SUR LES CHEMINS DE LA TRADITION

Message d'accueil (revu, nettoyé, et corrigé le 30 janvier 2017)

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(le réglage écran à 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes)

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité.

Je signe ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...

Je reconnais aussi que certains articles pourraient apparaître comme provocateurs : nullement, il s'agit de sujets habituellement abordés d'une manière classique (trop ?) mais traités ici de façon à suggérer une réflexion plus approfondie, dégagée de tout dogme, coups de coeur et coups de gueule. Mais il ne faut pas confondre constatation et critique : voir à ce sujet l'article avertissement du 31 août 2014.

Conseils techniques

Vous pouvez cliquer sur les mentions RSS (colonne de gauche) pour recevoir automatiquement les avis de mises-à-jour soit des messages, soit des commentaires soit des deux. Et désormais, toujours dans la colonne de gauche, vous pouvez vous abonner pour recevoir uniquement l'avis des parutions de nouveaux articles, car j'ai abandonné l'option newsletter. Vous pouvez également sur un article proposer vos commentaires  mais tous les commentaires passent en modération avant publication, conformément à la loi, celui que certains appellent le maître de la toile est le seul maître à bord et cela ne se discute pas. Le système des tags (colonne de droite) est également très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et maintenant en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

Messages revus et corrigés

Enfin, il apparaît parfois nécessaire de reprendre un ancien article compte-tenu d'éléments nouveaux : il est alors publié de nouveau avec compléments, soit à la date d'origine de parution, soit à la date actuelle.

Enfin, j'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition. J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

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Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...

 


21 septembre 2017

Il était des saisons

Il était des printemps, d'éclatantes couleurs.

Ostara retrouvait le chant des hirondelles.

En se ceignant le front de mille et une fleurs

Elle apaisait les jours qui se languissaient d'elle.

 

Il était des étés aux torrides Césars.

Le basalte brûlait sous la vague tiédie.

Dans l'horizon tremblant, on voyait, au hasard

Goélands intrépides et bateaux enhardis.

 

Il était des automnes aux fraîcheurs indécises.

La nue qui s'en venait souvent gorgée de pluie.

Dans les matins brumeux, les collines étaient grises

Puis rouillaient doucement et mourraient dans la nuit.

 

Il était des hivers annulant mes poèmes.

Les âtres s'animaient sous les flambées réjouies.

Puis Yule s'en venait inverser l'analemme

Pour accueillir Janus aux vœux évanouis.

 

 

Il était des saisons et j'avais du courage.

Celui de mes vingt ans, de mon insouciance.

Éphémère est la vie, comme sur cette plage,

La trace de mes pas dénués d'impatience.

 

 Nina Padilha © 18/10/2016

Et si vous voulez connaitre Nina Padilha, plusieurs ouvrages (disponibles à l'achat) et près de 2000 (!) poèmes, rendez-vous sur son blog actuel 

http://les-nouvelles-chaises-de-nina.blog4ever.com/

Vous pouvez aussi consulter ses anciens blogs :

http://laplumedenina.canalblog.com/

http://leschaisesdenina.over-blog.com/

ninanoel

 

Biographie :

 

Poète à l'écriture libre, Nina Padilha est membre de la Société des Poètes Français et sociétaire de la SACEM. Après beaucoup de voyages et d'expériences diverses, elle a finalement posé sa plume dans le sud de la France.

Elle écrit depuis toujours et n’a jamais cessé car amoureuse de la langue française qu’elle aime tresser dans ses poèmes rédigés avec une aisance et une facilité d’écriture étonnantes. Des battements de cœur, des souvenirs, des élans, des réactions à chaud… ou pas. J’ai la douceur inflammable, dit-elle. Elle s'est lancée dans l'écriture de romans, d'essais, avec enthousiasme.

 

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Couleurs d'une nuit

Je regardai par la fenêtre : l'image d'un parc verdoyant m'apparut. Une biche trottinait avec légèreté sous la futaie, des papillons multicolores voletaient de fleur en fleur, jouant avec les rayons du soleil.

Ce parc, je l'aperçois quelquefois de ma fenêtre, les senteurs de sa beauté me parviennent et m'invitent.

Un matin, j'ai osé entrouvrir ma porte et, rapidement j'ai fulé le sentier...J'ai marché, j'ai marché longtemps...

Mes pas agiles dans la rosée me portèrent près d'un village. Les animaux et les hommes y vivaient en parfaite harmonie ; un géant de six mêtres me salua, me prit par la main pour me guider parmi cet univers de couleurs et de musique. Tous, les fleurs, les oiseaux, la nature, me firent fête.

Je voudrais être peintre, musicien, poète, pour décrire ce pays merveilleux.

Puis, tout s'effaça dans un déchirement : je m'éveillai. Un brouillard vaporeux enveloppait le parc, je ne distinguais plus rien.

