SUR LES CHEMINS DE LA TRADITION

Message d'accueil (revu, nettoyé, et corrigé le 30 janvier 2017)

graal_3

(le réglage écran à 100 % voire 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes)

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long

 

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité. Si vous ne possédez pas de logiciel adéquat, des publicités viennent s'intercaler dans les articles ; il faut bien se rappeler que la gestion de ce blog est entièrement gratuite, d'où les publicités en compensation.

Je signe ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...

Je reconnais aussi que certains articles pourraient apparaître comme provocateurs : nullement, il s'agit de sujets habituellement abordés d'une manière classique (trop ?) mais traités ici de façon à suggérer une réflexion plus approfondie, dégagée de tout dogme, coups de coeur et coups de gueule. Mais il ne faut pas confondre constatation et critique : voir à ce sujet l'article avertissement du 31 août 2014.

Conseils techniques

Vous pouvez cliquer sur les mentions RSS (colonne de gauche) pour recevoir automatiquement les avis de mises-à-jour soit des messages, soit des commentaires soit des deux. Et désormais, toujours dans la colonne de gauche, vous pouvez vous abonner pour recevoir uniquement l'avis des parutions de nouveaux articles, car j'ai abandonné l'option newsletter. Vous pouvez également sur un article proposer vos commentaires  mais tous les commentaires passent en modération avant publication, conformément à la loi, celui que certains appellent le maître de la toile est le seul maître à bord et cela ne se discute pas. Le système des tags (colonne de droite) est également très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et maintenant en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

Messages revus et corrigés

Enfin, il apparaît parfois nécessaire de reprendre un ancien article compte-tenu d'éléments nouveaux : il est alors publié de nouveau avec compléments, soit à la date d'origine de parution, soit à la date actuelle.

Enfin, j'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition. J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

nd_paris

 

Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...

 


18 novembre 2017

Une tête sculptée des temps antiques (France), réédition pour le plaisir

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(cette tête sculptée se trouvait en décor d'une propriété privée très ancienne dans le quart sud-est de la France)

voir les commentaires ci-dessous de la première édition

 

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Sur le Chemin

roerich

Le Chemin est long car tu dois suivre plusieurs étapes, me disait un Sage.

 

D'abord, tu vois une montagne au loin.

Puis tu prends le Chemin pour l'approcher.

Puis tu arrives au pied de cette montagne.

Puis tu gravis les pentes de la montagne.

Puis tu arrives au sommet.

 

Et enfin, tu ES la montagne...

 

l'llustration de cet article est un tableau de Nicholas Roerich intitulé Himalaya

pour voir ses autres oeuvres et le site de la Fondation du Roerich Museum :

www.roerich.org/

et bien entendu lire les commentaires...pour retrouver la raison des tags

 

 

 

 

 

Posté par nepo landarosa à 08:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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17 novembre 2017

Souvenirs de voyages...

édith

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de l'ouvrage de textes poétiques illustré Plein Soleil que nous avons produit en trio avec Edith Comi et Gérard Jacquet en 1984 et dernièrement :

http://www.verlatradition.fr/archives/2017/09/21/35694835.html

Je vous présente aujourd'hui l'un des textes de Edith Comi :

J'ai beaucoup voyagé

dans mes rêves et la réalité.

 

J'ai connu des paysages si beaux

que j'aurais aimé y rester pour rêver,

contempler cette richesse,

dans cet univers infini,

ces montagnes si élevées,

cette mer si profonde,

ces prés couverts de fleurs sauvages,

ces routes sans fin.

 

Je me sens si petite,

au pied de cette montagne,

perdue dans cet océan,

au milieu des champs.

 

J'ai connu bien des gens, des amis,

que j'ai tant aimés,

tout le long de mes rêves et de ma réalité.

Que sont ils devenus ?

Ils parcourent, eux aussi,

ces chemins mystérieux.

 

Tout le long de mes rêves et de ma réalité,

mes yeux m'aident à voir, à regarder,

mes oreilles à entendre, à écouter,

mon coeur à battre et à aimer.

Posté par nepo landarosa à 16:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 novembre 2017

Certitudes ou illusions ? parce que je ne le dirai jamais assez...

lionmoi

J'ai déjà abordé et développé ce sujet dans une chronique précédente que je vous conseille de relire : http://verlatradition.canalblog.com/archives/2012/06/22/24552739.html

Je suis fort marri de constater encore et toujours que tant de personnes ne vivent que pour ou par leurs certitudes. Et cela dans tous les domaines, en groupes ou individuellement, que ce soit dans la vie publique, sociale, politique, économique, mais aussi dans la sphère privée dans leurs croyances, leurs relations, leurs vies personnelles, et jusqu'à leur intimité.

Problèmes d'égo ? Pas forcément,  car cela peut être à cause d'idées qui leur ont été suggérées, parfois dictées, imposées (dans ce cas elles peuvent être victimes) cela peut être parce qu'il en a toujours été ainsi et qu'il n'y a pas de raison que cela change. Mais, aussi, cela peut venir de leur libre-arbitre, de véritables plans que les personnes peuvent établir et qu'elles persistent à suivre, parfois en dépit de l'évidence.

