SUR LES CHEMINS DE LA TRADITION

Message d'accueil (revu, nettoyé, et corrigé le 30 janvier 2017)

  

 


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(le réglage écran à 100 % voire 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes)

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long

Avant toute chose : homonymie involontaire

J'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition.

J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, qui n'est le porte-parole de personne, de aucun groupe, de aucune religion, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité. Si vous ne possédez pas de logiciel adéquat, des publicités viennent s'intercaler dans les articles ; il faut bien se rappeler que la gestion de ce blog est entièrement gratuite, d'où les publicités en compensation.

Je signe ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...

Je reconnais aussi que certains articles pourraient apparaître comme provocateurs : nullement, il s'agit de sujets habituellement abordés d'une manière classique (trop ?) mais traités ici de façon à suggérer une réflexion plus approfondie, dégagée de tout dogme, coups de coeur et coups de gueule. Mais il ne faut pas confondre constatation et critique : voir à ce sujet l'article avertissement du 31 août 2014.

Conseils techniques

Vous pouvez cliquer sur les mentions RSS (colonne de gauche) pour recevoir automatiquement les avis de mises-à-jour soit des messages, soit des commentaires soit des deux. Et désormais, toujours dans la colonne de gauche, vous pouvez vous abonner pour recevoir uniquement l'avis des parutions de nouveaux articles, car j'ai abandonné l'option newsletter. Vous pouvez également sur un article proposer vos commentaires  mais tous les commentaires passent en modération avant publication, conformément à la loi, celui que certains appellent le maître de la toile est le seul maître à bord et cela ne se discute pas.Par ailleurs tout commentaire spam est immédiatement signalé et détruit. Le système des tags (colonne de droite) est également très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et maintenant en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

Messages revus et corrigés

Enfin, il apparaît parfois nécessaire de reprendre un ancien article compte-tenu d'éléments nouveaux : il est alors publié de nouveau avec compléments, soit à la date d'origine de parution, soit à la date actuelle.

 

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

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Ce médaillon sculpté est très discret...et pourtant des millions de personnes(environ 13 millions par an) passent devant chaque année et il est à la base du pilier central du grand portail de N.D. de Paris ! Plusieurs études érudites ont été consacrées à son sujet...

 

Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...

 


16 novembre 2019

La Charité selon Paul de Tarse

Ce texte est tellement beau, tellement le meilleur exemple de la pensée humaniste, en plus hors de toute connotation religieuse, que je le réédite avec ses commentaires d'origine.

Il existe de nombreuses versions du magnifique texte  de la première Epitre de Paul aux Corinthiens ; comme il fallait bien en choisir une, voici celle de la traduction du Chanoine Crampon présentée par le site Catholique.org

http://bible.catholique.org/1ere-epitre-de-saint-paul-apotre-aux/3373-chapitre-13

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit.
Quand j'aurais le don de prophétie, que je connaîtrais tous les mystères, et que je posséderais toute science; quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien
La charité est patiente, elle est bonne; la charité n'est pas envieuse, la charité n'est point inconsidérée, elle ne s'enfle point d'orgueil;
elle ne fait rien d'inconvenant, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal;
elle ne prend pas plaisir à l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité;
elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.
La charité ne passera jamais. S'agit-il des prophéties, elles prendront fin; des langues, elles cesseront; de la science, elle aura son terme.
Car nous ne connaissons qu'en partie, et nous ne prophétisons qu'en partie;
or, quand sera venu ce qui est parfait, ce qui est partiel prendra fin.
Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai laissé là ce qui était de l'enfant.
Maintenant nous voyons dans un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
Maintenant ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande des trois c'est la charité.

(icône de Taizé)

 

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09 novembre 2019

Réflexions sur quelques Sagesses

A maintes et maintes reprises, je me suis aperçu qu’en matière de croyances, de religions, de spiritualité, beaucoup de personnes pensent et vivent dans un passé figé. Ils ont appris par cœur un catéchisme dont-ils ne sortent pas.

Mais le monde a changé : et même, depuis quelques années une lente évolution s’est produite dans ces domaines par une sorte de progression du niveau de conscience collective. Ceux qui sont sensibilisés à ces questions le ressentent complètement. Je ne veux pas parler ici des pseudos révélations sur les Cathares, extra-terrestres, mayas et autres réincarnations de Jésus , je ne veux pas parler du soi-disant Nouvel âge. Quoique ce nouvel âge là en soit l’un des symptômes.

Certes, il est bon de connaître le passé puisque notre présent en est l’aboutissement, et nous ne pouvons pas le nier. Certes, je suis passionné par des écrits anciens, que ce soit les penseurs grecs, la Connaissance égyptienne ou les écrits d’Orient et de l’Orient extrême. Et aussi par les écrits dits sacrés que ce soit la Bible, le Coran, les Védas, mais je le précise, d’origine, sans ajouts ni filtres de transformations, et cela sans être partisan de l'une ou l'autre des théories d'origine.

J’ai toujours été frappé, par ailleurs, que les anciens écrits (ancien Testament par exemple) ne racontent que des combats sanglants, mais j’ai appris que bien souvent tout était relatif : quand par exemple on nous parle d’une armée de 7000 soldats, il faut lire un groupe de 70 hommes…On a connu cela par exemple avec Julius Caesar qui a nettement exagéré les chiffres quant à la guerre de Gaules...

Pour revenir à ce que je connais un peu mieux, en ce qui concerne ceux qui récitent leur catéchisme catholique : par exemple il est une absurdité historique de parler de Jésus de Nazareth. D’une part du fait que ceci est un nom romain et non hébraïque, Jessuah serait plus logique. D’autre part du fait qu’à la naissance approximative du-dit Jésus…Nazareth n’existait pas ! En effet le village ne fut nommé et retrouvé que 3 ou 400 ans plus tard sur l’insistance grandissante des pèlerins ! Et cela grâce à Hélène la mère de l'Empereur Constantin. Il n'empêche, d'ailleurs que le site vécut une occupation plus ancienne qui pose encore de sérieux problèmes aux chercheurs.

L’appellation exacte avant erreur de traduction par méconnaissance est le Nazir ou le Nazaréen, ce qui en terme de Connaissance hébraïque signifie le Consacré, ce qui dans ce cas a un grande valeur. Il est d'ailleurs très intéressant de rechercher ce terme Nazir de la Religion hébraïque dans l'encyclopédie Wikipédia, une entrée qui donne de très bonnes explications.

Quant à ce qu’il est convenu d’appeler l’Anno Domini, son année de naissance, elle ne fut fixée qu’au VI ième siècle ! La vérité, reconnue par un document distribué dans les églises (!) et en ma possession (fiches croire.com) est que ce personnage serait né en ...5,6,ou 7 ...avant Jésus-Christ ! Et sa vie publique aurait débuté vers 27 ou 28 seulement (le tout au conditionnel).

Tout cela, me dira-t-on ne compte pas, ce qui compte ce sont les témoignages, les écrits reprenant les Paroles…sauf que dans ce cas aussi il en est ainsi.

Nous ne reviendrons pas sur les modifications des textes soit volontairement soit par méconnaissance, les 4 Évangiles reconnus officiels n’ayant pas été écrits par leurs auteurs, les noms ayant été attribués symboliquement, les moyens modernes d’information permettent à chacun de trouver des travaux forts érudits à ce sujet. Par contre les manuscrits dits de la Mer morte et autres codex retrouvés, sont plus crédibles car ils n’ont pu être retouchés et certains datent réellement de l’époque. C’est ainsi que nous avons pu retrouver l’évangile apocryphe dit de Thomas : le travail de Jean-Yves Leloup à son sujet est remarquable ( le lien que je possédais est obsolète). Je me suis laissé dire par un ami très âgé et auteur et conférencier érudit,  qu’il serait intéressant de pouvoir faire quelques recherches dans les archives du Monastère Sainte Catherine du Sinaï ou des Monastères du Mont Athos. Et tout cela recouvre peut-être une autre Histoire !