Un rêve parmi tant d'autres où l'on ne sait où commence et où finit la réalité...

Quelque part dans mon coeur, ce parc vit et peut-être retrouverai-je un jour le géant qui me prit la main. 

 

Gérard Jacquet/ Plein Soleil 1984

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et si vous voulez renconrer Gérard Jacquet :

005 - Copie

La maison penchée, place du Musée 71470 ROMENAY

03.85.40.38.22

J'ai déjà parlé de lui et de ses oeuvres dans mes articles :

 http://www.canalblog.com/cf/search.cfm?q=jacquet&bid=1009539&searchbtn=Rechercher

 

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12 septembre 2017

Je vais manifester

J'ai beaucoup de raisons de me plaindre, aussi je vais manifester

et je vais prendre mes concitoyens en otage jusqu'à ce qu'on me donne satisfaction.

manif

Mais rassurez-vous : je ne casserai pas tout, je n'assiégerai aucune Préfecture, je ne bloquerai aucune autoroute...

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01 septembre 2017

C'est la rentrée !

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal. 
La Fourmi n'est pas prêteuse :
C'est là son moindre défaut.
 Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
 Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? J’en suis fort aise.
Eh bien ! Dansez maintenant. 

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30 août 2017

Moral Code in English language (for USA and elsewhere...)

Love what is good, Ignore that which is evil.

Be goodness, justice and compassion, Never criticise.

Be patient, calm and considerate, Never give way to anger or pride.

Be pure, compassionate and gentle, Never resort to sarcasm.

Be condifent, content and open-hearted towards others, Do not doubt and never be envious.

Be moderate in all things, Avoid all excess.

Be humble, kind, modest, generous and respectful to others, Never be malicious.

Be honest in word and deed, speak the truth, Never lie and never slander.

Be helpful and considerate in all things, Never deceive nor betray anyone.

Love and protect life, spread peace and harmony, Under no circumstances be aggressive.

coeurquibat

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29 août 2017

Tout petit, tout petit...(réédition du 20 octobre 2013)

 

Je suis le petit poucet…

Je sème de petites pierres sur le chemin mais beaucoup, trop pressés avec leurs bottes de sept lieues, ne les voient même pas…Car ils vont toujours plus haut, plus vite, ne prenant plus la peine de s’arrêter, même pas pour souffler un peu. Et ils pensent ainsi arriver avant les autres à la course qu’ils font uniquement avec eux-mêmes ; j’en vois qui, tels le lapin d’Alice courent dans tous les sens, reviennent en arrière pour éviter un obstacle, se perdent et sont déboussolés, ayant perdu le nord, leur nord. J’en vois qui sont tout content de doubler quelqu’un et se fatiguent comme un lièvre tandis que la tortue les devance tranquillement en prenant un raccourci…

Je sème de petites pierres sur le chemin mais beaucoup les considèrent dans leur simplicité alors qu’il s’agit de véritables diamants qui certes ne viennent pas du pays de l’eau-delà, mais que j’ai récoltés ici, sous nos pas, mes petits pas.

Et ces diamants, à minuit, se mettent à resplendir de tous leurs feux, scintillants dans l’ombre, en résonance parfaite avec ceux de Rigden Djyepo que, malgré leurs bottes de sept lieux, ils ne connaissent même pas…

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tableau de Nicholas Roerich 1933 : Command of Rigden Djapo,
1933, Nicholas Roerich Museum, New York,

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26 août 2017

Les Bons Hommes

J'ai maintes fois cité les Cathares en références dans mon blog (bien que, eux-mêmes, ils ne s'appelaient pas ainsi, seulement Bons Chrétiens ou Bons Hommes, c'est un moine allemand Eckert de Schonau qui les appela ainsi dans un sermon de 1163) :

voir http://www.canalblog.com/cf/search.cfm?q=cathare&bid=1009539&searchbtn=Rechercher

J'ai ainsi expliqué avoir eu le bonheur d'assister pendant 5 ans à des séminaires animés par José Bové qui fut ami et secrétaire du Patriarche Déodat Roché puis, entre autres, rédacteur en chef des Cahiers d'Etudes Cathares, également auteur de volumineux ouvrages érudits sur le sujet ainsi que sur le Mont Athos ou Rudolf Steiner : vous trouverez évocation de ces ouvrages dans mes articles (lien ci-dessus). Par ces différentes sources j'ai pu me faire une idée de la réalité des Cathares, ayant été influencé par un certain folklore nouvelageux (par exemple les robes des Bons Hommes étaient noires et non blanches...)

Mais aujourd'hui je vais reprendre un écrit de l'autre Patriarche : Antonin Gadal. Je les ai tous deux évoqués dans mon article sur le Mont du Soleil :

http://www.verlatradition.fr/archives/2012/06/16/24510184.html avec, déjà, un passage du livre Sur le Chemin du Saint Graal de Antonin Gadal.