Et quand il apparaît, dans tous les cas, que la vérité est autre, les conséquences sont plus ou moins importantes, mais aussi parfois catastrophiques. Et il est souvent trop tard. Quelqu'un peut essayer de les aider à réfléchir, mais le libre-arbitre de chacun est sacré et on ne peut le violer ; leur laisser vivre leurs expériences ? Quoique, parfois, ne pas intervenir peut être synonyme de non-assistance à personne en danger.

Il existe en Inde la notion, d'ailleurs fort complexe, de Maya, notion qui a plusieurs sens (voir le lien fort intéressant et instructif http://fr.wikipedia.org/wiki/Maya_(sanskrit) ) ; je retiendrai ici celle de la philosophie des Védas : l'illusion du monde physique que nous considérons comme une réalité, la différence entre la vérité absolue et la vérité de l'apparence.

Et justement les personnes vivant par et pour leurs certitudes ne voient que l'apparence et non cette réalité, ce qui pose les problèmes déjà évoqués et fait leurs malheurs.

(les commentaires sont ceux de la première publication...)

Posté par nepo landarosa à 10:57 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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10 novembre 2017

J'ai aussi écrit pour les enfants

clarence

Une fois, dans un cirque, il y avait un dompteur

Qui des bêtes féroces n'avait jamais eu peur.

Tous les soirs à la fin de son grand numéro

Dans la gueule du lion qui était le plus gros

Il y mettait la tête en toute confiance :

Le public effrayé regardait en silence.

Par un grand soir d'hiver, le gros lion s'enrhuma

Au cours du numéro soudain éternua...

Et d'un seul coup de dent croqua le malheureux !

Moralité :

Les lions enrhumés sont les plus dangereux...

 

Posté par nepo landarosa à 12:31 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 novembre 2017

Le soleil et le vent

Dans les années 90, j'ai écrit le texte d'un spectacle poétique, mélange de fiction et de réalité personnelles, je vous en ai présenté le début dans : http://www.verlatradition.fr/archives/2017/03/17/35059572.html

Aujourd'hui, en voici le final : 

 

Transformé par cette alchimie des ténèbres à la lumière grâce à une prise de conscience de tout ce qui l’entoure, l’Homme apprend un peu plus qui il est. Bien sûr, il ne sait toujours pas d’où il vient et où il va, mais les germes qui sont en lui commencent à pousser et à produire leurs effets bénéfiques. Par l’oubli de son moi il peut revivre les mêmes amours mais, cette fois dans le partage total avec les autres, avec l’autre, dans une pleine communion qui peut aller jusqu’à la transcendance.

D’abord, je t’aurai prise par la main, ou alors par l’épaule. Tu aurais semblée réticente, car tu n’aurais su que faire. Je me serai approché de toi, j’aurai posé ma tête sur cette épaule, tu te serais mise à trembler, moi aussi peut-être. A moins que ce ne soit toi qui aies fait le premier geste. D’une tendre caresse de la main sur tes cheveux, j’aurai rapproché ta tête contre la mienne. Et nous serions restés comme cela, longtemps, sans bouger. En même temps, je crois, on se serait aperçu que l’autre pleurait. Je t’aurai dit, à moins que ce ne soit toi, “ je te demande pardon “. Tu m’aurais répondu, à moins que ce ne soit moi “ moi aussi “. Toujours tendrement, lentement, j’aurai continuer à caresser ton visage, très délicatement, comme on effleure les pétales d’une rose, dessinant les contours d’un trait de plume, j’aurai essuyé tes larmes. A ce moment, tes mains se seraient rejointes dans mon cou. Et alors, mes lèvres, près des tiennes, auraient murmuré “ je t’aime Tu aurais murmuré “ je t’aime “.Et nous nous serions embrassés , passionnément, à la folie et nos corps se seraient reconnus et retrouvés, communiant dans la même explosion atomique.  

Pour chacun d’entre nous, l’Amour a un prénom,

Que ce soit une fille, que ce soit un garçon,

On a toujours quelqu’un dans quelque coin du cœur.

Chacun pour ce prénom désire le bonheur.

Rester un moment dans les bras de l’être aimé,

Et de ces courts instants faire une éternité.

Des larmes de tendresse couleraient sur nos joues

De nos corps enlacés on formerait un tout.

Et puis...

Cueillir sa bouche en fleur épanouie

Pour en caresser les pétales,

Prendre avec douceur la rosée de ses lèvres

Pour savourer son goût de framboise fragile,

Sentir son corps vibrant

Au parfum de pervenche

Effleurer sa peau tendre

De fruit plein de soleil.

Et puis...

Faire un feu d’artifice

De mots et de tendresse,

Aimer en rose, en vert, en bleu,

Aimer de toutes les couleurs,

Aimer à en être arc-en-ciel,

Eclater son amour en un million d’étoiles,

Etre riche de milliers de secondes-bonheur

Illuminés par tant et tant d’années-lumière

Que l’on devient soleil

Qui brûle en un éclair

Et puis... 