Et je vois, j’entends, je lis des personnes qui récitent mécaniquement ce qu’ils appellent des prières, qui deviennent même par superstition des incantations. Alors que ces textes d’invocation proposées ont réellement une force …magique ou divine, comme on voudra. Le Je vous salue Marie est un patchwork rassemblé au cours des siècles à partir de plusieurs extraits d’écrits religieux. Par contre, le Notre Père a formé le même ensemble depuis des siècles …et même avant !

Puisqu’il est extrait de deux prières juives de l'époque pré-rabbinique, le Qadish ou "sanctification du Nom", et les Shemonei 'Esrei ou "dix-huit bénédictions", dans lesquels nous retrouvons les termes exacts !

Les travaux de certains érudits de la Tradition (Peter Roche de Coppens) ont démontré son effet sur les centres énergétiques de l’être humain par la mise en route des centres depuis la tête jusqu’aux pieds (à ce sujet l’effet du signe de croix est encore plus spectaculaire). Et ceux qui récitent d’une manière robotique ignorent quels en sont les bienfaits.

Et aussi d’autres pratiquants possèdent un véritable livre de citations bibliques ou d’inspiration religieuse, se cachant derrière ces citations prédigérées et les utilisant selon les besoins qu’ils veulent en faire : certains en font même du porte à porte. Et ils oublient tous une chose, pourtant essentielle qui rejoint mes propos liminaires : comment vivent-ils ces paroles AUJOURD’HUI, ICI ET MAINTENANT ?

Car le passé n’existe plus, le futur n’est qu’une hypothèse, seul compte le moment présent…et encore ! Au moment où j’écris ces lignes, elles font déjà partie du passé !...mais cela est un autre problème quant à la notion de temps...tout est relatif a dit quelqu'un...relativement célèbre...

 

zoe phos

 

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04 novembre 2019

Si vous voulez visiter Lyon

Un article du site LYON CAPITALE permet de découvrir une superbe vidéo accélérée sur la ville ...

https://www.lyoncapitale.fr/actualite/une-video-4k-de-lyon-qui-en-met-plein-la-vue-et-flatte-notre-ego/#comment-77592

001 Panorama(extrait de ma collection, la ville vue de Fourvière, depuis cette photo d'autres cheminées modernes ont poussé à la Part-Dieu)

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27 octobre 2019

140 000 visiteurs !

C'est en effet ce que marque le compteur ce matin ! Et cela depuis le 14 juin 2012.

J'ai quelque peu réduit ma production, reprenant et améliorant des articles anciens, mais j'ai suffisamment approvisionné en articles et en albums photos pour qu'il y ait toujours quelque chose à découvrir ...moi-même je suis parfois surpris !

Et donc, comme parfois voici les statistiques des 100 derniers visiteurs : cette fois vous remarquerez que les pays d'origine sont moins exotiques que parfois ...

100 derniers visiteurs

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24 octobre 2019

La Chapelle sur le Chemin

Je réédite ce texte tellement le lieu que j'ai représenté est beau, et il y a bien longtemps que je n'y suis allé (nostalgie) : il est ainsi trois ou quatre chapelles et églises (dont certaines présentées ici) qui, pour moi, sont d'une importance capitale malgré leur discrétion, elles fonctionnent encore car ce sont des lieux réellement initiatiques.

Chaque fois sur le Chemin redonne Vie à la Chapelle abandonnée, toi qui cherches dans le Secret de ton Cœur la Vérité.

En cette Chapelle du bout du Monde, la Leçon de la Pierre t'est donnée car en son immobilité, elle maintient pour toi qui sait l'écouter et t'attarder sur le Chemin toute la Vérité que tu cherches souvent à l'extérieur de toi.

Elle te dit : c'est dans ton Cœur de Pierre qu'elle réside, et « coeur de pierre » ne veut point dire que l'on se détourne d'autrui, que l'on est froid, que l'on ne se dilue pas dans un sentimentalisme qui fait oublier la Vérité que l'on recèle : la Pierre ne s'émeut point du passage des humains ; la Pierre ne s'émeut point de leurs paroles vaines. Elle demeure.

Toi qui sais l'écouter, prenant le temps sur le Chemin, tu trouveras en Elle la Réponse à toutes tes questions.

Cette Chapelle du bout du Monde, c'est-à-dire loin des agitations du monde, cette Chapelle est elle-même la Pierre Philosophale. Elle te dit :

Concentration

Et Calme

Et Repos des vaines agitations.

Ce n'est point en tournant en tous sens autour de la Terre que tu parviens au Soleil ; ce n'est point en recherchant à l'extérieur de toi que tu découvres le Repos. Dans les agitations et les questions sempiternelles de la Conscience elle-même se dilue. Quand ta Conscience se dilue, tu fais comme le papillon de nuit qui s'accroche et s'approche de tout ce qui brille : mais tout ce qui brille sur la Terre est passage et de nouveau tu captes des ombres ou tu te brûles les ailes ; et douleurs de nouveau et de nouveau agitation.

Cette Chapelle du bout du Monde te le dit :

C'est dans le Secret de ton Cœur que tu découvriras ton Seigneur !

(extrait du Bréviaire du Chevalier/volume 2/par Emmanuel/Le Point d'Eau)

et cette Chapelle un jour il me semble que je l'ai rencontrée...

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et le hasard a fait que j'ai appris, que j'ai lu, que cette Chapelle sur le Chemin avait une grande importance (merci Agnès C.)

 

Cela me rappelle aussi une certaine formule qui enjoint de visiter l'intérieur de la Terre (sa propre Terre ? soi-même ?) pour y trouver la Pierre cachée. Et certaines Traditions y découvriront un diamant brut. Mais il faut prendre garde, car le dragon, gardien du lieu, est terrible...mais on peut l'apprivoiser...en s'oubliant soi-même...

J'ajoute 2 illustrations :

la chapelle au début du XXième siècle avec vue de la Tour des Templiers et à droite la carrière ancienne

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le plan de la chapelle avec étude de Georges Prat des énergies et des courants de métaux rares 

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Un homme pour l'éternité

affiche un homme

 

Il me revient en mémoire le film magnifique de Fred Zinnemann (1966) avec ses interprètes extraordinaires : Paul Scofield, Léo MacKern, Robert Shaw, Orson Welles, Vanessa Redgrave, et bien d'autres...Film si magnifique qu'il obtint les 6 oscars les plus importants et 2 golden globes !

Il raconte qu'en 1529, Thomas More, juriste britannique, mais également auteur d'une oeuvre gigantesque politique, sociale et spirituelle, succède au Cardinal Wolsey comme Chancelier d'Henri VIII. D'amis que sont le roi et son ministre, ils vont devenir ennemis du fait du refus de Thomas de consentir au remariage du roi. Thomas ira jusqu'au martyr (remis par le Roi au clergé séculier).

affiche 2

affiche 3

https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_homme_pour_l'%C3%A9ternit%C3%A9 : la fiche Wikipédia résume bien le film, son générique et ses récompenses.

affiche thomas

Une très importante analyse littéraire a été présentée sur

http://www.en-attendant-nadeau.fr/2016/04/19/thomas-more-eternite/

Mais le but de mon article est de citer la fin du film : tout est fini entre le Roi et Thomas More, une rencontre de la dernière chance a lieu sur le bord d'une plage. Les deux hommes discutent et se disputent. A la fin, le Roi demande à son ex-chancelier : qui t'a fait Duc ? Réponse de Thomas More : qui t'a fait Roi ?

