenons que nos modèles sont complètement imparfaits, tous nos modèles sans exception sont imparfaits.
En physique quantique le concept de mesure est central : toute réalité n’a pas d’existence avant sa mesure.
Autrement dit : la matière et tout ce qui la constitue ou même l’énergie n’ont aucune existence jusqu’à ce qu’elle soit mesurée ou observée.
 
Si vous êtes incapable de sortir de l’illusion, comment faites vous la différence entre l’illusion et le réel ? Qu’est ce que le réel ? Qu’elle est votre définition du réel ?
Si vous voulez parler de ce que vous pouvez voir et sentir, alors le réel n’est seulement qu’un signal électrique interprété par votre cerveau. 
Les perceptions sont des interprétations qui se basent sur un non-sens, et ce non-sens est juste un programme, une illusion, un mirage qui court dans l’univers et qui n’a rien à voir avec ce qu’est réellement la réalité.
La perception c’est pas un truc bisounours, ce n’est pas les choses que vous faites, mais comment et de quoi elles sont faites, et les choses sont composées de domaines de conscience qui sont complètement indescriptibles. Personne n’a encore levé le rideau là-dessus et peut-être que ça ne le sera jamais.

 

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06 mars 2021

Tout petit, tout petit...

Je suis le petit poucet…

Je sème de petites pierres sur le chemin mais beaucoup, trop pressés avec leurs bottes de sept lieues, ne les voient même pas…Car ils vont toujours plus haut, plus vite, ne prenant plus la peine de s’arrêter, même pas pour souffler un peu. Et ils pensent ainsi arriver avant les autres à la course qu’ils font uniquement avec eux-mêmes ; j’en vois qui, tels le lapin d’Alice courent dans tous les sens, reviennent en arrière pour éviter un obstacle, se perdent et sont déboussolés, ayant perdu le nord, leur nord. J’en vois qui sont tout contents de doubler quelqu’un et se fatiguent comme un lièvre tandis que la tortue les devance tranquillement en prenant un raccourci…

Je sème de petites pierres sur le chemin mais beaucoup les considèrent dans leur simplicité alors qu’il s’agit de véritables diamants qui certes ne viennent pas du pays de l’eau-delà, mais que j’ai récoltés ici, sous nos pas, mes petits pas.

Et ces diamants, à minuit, se mettent à resplendir de tous leurs feux, scintillants dans l’ombre, en résonance parfaite avec un certain Rigden Djyepo que, malgré leurs bottes de sept lieux, ils ne connaissent même pas…

 

petit poucet

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28 février 2021

Février 2021 fut un mois bizarre

février

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24 février 2021

L'Amour-feu

Notre Monde vit actuellement des heures très sombres et cela dans plusieurs domaines...J'ai souvent médité sur ce magnifique texte de Satprem publié dans son livre
" Par le Corps de la Terre ou le Sannyasin " en 1973 aux Editions Auropress à Auroville (Inde)
(édité en France par Robert Laffont en 1974)

J'étais du feu qui brûle. C'était pur comme du feu, sans rien d'autre que du feu. Un Amour-feu. Et ça montait, montait.
C'était comme de la joie qui brûle. C'était intense comme de la joie. Un Amour-joie...plus de vie, plus de mort, plus rien, seulement du feu-orange.
Et puis, c'est descendu : une cataracte de Puissance chaude. Ca prenait tout, immobilisait tout. J'étais là-dedans comme le feu dans le feu , comme le torrent dans le torrent, la joie dans la joie, sans moi, sans toi, sans différence, sans ailleurs, sans ici, sans là, sans loin ni proche, ni dedans, ni dehors.
Il n'y avait que ça. Une immobile cataracte de Puissance chaude dorée. Et au dessus de cette cataracte, ou derrière , quelque chose, comme une lumière blanche, éblouissante, scintillante, pleine d'une joie absolue, triomphante, qui regardait tout cela avec un Amour si joyeux, si translucide, si pétillant, une immensité d'allégresse lumineuse, un étincellement d'allégresse mais tranquille, inébranlable : un roc d'éternité...
Il y avait une joie indicible, une joie qui aime, un Amour-joie radieux qui transperçait tout, qui changeait tout, changeait le regard, un plein total. Une fleur de feu vermillon qui s'enfonçait dans son propre feu comme dans un délire de rencontre absolue...Comme si la mort était seulement une invention de nos sens, la souffrance une invention de nos sens, la dureté fixe du monde une invention de nos sens et hier et avant-hier et tous les passés du monde, les séparations du monde : il n'y avait que ça présent éternellement présent...
Il n'y a que ça, partout, et qui aime pour toujours et qui est tout...Tout est là et j'ai tout pour toujours, brûle mon Amour, brûle un million de fois je t'aime, dans tout ce qui est, dans tout ce qui vit...