Vous ne comprenez pas ce qu’est un amour fou

Vous ne savez même plus ce que veux dire

Je t’aime.

Quand la vie et la mort n’existent même plus.

Quand l’Amour brûle tout

Ce que l’on a été.

Quand l’Amour détruit

Et donne l’éternité.

Quand on n’existe plus,

Etant devenu l’autre,

Et que l’on forme un tout

Soleil de l’Univers qui ne s’éteindra pas.

Quand on retrouve enfin la pureté du cristal,

Et inondant d’Amour,

Eclatant de bonheur,

Alors tout est possible.

Et puis...

Lorsque enfin réunis...

 

Mais il se fait trop tard...

Je vous dis bonne nuit...

Posté par nepo landarosa à 08:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 novembre 2017

Tout oublier

Je ne renie pas tout ce que j'ai étudié, je ne renie pas tout ce que j'ai appris, je ne renie pas tout ce que j'ai pensé, je ne renie pas tout ce à quoi j'ai participé...

Je continuerai à étudier, je continuerai à apprendre, je continuerai à penser, je continuerai à participer...

Mais il y a un moment où il faut tout oublier, en soi faire silence pour retrouver la vérité de l'Etre.

Car :

LA CONNAISSANCE FUT UNE AIDE, LA CONNAISSANCE EST L'ENTRAVE

Il est à remarquer que les Sages Enseignants antiques comme Pythagore par exemple, que les civilisations anciennes comme les Atlantes ou les Celtes, ou plus récentes comme les Esséniens ou les Cathares, seraient bien surpris de revenir et de découvrir tout ce qu'ils ont pensé et écrit...

Bien souvent, dans l'analyse de la pensée, ce qui est présenté comme vérité n'est que pure invention produit par le mental humain, soit pour dominer, soit, et le plus souvent, pour se rassurer ...

J'ai dit, mais ce n'est que ma certitude personnelle...tout est relatif.

Posté par nepo landarosa à 09:35 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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04 novembre 2017

Un texte sur les pauvres Chevaliers du Christ (réédition avec annotation)

DIM-CAMP 110

DIM-CAMP 106

 

Et maintenant...

et maintenant

toi

frère en humanité

frère en Christ

si tu désires oeuvrer en compagnie d'hommes

sincères

mais imparfaits

viens avec nous

si tu recherches les peines journalières

la souffrance constante

viens avec nous

si tu ne redoutes point les échecs

viens avec nous

si tu veux entendre l'appel lancinant

des perfides tentations

viens avec nous

si tu veux connaitre le doute

parfois

le désespoir

viens avec nous

si tu veux bien ne pas toujours contempler les étoiles

si tu veux regarder à tes pieds les misères de ce monde

viens avec nous

si tu veux défendre la veuve

protéger l'orphelin

viens avec nous

si tu veux lutter pour et avec les opprimés

viens avec nous

si tu veux abandonner tes métaux au vestiaire

rejeter le vieil homme

oublier ton érudition

ta science

ton initiation

ton ignorance

viens avec nous

si tu veux que soit remise en cause

le lendemain

la révélation de la veille

viens avec nous

si tu veux endosser l'habit de noces

qui te fait pareil aux autres

tes frères

qui que tu sois

d'où que tu arrives

viens avec nous

et si tu veux offrir jusqu'à ton dernier centime

jusqu'à ta dernière heure

jusqu'à ton dernier souffle

ton ultime regard

si tu veux tout donner

tout abandonner

pour le service de l'Homme

ton prochain

en servant l'Homme spirituel

le Christ

alors

n'hésite pas

cherche nous

nous les pauvres chevaliers du Christ

champions des causes perdues.

Peronnik

remarque importante : j'ai retrouvé ce texte dans mes archives personnelles collectées vers 1980 pour une étude historique du Beaujolais, je l'ai choisi pour le sujet abordé concernant l'état d'esprit des Chevaliers et non pas pour l'appartenance de son auteur à une résurgence templière que j'ignorais alors.(voir information en commentaire)

chevalier

arthous

et puis...réintégration de deux de mes commentaires...

  • Ce texte a toute une histoire et correspond à la résurgence templière venue de l'entourage du Maréchal Lyautey au Maroc, la chaine de Anne (que je n'appellerai pas autrement), dont d'importants travaux de réflexion furent menés par l'alchimiste Jacques Breyer dans la tour des Béatitudes du château d'Arginy (voir photos sur ce blog) dans le Rhône. On peut encore voir la tombe, un menhir de granit rouge du dernier GM, Maxime de Roquemaure, dans un petit village beaujolais. Cela a donné lieu à de nombreuses légendes modernes.
  • Précision quant à la chaine d'Anne : Don Carlos Mas y Aranda fut assassiné en Algérie à Oran en 1878 par un Jésuite fanatique. Détenteur d'une filiation templière dite de la Caverne espagnole, il transmit cette filiation sur son lit de mort à Anne, née à Mascara (sa fille ?). Cette dernière par mariage devint Anne Montjo-Héry bien plus tard héroïne de la Résistance, Maxime de Roquemaure était l'un de ses proches et perpétua cette filiation templière. (Daniel Réju)

 

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30 octobre 2017

Prière : suite

Chez les Francs-Maçons aussi, que les ignorants qualifient souvent de laïcs, la Prière est également pratiquée :

Que la Puissance du Père du Ciel,

Et la Sagesse de son glorieux Fils, 

Par la Grâce et la Bonté de l'Esprit Saint,

Qui sont trois Personnes en un seul Dieu,

Soient avec nous à notre Commencement,

Et nous donnent la Grâce

De nous gouverner ici-bas, pendant notre vie,

Pour que nous puissions parvenir à sa Béatitude

Qui n'aura jamais de fin.

