SUR LES CHEMINS DE LA TRADITION

Message d'accueil (revu, nettoyé, et corrigé le 30 janvier 2017)


savoir

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long

 

welcome

 

famille (3) - Copie


Quelques conseils en guise de prolégomènes

 


 (excusez-moi pour la longueur de ce message d'accueil qui présente quelques informations importantes, mais vous pouvez passer directement à la lecture des articles)

et ne cherchez pas : vous ne me trouverez nulle part sur les réseaux des cas sociaux...

vous pouvez également visiter le blog du Salon des Poètes de lyon dont je suis l'animateur :

http://www.salonpoeteslyon.fr/


 

 


graal_3

(le réglage écran à 100 % voire 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes)

Avant toute chose : homonymie involontaire

J'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition.

J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, qui n'est le porte-parole de personne, de aucun groupe, de aucune religion, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité. Si vous ne possédez pas de logiciel adéquat, des publicités viennent s'intercaler dans les articles ; il faut bien se rappeler que la gestion de ce blog est entièrement gratuite, d'où les publicités en compensation.

Je signe ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...

Je reconnais aussi que certains articles pourraient apparaître comme provocateurs : nullement, il s'agit de sujets habituellement abordés d'une manière classique (trop ?) mais traités ici de façon à suggérer une réflexion plus approfondie, dégagée de tout dogme, coups de coeur et coups de gueule. Mais il ne faut pas confondre constatation et critique :

voir à ce sujet l'article avertissement du 31 août 2014.

http://www.verlatradition.fr/archives/2014/08/31/30501644.html

Conseils techniques

Vous pouvez cliquer sur les mentions RSS (colonne de gauche) pour recevoir automatiquement les avis de mises-à-jour soit des messages, soit des commentaires soit des deux. Et désormais, toujours dans la colonne de gauche, vous pouvez vous abonner pour recevoir uniquement l'avis des parutions de nouveaux articles, car j'ai abandonné l'option newsletter. Vous pouvez également sur un article proposer vos commentaires  mais tous les commentaires passent en modération avant publication, conformément à la loi, celui que certains appellent le maître de la toile est le seul maître à bord et cela ne se discute pas.Par ailleurs tout commentaire spam est immédiatement signalé et détruit. Le système des tags (colonne de droite) est également très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et maintenant en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

Messages revus et corrigés

Enfin, il apparaît parfois nécessaire de reprendre un ancien article compte-tenu d'éléments nouveaux : il est alors publié de nouveau avec compléments, soit à la date d'origine de parution, soit à la date actuelle.

 

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

nd_paris

Ce médaillon sculpté est très discret...et pourtant des millions de personnes(environ 13 millions par an) passent devant chaque année et il est à la base du pilier central du grand portail de N.D. de Paris ! Plusieurs études érudites ont été consacrées à son sujet...

 

Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...(je viens de le vérifier encore une fois à Ars le 9 aout 2020)

Je ne renie pas le Savoir...mais à un moment il est sage de tout oublier...

 


17 septembre 2020

Quelqu'un connait-il l'adresse e-mail de Dieu ?

Je réédite cet article deux ans après car je n'ai toujours pas eu de réponse (avec les commentaires d'origine). J'avais déjà abordé un peu ce thème ici, là et ailleurs..Après la précédente parution de cet article, ma correspondante Nina m'envoie cette photo prise dans l'église de Monza au Cap Corse, que je me fais un plaisir de vous présenter :

église de Monza cap corse

.

Et cela m'est revenu à l'esprit en regardant des commémorations de Lourdes ; car il y a tant et tant de personnes qui, pour prier, s'adressent à un Dieu (quel que soit son nom ou même le Divin) souvent anthropomorphe, extérieur à elles-même, réellement localisé ailleurs. Alors que Dieu (je le redis, quel que soit son nom ou...sa nationalité, personnellement je préfère parler de Conscience globale...) est d'abord et avant tout en elles-mêmes.

Il me revient les propos tenus par Valaire de Gramscott sur le site des Baladins de la Tradition (certains passages ont été neutralisés par moi, ces propos ayant été tenus dans un cadre spécifique), mais je vous conseille de lire le texte complet original sur http://www.bldt.net/Om/spip.php?article733 ,voir dans le lien les pages précédentes et suivantes)

...je pourrais dire que la recherche spirituelle doit amener à la découverte de l’Etre, c’est-à-dire que le cherchant doit trouver l’Etre en lui, doit trouver qu’il est l’Etre réel s’exprimant par le corps physique, c’est-à-dire qu’il doit se situer plus haut en lui-même comme étant un Etre qui a un véhicule physique pour s’exprimer. On peut dire que dans le passé toujours cette queste, cette recherche a été la même. Mais l’Homme est maintenant capable de mieux comprendre ceci et de mieux le réaliser, de mieux l’accomplir.

En quelque sorte, la question est l’éternelle question et la réponse est l’éternelle réponse. Ce qui est très urgent pour l’Homme de trouver - la recherche spirituelle doit s’y consacrer avec ses moyens actuels - c’est la découverte de la présence de Dieu en chaque homme et même de la présence de Dieu dans tout ce qui nous entoure, c’est-à-dire, voir Dieu, sentir Dieu en soi-même et voir Dieu chez tous les autres et dans toutes les réalisations de la nature telles qu’elles peuvent nous paraître, les examiner dans leurs réalités par rapport à ce que nous sommes et par rapport au monde. Dieu, Dieu en soi.

Theodore J. Nottingham (l'intervieuwer) : Pensez-vous qu’il y ait des disciplines qui puissent aider à l’éveil d’une plus grande conscience ?

 Valaire de Gramscott : Si les disciplines là aussi sont toujours les mêmes que celles du passé, parce que l’homme ne change pas, il reste semblable à lui-même, il a en lui d’immenses possibilités, dont une faible partie seulement est développée et ces disciplines sont des disciplines d’abord morales.

 Et à partir de cela la recherche d’une situation intérieure et extérieure qui soit vraiment nouvelle, mais en se souvenant toujours de la grande phrase : “Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et tout le reste vous sera donné par surcroit”. Autrement dit, s’il y a des règles à appliquer, s’il y a des expériences de concentration, d’observation, de méditation à faire, il y a aussi une chose : agir dans le sens du bien parce que si l’on agit ainsi, tout le reste apparaît.

 Etre dans la joie intérieure et dans l’harmonie, donc, pour que cette joie et cette harmonie nous mettent en communion avec les autres et c’est dans ce service des autres que naissent alors toutes les qualités et les possibilités qui sont en nous.

 Theodore J. Nottingham : Est-ce que vous pensez que les sentiers ésotériques sont ceux qui peuvent le mieux conduire à la réalisation totale de l’homme ?

Valaire de Gramscott : Ils sont un moyen de parvenir à cette globalité humaine, à cette réalisation totale de l’Homme. Dire que tout ce qui n’est pas connu ni appliqué ou tenu à l’écart par l’Homme, même si cela est à sa disposition, devient ésotérique, c’est-à-dire, caché, dissimulé, il n’en reste pas moins que les sentiers ésotériques bien compris, et non pas les quelques divagations que l’on voit quelquefois se manifester sous forme de mouvements et associations qui, certes, ont une idée bonne fondamentalement et c’est pourquoi nous ne devons pas les rejeter ni les juger, mais il est vrai que les sentiers ésotériques authentiques sont véritablement fondés par une grande expérience et par des principes et lois qui sont fondamentaux pour conduire à ce but qui est la réalisation de l’intégralité de l’Homme. L’ésotérisme, un grand mot, souvent mal compris, mais un mot qui recouvre une connaissance riche, la plus riche qui soit, par ce qu’elle apporte à l’Homme : aider celui-ci à parvenir à « Être » et non plus simplement à penser à « Avoir ».>

 Theodore J. Nottingham : Qu’est pour vous l’idée de Dieu ? 

 Valaire de Gramscott : Il ne faut jamais rejeter les mots en raison de ce qu’ils ont pu recouvrir dans une compréhension passée. C’est pourquoi je ne suis pas de ceux qui disent qu’il faut écarter définitivement le mot « Dieu » du fait de tout ce qui a été fait en son nom ou selon les explications données, à cause de lui ou pour son service.