Et le Roi le livre alors au clergé séculier pour son martyr, la décapitation. Il faut préciser qu'il fut béatifié par Rome en 1886, puis canonisé en 1935.

réintégration de commentaires précédents :

  • Je m'interroge cher blogueur sur ce Thomas Moore. Ne serait il pas la réincarnation de Socrate ?
    Sans cigűe il à néanmoins perdu la tête...Des Hommes de cette trempe, le peuple en recèle il nous faut prier, faire et attendre l'Avatar de justice...il n'est dans aucune des primaires. Dans ces dernières l'on touvera au mieux des attitudes...primaires.
  • En effet, ce sont tous deux des Sages, maîtres de vérité et emprunts d'humanisme ; toutefois, Socrate, après sa condamnation, aurait choisi de mourir, tandis que Thomas More, condamné par le pouvoir temporel allié à un pseudo pouvoir spirituel, a été décapité. La mort de Socrate est une hypothèse, celle de Thomas More une certitude historique. Mais tous deux ont témoigné de leur connaissance et de leur amour de l'humain. 
  • Le dialogue de la fin du film est pour moi d'une importance capitale ; ainsi dans beaucoup de domaines, celui qui est nommé ou élu à la tête, ne l'est que par la volonté de ses pairs, sans eux il ne serait rien et doit donc les respecter autant que ceux dont il dépend le respectent.

 

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11 octobre 2019

Un petit jeu pour vous situer dans l'immensité...

Allez sur Google maps (publicité entièrement gratuite)

posez en recherche votre adresse

en bas à gauche cliquez sur satellite

à droite cliquez sur zoom -

encore, encore, encore, etc...

et vous vous retrouvez loin de la Terre !

Pour revenir cliquez sur zoom + , encore, encore, encore, etc...

jusqu'à voir le toit de votre maison !

 

(j'ai trouvé cela par hasard)

BON VOYAGE !

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04 octobre 2019

Le silence mène-t-il à l'équilibre ? Ou le contraire ?

Je ris car c'est la troisième fois que je publie cet article ! La première fut en 2016, la seconde en 2018...En voici donc une nouvelle version complétée mais, compte-tenu de son universalité, il n'y a rien à changer sur ses fondations de base, sinon le compléter par des réflexions personnelles, et pour paraphraser un certain William Shakespeare (repris par l'écrivain américain William Faulkner), dans un monde plein de bruit et de fureur...

Une fois encore , je vais reprendre ici des paroles de Sagesse signées Raymond Bernard et publiées par le site des Baladins de la Tradition,  ( j'ai repris ici la mise en page exacte des Baladins : http://bldt.net/Om/spip.php?article989 dont je salue une nouvelle fois le sérieux )

rb


En Toi fais silence... "Equilibre et silence vont de pair." 

"Le premier objectif du disciple doit être la recherche de l’équilibre. Il faut que soit définitivement établi chez lui, un point de rencontre entre le matériel et le mysticisme, entre le physique et le spirituel, de telle sorte que le mysticisme soit contrôlé par le matériel, le spirituel par le physique et vice-versa. Il n’y a pas d’autre solution pour une démarche véritable et efficace sur le sentier que ce point d’appui, ce point de jonction où doit se situer sans cesse le disciple, car c’est seulement ainsi qu’il parviendra au but. Le matériel est un point du triangle, le spirituel en est un autre, et le troisième point est le disciple lui-même qui, par conséquent, évolue efficacement et réellement, uniquement s’il prend appui sur l’équilibre des deux autres points.
"Dans le triangle formé par le matériel, le spirituel et le disciple, le quatrième point est donné par la rencontre des trois perpendiculaires abaissées de chaque pointe sur le côté opposé et en ce quatrième point, qui confère à la démarche mystique ses assises parfaites où se retrouvent, se conjuguent, les trois autres, c’est la loi du silence. C’est là que se concentrent la force et la lumière, c’est là que se produit la communion intérieure, le contact avec le Soi. Ce point central est un noyau de puissance infinie, d’équilibre absolu, de connaissance parfaite. La bible rappelle le pouvoir du silence en une formule courte mais significative : "Entre dans le silence et sache que je suis Dieu", car c’est "dans le silence" qu’on reconnaît "celui qui est" - la présence divine, le moi intérieur, le Soi.
"La pratique du silence est une obligation fréquente pour le mystique. S’écartant des agitations du mental, repoussant tout ce qui est "extérieur", il entre quelques instants en lui- même pour faire le point, c’est-à-dire recueillir la direction et la lumière du centre où convergent en une harmonieuse combinaison l’essence de toutes les données spirituelles, mentales et matérielles qui constituent son existence. Il est évident que la pratique du silence est essentiellement passive. Pour recevoir, il faut se taire et le mental doit être muet, ce qui ne signifie pas qu’aucune idée intuitive ne se manifestera et que le cours des pensées ne prendra pas une direction déterminée. C’est au contraire ce qui se produira, il n’y a pas de vide absolu. Il suffit donc d’adopter l’attitude d’un spectateur et de "voir" sans participer. Le mental n’interrompt jamais son cours pas plus que les sens ne cessent de fonctionner, mais on peut ne pas avoir conscience du travail mental ni percevoir les impressions sensorielles. Certains disent qu’ils ne peuvent pas se concentrer, qu’ils s’aperçoivent soudain que leur pensée n’a pas cessé d’errer. C’est là une erreur de compréhension. En effet, soudain ils remarquent que leur mental poursuit son œuvre et ils en concluent qu’ils ne sont pas concentrés. Mais ils oublient qu’avant ce "soudain", ils étaient "ailleurs", précisément "dans le silence de l’âme". Ce silence est rompu au moment du "soudain", c’est-à-dire quand ils se rendent compte objectivement que le mental travaille. Or, je le répète, le mental n’a jamais cessé de fonctionner même au cours de la période de silence, mais il le faisait sans qu’il y ait participation ni conscience.
"Entrer dans le silence, c’est donc ne plus participer, ne plus avoir objectivement conscience des processus mentaux et physiques dont l’activité est ininterrompue tout au long de l’existence humaine, et il est important de se souvenir que si, à un moment, on reprend conscience de ces processus, la période de silence est achevée , mais que, précédemment, on était bien "dans le silence".
"La période de silence peut ne durer que quelques secondes du point de vue humain. La durée est sans importance. Une seule seconde de vrai silence au niveau du Soi suffit à la manifestation d’une force et d’une connaissance infinies qui sans être perçues immédiatement, se développeront ensuite de mille manières dans la vie consciente sans qu’il soit possible ni nécessaire d’attribuer de tels résultats aux périodes de silence. Ce sont ces périodes que les Maîtres utilisent pour leur action, pour inciter, guider, établir les conditions d’une meilleure compréhension. C’est dans le silence de l’âme que nous œuvrons au service du disciple, pour qu’ensuite ses efforts résultent en une progression plus rapide et plus efficace.
"Tout est utile dans la voie initiatique - la théorie et la pratique, la lecture et l’expérience, la discussion et le recueillement, mais s’il y a déséquilibre, trop de théorie explicative et pas assez de pratique, trop de lecture et pas assez d’expérience, trop de discussion et pas assez de recueillement, alors l’effort est vain. Equilibre et silence vont de pair. L’un complète l’autre et lui confère sa pleine valeur."
j'ai déjà consacré plusieurs articles à Raymond Bernard que vous pourrez retrouver ici :
http://www.verlatradition.fr/tag/Raymond%20Bernard

Il est à remarquer que ces conseils, malgré les références, peuvent être suivis en dehors de toute croyance, de toute religion, de toute école. Ils peuvent permettent à chacun de se créer sa propre voie de Sagesse, sa propre éthique ; et en essayant de les suivre, on s'aperçoit, ce fut mon cas, qu'au delà de la parole, qu'au delà des écrits, qu'au delà des catéchismes, et après maintes réflexions comme un Bénédictin (Ora et Labora, prie et travail, dans ton oratoire et dans ton laboratoire) il n'y a ...rien...ou alors il y a...tout...
Raymond Bernard qui ne cessa de conseiller de tuer le vieil homme qui est en nous, qui ne cessa de conseiller de supprimer l'égo au profit du Soi et qui disait : tout vous a été donné...; ses écrits, ses paroles semblent aujourd'hui bien oubliées...