Amen.

Prière du Rite des Antients pour l'ouverture d'une Loge (1756)...et aussi :

Architecte Suprême de l'Univers,

Source unique de tout bien et de toute perfection,

O Toi qui as toujours voulu et opéré

Pour le bonheur de l'Homme et de toutes Tes Créatures,

Nous Te rendons grâce de Tes bienfaits paternels,

Et nous Te conjurons tous ensemble

De nous les accorder suivant Tes desseins sur nous

Et selon nos besoins.

Répands sur nous et sur tous nos Frères

Ta Céleste lumière ;

Fortifie dans nos Coeurs l'Amour de nos devoirs,

Afin que nous les observions fidèlement.

Puisent nos Assemblées être toujours affermies dans leur union

Par le désir de Te plaire

Et de nous rendre utile à nos semblables.

Qu'elles soient à jamais le séjour de la Paix et de la Vertu,

Et que la chaîne d'union fraternelle

Soit désormais si forte entre nous

Que rien ne puisse jamais l'altérer.

Ainsi soit-il.

prière de fermeture des travaux R*E*R*, XVIII ième siècle

Ces deux prières sont extraites de l'ouvrage Les Plus Belles Prières des Francs-Maçons pésentées par Philippe Langlet chez Dervy (2001).

sym-267

et, comme bien souvent, les commentaires ci-dessous apportent des informations importantes...

dixi

 

 

 

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29 octobre 2017

Prière

Cette prière semble avoir été écrite par un grand croyant...et pourtant...

O mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour

Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour

Et la blessure est encore vibrante,

Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour.

Ô mon Dieu, votre crainte m'a frappé

Et la brûlure est encor là qui tonne,

Ô mon Dieu, votre crainte m'a frappé.

Ô mon Dieu, j'ai connu que tout est vil

Et votre gloire en moi s'est installée,

Ô mon Dieu, j'ai connu que tout est vil.

Noyez mon âme aux flots de votre Vin,

Fondez ma vie au Pain de votre table,

Noyez mon âme aux flots de votre Vin.

Voici mon sang que je n'ai pas versé,

Voici ma chair indigne de souffrance,

Voici mon sang que je n'ai pas versé.

Voici mon front qui n'a pu que rougir,

Pour l'escabeau de vos pieds adorables,

Voici mon front qui n'a pu que rougir.

Voici mes mains qui n'ont pas travaillé,

Pour les charbons ardents et l'encens rare,

Voici mes mains qui n'ont pas travaillé.

Voici mon coeur qui n'a battu qu'en vain,

Pour palpiter aux ronces du Calvaire,

Voici mon coeur qui n'a battu qu'en vain.

Voici mes pieds, frivoles voyageurs,

Pour accourir au cri de votre grâce,

Voici mes pieds, frivoles voyageurs.

Voici ma voix, bruit maussade et menteur,

Pour les reproches de la Pénitence,

Voici ma voix, bruit maussade et menteur.

Voici mes yeux, luminaires d'erreur,

Pour être éteints aux pleurs de la prière,

Voici mes yeux, luminaires d'erreur.

Hélas ! Vous, Dieu d'offrande et de pardon,

Quel est le puits de mon ingratitude,

Hélas ! Vous, Dieu d'offrande et de pardon,

Dieu de terreur et Dieu de sainteté,

Hélas ! ce noir abîme de mon crime,

Dieu de terreur et Dieu de sainteté,

Vous, Dieu de paix, de joie et de bonheur,

Toutes mes peurs, toutes mes ignorances,

Vous, Dieu de paix, de joie et de bonheur,

Vous connaissez tout cela, tout cela,

Et que je suis plus pauvre que personne,

Vous connaissez tout cela, tout cela,

Mais ce que j'ai, mon Dieu, je vous le donne.

 

Car, en vérité, et cela est surprenant, l'auteur de cette magnifique prière s'appelle ...Paul Verlaine dans son recueil Sagesse !

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27 octobre 2017

Jordi Savall en fonds sonore


Jordi Savall - Lamento Della Ninfa - Video par domi1203

IMPORTANT : il faut mettre cette vidéo en pause (en bas à gauche II) pour pouvoir en visionner une autre !

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Changement de l'heure (comme tous les 6 mois)

dans la nuit de samedi 28 octobre à dimanche 29

je vous rappelle :

en AVril on AVance d'une heure les pendules

en octobRE on REcule d'une heure

(pas possible si vous avez un cadran solaire...et dites le à votre coq...)