Dieu, en tant que tel, est inconnaissable et c’est pourquoi je comprends les agnostiques qui, eux, ne cherchent pas à définir Dieu. On ne peut pas le définir, d’ailleurs, et à cet égard, tout le monde, même ceux qui se disent contre ceci sont des agnostiques. Je ne crois pas en revanche qu’il y ait beaucoup d’athées. L’athéisme n’existe pas. L’agnosticisme peut exister, et comme je le disais, beaucoup sont agnostiques.

Ce qui signifie qu’il y a une perception totale du fait que Dieu est inconnaissable. On ne peut absolument pas le définir, le décrire, il dépasse l’intelligence humaine et s’il ne la dépassait pas, il ne serait pas Dieu. Donc, on part du principe, parce que ceci est prouvé, la vie elle-même le prouve, le monde, l’univers, et le fait qu’il est ordonné le prouve, Dieu existe. Dieu EST.

 On peut, en revanche, se mettre en harmonie avec lui, participer à son œuvre, être en relation harmonieuse avec sa création. D’une certaine manière, on peut le connaître, c’est-à-dire l’éprouver, le ressentir dans une communion avec la nature et avec le Cosmos, le Cosmique, c’est-à-dire les lois qui existent et qui sont permanentes et qui sont les lois établies par Dieu. Parce qu’il y a une origine à toute chose, et rien de ce qui est ordonné, une montre par exemple, une horloge, ne peut exister sans qu’il y ait, à l’origine, un horloger : le Grand Architecte ou Dieu tout simplement. Lorsqu’on regarde l’heure à une montre ou à une horloge et qu’on regarde l’horloge elle-même, l’idée de l’horloger peut nous venir même si nous utilisons la réalisation, la pratique, la création de l’horloger. On peut admirer l’horloger, communier avec lui, par l’intermédiaire de ce qu’il a créé. C’est dans les moments de communion cosmique que l’on ressent Dieu, que l’on revêt Dieu.

 Il est dit dans les évangiles : « Vous êtes des dieux » et ces paroles sont mises dans la bouche même de Jésus-Christ. C’est l’idéal qu’il représente pour le monde, or pour qu’une telle déclaration se fasse, c’est qu’il y a donc en nous-même, une parcelle de Dieu et que nous sommes donc participants à Dieu sans être naturellement Dieu unique lui-même : nous sommes des dieux qui sont partis du Dieu.

...

 

 

 

 

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10 septembre 2020

Je voulais poser une question au Sphinx

Mais il était trop fatigué de sa journée !

sphinx endormi

Et, à propos, un Sphinx a été retrouvé dans les sables de Californie !!!

En octobre 2014, au cours de fouilles dans le désert californien, des archéologues ont retrouvé un sphinx de 4,6 mètres de hauteur enfoui dans le sable. Mais pas ici de découverte archéologique majeure : il s'agissait d'une reproduction en plâtre datant du tournage du film "les 10 commandements" en 1923. Le sphinx ainsi que d'autres décors du plateau avaient été abandonnés sur place puis peu à peu recouverts par les sables.

Le plateau de tournage était gigantesque car les décors avaient été réalisés à taille réelle faute de pouvoir les faire à l'époque avec des effets spéciaux.

http://secouchermoinsbete.fr/57128-un-sphinx-retrouve-enfoui-en-californie

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24 août 2020

Chercher ou suivre ?

Le commentaire que j'ai posé récemment en réponse à une participation quant à mon article "Prendre le temps de vivre", me suggère un développement : A d'autres et à moi-même, il nous a longtemps été répété que nous devions être Cherchants (par opposition à suivants), c'est cela que j'essaie de faire ici ; et par essence le Cherchant se doit de réfléchir et de poser des questions. Certains peuvent juger cela comme de la critique alors qu'il s'agit de constatations : ce n'est pas en posant des questions que l'on critique mais cela permet d'avancer les réflexions.

En effet il concerne l'ensemble de mon travail de rédaction de mon blog. Vous avez pu constater mon mode opératif : quant à un sujet abordé j'essaie de collecter les informations, de réfléchir dessus, de rechercher plus et de poser des questions pour amener à une réflexion supplémentaire ; il arrive que ce questionnement ne soit pas exprimé mais sous-entendu par les éléments présentés. En cela je suis ce qui me fut enseigné dans les années 90 par un Maître d'école vénérable et respecté. Il n'avait de cesse de conseiller d'être Cherchant et de tuer le vieil homme qui est en nous, ne pas suivre mais chercher, parmi d'autres préceptes de Sagesse.

Et justement, être Cherchant c'est ...chercher, c'est réfléchir, c'est poser des questions. On ne peut se contenter d'accepter des faits développés par d'autres car tout peut être mis en question. Albert Einstein à la fin de sa vie ne disait-il pas lui-même : et si je m'étais trompé ? J'ai ainsi appris, toujours dans les années 90 (merci ML), à ainsi effectuer des recherches à 360 degrés et à vérifier les tenants et les aboutissements des choses, et sans pour cela chercher à paraître omniscient, avec humilité et modestie. J'ai mis au service de cela mon expérience d'analyse professionnelle (comptabilité). Je pense que c'est un gage de sérieux et entre pour une grande part dans le succès de ce blog.

Poser des questions après réflexions ou recherches n'est pas critiquer, c'est le fruit d'une constatation. C'est essayer d'aller au-delà (je n'ose pas dire la quintessence). J'ai notamment appliqué ces principes dans mes recherches sur Nizier-Anthèlme Philippe, autrement dit Maître Philippe de Lyon ; ce qui m'a permis de faire d'importantes découvertes sortant de sentiers battus, des affirmations sassées et ressassées pour monter une véritable légende dorée (à l'image de Jacques de Voragine) autour du personnage et ce que j'ai trouvé me permet de dire que la réalité dépasse la fiction, n'en déplaise aux aficionados bloqués sur leurs certitudes (voir les tags sur le sujet) de suiveurs.

D'où mon titre : chercher ou suivre ?

Quant aux suiveurs, je les garde pour le Tour de France, masqués ou non...

commentaires de la précédente édition, dont certains fort intéressants, maintenus

poulet3

 

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23 août 2020

Constater ou juger ?

Court extrait d'un article ancien  ( http://www.verlatradition.fr/archives/2014/08/31/30501644.html ) :

D'autre part, je profite de l'occasion pour rappeler une règle d'éthique suivie par ce blog :
De nos jours où la pensée va aussi vite que la lumière (…) on catégorise immédiatement sans chercher plus loin. Et on confond les mots : je connais bien cet état de fait et je ne cesse d’y faire la chasse partout. Le lecteur pressé ne cherche pas plus loin : il catégorise, confondant constatation et critique, la constatation est un fait et alors la critique peut être nécessaire, mais on ne peut, on ne doit pas confondre les deux, ni les fusionner. Et aussi ne pas en tirer des conclusions trop rapides.

 

Balance danse

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20 août 2020

Taizé : il y a 80 ans

extrait d'un article de KTO :

La Communauté de Taizé célèbre cette semaine son 80e anniversaire. Fondée par frère Roger en 1940, la Communauté œcuménique rassemble aujourd'hui une centaine de frères dans le monde (issus de près de 30 nations), unis par la prière. Catholiques et protestants, ils s'engagent à mener une vie communautaire dans la simplicité, l'amour et l'espérance. Taizé tire son nom du petit village situé au sud de la Bourgogne. Depuis 1978, la Communauté organise le « Pèlerinage de confiance sur la terre » qui rassemble chaque année des milliers de jeunes. Au cours de son voyage en France en 1986, le pape Jean-Paul II s’était également rendu à Taizé.

Par ailleurs cet article propose de nombreux témoignages et vidéos sur la Communauté de Taizé, vous pouvez consulter cet ensemble pr le lien suivant fort riche : https://www.ktotv.com/page/les-80-ans-de-la-communaute-de-taize

Dans les années 80 j'avais un abonnement à Taizé, je ne compte plus mes visites et le nombre de personnes que j'y ai emmenées : vous pouvez lire mes différents articles à ce sujet en consultant le tag Taizé en colonne de droite...mais toujours en précisant que la communauté n'est pas une fin en soi, mais un lieu de passage, une source...