Philippe-bis


J'aime beaucoup ce qu'écrit Serge Caillet à propos de Nizier-Anthèlme Philippe dit Maitre Philippe de Lyon : Monsieur Philippe a vécu en initié sauvage, c'est-à-dire affranchi des sociétés d'initiation dirigées par ses amis...en initié libre, en somme, à la façon dont Papus avait conçu primitivement et idéalement son initiation martiniste, l'initiation formelle en moins... Les conseils proposés par cette étude de Raymond Bernard rejoignent cette vision des choses, lorsque l'Etre a reçu l'Initiation formelle il peut conduire sa vie, ses pensées, comme un adulte : il n'est plus l'enfant qui devait chercher à apprendre. Et donc peut se permettre de ne plus suivre à tout prix la course aux décorations, honneurs,  qui ne sont que des créations humaines, bien souvent au service de l'égo et non du Soi. Et il est là non plus pour se servir mais pour servir.

Beaucoup de personnes n'ont pas encore compris qu'il y a une différence entre le "soi" (l'égo) et le "SOI", ces personne ne pensent que par le corps et la densité... plus c'est lourd, densifié et perceptible, plus c'est viable pour eux, alors que ça ne représente que l'expression du "soi" et toutes les illusions qui vont avec. Le jour ou ils comprendront que ce n'est pas le véhicule, mais le cocher du véhicule (le grand SOI) qu'il faut écouter par les messages qu'il délivre au corps, ça sera bon... sauf que ce cocher s'exprime avec des MAUX lourds quand on ne veux pas l'écouter, et non pas des mots... Si nous parvenons à l'écouter, il ne s'exprimera plus avec des maux, ni des mots, mais avec des émotions...
(j'ai écrit également sur la Sagesse et le silence, notamment le silence du désert...vous pouvez poser votre recherche dans le module en colonne de droite)

un petit tour du monde

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23 septembre 2019

Mon arrière-grand-mère maternelle

Mon arrière-grand-mère maternelle vivait dans un petit village des Monts du Lyonnais.qui fut le siège d'une grande Abbaye : Savigny. Je ne connais pas les dates exactes de naissance et de mort mais je peux dire que sa vie s'est écoulée à cheval sur les XIX° et XX° siècles (avec certitude 1875/environ 1960) car elle mourut très âgée, j'avais alors environ 10 ans.

C'était une famille de paysans, très populaires dans le village : l'arrière-grand-père revenu de l'armée comme aide de camp du  général Saussier (qui fut, entre autre, Gouverneur militaire de Paris !), élevait des chèvres et s'occupait de ses vignes du Récy sur les pentes du Crêt d'Arjoux.

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vers 1940


Et son épouse, la mère André (nom de famille), élevait ses trois enfants, tenait la maison, cultivait son champ  et son jardin; mais elle avait aussi une activité sociale importante dans le village.
Bien que leur maison soit éloignée, sur les pentes du Crêt d'Arjoux, elle rendait service dans tout le village pour les repas de vogues (pour la Pentecôte et vogue toujours aussi célèbre de nos jours), noces, banquets, baptêmes, premières communions et même enterrements. Et aussi, j'ai toujours entendu dire qu'elle avait mis au monde beaucoup de jeunots du village, c'était un peu la sage-femme communale, bien que n'ayant jamais fait d'études médicales , et d'ailleurs aucune étude tout court, mis à part la communale. Et les jeunots doivent maintenant être âgés de 60 à 100 ans...
En plus, physiquement c'était un personnage, véritable sosie de la publicité Mère Denis pour Vedette ! Lors de son enterrement, tout le village, et même plus, était là.

Et sa maison était pour moi un véritable château d'aventures où j'ai passé de nombreuses vacances de la petite enfance, avec des pièces mystérieuses, des endroits pleins d'ombres, des meubles d'une autre époque tels la table-pétrin, la grande pendule à balancier dont la sonnerie éraillée tintait tous les quarts d'heures (il fallait remonter les poids tous les matins) ou le vieux fourneau en fonte, la cave, le fournil avec sa réserve de bois, un cuvage, une grange avec un étage de foin, le cagibi sur le palier éclairé par une lucarne avec sa pierre d'évier qui s'écoulait sur le chemin, le grenier qui m'était interdit et où j'allais en cachette visiter des malles mystérieuses (provenant de l'arrière-grand père : foulard d'artilleur, éperons, carte d'état-major entoilée de Paris, etc...). Le vieux fourneau en fonte installé dans l'ancienne cheminée, en plus de la cuisine et de l'eau chaude (réservoir avec robinet), chauffait la maison notamment les chambres au-dessus par un trapon découpé dans leur plancher.

En fait il s'agissait d'une maison de la campagne précédée d'un grand pré entouré de vignes, en pente douce avec vue sur toute la vallée, avec une boutasse (serve) où je pêchais des salamandres que je remettais à l'eau, desservie au-dessus du village par le chemin de Trente Côtes et alimentée en eau par un puits.On buvait l'eau du puits bouillie et aromatisée à la Javel ou aux seltinés du docteur Gustin. Par temps de vent, l'électricité était souvent coupée et la maison possédait une collection de lampes à pétrole.

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 en 1958

J'ajoute que pour mes premiers bains , dans ma très petite enfance, on mettait une petite baignoire en zinc avec l'eau chauffée au soleil dans le pré, puis on m'installait en haut des escaliers sur le palier :

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La légende personnelle (pour...mémoire...réédition)

Dans maints articles de ce blog j'emploie souvent le mot légende ; bien souvent les légendes ont pour origine la réalité, mais ce n'est pas toujours évident...

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Paulo Coelho dans son livre L'Alchimiste, qui devint un best-seller avec des millions d'exemplaires vendus dans 22 pays, parle de la LÉGENDE PERSONNELLE de chacun. Ceci est une clé dans son livre qui en contient bien d'autres plus ou moins cachées...
Nous vivons dans un monde qui se morfond, qui, dans son ensemble, a perdu la notion de simple joie de vivre. Un monde où tout est concurrence, où les gagnants le font savoir aux perdants, enfin à ceux qu'ils pensent être perdants.
Bien sûr, bien souvent ils le sont, par le manque de Bonheur, le manque d'Amour, le manque de santé, le manque de richesse, le manque de travail, et en cherchant bien on pourrait encore trouver une multitude de manques...
La tristesse de vivre, la solitude, la maladie, la pauvreté, le chômage, tels sont les maux qui frappent, souvent durement, une multitude de gens.
Tout cela ils l'ont affronté, ils l'affrontent dans leur vie de tous les jours et c'est devenu une triste habitude. Et pourtant qu' y a-t-il de nouveau qu'il leur reste à accomplir ? Malgré tous ces tracas, la VIE.
Il n'y a  rien de plus beau que tout cela, ils doivent apprendre, il faut leur apprendre que demain encore le soleil luira pour tout le monde, donnant un espoir chaque jour renouvelé et cela malgré les tracas de la vie quotidienne. A chaque malheur, petit ou grand, s'opposent des bonheurs, petits ou grands ; s'il le faut, contentons-nous des petits bonheurs et réjouissons-nous en, ils peuvent grandir et devenir de grands bonheurs.
Et tout cela fait partie de la La légende personnelle de chacun, revivons notre passé, imaginons un livre, un grand livre où tout est inscrit et chacun sera étonné de sa propre vie, de la quantité considérable de pages qui est déjà écrite et qu'il doit continuer à écrire.
Point n'est besoin de faire appel à l'extérieur, tout est en soi...A chacun de le trouver, seul.

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20 septembre 2019

Le chemin de ma quête (réédition de 2012, revue et complétée)

La quête que je mène depuis maintenant plus de trente ans m’a souvent amené à Taizé ; j’y ai en quelques sortes reçu, après et avant des milliers d’autres de tous âges, de tous continents, un second baptême, le baptême de l’universalité du monde chrétien.
Combien de fois j’y ai assisté aux célébrations de prières et de partage du pain et du vin (je ne veux pas parler de messe à ce niveau œcuménique) parmi des foules plus ou moins grandes , de 50 dans la petite église romane en plein hiver à 7000 dans celle de la Réconciliation à l’occasion de Pâques, représentants des centaines de nations (et cela est certifié) et toutes les Religions ou croyances du monde chrétien. Car Taizé est connu et reconnu dans le monde entier, mais le plus difficile, disait Frère Roger le Prieur-Fondateur de la Communauté, est de dire à ceux qui sont là de partir, de retourner chez eux pour témoigner et vivre Taizé dans le monde.