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15 février 2021

Testament spirituel...il était une Foi

(vous pouvez cliquer sur chaque illustration pour l'agrandir)

Ce texte est long car j'ai essayé d'y présenter ma vision des choses...

Si je prends des textes ou autres en citation, c'est toujours comme support de départ. Jamais je n'utilise ce que les autres ont écrit pour exprimer ma pensée, qui doit être personnelle ; bien sûr ce n'est pas un exercice simple, mais à quoi sert-il de répéter ou de citer ce que les autres ont déjà exprimé ? Chaque être humain est différent, a ses propres pensées, ses propres approches, qui sont forcément différentes de celles des autres, même si ces autres apparaissent importants, sages ou savants. Chaque être humain est une entité propre qui forme un petit tout en relation complète avec le grand Tout.
 
Pour revenir au sujet de la Foi, elle est représentée par mes actes, mes paroles, mes écrits, une Foi d'un incorrigible optimisme dans la Vie, même si ses aléas me ramènent parfois, et dans le monde où nous vivons, et souvent, hélas, à la matérialité plus ou moins négative.
 
La Foi dans la Vie, dans tout ce qui est, que l'on peut appeler Dieu, que l'on peut appeler Conscience globale, le grand Tout , bien entendu, c'est une notion supra-humaine qui dépasse notre simple entendement ; j'ai pour habitude de comparer avec la grappe de raisin, pour donner une image, chaque être vivant est un grain de cette grappe, la grappe n'existe pas sans les grains, les grains n'existent pas sans la grappe, et qu’importe la couleur de la peau ou le sexe.
 
Nous sommes une parcelle de l'Univers incommensurable et par là-même j'ai la Foi ; cela ne va pas sans l'appel du Cœur, pas le Cœur physique mais la raison, l'entendement. En effet, on a pas appris aux gens à faire la différence avec le dogme ; je parle seulement pour le Christianisme car je connais peu l'Islam, sinon pas du tout, mais j'ai entendu dire que cela se passait de la même façon.
 
Tout a été transformé au fil des siècles par les dogmes décidés comme des oukases, à partir de Rome, et même dans un passé récent ! Quand on pense que le dogme de l'Immaculée conception ne date que de 1854 ! Tiens, tiens les apparitions de Lourdes ont eu lieu en...1858 ! Elle a donc attendu que le dogme soit proclamée pour apparaitre...

lourdes

et rappelons-nous que lorsque l'on présenta la statue de Fabisch à Bernadette Soubirous elle répondit : ce n'est pas ça que j'ai vu...avant d'être exfiltrée au couvent St Gildard de Nevers où elle passa la plus grande partie de sa vie et y mourut

bernadette

 

st gildard


Et quand on pense que le dogme de l'infaillibilité du Pape date de 1870...il y a encore quelques questions à se poser, car en plus il a failli provoquer un schisme au sein de la Chrétienté à la fin du XIX ième siècle !..Mais tout cela le bon peuple ne le sait pas, on se garde bien de lui rappeler.
 
Dans un passé plus ancien, dès l'évangélisation de la Gaule, tous les lieux sacrés anciens dits païens, c'est-à-dire Celtes, ont été christianisés : soit on a reconstruit dessus, soit on les a purement détruits. Quand on ne pouvait pas on a trouvé d'autres solutions : par exemple nombre de menhirs ont eu leur sommet taillé en croix. Et ceux qui ont fait cela savaient très bien ce qu'ils faisaient car ainsi le menhir n'a plus aucun fonctionnement énergétique !
 