J’avais, il y a quelques années, pris en charge provisoirement le fils aîné d’une amie ; ce garçon de 22 ans était en grande difficulté dans ses rapports avec sa Famille, avec les autres en général et aussi avec lui-même. Je l’ai donc accueilli chez moi pour essayer de le réconcilier, et même de l’aider à se restructurer.

Il était très marqué par sa Foi et exprimait un vif désir d’être témoin du Christ par un engagement de sa vie. Je lui ai donc fait connaitre les lieux que j’estimais pouvoir correspondre à ses désirs : Taizé, Abbaye des Dombes, Abbaye de Citeaux, Communauté du Chemin-neuf. Je l’emmenai aussi dans de hauts-lieux de la Foi : Vézelay, Paray-le-monial, Hautecombe, Sénanque, Tournus, La Louvesc, Orcival et autres églises d’Auvergne. De lui-même, il séjourna à Taizé et fit ses débuts au Séminaire d’Ars, mais ces expériences furent catastrophiques car sa Foi était supplantée par son mysticisme ce qui fut confirmé dramatiquement par la suite, mais ceci est une autre histoire qui me donna l'occasion de retourner sur la colline et de m'entretenir avec des Frères.

Et durant ces pérégrinations, nous avons fait une rencontre imprévue à Taizé : nous venions d’assister à la célébration de Pentecôte, il était environ 11h45, un orage couvait. Ne pouvant téléphoner comme prévu à des amis en visite chez un Grand Monsieur et son épouse à la Baule, je proposai à mon protégé d’aller prier à midi dans la petite Eglise romane du village. Une fois installés nous avons vu arriver plusieurs villageois, pour un Baptême...et aussi Frère Roger fondateur de Taizé et quelques-uns de ses Compagnons.

Nous avons donc assisté et même participé au milieu de la Famille de la petite Zoé ; une fois la cérémonie achevée, la Famille est sortie, et seuls sont restés deux ou trois Frères accompagnant Frère Roger. Cédric mon jeune Cherchant s’est trouvé devant Fr.Roger qui la pris par le cou et l’a embrassé, lui demandant (l’anglais étant la langue la plus parlée sur cette colline inspirée !) : “What’s your name ?” Comprenant à sa réponse qu’il était Français il lui demanda s’il était seul, Cédric me montrant lui explique qu’il est venu avec moi et c’est à mon tour d’être embrassé par Fr.Roger, il nous demande si nous faisons partie de la Famille et à notre réponse négative : “Peu importe, nous sommes tous ici dans la même grande Famille”. Il nous invite à manger avec lui mais son compagnon explique que ce n’est pas possible, il y a déjà 100 invités ! “ Mais vous reviendrez une autre fois pour manger une salade” Et ce faisant, il prend Cédric par la main et s’appuyant de la main droite sur mon épaule, il nous accompagne jusqu’à la porte de l’église, ne se préoccupant plus de la Famille du Baptême. Telle a été cette rencontre extraordinaire pleine de simplicité et porteuse de tant d’Amour.

et le 16 Aout 2005 Frère Roger nous quitta dramatiquement...alors que je devais assister à la célébration du 15 aout et que j'en fus empêché...

voir aussi mon album photo en colonne de droite

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02 août 2020

Vous connaissez le T.A.G. ?

Les circonstances ont fait que, dans le même temps où j'ai lu un étude sur un site internet annonçant la parution d'un livre,  j'ai réalisé que des personnes amies pouvaient en être sujettes. Et quand j'observe, simplement autour de moi, je constate que les dégats sont chaque jour importants, augmentés par exemple par l'actualité sociale ou sanitaire.

Auparavant j'en ignorais tout, alors qu'il semblerait que ce problème soit déjà connu depuis fort longtemps lorsque je lance ce terme sur un moteur de recherche ; je connaissais les T.O.C.(troubles obsessionnels compulsifs)  pour les avoir rencontrés chez le fils d'une amie pour lequel je me suis beaucoup investi, et en en devenant par la force des choses, quelque peu spécialiste amateur...

T.A.G. ? Trouble anxieux généralisé ! Parmi les nombreux sites ou blogs traitant de ce sujet, mon choix s'est porté sur Doctissimo.

Il fut longtemps considéré comme une névrose d'angoisse, mais devant sa généralisation due au stress de notre vie quotidienne, il est maintenant considéré comme une maladie à part entière. Il touche 4 % de la population dont une majorité de femmes fragilisées par une situation particulière et souvent par plusieurs conséquences de cette situation. Je ne suis pas certain qu'il soit nécessaire d'avoir une prédisposition à en souffrir. Il se manifeste par une forte anxiété sur de nombreux sujets de la vie causée par des circonstances aggravantes, santé, divorce, rupture sentimentale, stress ou harcèlement du travail, etc...devant des situations souvent incontrôlables. L'article Doctissimo semble penser que ces situations ne  soient souvent pas réelles et qu'il ne s'agisse que d'une anxiété chronique. Certes, peut-être, mais il  est certain que souvent ces soucis sont bien réels, s'additionnent et de ce fait se surmultiplient.

Plusieurs symptômes peuvent en découler, entre autres  : fatigue, tension musculaire, troubles du sommeil, nausées, sueurs, céphalées, etc...Et peuvent être accentués par de mauvaises hygiènes de vie : prise de tabac, de café, d'alcool ou abus de médicaments anxiogènes, ...

Il existe deux catégories de traitements, l'un général par un médecin généraliste (quoique bien souvent on applique un traitement dit allopathique avec abus de molécules chimiques) , l'autre plus particulier notamment par une thérapie plus douce, cognitive, par la relaxation, l'acupuncture ou autres méthodes.

lien complet : http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2002/mag0125/ps_5076_trouble_anxieux.htm  plus d'autres sites sur internet.

J'ajoute cependant qu'en plus des soins, la racine des problèmes devrait être traitée...quand elle le peut ! En effet nous vivons dans un monde technocratique gouverné non encore par des robots mais par des fonctionnaires, des responsables qui pensent et agissent comme des robots ; pour eux l'humain n'existe plus, l'application de la loi, même si elle est imbécile (et je maintiens ce qualificatif) compte avant tout, sans parler de la satisfaction de leur égo personnel qui prime tout et les amène à écraser les autres. Et de ce fait ils condamnent les autres, ceux qui les subissent, et eux mêmes ainsi sont condamnables pour harcèlement moral. Je dois reconnaitre que depuis la première rédaction de cet article, j'ai moi-même eu à consulter ou à être soigné par des blouses blanches et qu'un réel effort est maintenant fait quant au suivi psychologique des malades, et à leur accompagnement.

Et chacun, face à de telles souffrances, doit essayer de faire de son mieux pour aider la victime, par tous les moyens et d'abord de l'entourer de son affection, et ne pas forcément lui imposer des "il faut que"...

 

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22 juillet 2020

Un point sur les statistiques du blog...

100

Depuis sa création le 14 juin 2012 :

- 502 messages ont été publiés

-2323 photos ont été présentées tant dans les articles (en colonne centrale) que dans les albums (colonne de droite)

-154264 visiteurs ont déposé 2286 commentaires, visionné 215940 pages et 52 se sont abonnés

Je dois souligner que tout cela est dû à la qualité des modules mis à disposition par Canalblog.

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21 juillet 2020

Une Initiation dans la Cathédrale de l'Ame

réédition car de temps en temps il faut refaire les peintures...à la vitesse où va le Monde...