5l'église romane de Taizé

15 Panoramal'église de la Réconciliation de Taizé

Car Taizé n’est pas un fin mais un moyen, et si l’on n’y prend garde , cela peut devenir insidieusement une drogue tel un paradis artificiel où tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau, comme nous le voyons trop souvent et de plus en plus pour des foules confondant exotisme et adoration d’un Gurû, n’ayant pas approfondi le mystère de la Spiritualité, croyant être sauvées par le Gurû qui fait le travail à leur place. Taizé ne veut pas être cela : sa réflexion est de permettre à chacun de visiter son intérieur, d’aller jusqu’au plus profond de son être, non pas pour un temps, mais pour toujours.
Dans le même temps, j’ai essayé d’approfondir, de connaître un peu plus le monde chrétien : les temps dits évangéliques, les pères du désert, les écrits apocryphes, les monastères, les abbayes. J’ai été surpris d’apprendre que tout cela recouvrait des croyances encore plus anciennes, des connaissances, des pratiques et des rituels ancestraux.

pilat4

menhir dans le massif du Pilat


Il ne faut pas oublier non plus que géographiquement Taizé est situé à côté de Cluny, qui fut l’un des phares de l’occident chrétien au sein du monde médiéval, Cluny dont l’église était aussi grande que Saint Pierre de Rome, Cluny qui civilisa par ses installations et dépendances les routes d’Europe avant la relève de Cîteaux. Là aussi j’ai eu sujet à étudier, d’autant plus que contrairement à ce que l’on croit les deux Abbayes ayant eu des rapports précis d’échanges et de réflexion avec le Judaïsme et l’Islam.
Justement je ressentais qu’il me manquait quelque chose, je le compris quand je compris que l’œcuménisme de Taizé, même si justement la Communauté entretient de très bons rapports avec les autres Religions ou croyances, ne concerne que le monde chrétien.

DSCF0202vestiges de Cluny

011le choeur de la nouvelle église de Citeaux


Il faut se rappeler que selon les chiffres publiés en 2009, le monde chrétien dans son ensemble ne représente que 2,25 milliards d’individus sur 6,79 milliards soit 33,20 %. Il faut se rappeler que trois grandes Religions sont issues du même Père : Judaïsme, Chrétienté et Islam sont les Enfants d’Abraham et se sont séparés, disputés, combattus, déchirés, chacun en revendiquant l’héritage.
Souvenons-nous de la célèbre photographie à Assise où tous les grands chefs et responsables religieux du Monde entier sont regroupés autour de Jean-Paul II et à son initiative devant un immense panneau disant Paix dans toutes les langues.
S’Intéresser au livre des morts égyptien ou tibétain, au Confucianisme, à l’Hindouisme, au Taoïsme, à la Bible, au Coran, au Bouddhisme, ce n’est pas, comme une analyse succincte pourrait le prétendre, du syncrétisme, mais un désir de parfaire sa connaissance dans ce qui est proposé, pas forcément par une connaissance approfondie…et je suis revenu au Christianisme…(j’ai entendu parler d’animisme et de chamanisme que plus tard..avec les modes…)
Il faut gommer toute idée de concours, de suprématie, ou de guerre sainte (mon Dieu lave plus blanc), car comment peut-on combattre un Homme ou le tuer au nom de Dieu ? Les Religions sont faites pour relier, si elles procèdent à des exclusions, elle se coupent des autres et deviennent sectaires. Et pourtant les livres dits sacrés regorgent de combats, de massacres, de souffrances imposées à leurs opposants…
Il faut se rencontrer pour se connaître, se connaître pour se comprendre.
Dans un premier l’étude des textes est utile, sans se contenter des exégèses, des commentaires, des ajouts, du prédigéré qui déforment toujours la vérité par l’opinion et les certitudes personnelles de leurs auteurs.
On peut ensuite consulter ces commentateurs qui apportent parfois de lumières sur les bases. On a maintenant le moyen de regarder un peu ce qui nous a précédé sans faire appel à l’imagination d’auteurs en délire plus commerciaux que sérieux. Ainsi, les découvertes des documents esséniens de Qumran et gnostiques de Nag-Hammadi ont été unanimement reconnus comme des évènements extraordinaires, nous permettant ainsi d’avoir accès à la source des débuts de l’ère chrétienne sans falsification possible malgré les censures d’origine diverses. Et là encore des romanciers contemporains en ont tiré des délires pris comme réalité par le grand public. Jusqu’à parfois confondre des groupes distincts par exemple les Esséniens avec les Thérapeutes d’Alexandrie !
Dans l’étude des textes de l’Ancien Testament on retrouve des emprunts faits directement à des Civilisations plus anciennes, des textes égyptiens, ou perses, ou la reprise de mythes dits païens car non-chrétiens. Ainsi le Notre Père est issu de textes beaucoup plus anciens (voir mon étude sur ce blog).
De même le Nouveau Testament reprend des mythes d’Orphée ou d’Asclépios. Et cela va même plus loin ! Prenons le culte de Mithra répandu par les armées romaines lors de leurs occupations territoriales:
Ce culte venant d’Orient connu plus de 800 ans avant J.C. célèbre un dieu né d’une vierge, dans une grotte, lors du solstice d’hiver (autour du 25 décembre), un comble ! Et ses disciples se réunissait dans une crypte pour partager le pain et le vin consacrés, et le sanctuaire principal de Mithra à Rome se situait…à l’emplacement de Saint Pierre de Rome …qui dit mieux ? (ce culte fut violemment persécuté par les Empereurs chrétiens sous prétexte d’imitation !).
Plus récemment, de nombreux Saints populaires de nos campagnes sont d’origine celtique christianisée:
Saint Brieuc, Blaise, Fiacre, Corentin, Guénolé l’ont été ainsi. Et de nombreux sanctuaires chrétiens sont installés à la place ou sur des sanctuaires celtiques.
Les rituels, les habits, les ornements utilisés sont l’adaptation des anciens cultes, même la position de prière des moines est une savante étude par rapport à la circulation d’énergie dans ce que certains appellent les chakras. Des lamas tibétains reconnaissent officiellement (livre sur commande signé Sogyal Rinpotché au nom du véritable auteur) que le sacrement de l’extrême-onction est le rituel de fermeture des chakras, comme celui du baptême en est l’ouverture.

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le Temple de la Boulaye à Toulon-sur-Arroux


Il y a donc eu et il y a toujours une continuation de la Tradition et des Connaissances avec une adaptation à l’évolution et aux circonstances. Cela de grands passeurs de vérité me l’ont appris René Guénon, Saint Yves d’Alveydre, ceux là et d’autres que j’ai oubliés ou que je ne cite pas .... Et pour ceux qui savent lire, ce blog est parsemé d'indices quant à ma quête, quant à mon chemin depuis 30 ans.
C’est ainsi qu’il existe une immense Sagesse, bien réelle, non générée par seulement l’esprit d’écrivains ou de conférenciers, mais inspirée par l’Esprit et retransmise par des textes précis, et à cela il faut ajouter le travail personnel sur soi, la méditation, la prière, qui permettent de s’ouvrir à une véritable communion, un véritable partage avec la Vie, et ainsi de toujours SERVIR.

Et après tout cela ne pas oublier que LE SAVOIR FUT UNE AIDE, MAIS QUE...LE SAVOIR PEUT ÊTRE L'ENTRAVE...

Personnellement j'essaie toujours de privilégier l' ÊTRE au PARAÎTRE...

lumière et sagesse

et pour le plaisir personnel, souvenir de Montségur ...il y a ...40 ans

entrée de la caverne

 

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(je précise que toutes les photos illustrant cet article sont des photos personnelles)

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29 août 2019

Karlfried Graf Dürckheim avec ajout du 29 aout 2019

 

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Je vais essayer de réparer un manque, un oubli,  sur ce blog : vous présenter (un peu) Karlfried Graf Dürckheim, surnommé le philosophe de la Forêt noire... Ce n'est pas facile car son oeuvre de Spiritualité et de Sagesse est immense ! Graf en allemand c'est Comte : ses aïeux furent chambellans des Rois de Bavière depuis le XVIII ième siècle !