L'Ermite

Le jeûne supplémentaire de Matheus avait pris fin.

Pâle, maigre, mais le corps , le coeur, l'esprit solides comme la roche dans laquelle il vivait, il attendait la venue du Vieillard.

Levé au petit jour, suivant l'habitude, il alla dans la Grande Salle attendre les Voix de l'Heure et de l'Oraison (des voix semblant tomber de nulle part et qui rythment le temps dans l'immense caverne).

Sa prière à peine terminée, il sentit une main légère se poser sur son épaule ; il se releva, se retourna, et se trouva devant le Vénérable Maître.

D'un signe, sans un mot, ce dernier lui ordonna de le suivre ; respectueusement, Matheus marcha sur les traces de l'ombre qui s'enfonçait dans les galeries. Le Vieillard le conduisit, par le réfectoire, dans la Chapelle ; génuflexions, oraison. Puis dans les Ateliers, où les Frères et les Novices commençaient à arriver.

Au fond de la salle intérieure, par des encoches taillées dans le roc, ils arrivèrent au sommet de la paroi ; petite sortie dissimulée, passage rampant et obscur, salle basse à demi-éclairée, ouverture à moitié montagne, à pic, sur le lac dont les eaux baignaient la base des rochers, au fond, tout au fond du précipice.

Le Vieillard ne voulut pas voir le geste instinctif de recul du Jeune devant cet impressionnant spectacle ; il continua sa marche lentement, par des aspérités du roc, s'aidant des touffes de buis accrochées là comme par hasard.

Matheus se domina, dompta sa peur, et suivit ; le passage avait une vingtaine de mètres à flanc de montagne, mais formant un précipice de plus de trois cents mètres.

Ils se trouvèrent alors devant une petite grotte, presque au sommet de la montagne, du côté opposé à l'entrée des Églises.

Le Maître s'arrêta un instant, semblant inspecter les lieux.

Matheus put voir ainsi un chemin dans la roche conduisant au plateau supérieur ; comme il avait visité maintes fois les Églises supérieures, il se rendit compte que, en dehors de la Galerie-cheminée intérieure, ce chemin extérieur reliait le bas et le haut ; pas facilement, certes, puisque caché par les ronces, les herbes et les buis.

Sur la paroi droite de la grotelle,il distingua quantité de signes, dessinés grossièrement au moyen d'un mince charbon.

Comme il s'attardait à les regarder en détail : " Vois-tu, lui dit le Vieillard, nous sommes les continuateurs des Apôtres et de Chrétiens de l'Eglise Primitive, en même temps que les Conservateurs de leur Science et de leur pure Spiritualité. Ces signes, que tu ne comprends pas, mais que tu vas incessamment apprendre à saisir, te rapprocheront encore d'avantage de Celui qui nous a montré le Chemin ! "

Un sentier partait de là, courait à flanc des éboulis détachés du plateau, pour, à cent mètres plus loin, rejoindre la roche à l'avancée de la Montagne d'Ussat. De nombreuses grottes s'ouvraient là. Celle où ils entrèrent s'appelait la Grotte de l'Ermite.

Ils traversèrent une enceinte murée, ouvrirent une porte placée dans le mur de défense de l'avant-grotte, entrèrent dans une galerie, puis, dix mètres plus loin, ils se trouvèrent dans une salle spacieuse éclairée directement par la lumière du jour.

Quelques Parfaits se promenaient dans la salle, perdus dans la lecture de volumineux manuscrits. Personne ne fit attention à l'arrivée de Matheus, que le Vieillard abandonna à Guilhem. Oui, Guilhem qui avait quitté les Églises d'Ussat avant son Jeune qu'il, attendait à l'Ermite. De nouveau, Guilhem servit d'Ancien à Matheus, heureux de retrouver un bon camarade. Il lui servit de guide.

Peu de changements du côté matériel : réfectoire, repas, couches, etc...Moins de travail manuel, beaucoup plus de travail intellectuel.

La nouvelle grotte était plus longue que les autres ; elle traversait la montagne. La Chapelle était à la sortie. Matheus fut frappé en la voyant : il avait rampé à plat ventre pendant une dizaine de mètres, péniblement même, dans l'obscurité, après avoir traversé un grand nombre de salles et de galeries ; en se relevant, il s'était retrouvé brusquement en pleine lumière dans la Chapelle. C'était une salle de forme circulaire à voûte, peu élevée, mais se perdant dans la diaclase (sillon très profond dans la roche)  de formation jusqu'à mi-montagne, à perte de vue. Le  jour arrivait par la diaclase, et, tel un lustre répandait dans la Chapelle une lumière douce, intime.