RB

J'ai longtemps cheminé dans la vallée des larmes et j'ai erré, dans la forêt de l'erreur. J'ai commis des erreurs d'une gravité extrême et beaucoup ont souffert par ma faute. Mon prochain, je l'ai jugé et tourmenté. Je me suis jugé et tourmenté moi-même. Orgueilleux, menteur, envieux et avide, tout cela, au cours clé mes vies successives, je l'ai été. Des êtres ont pleuré et perdu toute espérance à la suite d'actes néfastes que j'ai perpétrés. Par mon comportement indigne, j'ai semé le doute et l'horreur parmi ceux qui m'étaient, dans le cours du temps, le plus chers. J'ai touché au plus profond de l'abîme et je me suis cru à jamais perdu, à jamais condamné. Cela, je viens de le revivre ici. J'ai connu la souffrance de ceux qui avaient souffert par ma faute. J'ai connu leur jugement et leur tourment, leur doute et leur horreur. J'ai connu les effets, les crimes de mon orgueil, de mes mensonges, de mon envie et de mon avidité. J'ai compris les terribles souffrances que j'ai en-durées au cours de mes incarnations par l'action de la juste loi du karma, mais il m'a fallu bien des épreuves et bien des larmes pour racheter le mal que j'avais fait, car longtemps, trompé par mon ego, et choisissant la solution de facilité, je rejetais sur d'autres la responsabilité de mes malheurs, voulant ignorer que mes propres actions passées en étaient la cause et que je devais apprendre, expérimenter et comprendre les leçons de la vie pour être régénéré, C'est alors que la lumière est venue à l'occasion d'une épreuve si difficilement supportable que je n'aurais jamais cru pouvoir la surmonter. Au plus profond de moi-même, tandis que toute espérance m'abandonnait, j'ai entendu L'APPEL et je me suis dirigé vers la montagne qu'il m'était indiqué de gravir pour parvenir à la paix. Ah! comme la route qui y conduisait était difficile et combien de fois ai-je trébuché car le malheur, conséquence de ma conduite passée, me poursuivait encore bien que la direction m'ait été désignée. Mais, depuis l'appel, ce malheur, je le savais JUSTE et au lieu de me lamenter, au lieu de craindre, j'ai commencé à compatir à la souffrance des autres, à les aider, à les soutenir, à les prendre par la main pour les conduire au pied de la montagne de la paix et de la régénération. Ce n'est qu'ensuite, après bien des retours vers ceux qui gémissaient dans la vallée, le dos courbé sous le poids de mes propres et justes épreuves, que j'ai à mon tour franchi la porte étroite et que je me suis engagé sur le Sentier. J'avais, à ce moment-là, compensé déjà beaucoup de mes erreurs passées. La loi que je m'étais fixée était : HUMILITÉ ET AMOUR en toutes circonstances, dans toutes les situations, envers et contre tout. Mes difficultés, je les acceptais de la même façon. Jamais je n'étais résigné. J'acceptais POUR COMPRENDRE. C'est en gravissant le Sentier que je devais savoir vraiment et mesurer les souffrances que j'avais dû imposer à autrui pour mériter toutes celles que j'avais eu à supporter ensuite. Je me réjouissais d'avoir pu, avant même d'être admis à partager LA CONNAISSANCE LIBÉRATRICE, m'imposer une règle de vie dont je comprenais maintenant la valeur. Mais à cette satisfaction intérieure se mêlait la douleur et le repentir pour mes actes passés dont d'autres avaient retiré douleur et chagrin. Aussi mes pensées et mes actions se chargeaient-elles de plus d'humilité et d'amour encore. Et finalement, je connus la paix non seulement en progressant vers plus de connaissance, mais aussi en utilisant cette connaissance AU SERVICE D'AUTRUI. Je m'oubliais moi-même DANS LES AUTRES. Rien ne pouvait plus m'atteindre. L'AMOUR qui m'animait transformait tout et je rendais grâces pour chaque expérience rencontrée. La paix était descendue dans mon coeur, mes épreuves s'allégeaient de plus en plus. MA RÉCONCILIATION AVEC MOI-MÊME, AVEC MON MOI VÉRITABLE ÉTAIT ENGAGÉE. Elle devait ensuite se renforcer et devenir totale.

Après avoir revécu la période obscure, j'ai revécu, ici aussi, devant les Maîtres et le plus grand d'entre eux, les étapes de ma régénération. C'est alors que le don le plus sublime m'a été fait. La PAIX PROFONDE - cette paix qui m'avait été tant "souhaitée" et que j'avais tant "souhaité" moi-même aux autres - est descendue sur moi et a pris A JAMAIS possession de mon être.

Je vais maintenant retourner au monde pour y oeuvrer, pour y SERVIR. Ma responsabilité est plus considérable que jamais et j'ai été averti que j'aurais à me garder avec vigilance des dangers auxquels j'ai succombé naguère, mais une opportunité m'est donnée de servir mieux et davantage. Ma loi demeure HUMILITÉ ET AMOUR et les plus grands Maîtres m'assisteront.

Puisse mon expérience servir à vous qui m'entendez, qui me comprenez. Il n'est pas de circonstance, il n'est pas de situation, aussi tragique soit-elle, qui n'ait sa raison d'être. Il n'est pas d'abîme, aussi profond soit-il dont on ne peut émerger pour retrouver la lumière. A L'INVOLUTION SUCCÈDE L'EVOLUTION et au-dedans de chacun de nous réside ce segment d'éternité cosmique toujours prêt à répondre au moindre appel pour aider qui le veut vraiment à emprunter le chemin de la vérité. Avancez vers la Connaissance, appliquez cette connaissance et souvenez-vous que le disciple ne doit pas demander tant à être servi QU'A SERVIR et que le service s'accomplit PARTOUT et en particulier OU L'ON SE TROUVE, OU LES CIRCONSTANCES ET L'EXISTENCE NOUS ONT PLACES, car c'est là que nous devons être et assumer notre fonction de SERVITEUR. HUMILITÉ ET AMOUR... AIMER SANS RIEN DEMANDER EN RETOUR, SANS EXIGER RIEN. AIMER, TOUT SIMPLEMENT... AIMER !"

 


 

 A l'origine, ce passage travaillé était extrait de l'ouvrage Messages du Sanctum céleste écrit par Raymond Bernard (dernier chapitre) et publié par le site : HUMANISME & TRANSCENDANCE (http://www.tradition-mystique.net/index.html), mais en contrôlant, il semblerait que ce site ait disparu.

MAIS !!!! Ce texte a été l'objet d'une réédition avec de très nombreux détails complémentaires dans l'ouvrage publié en 1995 aux éditions Dervy sous le titre : Enseignements des Maïtres de la Connaissances Et les élément ajoutés sont très importants et situent les circonstances de ce texte.  (page 327)

 


 

 les commentaires d'origine ont été maintenus

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15 juillet 2020

Les certitudes, vérité ou illusion ?

Je suis entouré d’un monde de certitudes. Et cela dans tous les domaines et je le constate chaque jour...

Il apparaît bien vite que les certitudes des autres auxquelles je suis confronté ne sont souvent que des illusions. Il fut un temps où j’essayais de contrer ce qui m’apparaissait faux ou aléatoire ; il fut même un temps où je me mettais en colère. Et puis je me suis aperçu que rien n’y faisait, soit la personne se fâchait à son tour, soit elle continuait sur sa lancée sans tenir compte de mes conseils, de mes raisonnements, quite à en souffrir ou à faire souffrir les autres. Car elle avait la certitude de détenir la vérité.

Je n’ai absolument pas la prétention de détenir la vérité en toutes choses, car j’ai moi-même mes incertitudes : je les accepte, je les travaille, pesant le pour et le contre. Étant quelque peu tenace (certains diraient têtu) j’essaie alors d’aller au bout des choses pour comprendre et afin que la raison gère mes pensées et que je puisse les aider. Je suis heureux d’avoir pu, parfois, faire entendre la raison à d’autres, et ainsi leur permettre d’obtenir des résultats positifs pour eux. Mais certains ne veulent pas en démordre, de leurs certitudes, peut-être pour la grande satisfaction de leur égo, peut-être pour d'autres raisons personnelle comme la peur de la vérité, de leur vérité...ou qu'ils privilégient le paraître à l'Etre...Mais je ne les juge pas, je constate...