Je commencerai par une citation présentée par Jacques Castermane dans son livre Le Centre de l'Être paru chez Albin Michel (Spiritualités vivantes) :

Être en accord avec l'Être ne signifie pas être dans un état de perfection. Vouloir atteindre la perfection est une erreur que ne doit pas commettre celui qui est en chemin. Notre vérité est souvent assez misérable, en rapport avec notre idéal.

Être relié à la transcendance ne signifie pas que nous réalisions de manière parfaite "ce que doit être un Homme", mais avoir la force de nous voir dans notre vérité du moment.

La transcendance ne se manifeste pas quand nous dépassons le niveau humain mais précisément là où nous reconnaissons ce milieu humain, lorsque nous reconnaissons notre faiblesse.

 Extrait d'un entretien avec Jacques Castermane qui fut l'élève le plus proche du Maître :

N. C. : Graf Dürckheim est reconnu comme étant un maître spirituel de notre temps. il était lui-méme très religieux ?

J. C. : Il faut savoir, lorsqu'on évoque la dimension religieuse de Graf Dürckheim, que sa première préoccupation est l'homme et pas telle ou telle religion. Il est lui-même très clair sur ce sujet : "m'intéresse l'homme dans sa profondeur, dans son Être essentiel". Pour Graf Dürckheim, l'homme est prédisposé à l'expérience de l'Être non pas parce qu'il est chrétien ou bouddhiste mais parce qu'il est un homme ! Il n'a jamais fait l'amalgame entre religiosité et confession religieuse. Lorsque nous avons travaillé ensemble à l'ébauche de mon livre Les leçons de Dürckheim , c'est lui qui m'a proposé d'y insérer son article intitulé "L'expérience religieuse au-delà des religions". Peu lui importait votre appartenance à tel ordre conceptuel ou philosophique, que vous soyez croyant ou incroyant. "N'oubliez jamais que dans notre travail ne doit nous préoccuper que ce que l'homme devient, et pas ce qu'il est. "Lorsque vous me demandez si lui-même était un homme religieux il est clair que je dois répondre oui ! Marie-Madeleine Davy , déjà citée, me disait un jour en désignant Graf Dürckheim qui était avec d'autres personnes "vous avez vu ses yeux ? Des yeux lavés par la grande expérience" ! C'est en ce sens que je réponds par l'affirmative. Il était nourri par ces expériences religieuses qui n'appartiennent à aucune religion particulière. Expériences qui sont au centre de son enseignement. Je l'ai vu accompagner sur ce qu'il appelait lui-même "le chemin

vers l'essentiel" des hommes et des femmes de confessions différentes aussi bien que d'autres qui confessaient un athéisme réfléchi. Au fond il s'intéressait à ce qui en chaque personne est au-delà de ces différences tout en acceptant chacun dans sa différence. Il est dommage que certains, bien inconsciemment sans doute, enferment Graf Dürckheim dans leur différence. Respecter sa mémoire exige sur ce plan d'être très conscient.

 

N. C. : Cet homme religieux est un thérapeute de l'âme ?

J. C.Un thérapeute de l'homme, de l'homme entier. Graf Dürckheim reconnaît les maladies physiques, psychiques, psychosomatiques et, en regard de celle-ci, les thérapies pragmatiques qui peuvent aider l'homme a retrouver la santé, c'est- à-dire l'état d'équilibre relatif qui précède la maladie. Mais il envisage ce qu'il appelle lui-même la thérapie initiatique sur un tout autre plan. L'homme en bonne santé, sur les plans qui viennent d'être évoqués, peut être malade de ne pas être celui qu'il est au fond. Dans un langage bouddhiste, on dirait sans doute que l'homme est malade de la distance qu'il a prise avec sa vraie nature. Graf Dürckheim parle de la distance qui nous sépare de notre Être essentiel. Les symptômes de cette maladie sont le désordre intérieur, le manque de calme intérieur, le sentiment d'insécurité qui conduit à une angoisse existentielle et aussi, il insistait beaucoup sur ce point, un manque de joie de vivre. Lorsque je dis que ce qui m'a touché lors de notre rencontre est sa façon d'être là, c'est bien de ces qualités dont il s'agit. J'avais là, devant moi, un homme de plus de soixante-dix ans duquel émanait une intense joie de vivre. De sa façon d'être là émanait la confiance, un état de confiance. Et il était calme, en ordre. Enfin il avait du temps, cette denrée si rare aujourd'hui. Non pas qu'il était inactif, au contraire. Il était à la fois un homme du monde, un écrivain, un orateur. Chaque jour il recevait huit personnes. A ces huit heures s'ajoutait l'assise en silence quotidienne. Et c'était ainsi toute l'année ! Lorsque j'évoquais son être là et son faire existentiel il revenait toujours à la dimension de l'essentiel. "L'essentiel est présent au fond de nous-même. C'est la lumière qui traverse le jade. Dès que l'homme est plus transparent à l'Être présent dans son Être essentiel, un premier critère est l'ouverture à une force qui ne le lâche plus. Cette force est à l'origine d'un ordre intérieur qui s'impose de lui-même. Et cette force a son origine et son aboutissement dans l'unité universelle. Vous vous sentez alors bien en vous- même, sans vous enfermer, et ouvert au monde, sans vous y perdre." Lorsque je lui dis qu'il avait bien de la chance, que plus rien ne le touchait, que plus rien ne pouvait lui faire perdre l'équilibre, l'énerver, il sourit et dit : "J'aimerais assez qu'il en soit ainsi ! Mais croyez bien que chaque jour encore il y a quelque chose qui me dérange. Le travail sur le chemin n'élimine pas l'insupportable mais il vous permet de le supporter."

 Cet extrait est présenté par un autre blog de Canalblog, pour lire l'entretien dans son entier, cliquez sur le lien : (je vous le conseille très fortement)

http://laplusquevive.canalblog.com/archives/2011/12/29/26019405.html

Jacques Castermane a fondé depuis juillet 1981 le centre Dürckheim à Mirmande dans la Drôme (un pays magnifique de cette Drôme provencale, album photos :http://www.verlatradition.fr/archives/2017/02/22/34967881.html ) un centre très fréquenté depuis donc 30 ans ! Je vous joins également le lien de ce centre :

http://www.centre-durckheim.com/

Comme je le disais au début de cet article l'oeuvre de Karlfried Graf Dürckheim est immense et il faut lire beaucoup pour la découvrir...

AJOUT DU 29/8/2019

Depuis la première parution de cet article j'avais l'intention de reprendre en complément un passage du livre le Centre de l'Etre : et bien depuis un mois je tourne en rond ! Parce qu'il m'est impossible d'en sélectionner un passage unique tellement TOUT y est important ! Tout y est essentiel dans l'essai de compréhension du mécanisme de l'Homme dans son universalité, dans sa globalité (quoique je n'aime peu ce mot devenu...trop à la mode)...

Il n'y a qu'une solution : que le visiteur intéressé lise le livre le Centre de l'Etre ! On peut le trouver vendu neuf ou d'occasion, à défaut j'ai conseillé à un ami de questionner la "source", c'est-à-dire le Centre Dürckheim dont le lien est donné ci-dessus.

 

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24 août 2019

Notre petit tour du monde

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18 août 2019

En Beaujolais : le début de la légende de la Pisse-vieille (réédition de vacances)

pisse vieille

 

 

Raconté par Charles Desthieux et rapporté par François Lapraz dans Beaujolaiseries, Editions du Merle...

La Toinette se rendit un jour à la confesse auprès du nouveau Curé de la Paroisse ; et voici ce qu'elle raconta à son mari le Toine en rentrant à la maison. 

Toine ! Te s oudzerais teute na dzeurno que te ne devenerais pos ce que neutron quero m'a baillé pe me pénitence ?

Ma fon ! Ne sais pos ! Qua donc qu'à ta det ? 