Matheus remarqua, à l'Est, un bassin demi-circulaire en marbre poli :" c'est la Fount Sacra (la Fontaine sacrée), lui expliqua Guilhem. Derrière la Fount Sacra, à ce passage voûté y faisant suite, commence le Labyrinthe. Je ne puis te dire rien de plus, car ces endroits nous sont encore interdits. Retournons ! "

Ils rentrèrent dans la grotte intérieure par le passage rampant, visitèrent les belles galeries revêtues de blanches concrétions, et gagnèrent la salle d'entrée. Matheus se rendit compte qu'il n'aurait aucun mal à se faire à sa nouvelle vie : il était préparé à affronter la deuxième partie de son Initiation.

Le passage que j'ai choisi ne présente aucune des cérémonies, aucune des oraisons (prières), aucun des rituels présentés par Antonin Gadal. Nul doute que certains lecteurs voudront en savoir plus : ils pourront donc se procurer et lire Sur le Chemin du Saint Graal écrit par Antonin Gadal et régulièrement réédité depuis 1960 par Le Lectorium Rosicrucianum de Haarlem/Pays-bas qui a recueilli la totalité des archives du Patriarche, ISBN 90.70196.182 (publicité entièrement gratuite et totalement désintéressée).

Nous sommes là bien loin des divagations des tenants nouvelageux...

(pour les explorateurs : cherchez grottes de Lombrives et d'Ussat)

 

 

 

 

 

 

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09 août 2017

Quelques nouvelles de Nizier-Anthèlme Philippe...

Et oui, cela faisait longtemps ...

Pourquoi , tout simplement parce que l'on vient de me faire part de la publication d'une vidéo sur le sujet. Présentée par une célèbre conférencière qui a rencontré le gardien des archives de l'humanité (source : référencement Google)

Et donc on m'a passé le lien de cette vidéo sur Maitre Philippe...quelle honte ! Une compilation faite n'importe comment par quelqu'un qui ne connaît visiblement rien au sujet, qui en est resté aux témoignages sur des données avérées inexactes depuis longtemps, osant même présenter des dates fausses (la date des obsèques de M.Philippe) ! Et qui, lorsque que quelqu'un lui fait remarquer, le prend de haut et veut donner des leçons du haut de la véracité de ses certitudes !

Nous ne polémiquerons pas, de tels procédés n'en valent pas la peine, mais il est dommage que déjà 6000 personnes aient déjà visionné cette vidéo...

Je me fais la triste joie de republier ici-même le faire-part de décès de Nizier-Anthèlme Philippe (pour beaucoup plus de précisions cliquer en colonne de droite sur le tag Maitre Philippe de Lyon, mais les habitués de ce blog le savent déjà depuis longtemps)

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Nous avons beaucoup parlé de ces obsèques ici-même, elles ont bien eu lieu le 5 Aout et non le 12 : ce simple détail se suffit à lui-même : NO COMMENT. 

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07 août 2017

Désordres entre Ordres

Le titre aborde les dissensions qui eurent lieu en Palestine entre l'Ordre des Templiers et l'Ordre des Hospitaliers. Ceci pour faire court car le titre officiel du second n'a jamais été défini avec exactitude : l' Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem en est le plus complet, mais il existe différentes variantes. Les Hospitaliers furent en contact direct avec la Palestine, Chypre, Rhodes et Malte.

Au sujet de ces deux Ordres, je conseille la lecture et l'étude des deux articles de Wikipédia, forts complets :

Ordre du Temple - Wikipédia

Cet ordre fut créé à l'occasion du concile de Troyes, ouvert le , à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Il œuvra pendant les et à l'accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem dans le contexte de la guerre sainte et des croisades.

https://fr.wikipedia.org

  

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem - Wikipédia

L' ordre de Saint-Jean de Jérusalem, appelé aussi ordre des Hospitaliers, est un ordre religieux catholique hospitalier et militaire qui a existé de l'époque des croisades jusqu'au début du siècle. Il est généralement connu, dès le siècle, sous le nom de Ordo Hospitalis Sancti Johannis Hierosolymitani .

https://fr.wikipedia.org

On pourrait penser que ces deux Ordres, oeuvrant en Palestine avec des buts voisins, collaboraient ensemble ; or il n'en n'est rien ! Il existait entre eux une rivalité reconnue par les historiens.

J'ai en mains un important ouvrage relié à l'ancienne (336 pages) et dans un état impeccable : Histoire des Chevaliers de Rhodes par Eugène Flandin publié en 1873 chez Mame à Tours.

titre rhodes

Eugène Flandin fut envoyé en mission archéologique en Janvier 1844 pour étudier les ruines de Ninive (de 1839 à 1842 les monuments de la Perse et de 1843 à 1845 ceux de Mossoul) ; sur son chemin il s'arrêta à Rhodes. A la suite de ce voyage il publia chez Gide à Paris un atlas des monuments de Rhodes illustré de 50 planches. Et pour la rédaction de cet ouvrage il consulta de nombreux historiographes de l'Ordre de l'Hopital depuis le XVII ième siècle.