Il arrive que les certitudes frisent le fanatisme ou la superstition (phrase d'un Passeur de la Tradition dans une conversation privée), maintenant je ne lutte plus, je poursuis mon chemin espérant pouvoir servir d’exemple. Et je dois bien avouer qu’au lieu de me stresser dessus les certitudes des autres, j’ai parfois un regard intérieur moqueur, mais attristé, sur de telles attitudes ; moqueur mais pas méchant car je ne pourrais souhaiter qu’il arrive une punition à l’autre. De toute façon, un jour ou l’autre il comprendra sa pensée erronée, il comprendra qu'il fait fausse route, et s’il est un tant soit peu intelligent, rectifiera son chemin. Mais certaines certitudes peuvent être un danger, non seulement pour la personne, mais pour les autres, par projection sur eux : on peut projeter sur d'autres, avec lesquels on n'est pas d'accord, des pensées négatives et ainsi les atteindre dans leur indépendance, dans leur intégrité, ce qui peut, à l'extrême limite, friser l'assassinat, mais alors le choc en retour est automatique et celui qui a émis cette pensée paiera au centuple soit directement soit indirectement (par sa famille, par ses proches). On peut laisser les enfants jouer aux billes, mais pas avec les allumettes...

Il est des certitudes sans danger mais qui ridiculisent leur porteur : ainsi je vous affirme avoir la certitude que toutes les tomates sont bleues. Que dira la majorité des gens ? Ou bien c’est un malade ou bien il a des problèmes de vue, les deux solutions touchant à la santé. Ou d’autres me connaissant diront : encore une blague, où veut-il en venir. Et pourtant il est un monde où on accepte que mes tomates soient bleues sous prétexte que je peux tout dire. Dans ce monde-là,  les certitudes de chacun sont autant de vérités. Mais il se peut que ce monde soit accusé un jour de non-assistance à personne en danger…

(mais avec l'évolution des choses, avec la pollution, avec les dangers nucléaires, peut-être un jour les tomates seront bleues)

 

Ce texte était l'un des premiers publiés sur ce blog, revu et corrigé après une cure d'andouillette lyonnaise...et cette nouvelle édition le fut après...un coq au vin...que voulez-vous, conformément à ma nature profonde...je suis mystique-épicurien...

et comme d'habitude les commentaires précédents sont maintenus

 

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11 juillet 2020

Le désert : rien ou tout ?


Pourquoi je réédite cet article ? Car je viens de ressortir de ma bibliothèque le désert intérieur de Marie-Madeleine Davy et donc je repense à cette présentation ; de plus je suis ébloui par le soleil des commentaires de la précédente parution, ils apportent des notions que je vous convie instamment de lire !

Je voulais préfacer ce billet par une vidéo, un film que j’avais vu il y a longtemps sur un voyage de l’Abbé Pierre au désert, sur les traces de Charles de Foucauld. Mais je n’ai pu le retrouver (si quelqu’un en trouvait trace, ce serait formidable). De toutes façons Wikipédia dispose d’une biographie très conséquente sur la vie de Charles de Foucauld :http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Foucauld, il suffira de s’y reporter.

Car, en réalité, l’idée première de ce billet est de réfléchir sur le désert. Cette immensité de sable où il n’y a rien ou si peu ; cela est d’ailleurs bien rendu dans le film Lawrence d’Arabie. Il arrive un moment où cette immensité est tellement vide …que l’on peut y voir tout.

Depuis plusieurs années il est une mode d’y séjourner pour quelques jours. J’ai vu des images de tels stages, et j’ai été surpris qu’en réalité notre civilisation, avec toute son intendance de confort plus ou moins minimum, y suive ces nouveaux aventuriers, avec tout le confort moderne :  frigos, ventilation, climatisation, éclairage…

Si l’on considère le désert comme ce vide géographique, c’est bien autre chose, mais il n’est point besoin de beaucoup voyager pour le trouver. Rappelons-nous : le lieu de recueillement des moines chartreux est appelé le désert. De même, beaucoup de congrégations, monastères, couvents, abbayes, ne reçoivent aucun visiteur un jour par semaine, ou suivent cette règle selon des périodes plus longues au cours de l’année : cela s’appelle les jours de désert ! On retrouve cela en orthodoxie dans les monastères grecs ou au Mont Athos.

Ces périodes se passent alors dans le silence et la réflexion. Bien entendu, les exemples que je cite ont une forte notation religieuse chrétienne, mais peu importe. Car tout le monde peut s’instaurer de telles règles, même pour soi uniquement : les moments de méditation peuvent en être l’occasion. Mais attention, car le silence peut être bruyant. J’ai eu l’occasion de participer ou de gérer des méditations de groupes, même si les participants restent apparemment silencieux, il arrive souvent que leurs pensées bruissent de tous leurs problèmes du monde.

Dans son propre désert, hors de toute religion, croyance, directive, on peut y retrouver la plénitude de soi, pas de l’ego, de soi, de son propre Être, en toute simplicité, en toute humilité  ; et cela est tellement beau et nous transcende. On peut en profiter pour, à l’image de Mère la compagne d’ Aurobindo pour descendre à l’intérieur de soi, à l’intérieur de sa propre matière, jusqu’au niveau le plus infinitésimal de ses cellules. Cela peut durer une fraction de seconde, mais cela est. Et là pas besoin de maître, de gourou ou de guide puisqu’il est évident que chacun est son propre maître. Et c’est là que le microcosme rejoint le macrocosme, tout ce qui est en haut est en bas ne veut pas dire autre chose.

Même les scientifiques en recherche fondamentale en sont à ce point, les connaissances ont tellement évoluées que ceux qui explorent la matière vont bientôt rencontrer ceux qui explorent l’univers.

Bien sûr, je pourrais vous assommer avec des citations à n’en plus finir, avec des traductions reprises et reprises, mais cela n’a aucune importance, à quoi bon toujours se référer aux autres ? Si j’avais à le faire, je ne vous conseillerais qu’un seul livre publié en 1983, où tout est dit, où tout est écrit par Marie-Madeleine Davy et qui porte si justement le titre du désert intérieur

désert

j'ai maintenu les commentaires de la première édition de cet article en 2013

09 juillet 2020

Addiction à l'internet

Voici un test datant  d' il y a plus de 10 ans !

ce test, mis au point par une Psychiatre de l'Université de Pittsburg-Bradford (Pensylvanie), responsable du Centre de guérison des addictions, le Docteur Kimberly Young, est unanimement reconnu dans le monde entier, et tous les Responsables de soins des addictions travaillent avec.

1 - Vous sentez-vous préoccupé par Internet (en pensant à votre dernière connexion et en anticipant la prochaine) ?

2 - Eprouvez-vous le besoin de surfer sur Internet pendant de plus en plus longues périodes avant d’être rassasié ?

3 - Avez-vous tenté à plusieurs reprises et sans succès de limiter ou de contrôler votre temps passé sur Internet ?

4 - Vous sentez-vous épuisé, patraque, déprimé ou irritable lorsque vous essayez de limiter ou de stopper votre usage du réseau ?

5 - Restez-vous sur le net plus longtemps que prévu ?

6 - Avez-vous mis en danger une relation, votre emploi, une opportunité de carrière à cause de l’usage d’Internet ?

7 - Avez-vous menti à votre famille, votre thérapeute ou d’autres personnes afin de pouvoir disposer de plus de temps sur Internet ?

8 - Utilisez-vous Internet comme un moyen de vous évader de vos problèmes quotidiens ou pour échapper à des sentiments négatifs (culpabilité, anxiété, déprime, solitude…) ?

Interprétation :

  • les sujets qui répondaient oui à 5 ou plus de ces questions étaient considérés comme des utilisateurs souffrant d'une addiction à internet.

  • pour ceux ayant répondu oui à plus de 3 questions avaient de sérieux questions à se poser quant à leur utilisation d'internet

J'ajouterai volontiers deux constatations : lisez-vous vos messages à la vitesse d'un TGV sans prendre la peine d'en saisir les nuances, et laissez-vous votre messagerie être envahie par une quantité importante de messages reçus ou envoyés (fichiers jamais nettoyés) ?

Car au point de vue écologie : l'envoi d'un e-mail d'un poids de 1 Mo génère près de 20 grammes équivalent de CO2. L’énergie consommée par les ordinateurs de l'expéditeur et des destinataires ainsi que les serveurs de stockage sont les causes de cette pollution. Par exemple, les courriels gérés par une entreprise de 100 personnes entraînent l'émission de 13,6 tonnes équivalent CO2 par an, soit l'équivalent, en termes de pollution, de près de 14 allers-retours en avion entre Paris et New York.