Donc, samedi soir réglez votre réveil à sonner à 3 heures du matin et, à ce moment-là, précipitez vous hors du lit pour remettre toutes vos pendules à l'heure ; vous pourrez ensuite vous recoucher...pour gagner une heure de sommeil...

cadran

une horloge bien mystérieuse qui mérite une explication

https://6bisruedemessine.wordpress.com/2013/05/30/lhorloge-antihoraire-de-la-cathedrale-de-florence-antichomage-aussi/

 (les commentaires ci-dessous sont ceux de mes précédentes éditions)

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26 octobre 2017

Cherchez l'erreur...

Dédicace de Papus en exergue de son étude sur la Pistis Sophia

dédicace pistis sophia

article du Progrès

hotel

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15 octobre 2017

Ars, un après-midi

J'ai déjà présenté un album photo complet sur Ars : http://www.verlatradition.fr/albums/ars__le_village_du_petit_cure/index.html

J'y suis retourné ce jour pour des raisons personnelles, puis je me suis assis plus d'une heure sur la murette devant l'église. Et j'ai constaté un phénomène extraordinaire sur l'esplanade devant l'église où se trouve la statue très réaliste et grandeur nature du petit Curé.

(cliquez sur chaque photo pour agrandir)

005

curé ars

Et bien, la plupart, je dis bien la plupart des personnes qui passent devant, enfants, adultes le prennent par la main (sa main droite en est usée !),lui parlent, sont en admiration devant, se font prendre en photo avec lui, lui posent des fleurs dans les mains.

On pourrait commenter rapidement "oh oui ce sont des pèlerins, circulez" : et bien non ! Car, en observant bien, tout le monde est touché, pèlerins comme touristes, une véritable attirance, comme un aimant...un aimant, voilà le mot.

 

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12 octobre 2017

L'Apocalypse de notre temps

Mais non, mais non il ne s'agit pas de l'actualité mais je vous propose de revenir sur un livre épais (569 pages) et richement documenté écrit par Henri Rollin (5ième édition Gallimard 1939).Un brillant officier actif des Services de Renseignements français et qui, à ce titre, a eu accès à de très nombreux documents.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Rollin_(militaire)

L'entrée Wikipédia souligne que son livre a été systématiquement raflé et détruit par les nazis, un seul exemplaire subsistant ; et bien non, il en restait un autre caché dans une bibliothèque militaire et que je possède ! (Cercle des Officiers ...à Alger !)

titre rollin

 

Cet ouvrage ne se consacre pas uniquement à la propagande allemande, comme le dit le sous-titre, mais évoque en un vaste panorama les dernières années de la Russie impériale. Et donc un chapitre entier est intitulé : deux Français à la Cour de Russie. Pour ceux qui ont l'habitude de ce blog ont tout-de-suite compris qu'il s'agissait du duo Gérard Encausse (Papus)/ Nizier-Anthèlme Philippe (Maitre Philippe de Lyon), cela a déjà été évoqué rapidement ici-même.

Les sous-titres du chapitre sont les suivants :

le mage Papus/le guérisseur Philippe/du palais de Compiègne à Tsarskoïe-Delo/révélations et prophéties sur la Russie/l'intervention du chef de la police secrète russe à Paris/son influence à l'Elysée et à Saint Pétersbourg/sa disgrâce/Papus, Philippe et les protocoles des sages de Sion/rancunes et vengeances/l'assassinat du ministre de l'intérieur Plévé/la mort de Philippe.

Plusieurs de ces points on déjà été évoqués sur ce blog, il suffira au lecteur intéressé de s'y reporter à l'aide des tags figurant en colonne de droite ou en posant un mot dans la fenêtre rechercher (colonne de droite en dessous des albums photos).

Russia_stamp_Nicholas_II_1998_3r

Nous allons examiner quelques passages de ce chapitre : (ces quelques extraits issus d'un ouvrage de 569 pages donnent envie d'en lire plus...)

...Au cours de ses voyages en Russie, Papus fonda à Saint Pétersbourg une loge martiniste dont le Tsar était, dit-on, le Supérieur Inconnu. En tous cas, de très hautes personnalités en faisaient partie et on peut penser que le Tsar et la Tsarine entretenaient avec Papus des relations intimes et confiantes puisque nous avons pu voir dans ses papiers une feuille de papier blanc portant les signatures du Tsar, de la Tsarine et du Président Félix Faure.

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le docteur Czynski Czeslaw (Punar Bhava) Souverain délégué général de l'Ordre Martiniste en Russie

cette illustration est extraite de l'ouvrage de Philippe Encausse publié en 1949 :

papus_0001

ainsi que :

papus_0002

Papus avait fait connaitre à ses adeptes russes un autre thaumaturge qu'il reconnaissait comme son "Maitre spirituel", Philippe, de Lyon. On a beaucoup parlé de Philippe depuis que la chute du régime impérial a mis en lumière le rôle de Raspoutine dont il fut le prédécesseur dans la confiance du couple impérial. Toutefois, sans relever en détail les multiples inexactitudes qu'ont fidèlement répétées la plupart des historiographes de la famille impériale ou de Raspoutine, on peut estimer que la personnalité de Philippe a été singulièrement déformée aussi bien par ceux qui, à l'époque, cherchèrent à le discréditer, que par ceux qui, par-dessus sa tête, voulaient atteindre l'empereur et l'impératrice.