Pour en venir au sujet de cet article, Eugène Flandin écrit :

l'esprit de rivalité est un sentiment trop humain pour qu'il ne se soit pas fait jour, même au fond du coeur des chevaliers croisés, et les deux confréries ne tardèrent pas à s'y laisser entraîner avec un aveuglement auquel on n'aurait pas dû s'attendre de la part d'hommes qui semblaient ne devoir obéir qu'à une seule pensée, celle du soutien de l'Eglise et de sa gloire. Cet antagonisme fi fermenter au sein de ces deux corps le levain de l'envie, qui dégénéra bientôt en une animosité que l'intervention des Princes et Évêques de Palestine ne fut pas toujours assez puissante pour apaiser. Si cette rivalité, changée en une haine implacable, fut quelquefois le motif de rencontres sanglantes, qui souillèrent la robe et l'écu des Chevaliers, il faut se dire aussi qu'elle tourna souvent au profit de la cause chrétienne en Orient...

...en dépit des périls menaçants et contre lesquels toutes les forces de la religion eussent dû se concentrer en se soutenant mutuellement,la haine qui existait entre l'Hopital et le Temple fermentait sourdement. Le premier souffle pouvait en ranimer la flamme, que couvrait mal la cendre de la discipline, et le feu en jaillit avec une telle violence, dans l'année 1251, que les Hospitaliers et les Templiers se livrèrent une bataille générale...Le carnage fut proportionné à l'acharnement des combattants. On ne fit point de prisonniers. On frappait et l'on tuait sans merci, sans miséricorde. Les Hospitaliers furent les tristes vainqueurs de cette lutte fratricide ; et, comme la pensée de fuir ne pouvait venir à un Templier, à peine, si l'on prend à la lettre les récits du temps "resta-t-il un soldat du Temple pour porter à ses frères d'Europe la nouvelle de cette défaite"...

Comme quoi il faut toujours se méfier de la logique de l'évidence : nous en avons eu maintes preuves ici-même dans les aventures du duo Papus/Philippe et de leurs entourages...

 

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Un commentaire apporte d'importantes précisions à ce sujet avec références bibliographiques, voir ci-dessous...

 

 

 

 

 

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03 août 2017

Etre ou paraitre ? encore une réédition d'été...

Nous assistons actuellement, partout et dans tous les domaines, à une véritable déstructuration. Jour après jour et parfois même heure après heure nous apprenons, nous voyons les dégâts causés par cela tant au point de vue individuel que collectif, du microcosme au macrocosme. Car cela touche aussi bien nos petites personnes que le monde entier.

Point n’est besoin de revenir sur des détails, chacun peut le constater autour de soi, quand ce n’est pas en soi, chacun peut le constater partout par la mondialisation des informations.

Ces dérèglements touchent bien des domaines, que ce soit la santé, la vie sociale, politique et économique, les religions, tout, dans les personnes et dans toutes les structures.

Cette déstructuration apparaît systématique, et cela sans être voulue ni sollicitée ; on pourrait considérer que ce sont les faits ordinaires de la vie et de ses aléas, mais non. Il s’agit toujours d’évènements extra-ordinaires, souvent non prévisibles.

Tout ce qui est construit sur du sable, donc sur une illusion (la Maya de l'Inde, quoique ce terme recouvre bien d'autres choses), parfois permanente certes, mais cependant une illusion, s’écroule ; ce qui est construit sur des rochers reste dans son universalité. Peut-être trouvons-nous là un effet de l’opposition entre l’être et le paraître alors qu’ils devraient être complémentaires, être ce sont les rochers, et paraître, le sable. Que seraient devenues les pyramides d’Egypte si elles avaient été construites uniquement avec du stuc, sur le sable ?

Chaque jour, je constate en différents domaines, que beaucoup de gens vivent dans le paraître ; cela est parfois caché, il faut une grande habitude ou de la persévérance pour gratter le vernis et découvrir la vérité. Parfois le ramage se rapporte au plumage et ces gens-là se présentent en phénix.Ils vivent, pensent, s'expriment, partagent par procuration, pour leur image vue par les autres. Cela va même parfois plus loin et on découvre alors (nouvelle notion psychologique) que cela peut aller jusqu'au pervers narcissique (http://www.perversnarcissique.com/test-pervers-narcissique/) mais cela seulement dans les cas extrêmes ! Bien sûr on ne peut éliminer totalement le paraître, on ne peut tuer complètement l'égo (car selon la déclaration des Droits de l'Homme tous les Hommes naissent égos...). Et ce paraitre est forcément superficiel et matérialiste...cela permet d'occuper le terrain et et d'essayer de tromper les autres.