Les bons réflexes :

  • Archiver ses e-mails de longues dates qu'on souhaite garder.
  • Supprimer les anciens mails inutiles.
  • Se désabonner des newsletters qui ne nous intéressent pas.
  • Alléger le nombre de destinataires des mails si possible.
  • Mettre en place un filtre anti-spam.

troll

 

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07 juillet 2020

Un petit tour du monde avec les 100 derniers visiteurs

Et le compteur des visiteurs marque 153 410

100

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04 juillet 2020

Equateur : rencontre avec un Chaman et aide humanitaire (article revu et corrigé)

suite à une conversation, réédition avec autres photos

 

Article d'origine sur le Chaman et l'aide humanitaire en 2012

Depuis maintenant 14 ans, (en 2020) un couple de chers amis de l'Ardèche installés dans la région de Quito organise des échanges avec l' Equateur par leur Association Q'apinakuy qui signifie échanger une poignée de main en language kichua (Quechua).

Au début, ces séjours s'adressaient à de futurs professeurs de yoga car une grande part de pratique y était réservée. Puis, suite à la demande, une ouverture a eu lieu vis-à-vis de tous, la seule condition étant, il faut le reconnaitre une bonne forme physique. En effet, une pratique de Yoga et des bains d'eau chaude volcanique dans les Andes sont proposées ; puis une découverte de l'Amazonie, pirogue, marche et même crapahutage pour rejoindre un affluent du fleuve le Rio Napo et vivre une retraite dans le village d'un Chaman.

En outre, l'Association a la volonté d'un partage et donc d'une aide humanitaire aux Communautés visitées (les villages sont appelés communautés) cela se traduit par l'apport de France de vêtements, de jouets, de matériel et peut même être complété par le parrainage d'un enfant. Avec le désir d'apporter plus, c'est-à-dire de permettre aux Indiens kichuas d'arriver à l'autonomie, Qapinakuy s'est rapproché de la Fondation Latitudsur qui oeuvrait déjà sur le terrain.

Et ce qui a permis la réalisation d'un projet artisanal, déjà en cours de fonctionnement ! Dans un premier temps la fabrication de savons puis, par la suite, d'huiles essentielles. Depuis le mois de Mai 2012, 17 personnes en vivent par roulement pour permettre à chaque famille d'y participer et les finances sont déjà assurées grâce à des actions de sensibilisation en Ardèche, pour un an. Ceci permet aux Kichuas de s'autogérer et de trouver leur indépendance financière par rapport à l'Etat et aussi de réfléchir sur le grave problème de la déforestation, d'envoyer les enfants à l'école et de soigner les malades. N'oublions pas qu'au départ c'est un peuple de chasseurs-cueilleurs.

Lors d'un de leurs retours en Ardèche, une page entière de journal à Annonay a été consacrée à ce projet, et la région a tellement été sensibilisée que 3500 euros ont été récoltés, notamment lors d'une course organisée par un collège.

Ayant recueilli les témoignages et vu les photos de nombreux participants aux voyages, je peux témoigner de la réalité de la chose. Un film a été tourné mais malheureusement impossible de le reprendre vu sa longueur.

Rédigé par Valérie et Gilles : visite dans le village du Chaman au bord du Rio Lobo, en pleine Amazonie

Augustin Greffa nous reçoit avec un regard doux et profond qui inspire la confiance. Il y a une tranquilité dans sa façon de s'exprimer. Il nous écoute, nous regarde et respecte ce que nous sommes venus échanger avec lui. Puis comme s'il décidait de se laisser apprivoiser, il nous parle de son monde, des mythes, de ces esprits de la forêt qui sont pour lui plus réels que nos autoroutes et supermarchés.

Des liens se tissent lentement à son rythme, au milieu des cascades, des arbres, des fleurs qui sont autant d'enseignements potentiels. Ici, plus que nulle part ailleurs, on écoute la nature, elle nous parle et nous donne des informations sur ce que nous sommes profondément. C'est un yoga de l'attention fixée sur l'environnement et sur soi-même. La famille nous présente la culture, son artisanat local, le tir à la sarbacane, la fabrication du cacao grillé qui se transforme en chocolat chaud.

Le chaman nous propose les diètes, le nettoyage par les plantes et nous prépare à la soirée d'initiation chamanique. Comme en Inde on entre dans le cercle, dignement et dans le recueillement, afin d'ouvrir son coeur à l'enseignement et de le recevoir pleinement, sans préjugés. Etre là, témoin en percevant les modifications profondes d'un état intérieur, qui révèle, vision après vision, les mondes qui nous habitent. Le chaman commence à chanter et son chant, tel un mantra d'or qui se répètera toute la nuit, nous enveloppe de sa protection.

De chacun, il sort le trop plein de problèmes physiques et émotionnels. Et nous sommes remplis de l'énergie pure de la forêt. Il donnera à chacun des conseils et répondra aux questions posées par les participants.

Avant de repartir, il nous explique les pétroglyphes, pierres gravées de l'enseignement chamanique. L'expérience est forte et instructive.

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Ajout du 4 septembre 2012 : ayant rencontré mes amis lors d'un retour en France, ils m'expliquent que le projet a bien évolué et que la réalisation progresse : déjà des produits réalisés tels des savons sont vendus par les villageois, leur apportant ainsi une source de revenus et leur indépendance.

D'autre part, les aides venues de France et plus particulièrement du collège de Annonay se sont renouvelées depuis trois ans ce qui permet le financement des équipements sur place. 


réintégration d'un commentaire

 

 je n'ai plus les coordonnées de Gilles et Valérie Redard mais peut-être peut-on les retrouver par Vero Oquendo qui fut leur élève (Quito) lien trouvé 

https://www.yogatrail.com/teacher/vero-oquendo-7452747#

(sur la région de Quito association  Q'apinakuy)

 

 

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02 juillet 2020

citation écologique

On devrait construire les villes à la campagne : l'air y est plus pur


 

 Généralement attribuée à Alphonse Allais, cette citation se trouve dans les Pensées d'un emballeur de Commerson de l'édition de 1860. Il semble qu'on trouve déjà cette phrase en 1848 dans Le Pamphlet provisoire illustré.

Jean-Louis-Auguste Commerson (1802-1879), écrivain prolifique français, humoriste et vaudevilliste, auteur, entre autres de Un million de chiquenaudes et menus propos tirés de la Gazette de Merluchon

vilfleuriecomme toutes les illustrations de ce blog, vous pouvez cliquer sur l'image pour la voir en plus grand

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28 juin 2020

A l'occasion de la Saint Irénée réédition du 28 juin 2020

 

Dans une conversation on m'a questionné sur l'Eglise de Lyon, aussi je réédite cet article...

Au départ, tout a commencé par la demande d'un ami :

Bonjour Gérard qu'est ce que tu connais de cela  ?

l'Eglise Johannique de Lyon fondée par Pothin et Irénée en 160  ap JC  deux disciples de Polycarpe , disciple direct de saint Jean. Là se serait transmis une tradition orale  pure et avec elle  une liturgie particulière basée sur une symbolique musicale avec rites ésotériques et un Pontificat secret non divulgué le clergé figurant certaines dispositions du texte de l'Apocalypse. Les six prêtres entourant le Pontife Lyonnais autour de l'autel formaient  avec lui un septénaire sacré.

Le connaissant, je ne doutai pas qu'il soit en possession d'un livre ou d'un document expliquant cela et je mis le message en archives comptant bien revenir dessus.

 Lors d'une cure de poulet à la crème à Louhans, je suis allé faire mon marché de livres d'occasion dans la bouquinerie l'Athanor (tout un programme...) sise dans le centre-ville sous les arcades, 95 grande rue, athanorlouhans@gmail.com

Cette bouquinerie a quelque chose de particulier à savoir ses 200 000 ouvrages tous classés, outre son magasin du village des livres de Cuisery ! Un véritable paradis pour les amateurs de lectures de tous sujets et de tous âges.