Ben ! Quind dz'ai ayu  feni ma confeschon, a m'a det quemint cin : Modo ! Et ne peschez pleus ! Ne pleus peschez ! t'intinds ! In vétia n'affère ! Le vioux quero me baillove tourdze cinq pater et cinq z'ave : y étove la meseure ! Pos io de més. A ne parlove pos de ne pleus pescher.

Bah ! A t'a det de ne pleus pescher ! Y est pet être la mode neuvelle pé la pénitence. Lous pater et lous z'ave ne sarvotzon pet être pleus de ren. Te sos ben qu'y a tsuses neuvelles dins dans le monde.

Cin se put. Mais ne pleus pescher quind on in a invia ! M'attinds ben qu'y est na pénitence pas quemode. Dze cras ben que dze ne purré la fère.

Ben ! si n'étove pos déficile. i ne seret pos na pénitence. Quind t'érès invia de lotier la bonde, te te retindrès, vériat teut.

T'in parle à te n'èse, ta. I ne te pos défindu de voidier le caquelion ! Ne sais pas parqua a m'a baillé cela, bougre de pénitence. N'anove partint pos fat de grous péchés. A me n'adze, on n'in fat pleus que de teut pététs, pos vra, Toine ?

Il faut bien se rappeler que le patois beaujolais est rattaché au francoprovencal, c'est un langage oral qu'il est donc bien difficile de reprendre par écrit : en faisant un petit effort on peut comprendre (la Toinette a confondu pêcher et pisser). Ma famille maternelle est issue du petit village de Savigny, près de l'Arbresle, et mon arrière-grand-mère qui y a toujours vécu était en quelque sorte la mère Denis du village. Et cette arrière-grand mère, ma grand-mère et ma grande tante, ont toujours pratiqué ce patois (et le français). Je me souviens, étant en vacances dans la maison familiale, les avoir trouvées en grande discussion, et d'avoir couru vers ma mère : "maman, maman, elles parlent arabe".

 

 

famille (32) - Copie

photo de famille avec la mère André et son mari éleveur de chèvres et vigneron (après avoir été aide de camp d'un Général) mes arrières-grands-parents, mes grands-parents et ma mère 

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04 août 2019

Femmes par Jean-Marc Le Bihan

jean marc le bihan

il est parti hier samedi 3 aout, usé par la vie  (photo youtube)

 

si la vidéo ne démarre pas, cliquez dessus, de même ne regarder cette vidéo que seule (en cliquant sur le titre, sans passer par la page d'accueil pour ne pas faire doublon avec la musique générique).

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29 juillet 2019

Séquence nostalgie...

Dans un tout petit carnet bleu écrit au stylo plume il y a plus de 30 ans et retrouvé par hasard...

Un rayon de soleil publié dans l'ouvrage à trois auteurs Plein Soleil et sur mon blog de poésie :

Un rayon de soleil, ça réchauffe le coeur,

Un rayon de soleil, ça arrête les pleurs,

Mais il faut le trouver ce rayon merveilleux

Qui combat ma tristesse et qui me rend heureux.

Ce peut être un regard, un sourire, un visage,

Ce peut être un enfant, un rire, un paysage,

Un moment de tendresse, un geste ou un mot doux.

Un rayon de soleil, c’est simple et c’est beaucoup.

Il peut donner la joie, l’amitié, la tendresse,

Il combat la colère, la peur et la faiblesse.

Un rayon de soleil, ça peut sauver la vie,

Il vient d’un camarade, d’un frère ou d’une amie.

Mais celui qui le donne souvent ne le sait pas,

Il passe son chemin et ne me comprend pas.

Un rayon de soleil, c’est simple et c’est beaucoup,

Son domaine est la vie, son domaine est partout.

Il donne la lumière qui réchauffe et rassure,

Il brise les barrières et fait tomber les murs,

Un rayon de soleil, c’est simple et c’est beaucoup.

et une suite qui ne fut jamais publiée...

Et toi, petite fille avec tes yeux marrons,

Ton rayon de soleil m'a brûlé pour de bon ;

Toi qui passe ton chemin et ne me comprends pas, 

Tu es mon petit prince et tu ne le sais pas.

Tu me redonnes vie et j'en suis malheureux

Car je sais bien qu'un jour je te dirai Adieu.

...

Et ce que je savais un jour est arrivé :

Tu n'as jamais compris combien je t'ai aimée.

Tu vivais dans un monde artificiel et froid :

Vivre toujours masqué, je ne l'accepte pas.

Par ce que tu m'as dit tu m'as bien fait souffrir,

J'ai tellement pleuré que j'ai cru en mourir.

Je suis comme je suis, et serai comme avant :

C'est le propre des Hommes d'être tous différents.

Et tu ne comprends pas combien je t'aime encore

Mais je n'insiste pas car cela vient du coeur.

Et tu as oublié de t'oublier toi-même

Et tu as décidé...malgré cela je t'aime.

Et je t'espère encore heureuse pour toujours,

Je garderai pour toi intact mon Amour,

Car toi, petite fille avec tes yeux marrons,

Ton rayon de soleil m'a brûlé pour de bon...

...et j'ai survécu

j'ai gardé des souvenirs de photos ainsi celui du dernier repas partagé, dans le superbe domaine du Prieuré de Villeneuve-lès-Avignon, repas qui fut le plus extraordinaire de ma vie !

 

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bien sûr au même endroit j'ai des photos de portraits qui resteront cachés...par exemple :

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car, comme disent les poètes...allez les verres

 

 

 

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22 juillet 2019

Le début d'un conte qui n'eut pas de suite...avec suite en guise de commentaire...

J'ai écrit ce texte il y a plusieurs années... 

Pendant les années précédant celle où j’ai succédé à mon Père comme chef de l’administration de la Guilde des Charpentiers, j’ai beaucoup appris d’abord comme étudiant pendant mes dures années d’apprentissage où rien ne me fut épargné ; ce qui fait qu’à sa translation, le Comité Suprême me désigna pour lui succéder.

C’est grâce aux chantiers de la Guilde que nos vaisseaux parcourent le Monde et ont permis ainsi de fonder des colonies un peu partout sur notre continent unique tel que nous le connaissons. Cette fonction me passionnait et j’y donnais tout mon temps, enfin presque puisque dans le même temps je continuais d’acquérir les Connaissances universelles au sein de notre Confrérie de Chevalerie, joignant l’action et l’étude à la prière et à la réflexion, dans mon laboratoire et dans mon oratoire.

Et je fus très surpris après la translation finale du Grand Pontife lorsque je fus convoqué par le Grand Chancelier pour m’informer que le Conseil m’avait choisi pour cette fonction ; heureusement pour la Guilde des Charpentiers, depuis plusieurs années et conformément à notre Règle, j’avais moi-même choisi un adjoint qui était apte à ma succession.

Mais Grand Pontife, rien ne m’avait préparé à une telle fonction ; bien sûr j’accompagnais mes parents aux réunion rituelles hebdomadaires et aux fêtes de chaque lune, ayant parfaitement à l’esprit les Connaissances de notre Tradition millénaire, participant notamment aux travaux de la puissance de l’Esprit. On ne discute pas une décision du Conseil Suprême ; le Grand Chancelier m’expliqua que cette décision avait été prise en toute connaissance de cause après une réunion où un travail supra-humain se déroula dans les arcanes de l’énergie divine.

Je déménageai donc du siège de la Guilde des Charpentiers après avoir intronisé solennellement mon successeur selon les règles de notre noble Tradition. Et je m’installai dans mes nouveaux appartements du premier étage de la tour de la Bibliothèque de la Basilique, au-dessus de la grande salle réservée aux travaux d’études de nos collections.

Ma réception officielle avait été fixée pour Samaïn le premier jour du mois de Samonios. Pendant les trois jours précédents je me préparai physiquement et moralement, ne faisant aucun excès, me nourrissant sobrement ; et en plus d’étudier les rouleaux de codex mis à ma disposition, je passai de longues heures en méditation dans mon naos personnel. Le matin du jour venu, lorsque la septième heure fut sonnée au sommet du campanile de la Basilique, les 12 Sages du Conseil Suprême, vêtus de leur houppelande de laine blanche et accompagnés par les portes-flambeaux, vinrent me chercher pour m’accompagner dans la grande salle de marbre réservée aux rencontres du Cénacle religieux.