Autre exemple, un mégalithe de ma région était connu pour vaincre la stérilité des femmes qui venaient frotter leur ventre contre, et bien on a construit dessus un autel et une chapelle. Des prêtres instruits le reconnaissent, ainsi fut un temps où un curé de Notre Dame d'Orcival faisant visiter son église présentait le pilier central du chœur en indiquant qu'il recouvrait un menhir, l’un de ses confrères et amis fit procéder à des fouilles par les Scouts autour d’une chapelle de pèlerinage et parut surpris quand ils découvrirent 3 menhirs …ces 2 curés je les ai rencontrés !

menhir Vassivière


 
Quant à la foi, on peut mettre de côté tous les noms de Dieu, d'Allah, de grand Architecte et d'autres, pour ne considérer qu'une sorte d'état, dépassant l'entendement humain, que l'on qualifie avec notre mot de divin. On peut aussi parler de Conscience globale qui recouvre tout l'Univers sans aucune frontière et qui est le Tout.
 
J'aime bien la notion rapportée d'Inde et dont parlent de Sages comme Aurobindo, puis Mère : c'est...ça.

Dans un écrit précédent, j’ai revendiqué mon attachement chrétien, non au sens du suivi des dogmes de la Religion catholique romaine, mais à un sens plus large, certains diraient christique.
La quête que je mène depuis maintenant plus de quarante ans m’avait souvent amené à Taizé ; j’y ai en quelques sortes reçu, après et avant des milliers d’autres de tous âges, de tous continents, un second baptême, le baptême de l’universalité du monde chrétien.
Combien de fois j’y ai assisté aux célébrations de prières et de partage du pain et du vin (je ne veux pas parler de messe à ce niveau œcuménique) parmi des foules plus ou moins grandes, de 50 dans la petite église romane en plein hiver à 7000 dans celle de la Réconciliation à l’occasion de Pâques, représentants des centaines de nations (et cela est certifié) et toutes les Religions ou croyances du monde chrétien. Car Taizé est connu et reconnu dans le monde entier, mais le plus difficile, disait Frère Roger le Prieur-Fondateur de la Communauté, est de dire à ceux qui sont là de partir, de retourner chez eux pour témoigner et vivre Taizé dans le monde.

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Car Taizé n’est pas un fin mais un moyen, et si l’on n’y prend garde , cela peut devenir insidieusement une drogue tel un paradis artificiel où tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau, comme nous le voyons trop souvent et de plus en plus pour des foules confondant exotisme et adoration d’un Gurû, n’ayant pas approfondi le mystère de la Spiritualité, croyant être sauvées par le Gurû qui fait le travail à leur place. Malheureusement, comme dans toute organisation humaine on y trouve le bien mais aussi le mal (par exemple la recherche de paradis artificiels, ce qui est idiot ), la dualité de l’Etre et du non-être … Taizé ne veut pas être cela : sa réflexion est de permettre à chacun de visiter son intérieur, d’aller jusqu’au plus profond de son Etre, non pas pour un temps, mais pour toujours.


Dans le même temps, j’ai essayé d’approfondir, de connaitre un peu plus le monde chrétien : les temps dits évangéliques, les pères du désert, les écrits apocryphes, les monastères, les abbayes. J’ai été surpris d’apprendre que tout cela recouvrait des croyances encore plus anciennes, des connaissances, des pratiques et des rituels ancestraux.
Il ne faut pas oublier non plus que géographiquement Taizé est situé à côté de Cluny, qui fut l’un des phares de l’occident chrétien au sein du monde médiéval, Cluny dont l’église était aussi grande que Saint Pierre de Rome, Cluny qui civilisa par ses installations et dépendances les routes d’Europe avant la relève de Cîteaux. Là aussi j’ai eu sujet à étudier, d’autant plus que contrairement à ce que l’on croit les deux Abbayes ont eu des rapports précis d’échanges et de réflexions avec le Judaïsme et l’Islam.

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Justement je ressentais qu’il me manquait quelque chose, et je le compris avec l’œcuménisme de Taizé, car, justement, la Communauté entretient de très bons rapports avec les autres Religions ou croyances, même s'il s'agit essentiellement du monde chrétien.
En plus j’adore rendre visite, bien entendu à de grands lieux témoins de la Foi, mais surtout à ces petites chapelle (l'église d'origine du village de Taizé est de celles-là),

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bien souvent inconnues du grand public, qui vibrent encore , et souvent sans aucune fioriture de la tradition chrétienne, pures et simples dans leur appareillage de pierres, mais si fortes, presque en secret pour leurs visiteurs et admirateurs ; parfois même elles abritent un véritable trésor

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et aussi un peu plus, notamment dans le fonctionnement de leur moteur, mais cela le bon peuple ne le sait pas…Et j’ai suivi les chemins des Vierges Noires, qu'elles soient Isis, Astarté ou Marie, j’ai beaucoup dialogué avec elles, parfois même en éclaireur (plus exactement à 3) comme à Vassivière en Auvergne, sans savoir que cela était précurseur de la visite de beaucoup d’amis.