Parmi ma collecte, j'ai ramené un ouvrage de J.-H. Probst-Biraben (auteur Atlantis) ; ce livre est le tome XI de la collection Les Maitres de l'Occultisme parus aux Editions des Cahiers astrologiques. Les autres tomes de cette collection sont des éditions d'écrits, à titre d'exemple, de Claude de Saint-Martin, Eliphas Levi, Marc Haven, J.-M.Ragon, pour les plus connus...(je reviendrai sur cet ouvrage lors d'un prochain article consacré à l'Ordre du Temple)

Mais cet ouvrage, dira-t-on ? Je fais durer le suspens : Les mystères des Templiers. Bien que relativement récent (1947) il présente des détails et des explications que j'ignorais totalement. Mais mon propos est très spécifique puisqu'il concerne l'Eglise de Lyon que j'ai rencontré à plusieurs reprises dans ma quête envers Nizier-Anthèlme Philippe, le mage Philippe de Lyon, son entourage, sa famille et son environnement.

L'auteur rappelle que les Templiers ont eu pour Saint Jean un culte particulier car au début était le Verbe... Il précise qu'à la longue eut lieu une sorte de rapprochement entre les deux Jean : le Baptiste et l'Evangéliste.

...nous avons rappelé dans notre essai du Mercure de France qu'à la cathédrale Saint Jean de Lyon, on était attaché à une liturgie particulière parfaitement autorisée par Rome et qui serait de tradition remontant au disciple par Polycarpe, Pothin et Irénée. Saint Irénée dit Basilide  a écrit dans son traité contre les hérétiques quelque chose de fort suggestif : " Quoique l'Ecriture soit la règle immuable de la Foi, néanmoins elle ne renferme pas tout. Comme elle est obscure en plusieurs endroit, il est nécessaire de recourir à la Tradition, c'est-à-dire à la doctrine que Jésus-Christ et ses apôtres nous ont transmise de vive voix (Basilide numéro spécial du Voile d'Isis...!)

L'existence d'une doctrine orale ne veut pas dite suppression de la doctrine écrite, mais tout au plus complémentaire de la seconde. Le commentaire que fait Paul Vulliaud du cérémonial de Lyon indique bien qu'il n'y a même pas de divergence véritable...certains mots se prononçaient d'une façon particulière et déterminaient comme une péripétie dans les mouvements du choeur...dans cette église fondée par les disciples de saint Jean, tous les rites auraient été réglés selon des intentions mystiques, il y aurait le pas d'église, le pas de choeur, le pas de cérémonie...les célébrants du mystère divin s'asseyaient en synchronisme, avec tout l'Orient,  puisque le Pontife portait la lame d'or, à l'exemple de St jean , rapporte la tradition. Les 6 prêtres en chasuble qui assistaient le pontife à l'autel, formant avec lui le septénaire mystique, s'appelaient les 6 muses...on avait combiné les évolutions, les paroles et le chant de manière à prévenir toute hésitation, tout hiatus et à faire de l'office divin un drame édifiant , des plus propres à représenter à l'oeil cette harmonie parfaite qui règne dans l'âme soumise à l'influence divine...

Puis l'auteur développe ses propos quant aux Templiers qui paraissaient professer également une doctrine johannique...

J'ai reçu un jour d'un correspondant un courrier présentant le passage suivant :

l'Eglise Johannique de Lyon fondée par Pothin et Irénée en 160 ap JC deux disciples de Polycarpe , disciple directe de saint Jean. Là se serait transmis une tradition orale pure et avec elle une liturgie particulière basée sur une symbolique musicale avec rites ésotériques et un Pontificat secret non divulgué le clergé figurant certaines dispositions du texte de l'Apocalypse. Les six prêtres entourant le Pontife Lyonnais autour de l'autel formaient avec lui un septénaire sacré
Et donc l'extrait du livre cité plus haut confirme totalement cela !
Il est aussi à remarquer qu'après 1939 un pope russe, le père Kovalewsky se référant à Irénée fondera au 16 ...de la rue du Boeuf...une Eglise catholique orthodoxe avec des offices chantés en français ; Eglise bien différente de celle de l'Eglise catholique libérale installée rue Longue.
Rappelons-nous également de l'Eglise gnostique et Jean Bricaud ; je possède un long document à ce sujet qui occuperait ici trop de place.On peut cependant consulter la fiche Bricaud sur Wikipédia, qui ressemble étrangement à un texte de Serge Caillet, mais publié à l'insu de son plein gré...
Enfin , pour rester, ou revenir dans la lignée Philippe/Papus on peut réfléchir sur cet extrait fort intéressant :

évêques gnostiques

En ce qui concerne l'Eglise de Lyon il peut être utile d'ajouter à la réflexion les écrits suivants : d'abord Jean-Louis Bernard souvent cité ici-même pour ce qui concerne Philippe de Lyon, sa vie, ses actes et ses paroles (Histoire secrète de Lyon/Albin Michel) :

La partie sensée de l'Eglise lyonnaise voue un culte à un vieillard nonagénaire, l'évêque de Smyrne Polycarpe (mort là-bas en 156) dont on lit et recopie la célèbre épitre. Ce Sage aurait connu en sa jeunesse l'apôtre Jean....De Smyrne, ce Polycarpe déléguera d'ailleurs Pothin et Irénée qui vont être le premier et le second évêques élus de l'Eglise de Lyon. Irénée romanisera la pensée néo-platonicienne et johannite d'Asie mineure...Le prestigieux Irénée, auteur d'un Discours sur la Foi, mourut à son tour. Avec lui disparut la première Eglise de Lyon, dite Eglise grecque à cause de l'origine gréco-asiatique de ses membres. L'Eglise romaine de Pierre allait succéder, après son officialisation à Rome, à cette Eglise de Jean très gnostique, mystérieuse...

Jecques d'Arès (Atlantis) aborde aussi le sujet dans le tome 3 les avatars du Christianisme de son Encyclopédie de l'Esotérisme :

Irénée, dont le nom grec veut dire paix, naît à Smyrne vers 115. Il rencontre l'évêque Polycarpe, disciple direct de Saint Jean, dont il hérite ainsi de la tradition. En 177 il devient prêtre de l'Eglise de Lyon, ancien haut-lieu de dévotion au dieu celte Lug, le logos-lumière (Lugdunum) (note : représenté en majesté sur le tympan de Vézelay).

Saint Irénée est surtout connu pour avoir combattu toutes les doctrines hétérodoxes...en fait il est surtout le doctrinaire de l'institution écclésiale... Pour lui l'enseignement des Apôtres ne peut être laissé à l'initiative de docteurs privés, même s'ils prétendent se rattacher eux-mêmes aux Apôtres ; seule la transmission par l'autorité écclesiale est valable.On ne peut donc dire qu'Irénée ait condamné, quant au fond, la totalité des opinions hétérodoxes contre lesquelles il s'élève. Son point de vue est essentiellement de pure forme... et son témoignage parait d'autant plus impartial que dans son Adversus haereses III, chapitre III, il déclare qu'il y a dans le Christianisme des mystères trop élevés pour être révélés au peuple, et que l'on enseigne qu'aux Parfaits (!!!)

Quant aux Eglises gnostiques de Lyon évoquées au sujet de Jean Bricaud et de Papus, de nombreux ouvrages traitent le sujet et il sera bon d'y revenir par la suite.

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le luminaire de l'Abbaye d'Ainay

 

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le siège du Primat des Gaules dans la Cathédrale Saint Jean

 Enfin, consultant un ancien missel de la fin du XIX ième siècle,de ma bibliothèque, contenant le Propre de Lyon, je découvre les précisions suivantes :

 il y est dit que le rite lyonnais précédent celui instauré par Charlemagne était rattaché à la vieille liturgie gallicane que la messe pontificale lyonnaise était concélébrée par : 7 acolytes, 7 sous diacres, 7 diacres, 6 prêtres, l'évêque et dépend directement des ordos romains carolingiens.

J'ai présenté les travaux de Pierre-Alexandre Nicolas sur les énergies de la Cathédrale Saint Jean (http://verlatradition.canalblog.com/archives/2015/12/07/33036823.html )article qu'il est indispensable de relire pour la bonne compréhension des rites.