...le thaumaturge (Philippe) dut renoncer à ses études (de médecine) et recourir au procédé classique de prendre un assistant diplômé, un homéopathe polonais, le docteur Steinski d'abord, puis le docteur Lalande que lui avait recommandé Papus et qui devint son gendre et son disciple le plus dévoué.

Son aspect était fruste et jovial, front découvert, yeux bleus, teint frais, une forte moustache brune tombante, des épaules carrées, une corpulence assez forte. Toutefois, ceux qui l'approchaient s'accordaient à lui reconnaître une autorité surprenante. A un regard impressionnant d'une extraordinaire douceur, il joignait une pénétration rare. Le son de sa voix, la bonté ferme de son sourire, reflet de secrètes lueurs, la nature de ses propos, l'enveloppement de ses gestes les plus simples, en un mot son charme irrésistible, mettaient ses interlocuteurs à sa merci. Nul mieux que lui ne savait convaincre, consoler, parer l'avenir des espoirs les plus apaisants...

...Mieux encore que celle de Papus, l'influence de Philippe sur Nicolas II et l'impératrice Alexandra s'explique fort bien. Il domine par sa puissance de suggestion cet autocrate qui n'ose regarder en face ses ministres et cette malheureuse femme plus menacée par les intrigues de cour que par les complots des révolutionnaires...

...Ce fut au palais de Compiègne , en septembre 1901, que Philippe fut introduit auprès de l'empereur Nicolas II et de l'impératrice Alexandra, à la suite, selon Papus, d'une indiscrétion d'un Martiniste qui leur avait parlé du thaumaturge. Bien que le docteur Maniguet, après M.Bricaud, attribue au grand-duc Vladimir cette prise de contact, les documents russes concordent tous (mémoires de Witté -également dans ma bibliothèque- journal de Polovtsev) avec les souvenirs de M Paléologue pour en faire porter la responsabilité sur les deux Monténégrines, la grande-duchesse Militza, épouse du grand-duc Pierre Nicolaïevitch, et sa soeur la princesse Anastasia Romanovski, duchesse de Leuchtenberg, épouse du grand-duc Nicolas Nicolaïevitch... 

...A chaque fois que Philippe fut attaqué, Papus, combatif et ardent, se dressa pour le défendre...

...D'après ce qu'avait assuré au général Spiridovitch (ancien chef de la sûreté personnelle de l'empereur qui avait pris la défense de Philippe calomnié) un Russe très honorable, de vieille noblesse et occupant un poste en vue, Philippe était l'ennemi du spiritisme et défendait rigoureusement à ses amis de s'en occuper, disant même que c'était un grave péché que de s'y livrer. Il réussit même, parait-il, à convaincre un grand-duc fervent adepte du spiritisme, d'y renoncer pour toujours.

Henri Rollin évoque alors l'article malveillant que Pierre Mille publia dans le Temps du 23 novembre 1904 et où Papus prit de nouveau la défense de son Maitre spirituel, ce qui poussa Pierre Mille à devoir rectifier son interprétation fantaisiste dans le Temps du 8 décembre de la même année. Suivent de nombreuses péripéties engagées tant par l'impératrice-mère, le général Hessé, commandant du Palais, le fumeux Ratchkovski, chef de la police secrète à l'étranger de la Russie impériale, âme de tous les complots, et du Comte Witté premier ministre. Tous ces personnages avaient un but en commun : inquiets de l'ascendant que Philippe prenait à la Cour, ils voulaient s'en débarrasser par tous les moyens. Ils trouvèrent un allié inattendu dans les milieux révolutionnaires qui voulaient ainsi discréditer le Tsar : "et le Tsar russe dans le labyrinthe de son palais, attend la lumière d'un occultiste international quelconque que l'on a glissé auprès de lui". 

ratchkovski

Piotr Ivanovitch Ratchkovski, chef de l'Okhrana à paris

Et même après la disgrâce de Philippe et son retour en France, les rumeurs continuèrent : " Philippe, expulsé de Russie, n'avait pu supporter sa disgrâce et en serait mort de chagrin. Rien de plus faux. L'impression si forte qu'il avait produite à Compiègne sur le Tsar et la Tsarine ne fut jamais altérée en dépit de tous les bruits que firent courir ses adversaires dans la presse de l'époque et que nombre d'écrivains ont repris à leur compte. En particulier, Philippe et Papus ne furent jamais expulsés de Russie...

...pour ne pas paraître tout en ignorer, on inventait potins sur potins, fable sur fable, que colportaient avec joie les ennemis de l'Impératrice...et de ceux qui la détestaient pour sa simplicité de vie; ses affections trop exclusives, ce manque de sociabilité, cette apparence hautaine, cette froideur, ce mutisme qui n'étaient que les manifestations d'une insurmontable timidité accentuée par ses angoisses de mère et d'épouse.