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Rappelons-nous les chiffres qui furent publiés il y a onze ans, le monde chrétien dans son ensemble ne représente que 2,25 milliards d’individus sur 6,79 milliards soit 33,20 %. Il faut se rappeler que trois grandes Religions sont issues du même Père : Judaïsme, Chrétienté et Islam sont les Enfants d’Abraham et se sont séparés, disputés, combattus, déchirés, chacun en revendiquant l’héritage. Et, en plus, en leur sein, différentes branches apparurent se combattant entre elles !
Souvenons-nous il y a longtemps de la célèbre photographie à Assise où tous les grands chefs et responsables religieux du Monde entier furent regroupés  devant un immense panneau disant Paix dans de nombreuses langues.

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S’intéresser au livre des morts égyptien ou tibétain, au Confucianisme, à l’Hindouisme, au Taoïsme, à la Bible, au Coran, au Bouddhisme, ce n’est pas, comme une analyse succincte pourrait le prétendre, du syncrétisme, mais un désir de parfaire sa connaissance dans ce qui est proposé, pas forcément par une connaissance approfondie…et je suis revenu au Christianisme…(j’ai entendu parler d’animisme et de chamanisme que plus tard..avec les modes…)
Il serait bon de gommer toute idée de concours, de suprématie, ou de guerre sainte (mon Dieu lave plus blanc), car comment peut-on combattre un Homme ou le tuer au nom de Dieu ? Les Religions sont faites pour relier, si elles procèdent à des exclusions, elle se coupent des autres et deviennent sectaires. Et pourtant les livres dits sacrés (parole de Dieu ?) regorgent de combats, de massacres, de souffrances imposées à leurs opposants…
L'effort de se rencontrer est nécessaire pour se connaitre, se connaitre pour se comprendre.
Dans un premier l’étude des textes est utile, sans se contenter des exégèses, des commentaires, des ajouts, du prédigéré qui déforment toujours la vérité par l’opinion et les certitudes personnelles de leurs auteurs.
On peut ensuite consulter ces commentateurs qui apportent parfois de lumières sur les bases. On a maintenant le moyen de regarder un peu ce qui nous a précédé sans faire appel à l’imagination d’auteurs en délire plus commerciaux que sérieux. Ainsi, les découvertes des documents esséniens de Qumran et gnostiques de Nag Hammadi ont été unanimement reconnus comme des évènements extraordinaires, nous permettant ainsi d’avoir accès à la source des débuts de l’ère chrétienne sans falsification possible malgré les censures d’origine diverses. Et là encore des romanciers contemporains en ont tiré des délires pris comme réalité par le grand public. Jusqu’à parfois confondre des groupes distincts par exemple les Esséniens avec les Thérapeutes d’Alexandrie !
Dans l’étude des textes de l’Ancien Testament on retrouve des emprunts faits directement à des Civilisations plus anciennes, des textes égyptiens, ou perses, ou la reprise de mythes dits païens car non-chrétiens.
De même le Nouveau Testament reprend des mythes d’Orphée ou d’Asclépios. Et cela va même plus loin ! Prenons le culte de Mithra répandu par les armées romaines lors de leurs occupations territoriales : ce culte venant d’Orient connu plus de 800 ans avant J.C. célèbre un dieu né d’une vierge, dans une grotte, lors du solstice d’hiver (autour du 25 décembre), un comble ! Et ses disciples se réunissait dans une crypte pour partager le pain et le vin consacrés, et le sanctuaire principal de Mithra à Rome se situait…à l’emplacement de Saint Pierre de Rome …qui dit mieux ? (ce culte fut violemment persécuté par les Empereurs chrétiens sous prétexte d’imitation !).
Depuis 2000 ans de nombreux Saints populaires de nos campagnes sont d’origine celtique et furent christianisés : Saint Brieuc, Blaise, Fiacre, Corentin, Guénolé l’ont été ainsi. Et de nombreux sanctuaires chrétiens sont installés à la place ou sur des sanctuaires celtiques.
Les rituels, les habits, les ornements utilisés sont l’adaptation des anciens cultes, même la position de prière des moines est une savante étude par rapport à la circulation d’énergie dans ce que certains appellent les chakras. Des lamas tibétains reconnaissent officiellement  que le sacrement de l’extrême-onction est le rituel de fermeture des chakras, comme celui du baptême en est l’ouverture (ce que j’appelle les 2 portes de la Vie).