Nous pourrions discourir sur cette notion pendant des heures, d’ailleurs cela a déjà été l’objet de longues discussions philosophiques, parfois très passionnées et passionnantes. On nous parle même d'Apocalypse, rappelons que ce mot à l'origine sous entend une naissance, une renaissance ?

On pourrait même, à l’image du dualisme cher à la pensée Cathare (et autres) réfléchir que déjà en l’Etre est généré le non-Être, tout comme en la matière se trouve l’anti-matière…mais cela n’est qu’une indication, car de telles réflexions pourraient nous emmener très loin.

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01 août 2017

Ecrit ancien

J'ai écrit cela il y a bien longtemps... 

A quoi ça sert  la vie

Quand on ne peut plus vivre ?

A quoi ça sert de vivre

Quand on ne peut plus rire ?

Quand le soleil s’éteint

On ne peut exister.

J’ai peur de mourir

A force de pleurer.

Je suis écorché vif

Et je voudrais crier

Je voudrais crier à tous :

Je vous aime.

Vous ne comprenez  pas

Cachés derrière vos mots,

Derrière vos phrases vides

Qui ne sont que remparts,

Derrière tous vos principes

Et vos philosophies,

Vous ne comprenez rien

Et ne pensez qu’à vous.

Mais vous n’existez pas

Lorsque vous êtes seuls,

Et je n’existe pas

Car je suis toujours seul.

Alors pour cette raison

Un jour partirai.

Et ce sera trop tard

Car vous comprendrez

Qu’à la fin je suis mort

A force d’avoir aimé.

coeurquibat

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24 juillet 2017

Rencontre avec un Sage : réédition de l'été 2017

Il me fut donné, à maintes reprises, de rencontrer quelques personnes sortant du commun : voici l'un de ces personnages.

Une amie aidait un vieux monsieur pour sa cuisine, son ménage. Souvent elle me disait combien c'était un personnage passionnant et qu'elle aurait aimé que je le connaisse.

L'occasion vint un jour où il décida d'organiser un repas de dimanche avec ses vieux copains du village. On se retrouva donc six ou sept autour dune belle table dressée à l'ancienne, nappe blanche, joli service d'assiettes, de verres et d'argenterie, avec mon amie comme cuisinière et serveuse. La grande salle de séjour était, elle aussi à l'ancienne, on peut dire surannée, avec des tableaux anciens, des vitrines débordantes de livres et de documents, et chose spectaculaire, des piles de dossiers énormes posés en haut de bibliothèques et s'élevant presque jusqu'au plafond !

Ce vieux monsieur était un noble vieillard à la couronne de cheveux blanc tel qu'un homme aimerait devenir, prenant son temps pour réfléchir puis pour parler, et visiblement il était fatigué par l'âge et  un peu dépassé par ses autres convives qui échangeaient sur les potins des autres vieillards du pays et sur des souvenirs quelconques mais importants pour eux.

Il me proposa et demanda à mon amie de nous servir le café sous le grand arbre du jardin, loin des conversations futiles. Mais me direz-vous, qui était-il ? Un très vieux professeur de philosophie ayant enseigné une grande partie de sa vie dans une Université de Paris ! Vous imaginez la sagesse de ses propos. Je lui parlai de mes propres passions, la poésie, la recherche historique, l'architecture sacrée, les religions. Ainsi se passa notre entretien dans ce jardin agréable, puis les autres convives arrivèrent et... notre conversation s'arrêta. Ce grand jardin entourait une superbe maison bourgeoise de trois étages dont il était propriétaire avec ses deux frères dont l'un était grand musicien et concertiste, vivant dans le même village. Jacques, c'était son prénom, occupait quant à lui le rez-de-chaussée de la maison.

L'après-midi passa trop vite, puis je rentrai chez moi. Le lendemain je reçus un coup de téléphone de mon amie qui me dit que notre conversation avait tellement plu au vieux professeur qu'il voulait absolument me revoir, mais tranquillement sans les autres. Et je revins...Il m'expliqua que les piles de dossiers étaient des thèses de philosophie dont il avait supervisé la rédaction et l'exécution, ainsi que d'autres qu'il avait eues à juger à l'Université de Paris.

La conversation continua sur les tableaux accrochés au mur, surtout sur l'un d'entre eux, une Vierge à l'enfant datant vraisemblablement du XVI-XVII ième siècle : il eut un sourire et alla chercher un énorme carton rempli de dossiers et de feuilles écrites de sa main. Car, d'après ses doutes, ce tableau était un original d'un Maitre italien, dont une copie se trouvait au musée de Montpellier ! Et cela venait conforter le commentaire et l'analyse que j'en avais fait à l'instant ! Nous échangeâmes alors longtemps sur le différents indices ...parmi cette grande pièce pleine de trésors.