Il aborde le sujet dans un chapitre justement intitulé le Rite de Saint Jean, qui vient en tous points corroborer mes propos actuels. La messe de Saint Jean est censée reproduire celle que les Anges font dans le ciel. P-A.Nicolas attire l'attention sur 4 points :

- l'importance du bedeau (= suisse, bâtonnier, porte-masse) qui frappe le sol de son bâton avant la Messe et pendant l'Offertoire

-la purification et la bénédiction par l'eau bénite

-célébration par le chant et la trompette

-la transsubstantation en trois actes : les offrandes par le peuple : pain vin, farine/l'encensement/le partage

La préparation du pain et du vin se faisaient dans une chapelle à droite du Choeur

Il évoque les 28 participants que j'ai déjà énumérés qui célébraient en concélébration autour de l'autel avec l'Evêque en son centre. Cet Evêque (archevêque primat des Gaules) prononçait plusieurs fois pendant la célébration le mot grec Aghios signifiant Saint.

J'insiste encore sur la nécessité de lire ce petit ouvrage au contenu immense...

Et donc nous découvrons que Lyon bénéficiait d'un rituel tout-à-fait particulier, que je me garderai de qualifier de gnostique pour éviter toute polémique, mais cependant emprunt d'une tradition bien différente des rituels classiques habituels. Et les Spiritualistes (terme non péjoratif mais respectueux) de la fin du XIX / début du XX ième siècles, par leurs connaissances ne s'y sont pas trompés.

J'ajoute une petite information concernant l'orientation des églises et qui mériterait une plus ample réflexion : en grec les quatre points cardinaux sont

Anatolé pour l'orient (est) / Dysmé pour l'occident (ouest) /Arctos pour le septentrion (nord)/Mesembria pour le midi (sud)

et quand on considère les deux axes des initiales, cela donne AD-AM...il y a là de quoi réfléchir (source : Jean Hani dans les Symbolisme du Temple Chrétien)


 

les commentaires d'édition précédente fort instructifs sont maintenus

24 juin 2020

Dans une rue du village médiéval fortifié de Oingt-en-Beaujolais (dép.du Rhône)

les cons d'oingtClassé dans les plus beaux villages de France, j'y ai passé toutes mes vacances d'enfance : on montait dans la tour avec des échelles !

Deux festivals annuels qui attirent des milliers de visiteurs : le festival d'orgues de barbarie et celui des crèches de France

Promenez-vous :

 

souvenirs d'Oingt :

 J'ai beaucoup connu Oingt dans une autre tranche de vie : les années 1955/1960 où je séjournai chez une grande tante et son mari (dont les caves donnaient sur une partie des souterrains en dessous du donjon), qui furent dans les premiers Lyonnais à s'installer à Oingt. J'y passai mes fins de semaine (à l'époque on ne causait pas l'anglais des week-ends) et toutes mes vacances et fit à l'époque partie des gamins du village.A l'époque les rues n'avaient pas de nom, si ce n'est je crois la rue centrale ou la montée de l'Eglise (mais à vérifier). On parlait du Bourg, du Bourg du bas, de la porte, de la tour, de la place, cela suffisait au facteur de ce village quelque peu dépeuplé aux nombreuses maisons ruinées.

Je me souviens des deux fermes du Bourg du Bas, avec le rituel de la marmite à lait tous les soirs après la traite des vaches (avec la mousse encore tiède...) ; je me souviens du maréchal-ferrant, véritable spectacle de rue, qui en plus du ferrage des chevaux bricolait des moteurs en drôles de petits tracteurs que tous les paysans possédaient. Et à côté de sa maison la pente au dessous de l'église, véritable gisement de fossiles (d'ailleurs toutes les maisons possédaient des ammonites plus ou moins grosses).

Je me souviens de l'église avec son immense montée d'escalier, où, à mi-chemin, se trouvait le passage quasi-secret pour atteindre, derrière l'église, l'esplanade de la Madone. Et, catéchisme oblige, on me plaça avec les enfants du village ; c'est là que je fis la découverte du claquoir manié de main de maîtresse par une vieille paroissienne toute en noir... Avec, nous les gamins, on recevait les commandements : debout, assis, à genoux, etc, tout le long de la messe.Et, surtout dans le bourg du bas en dessous de l'église, beaucoup de maisons n'étaient pas accolées, ce qui explique l'existence de tout un réseau de petits chemins pentus et empierrés (également des escaliers) qui se croisent et s'entrecroisent au milieu des maisons, essentiellement dans le bourg du bas. On peut ainsi monter de la route du Bois d'Oingt à l'église ou vers la tour sans faire le tour du village par la porte fortifiée.


Je me souviens de la tour où il fallait monter avec des échelles, après avoir demandé la clé à Mme Gaillat, institutrice et mairesse.
On nous expliquait la légende de la dame blanche du chateau de Prony relié à Oingt par des souterrains qui apparaissaient écroulés parfois dans les champs. Et des kermesses, avec les deux cafés : le café-épicerie Minot (un endroit merveilleux pleins de trésors pour moi)  et le café-jeux de boules-cabine téléphonique-régie des contributions Vermorel. Dans la rue centrale à droite après la porte une grange aménagée en salle des fêtes-cinéma. En montant la rue la boucherie-charcuterie avec son mur de frigos aux portes de bois, la sciure couvrant le sol et le rideaux à lanières anti-mouches. Le dépôt de pain alimenté par la boulangerie du Bois d'Oingt : on y faisait la queue en attendant l'ouverture.

Et le mardi matin, tout le village avait rendez-vous devant le café-épicerie Minot pour prendre le car desservant gratuitement le marché du Bois d'Oingt. Le même car remontait aux alentours de midi avec une ambiance extraordinaire : des paquets, des pleins paniers d'achats, des cages de canards, poules ou lapins.


Posté par nepo landarosa à 18:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ma théorie des cercles (rééditée pour la st Jean d'été 2020)

Je l'ai constaté et vérifié depuis de très nombreuses années (si je voulais faire grogner certains je dirais des siècles...) : je vis dans un monde de cercles, il y en a des petits, il y en a des grands (qui peuvent en porter le nom).

En effet, les personnes que je connais, les personnes que je rencontre et moi-même, nous trouvons sur des cercles différents qui à quelques moments s'entre-croisent. Attention, je dis bien sur des cercles et non dans des cercles : car je ne suis pas présomptueux au point de me considérer dans un cercle, centre du monde, un peu comme un soleil, les autres se situant autour de moi. Non, je suis sur un cercle, comme et avec les autres, ici et maintenant.

Ces cercles sont constitués par des relations communes, des centres d'intérêts, des connaissances, des formes de pensée, des points géographiques mais pas selon d' éléments secondaires tels que : tu aimes le poulet à la crème, moi aussi ou tu es supporter de l'OL, moi aussi. Car de telles relations importent peu et sont dans l'éphémère et le superficiel.

J'oublie volontiers ici des termes plus ou moins savants comme hasard, synchronicités, réincarnations, karmas collectifs, qui bien souvent, employés en abondance, cachent un désert de la pensée et de la réflexion, et ce n'est pas mon propos : je suis dans la constatation et non dans l'analyse.

Et il arrive parfois un enchevêtrement des intersections : nous nous retrouvons parfois sur plusieurs cercles à la fois, et je m'amuse à aller visiter les autres en passant d'intersection en intersection.

Ces mots sont suffisamment clairs pour ne pas expliciter encore mes constatations, et permettre ainsi à chacun de revisiter ses propres expériences.

Et pour vous amuser, fixez plusieurs secondes le centre du cercle, s'il s'agissait d'une illusion ?

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les commentaires précédents sont maintenus...

 

Posté par nepo landarosa à 09:03 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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22 juin 2020

Pour suivre la mode ...

lionmoi

Posté par nepo landarosa à 08:57 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

19 juin 2020

En Lorraine, en toi fais silence...

 

J'ai pris cette photo sur le chemin qui entoure le sommet de la célèbre colline de Sion (la colline inspirée selon Maurice Barres haut-lieu de pélerinage)

sion

Posté par nepo landarosa à 10:15 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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