Il y a donc eu et il y a toujours une continuation de la Tradition et des Connaissances avec une adaptation à l’évolution et aux circonstances. Cela de grands passeurs me l’ont appris René Guénon, Saint Yves d’Alveydre, Karlfried Graf  Dûrckheim, et quelqu’un que je nommerai pas, ceux là et d’autres que j’ai oubliés ou inconnu du grand public (par exemple José Dupré pour les Cathares).
C’est ainsi qu’il existe une immense Sagesse, bien réelle, non générée par seulement l’esprit d’écrivains ou de conférenciers, mais inspirée par l’Esprit et retransmise par des textes précis, et à cela il faut ajouter le travail personnel sur soi, la méditation, la prière, qui permettent de s’ouvrir à une véritable communion, un véritable partage avec la Vie, non pas par les autres (ce qui est devenu un mode de vie très courant pour chercher à rassurer son Moi), mais avec les autres, et ainsi de toujours SERVIR.


MAIS…après tout cela il est bon de réfléchir autrement…Tout ce qui nous est dit est de création humaine, alors qu’y a-t-il au-delà de ces mots ? RIEN, si ce n’est l’impression de savoir (satisfaction de l’ego : moi je sais) et de bien souvent s’en rassurer…Une impression seulement car, comme je l’ai posé en exergue de mon Blog : le Savoir fut une aide, le savoir est l’entrave.

Gérard-Antoine Demon

microtheos

 

 

 

 

 

et, comme bien souvent, certains des commentaires donnent des précisions importantes, si vous voulez bien les lire...

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02 février 2021

comme de temps en temps un petit tour du monde des visiteurs...

sur 165 264 visiteurs depuis la création du blog le 14 juin 2012 :

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30 janvier 2021

La Chapelle sur le Chemin

La première édition de cet article étant passée inaperçue, je le réédite tellement le lieu que j'ai représenté est beau, et il y a bien longtemps que je n'y suis allé (nostalgie) : il est ainsi trois ou quatre chapelles et églises qui, pour moi, sont d'une importance capitale malgré leur discrétion, elles fonctionnent encore car ce sont des lieux réellement initiatiques.

Chaque fois sur le Chemin redonne Vie à la Chapelle abandonnée, toi qui cherches dans le Secret de ton Cœur la Vérité.

En cette Chapelle du bout du Monde, la Leçon de la Pierre t'est donnée car en son immobilité, elle maintient pour toi qui sait l'écouter et t'attarder sur le Chemin toute la Vérité que tu cherches souvent à l'extérieur de toi.

Elle te dit : c'est dans ton Cœur de Pierre qu'elle réside, et « coeur de pierre » ne veut point dire que l'on se détourne d'autrui, que l'on est froid, que l'on ne se dilue pas dans un sentimentalisme qui fait oublier la Vérité que l'on recèle : la Pierre ne s'émeut point du passage des humains ; la Pierre ne s'émeut point de leurs paroles vaines. Elle demeure.

Toi qui sais l'écouter, prenant le temps sur le Chemin, tu trouveras en Elle la Réponse à toutes tes questions.

Cette Chapelle du bout du Monde, c'est-à-dire loin des agitations du monde, cette Chapelle est elle-même la Pierre Philosophale. Elle te dit :

Concentration

Et Calme

Et Repos des vaines agitations.

Ce n'est point en tournant en tous sens autour de la Terre que tu parviens au Soleil ; ce n'est point en recherchant à l'extérieur de toi que tu découvres le Repos. Dans les agitations et les questions sempiternelles de la Conscience elle-même se dilue. Quand ta Conscience se dilue, tu fais comme le papillon de nuit qui s'accroche et s'approche de tout ce qui brille : mais tout ce qui brille sur la Terre est passage et de nouveau tu captes des ombres ou tu te brûles les ailes ; et douleurs de nouveau et de nouveau agitation.

Cette Chapelle du bout du Monde te le dit :

C'est dans le Secret de ton Cœur que tu découvriras ton Seigneur !