Puis, dans le jardin, sous l'arbre protecteur,  il me parla de Philosophie, de la Sagesse et insista sur le Sophisme des Philosophes grecs, conversation où je percevais son érudition et aussi, justement, sa sagesse !

Cette double rencontre fut vraiment merveilleuse.

Quelques temps après j'appris que, tombé malade, notamment en raison de son grand âge, il avait été hospitalisé. Et il partit ainsi.

Merci Edith...

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14 juin 2017

Le curieux site des 3 Chapelles

Sur la route en direction de Brullioles (voir situation en fin d'article), un petit chemin goudronné, très pentu, mène au sommet d'une colline couverte de nombreux arbres, et arrivé en haut, voilà ce que l'on trouve :

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Il s'agit du site dit des 3 Chapelles, en voici l'histoire :

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Je vous emmène visiter le site pour voir ces trois chapelles de plus près :

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le fameux puits :

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puis,

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De nombreuses tables de pique-nique ont été installées partout sous les arbres (même un point d'eau)

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et la vue est magnifique sur la région et les Monts du Lyonnais

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Ce site aux allures curieuses est donc remarquable ; je n'ai jamais vu de lieu de pique-nique aussi beau...

accès :

Brullioles se trouve dans le département du Rhône, non loin de Bessenay, la capitale de la cerise. Et on a accès au site depuis la RN 89 à mi-chemin environ sur le trajet de l'Arbresle à Ste Foy l'Argentière.

Au hameau de la Brévenne (important hôtel-restaurant Auberge de la Brévenne à droite) prendre au carrefour à droite puis immédiatement à gauche direction Bruliolles. Passer le carrefour de la route venant de Bessenay à droite.  Attention ! Le panneau " les chapelles " indiquant le chemin pentu goudronné à voie unique nous tourne le dos, mais est cependant visible (rouler lentement pour ne pas le rater).

 

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11 juin 2017

Sensualité d'un mot

J'espère trouver le mot exact pour décrire l'impression ressentie.

L'avance, l'approche, la mouvance, nuageuse

Onde, vague, qui suinte, la goutte, la courbe

Le tracé, l'empreinte, le coup de pinceau

Gris, blanc, la brume enfouie

Du bleu, épanoui et vertical, paradis

L'étirement, défilement, balayage

Coup de peigne, coup de chapeau

Aimantation attirance, le lien, la retenue

La zone, espace, passage, épaisseur et surface

Profondeur, tiraillement, apaisement...

Le creux

Recueillement. Fontaine, coupe, accueil

Attente, prémonition, divination

Un tout. Fréquence pâle

Pente claire et sombre , mouvement

Ascendance, descente, tournoiement ascensionnel

Élan égal et élégant, oblique

Oubli, aspiration,finesse, raffermissement

Frémissement, fissure...conduit...aboutissement :

La VIBRATION !

voilà le mot que je cherchais

 

ce texte a été écrit en 1992 et dit le 10 juin 2017 par Jacqueline Lieber, Membre du Salon des Poètes de Lyon

Pourquoi l'ai-je présenté ici ? Parce vibration est un mot essentiel qui peut concerner bon nombre des articles de ce blog...Et la phrase Attente, prémonition, divination rappelle une sorte de devise qu'un Grand Passeur de la Tradition avait plaisir à répéter :

Patience, Lumière, Illumination

 

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10 juin 2017

Question citoyenne avant les élections législatives

J'ai eu la surprise de recevoir hier vendredi (et non mercredi comme le précise la loi) une enveloppe de professions de foi totalement incomplète  : seulement 6 pour 15 candidats déclarés ! j'ai appris alors d'un correspondant que le même cas s'était produit dans le circonscription de Décines.

Et je découvre par les médias que je lis (Le Pays et le Progrès) que de tels cas ce sont produits partout dans la région notamment dans le Rhône et dans la Loire (où des candidats ont déclenché des procédures judiciaires devant cette véritable pagaille). Une erreur est toujours possible, mais à ce niveau ce n'est plus une erreur, c'est du SABOTAGE.

Les Préfectures répondent que cela n'empêche pas le scrutin de demain dimanche et que tout le monde peut consulter les professions de foi par internet. Pour moi cette réponse est hautement fantaisiste car :1/tout le monde n'a pas l'internet (et oui !) 2/même les utilisateurs d'internet ne vont pas forcément consulter pour aller lire de tels documents.

Et les Préfectures ajoutent que ce n'est pas de leur faute mais celle du prestataire de service, oubliant par là qu'elles sont garantes de la qualité des procédures électorales. J'espère qu'une enquête précise sera diligentée face à ce SABOTAGE et que des sanctions seront prises.

Il serait intéressant de connaître l'avis du Ministre de l'Intérieur connu pour être... Maire de Lyon.

et voilà ! la pagaille est nationale !