Sous la pression de l'Eglise orthodoxe et en particulier du confesseur de l'Impératrice, Mgr Théophane, le même qui allait introduire Raspoutine à la Cour, le couple impérial renonça à faire revenir Philippe au Palais après le deuxième voyage qu'il fit en Russie en 1902.(au sujet de Mgr Théophane : complètement démenti avec documents : http://orthodoxievco.net/ecrits/vies/theophane-poltava/10.pdf

La famille impériale n'en entretint pas moins une correspondance active avec le guérisseur lyonnais. Une lettre dans laquelle le souverain sollicitait de Philippe les conseils que Dieu lui inspirait et la réponse de Philippe à Nicolas II étant arrivées décachetées, tandis que les télégrammes, échangés par voie indirecte, étaient déchiffrés par la police française, une entrevue à Lyon entre l'Empereur et la guérisseur fut même envisagée (source : Schewaebel)...

...Ratchkovski comptait, tant à la préfecture de police qu'à la Sureté générale (de Paris), et dans la presse, des amis fidèles qui partageaient ses haines ...Philippe, dès son retour à Lyon, ne connut plus de repos...il est traqué jusque dans l'intimité de sa vie familiale. M.Joseph Schewaebel s'est fait l'écho de ses plaintes, de ses récriminations contre une surveillance qui, pour lui, finissait par devenir une hantise. Lettres décachetées, télégrammes interceptés, hommes soupçonneux rôdant sans cesse autour de son domicile (35 rue Tête d'Or à Lyon), notant les personnes qui venaient le visiter, compagnons de voyage tenaces chaque fois qu'il se déplaçait de l'Arbresle à Lyon, rien ne manquait. Philippe était en proie à des crises d'excitation violente, suivies d'un abattement complet.

Au cours de ces crises, il laissait échapper devant ses intimes les secrets qu'il avait le mieux gardés jusqu'alors. C'est ainsi qu'il raconta les circonstances de la disgrâce de Ratchkovski. Alors qu'il était encore à Saint Pétersburg, ce policier, disait-il, avait fait parvenir à Nicolas II un dossier immonde sur son compte...

...il avait donc eu recours au grand-duc Nicolas, et, disait-il, la disgrâce de son ennemi avait immédiatement suivi. Un télégramme du guérisseur témoignait du reste de sa reconnaissance : "remerciements du plus profond de mon coeur d'avoir mis un terme aux agissements de ce misérable. Grâce à vous, je puis sortir de chez moi librement. Très reconnaissant et respectueux serviteur."...

...en novembre 1904 (faux ! le 29 aout) Philippe perdit sa fille unique (avant il y eu Albert-Benoit : 1880/1881) qu'il adorait. Ce fut un coup terrible. Il se sentait de plus en plus souffrant. Il s'échappait pendant des semaines entières à Paris puis il se confina dans sa maison de campagne le clos Landar à l'Arbresle, ulcéré par la surveillance policière dont il était l'objet ainsi que par une campagne qu'un journal parisien du matin avait entrepris contre lui...

Voilà donc quelques passages fort intéressants de ce livre. Serge Caillet, dans son ouvrage très détaillé Monsieur Philippe, l'Ami de Dieu, donne de nombreuses informations quant aux échanges entre la Cour impériale et Philippe revenu à Lyon, notamment sur l'organisation qu'il dut mettre en place pour échapper aux vindictes policières tant françaises que russes.

Sur la vie au Palais impérial (essentiellement la Garde) de Saint Pétersburg sous le règne de Nicholas II voir avec de superbes illustrations :

http://meshistoiresdautrefois.hautetfort.com/archive/2012/02/02/la-garde-imperiale-russe.html

 

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09 octobre 2017

Le ruban de Moebius

Récemment, je vous ai parlé de Nina d'Agde (serait-ce son nom ?) 

Voilà l'un de ses poèmes :

 

Voguent mille galères sur la mer de l'histoire…

Si fats sont les humains, oubliant leur mémoire

Qui fait que, trop souvent, on avance toujours

En ruban de Möbius, sur le même parcours.

 

On croit changer de boucle, tant la distance est grande.

Et puis, tout étonnés, on finit par comprendre

Que c'est la même chose, inévitablement.

Un éternel replay, ce recommencement !

 

Parfois, comme un sursaut : une belle prouesse

Qui nous fait jubiler, donne de la hardiesse…

Un tel qui a osé, un autre ne veux pas

Et quelques réfractaires lui emboîtent le pas.

 

Certes, en d'autres lieux, de nouveaux personnages ;

Scénario identique pour les mêmes images.

Rien de neuf,  croyez-moi, mais les mêmes erreurs.

Peut-être plus vicieux quand il s'agit d'horreur…

 

Nina Padilha © 03/03/2013

et pour lire l'original (et d'autres) : http://leschaisesdenina.over-blog.com/article-le-ruban-de-mobius-115871183.html

 

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La rançon du succès avec un tableau de statistiques

 

Tu ne tiens plus ta rubrique régulière des 100 derniers visiteurs ? Me disent des amis.