(extrait du Bréviaire du Chevalier/volume 2/par Emmanuel/Le Point d'Eau)

et cette Chapelle, un jour,  je l'ai rencontrée...au hasard de mes pérégrinations...

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et toujours le hasard a fait que, par la suite, j'ai appris que cette Chapelle sur le Chemin avait une grande importance (merci Agnès C.) Mais il faut prendre garde, car le dragon, gardien du lieu, est terrible...mais on peut l'apprivoiser...en s'oubliant soi-même...

 J'ajoute 2 illustrations :

la chapelle au début du XXième siècle avec vue de la Tour des Templiers et à droite la carrière ancienne

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le plan de la chapelle avec étude de Georges Prat des énergies et des courants de métaux rares 

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en cliquant sur le plan vous pouvez le voir agrandi

 

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13 janvier 2021

Vie et paroles en Orthodoxie

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illustration extraite du site orthodoxie.com

Recension: Père Porphyre, «Vie et paroles»

Porphyre_vie&paroles Père Porphyre, «Vie et paroles», traduit du grec par Alexandre Tomadakis, préface de S. E. Irénée, archevêque de toute la Crète, avant-propos de Jean-Claude Larchet, éditions L’Age d’Homme, Lausanne, 2009, 318 p. (collection «Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle»).
Ce volume est, dans la même collection, le deuxième à être consacré à la figure spirituelle exceptionnelle du père Porphyre.
Dans le premier volume, intitulé «Anthologie de conseils», le corps du texte était constitué de paroles de l’Ancien, classées thématiquement, puisées dans une dizaine d’ouvrages qui lui ont été consacrés par divers auteurs. Ce second volume, intitulé «Vie et paroles», est d’un style tout différent. Il a l’avantage de reproduire plus fidèlement les propos de l’Ancien, puisqu’il est constitué, pour une grande part, par des transcriptions d’enregistrements et, pour une part moindre, par des notes prises auprès de lui.

 

La première partie, biographique, est composée de récits de l’Ancien lui-même; on y trouvera moins de détails sur sa vie que dans le volume précédent, car le Père Porphyre parle (bien que cela n’apparaisse pas) en réponse à des questions posées, se concentre sur des épisodes qui l’ont particulièrement marqué et, par humilité, cache beaucoup des qualités que reconnaissaient en lui ses enfants spirituels et ses visiteurs. Ces lacunes biographiques (qui justifient la brève récapitulation biographique que l’on trouvera au préalable) et cette discrétion sur soi-même sont cependant compensées par un récit beaucoup plus continu, au ton très personnel et touchant, à travers lequel s’expriment, au point d’impressionner fortement le lecteur, quelques-unes de vertus majeures de ce grand spirituel: son extrême simplicité, sa très grande humilité, son amour sans réserve pour Dieu et pour le prochain, son absolue confiance en la Providence divine, sa vision indulgente et optimiste de l’homme, son amour profond de la création…
La seconde partie aborde des thèmes qui sont moins nombreux que dans le précédent volume, mais qui sont tous essentiels pour la vie spirituelle et qui sont traités d’une manière plus ample, plus systématique et plus approfondie, et surtout dans un style direct qui, d’une part, ne subit pas les déperditions de la mémoire des témoins ni le risque d’infléchissement de sens impliqué par leurs commentaires et qui, d’autre part, est très touchant parce que manifestement et sensiblement empreint des vertus et de l’expérience de l’Ancien.
Dans ce livre le lecteur est donc mis en permanence en rapport direct avec la parole même du père Porphyre, comme s’il était à ses côtés, et il en ressent la grâce.
Tous les thèmes traités par le père Porphyre le sont d’une manière très originale, souvent surprenante, ce qui s’explique par sa voie et son expérience propres, mais aussi par le fait que, s’exprimant à la fin de sa vie, il parle du point de vue de la sainteté qu’il a atteinte. Cela explique par exemple que, à la différence de certains pères, il évoque peu le rôle de l’ascèse dans sa phase première (le combat contre les passions), pour tout miser sur le pouvoir de l’amour; ou que, s’agissant de la prière, il en exclue toute demande liée à un intérêt personnel quelconque; ou encore qu’il préconise une éducation des enfants fondée exclusivement sur l’exemple et la prière. Particulièrement remarquable est sa théorie de la puissance cachée, positive ou négative (que subit l’enfant d’une manière déterminante dès sa vie intra-utérine), des pensées que les hommes ont vis-à-vis des autres, et de la nécessité de les maîtriser (notamment par la prière) pour les orienter dans le sens du bien et de l’édification spirituelle commune. À cela s’ajoute beaucoup d’enseignements remarquables et marquants sur l’Église, l’amour divin, la prière, le combat spirituel, l’état monastique, le repentir, l’amour du prochain, la divine Providence, les pensées du cœur, la création, les maladies et enfin sur le don de clairvoyance que possédait l’Ancien et qui lui permettait non seulement de lire dans les âmes, mais de voir à travers le temps et la matière.
L’archimandrite Basile (Gondikakis), higoumène du monastère d’Iviron au Mont-Athos et représentant majeur de la spiritualité orthodoxe contemporaine, a dit, après avoir lu ce livre: «C’est le livre du siècle!» Beaucoup de lecteurs ont partagé son enthousiasme, tout d’abord en Grèce, où l’ouvrage a connu un immense succès (il en est à sa huitième édition), puis dans les nombreux pays où il a déjà été traduit.
Le livre est disponible à la librairie L’Age d’Homme, 5 rue Férou, 75006 Paris, et sera prochainement en rayon les autres librairies. Il peut aussi être commandé sur le site Internet de l’éditeur.
Jean-Claude Larchet