Tous les dignitaires nommés puis reconnus par le Peuple étaient là, à commencer par le Régent lui-même assis sur un trône d’argent placé devant l’entrée du Naos du Temple surélevé de trois marches, à son côté, un peu en retrait, un siège vide recouvert d’une étoffe de soie rouge et au bas des marches celui occupé par le Grand Chancelier vêtu d‘un manteau de couleur pourpre ceinturé de noir et coiffé d‘un bonnet orné de dorures.

La grande salle circulaire pavée de marbre blanc et noir était entourée de 12 colonnes soutenant la voûte surplombée d’un dôme éclairé en son sommet par des ouvertures fermées par des vitraux bleu-pâle. L’assistance était installée sur des banquettes concentriques recouvertes de rouge et beaucoup portaient les insignes de leurs fonctions au sein des différentes Guildes, vêtus de toges blanches bordées de pourpre, hommes et femmes étant habillés ainsi. A l’arrivée du cortège m’entourant, une cloche retentit, le silence se fit et tous se levèrent, le Régent lui-même vêtu de sa toge violette décorée de frisures d‘or, couronné d’une petit diadème de laurier d’or, et tenant de sa main droite son spectre de pouvoir, se leva, descendit les marches et fit quelques pas à notre rencontre pour nous accueillir. On me fit asseoir sur le fauteuil en retrait.

L’assistance entonna alors les syllabes sacrées. Je compris que le Grand Chancelier était le Maitre de la Cérémonie car c’est lui qui donnait le signal des départs et qui par gestes indiquait les mouvements rituels des mains que tous reprenaient…

...

Puis le Régent se leva, et les 12 Sages et moi-même, nous quittâmes en cortège la grande salle pour entrer dans le Saint des Saints où, en suspension au dessus d' une petite colonne de marbre, vibrait en permanence une sorte de pyramidion inversé en diamant en relation permanente avec l‘Energie cosmique, et entouré d‘une sorte de nuée…

...

Lorsque nous ressortîmes dans la grande salle j’étais intronisé Grand Pontife, revêtu de la toge violette unie et couronné de laurier d’or, à l’image du Régent. La gigantesque cloche de la Basilique retentit ainsi que les trompes de rituels, tout le monde se leva et nous acclama par la phrase traditionnelle répétée trois fois.

L’après-midi fut réservé à mon premier contact solennel avec le Peuple car c’était également pour lui l’occasion de grandes réjouissances par des danses, des chants, du théâtre sur la place de l’Agora. Cette grande place de forme carrée était le centre de la ville et était encadrée par les principaux bâtiments publics auxquels on accédait par des montées de marches : au levant la Basilique précédée des deux tours, celle de l’Astronomie et de la Bibliothèque et en position centrale le campanile de la cloche tu temps, au couchant  le palais du Régent et des administrations, à la grande ourse  le cénacle religieux prolongé par le temple du Saint des Saints en direction de notre étoile-mère, et enfin en position méridionale le Parlement. Tous ces bâtiments aux frontons décorés et ouverts par des colonnades avaient été conçus par la Guilde de Architectes de façon harmonieuse et constituaient, vue du centre la place un ensemble magnifique. Ce centre de l’Agora était occupé par une fontaine éternelle en forme d’obélisque, qui marquait également le centre d’un dallage en forme d’étoile de pierre ocre recouvrant l’ensemble de la place, et bien entendu les pointes indiquaient les quatre directions de notre Continent unique.

Suite et commentaire de ce conte ...

Ces mémoires ont été extraites d'un module imago des Archives supérieures akashiques. Elle proviennent du temps où, il y a peut être plusieurs millions d'années, notre Planète n'était occupée que par un seul et unique Continent entouré des eaux océanes : la Pangée.Et ce supercontinent n'avait plus rien à voir avec la soupe cosmique ni à la récente ère des dinosaures. La Pangée qui aurait été le siège d'une hypercivilisation, que l'on peut appeler la Tradition primordiale unique et qui disparut lors du Grand bouleversement terrestre (à ne pas confondre avec les petits évènements locaux tels que l'Atlantide, la Lémurie ou Gondawa) et dont nous n'avons plus aucun souvenir direct, tout ayant été détruit à pratiquement 100 %. Possédant des Connaissances inimaginables pour nous, ce Peuple est dit pouvoir parfois nous rendre visite depuis les débuts de la nouvelle aventure humaine, venant du passé et non d'ailleurs : c'est ainsi que nous les avons appelés les dieux. Car de tels visiteurs ne voyageraient pas dans l'espace (erreur simpliste répandue partout) mais dans le Temps...

et bien entendu mon texte est une fiction...et j'ai conservé les commentaires ci-dessous de sa première édition !

pour en savoir plus en données scientifiques sur la Pangée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pang%C3%A9e

 

diamant

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16 juillet 2019

La vacuité

Il y a plusieurs années, après une visite au Temple des mille bouddhas de La Boulaye 71320 dit Kagyu Ling

( lien : http://www.paldenshangpa-la-boulaye.com/ )

j'ai quelque peu réfléchi sur un livre que j'y ai acheté traitant de la vacuité. De plus en plus le monde où nous vivons est empreint du superficiel, de l'éphémère, du vide. Et ceci m'a amené à présenter ici un extrait du site de Matthieu Ricard.

La vacuité

Publié le 25 novembre 2011

Dilgo Khyentsé Rinpotché, l'un des plus grands maîtres tibétains du XX è siècle aborde le concept bouddhiste de la vacuité:

Lorsqu'un arc-en-ciel apparaît, lumineux dans le ciel, vous pouvez contempler ses belles couleurs, mais vous ne pouvez l'attraper et le porter comme un vêtement. L'arc-en-ciel naît de la conjonction de différents facteurs, mais rien en lui ne peut être saisi. Il en va de même pour les pensées. Elles se manifestent dans l'esprit, mais elles sont dépourvues de réalité tangible ou de solidité intrinsèque. Aucune raison logique ne justifie donc que les pensées — qui sont insubstantielles — disposent de tant de pouvoir sur vous, aucune raison pour que vous en soyez l'esclave.

L'infinie succession de pensées passées, présentes et futures, nous conduit à penser qu'il existe quelque chose qui serait là de manière inhérente et permanente. Nous appelons cela l'esprit. Mais en fait, les pensées passées sont aussi mortes que des cadavres, et les pensées futures ne sont pas encore survenues. Alors, comment ces deux catégories de pensées qui n'existent pas pourraient-elles constituer une entité qui, elle, serait existante ? Et comment la pensée présente pourrait-elle s'appuyer sur deux choses inexistantes ?

Cependant, la vacuité des pensées n'est pas simplement du vide, comme on pourrait le dire de l'espace. Il y a là, présente, une conscience spontanée, une clarté comparable à celle du soleil qui éclaire les paysages et permet de voir les montagnes, les chemins et les précipices.

Bien que l'esprit soit doué de cette conscience intrinsèque, affirmer qu'il y a un esprit, c'est apposer l'étiquette de réalité sur quelque chose qui n'en a pas, c'est énoncer l'existence d'une chose qui n'est qu'un nom donné à une succession d'événements. On peut appeler ‟collier ”l'objet constitué par des perles enfilées, mais ce ‟ collier ” n'est pas une entité douée d'une existence intrinsèque. Quand le fil casse, où est le collier ?

Dilgo Khyentsé Rinpotché, Au coeur de la compassion
https://www.matthieuricard.org/articles/la-vacuite
quelques photos que j'ai faites à Kagyu Ling

tibet1

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tibet3

tibet4

tibet8

et cela me permet de rappeler ma réédition d'un article que j'ai consacré au désert :

http://www.verlatradition.fr/archives/2013/06/22/27487181.html

 

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