Je l'ai en effet abandonnée par honnêteté tout en maintenant le compteur de visites. Il existe des système automatiques appelés robots (essentiellement américains et essentiellement Google)  qui, du fait du succès d'un site ou d'un blog, analysent continuellement les flux et contenus de publications, ceci pour en informer les demandeurs sur les moteurs de recherche.

Et donc chacune des visites de ces agrégateurs incrémente le compteur (seul le compteur de visites est touché mais pas les statistiques de consultation d'articles). C'est donc la rançon du succès et je ne m'en plains aucunement, d'où ma décision de supprimer ma rubrique des 100 derniers visiteurs.

(cela explique la parution de deux/trois articles en anglais pour accueillir ces visiteurs)

CompteurBidon

Néanmoins, en voici un état :

100 derniers

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21 septembre 2017

Il était des saisons

Il était des printemps, d'éclatantes couleurs.

Ostara retrouvait le chant des hirondelles.

En se ceignant le front de mille et une fleurs

Elle apaisait les jours qui se languissaient d'elle.

 

Il était des étés aux torrides Césars.

Le basalte brûlait sous la vague tiédie.

Dans l'horizon tremblant, on voyait, au hasard

Goélands intrépides et bateaux enhardis.

 

Il était des automnes aux fraîcheurs indécises.

La nue qui s'en venait souvent gorgée de pluie.

Dans les matins brumeux, les collines étaient grises

Puis rouillaient doucement et mourraient dans la nuit.

 

Il était des hivers annulant mes poèmes.

Les âtres s'animaient sous les flambées réjouies.

Puis Yule s'en venait inverser l'analemme

Pour accueillir Janus aux vœux évanouis.

 

 

Il était des saisons et j'avais du courage.

Celui de mes vingt ans, de mon insouciance.

Éphémère est la vie, comme sur cette plage,

La trace de mes pas dénués d'impatience.

 

 Nina Padilha © 18/10/2016

Et si vous voulez connaitre Nina Padilha, plusieurs ouvrages (disponibles à l'achat) et près de 2000 (!) poèmes, rendez-vous sur son blog actuel 

http://les-nouvelles-chaises-de-nina.blog4ever.com/

Vous pouvez aussi consulter ses anciens blogs :

http://laplumedenina.canalblog.com/

http://leschaisesdenina.over-blog.com/

ninanoel

 

 

Biographie :

 

Poète à l'écriture libre, Nina Padilha est membre de la Société des Poètes Français et sociétaire de la SACEM. Après beaucoup de voyages et d'expériences diverses, elle a finalement posé sa plume dans le sud de la France.

Elle écrit depuis toujours et n’a jamais cessé car amoureuse de la langue française qu’elle aime tresser dans ses poèmes rédigés avec une aisance et une facilité d’écriture étonnantes. Des battements de cœur, des souvenirs, des élans, des réactions à chaud… ou pas. J’ai la douceur inflammable, dit-elle. Elle s'est lancée dans l'écriture de romans, d'essais, avec enthousiasme.

Vous trouverez aussi plein de références par un moteur de recherches, exemple : le texte est en anglais mais pas le lien...

 

nina padilha - Bing

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https://www.bing.com

 

 

Posté par nepo landarosa à 16:21 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Couleurs d'une nuit (avec complément)

Je regardai par la fenêtre : l'image d'un parc verdoyant m'apparut. Une biche trottinait avec légèreté sous la futaie, des papillons multicolores voletaient de fleur en fleur, jouant avec les rayons du soleil.

Ce parc, je l'aperçois quelquefois de ma fenêtre, les senteurs de sa beauté me parviennent et m'invitent.

Un matin, j'ai osé entrouvrir ma porte et, rapidement j'ai fulé le sentier...J'ai marché, j'ai marché longtemps...

Mes pas agiles dans la rosée me portèrent près d'un village. Les animaux et les hommes y vivaient en parfaite harmonie ; un géant de six mêtres me salua, me prit par la main pour me guider parmi cet univers de couleurs et de musique. Tous, les fleurs, les oiseaux, la nature, me firent fête.

Je voudrais être peintre, musicien, poète, pour décrire ce pays merveilleux.

Puis, tout s'effaça dans un déchirement : je m'éveillai. Un brouillard vaporeux enveloppait le parc, je ne distinguais plus rien.

Un rêve parmi tant d'autres où l'on ne sait où commence et où finit la réalité...

Quelque part dans mon coeur, ce parc vit et peut-être retrouverai-je un jour le géant qui me prit la main. 

 

Gérard Jacquet/ Plein Soleil 1984

IMG

et si vous voulez renconrer Gérard Jacquet :

005 - Copie

La maison penchée, place du Musée 71470 ROMENAY

03.85.40.38.22

J'ai déjà parlé de lui et de ses oeuvres dans mes articles :

 http://www.canalblog.com/cf/search.cfm?q=jacquet&bid=1009539&searchbtn=Rechercher

et, en prime...j'avais envoyé l'ouvrage, au nom de Edith Comi, Gérard Jacquet et moi-même à Jean Marais :

jeanmarais

 

Posté par nepo landarosa à 09:56 - - Commentaires [5] - Permalien [#]