Cet article a été publié par le site    https://orthodoxie.com/recension-pere-porphyre-vie-et-paroles/ le 28 juin 2009 et le livre en question a été de nouveau présenté par l'émission Orthodoxie sur France 2 le matin du 25 décembre 2017.

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Et un article publié le 5 avril 2009 par le blog orthodoxologie.blogspot.fr 

Un de mes bons amis qui m’a recommandé le livre sur le staretz Porphyre, m’a déclaré: «[Le lire]C'est comme se baigner dans la lumière de l'Esprit Saint".
Un des grands Pères spirituels de l'Église orthodoxe, le staretz Porphyre, est le saint contemporain qui a commencé sa vie monastique sur la Sainte Montagne de l’Athos à l'âge de douze ans et s’est endormi dans le Seigneur en Décembre 1991, alors qu'il était âgé de 86 ans.
Pendant la durée de toute cette vie d'obéissance, de prière et de joie et d'amour pour le Christ, le saint staretz a reçu de nombreux dons spirituels, parmi eux le don de seconde vue et celui de la guérison. Il s’adressait à de nombreux visiteurs par leur nom de baptême avant même qu’ils ne lui soient présentés; il pouvait voir les enfants dans le sein de leur mère enceintes, les eaux souterraines, les âmes des hommes, des maladies non diagnostiquées et les bains de sang à venir. Il appelait ses enfants spirituels et ses frères moines, même pendant la nuit, en leur demandant instamment de prier pour leurs frères serbes dans le Christ, voyant avec ses yeux spirituels la grande tragédie qui pesait sur la nation serbe, bien avant que quiconque ne puisse imaginer la souffrance qui était encore à venir.
Maria Ioannidou Condoyani écrit à propos du staretz: "Il avait le sourire d'un enfant du Royaume des cieux et cette sorte d’innocence que l'on peut trouver seulement chez les petits enfants. Il possédait également la parfaite pureté qui le faisait paraître immatériel et translucide, comme du verre; en lui on pouvait voir son propre reflet avec toutes les conséquences de l'état de chute.
Elle se souvient de la façon dont elle a dit à ses parents, après son retour d’une visite au staretz qui était à Athènes à l'époque: «Cet homme m'aime beaucoup plus que vous. Je comprends maintenant combien le Christ nous aime tous."
Bien que chacun des nombreux enfants spirituels du staretz ait toujours reçu des conseils et une guidance spirituelle toujours adaptés à sa personnalité et à ses besoins, le père Porphyre s'efforçait de donner à tous l'ascèse de l'incessante répétition de la prière du coeur ( "Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, ont pitié de moi pécheur "). 
Il a enseigné que la vertu la plus importante que tout le monde a besoin d'obtenir par la prière, la fréquentation de l'église et des saints sacrements, est un immense amour pour le Christ plein de joie et sans limites. Le saint staretz enseignait que toutes les autres vertus sont dérivées et construites sur celle-ci, c'est-à-dire sur l'amour qui brise la lourde carapace du péché qui nous lie à la mort, l'amour qui ouvre les portes de la Lumière, qui est le Christ.

Version française Claude Lopez-Ginisty

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