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/legislatives-2017/20170609.OBS0487/pourquoi-des-professions-de-foi-n-ont-pas-ete-recues-dans-les-boites-aux-lettres.html

Et, après avoir fait ce soir une rapide revue de presse, il est avéré que ce dysfonctionnement a eu lieu PARTOUT ! Et qu'il pourrait être légalement motif d'annulation de scrutin. Il s'agit donc là d'un véritable SABOTAGE du prestataire de service (malgré des motifs fallacieux) soutenu par les Préfectures qui sont garantes, selon la loi de la bonne tenue des opérations électorales. Espérons que l'on n'en restera ps là et que l'on ne dira pas aux citoyens électeurs : votez et fermez la...

j'ai reçu les témoignages d'électeurs de mon entourage de différentes circonscriptions : la pagaille partout

-le record est battu par Oullins, banlieue lyonnaise : il n'ont rien reçu !

-dans une circonscription de la Loire : 8 candidats ont mandaté ensemble un huissier pour constat puis engager des procédures !

-sur lyon dans la 10ième un candidat a déjà engagé une procédure en annulation

et la presse a obtenu les réponses suivantes

1ère réponse : oui mais on n'a pas tout reçu, prétexte fallacieux qui a mis en colère de nombreux candidats, et qui n'explique pas le méli mélo (de nombreux électeurs ont reçu des professions de foi ...d'autres départements !

2ième réponse : nos machines ont bugué

3ième réponse : toujours selon la presse...elle ne répond plus

et ce dimanche matin, maintenant ce sont les bulletins de vote manquants !

http://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/legislatives-de-la-guyane-a-l-yonne-des-bulletins-de-vote-manquent-a-l-appel_2231069.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20170611-[lestitres-colgauche/titre1]

cet article mentionne d'ailleurs une pétition en cours...mais ce qui est curieux c'est que la société indiquée avec son adresse..ne figure pas sur INFOGREFFE !

comment fonctionnent les recours : http://www.village-justice.com/articles/Elections-legislatives-2017-comment-contester-scrutin,25143.html

 ajout du lundi 12 juin à 19h20

j'apprends à l'instant par un communiqué que la pétition a recueilli : 5000 singatures en 2 jours !!!!!

 

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09 juin 2017

Qumrân

Dans les années 90, je m'intéressai aux rouleaux esséniens de Qumrân et aux textes gnostiques de Nag Hammadi ; pour cela j'étudiai différents ouvrages tels les manuscrits de la mer Morte du Cardinal Jean Daniélou, tels les parutions spécifiques des Cahiers de l'Evangile, que j'ai toujours dans ma bibliothèque et aussi un numéro spécial du Monde de la Bible.

nag cahiers

qumran cahiers

qumran manuscrits

Justement, cette dernière publication vient de renouveler le sujet Qumrân par une étude parue dans son numéro de mars/avril/mai 2017. Et cette étude a été reprise sur le site de la Croix. Je remercie le Monde de la Bible de m'avoir autorisé à reprendre l'intégralité de cet article sur mon blog, car pour moi il représente un travail considérable et sérieux.

qumran le monde de la bible

ARTICLE PUBLIÉ DANS LE MONDE DE LA BIBLE 220 (MARS-AVRIL-MAI 2017)

Cet étude a été rédigée par , le

Il est des mots qui marquent l’imaginaire jusqu’à oublier leur signification originelle. « Qumrân » (prononcer « qoumrane ») est l’un d’eux. Il résonne comme un nom de code réservé à des initiés, mais à dire vrai, il est très rapidement devenu familier à tous ceux qui s’intéressent à la Bible et au-delà de ce cercle. En effet, il y a tout juste 70 ans, à la fin de l’année 1946 ou au début de 1947, trois bédouins de la tribu Ta‘amireh arpentaient les grottes du désert de Judée, qui borde le nord-ouest de la mer Morte. Ils faisaient paître leur troupeau de moutons et ils en profitaient pour inspecter les grottes de ce désert rocailleux dans l’espoir d’y trouver un « trésor », selon le mot de l’un d’eux.

La légende a retenu la découverte fortuite d’une cavité lors de la recherche d’une bête égarée, mais il s’agissait davantage de bédouins habitués à vivre de ce qu’ils trouvaient sur leur chemin. Il n’est pas question de voleurs ou de menus larcins, mais simplement de ce que la nature leur offrait dans une existence marquée par la rudesse des conditions de vie. Ainsi, il n’est pas étonnant d’entendre leur récit qui fit état avant tout de la découverte de grandes jarres en argile. Pourtant, dans la grotte subsistaient aussi de vieux chiffons et de vieux morceaux de cuir dont certains étaient demeurés presque intacts et marqués à l’encre d’une écriture. Analphabète, un des bergers avoua même qu’ils se servirent de ces derniers pour allumer le feu dans la fraîcheur de la nuit au désert. La découverte des manuscrits n’avait pas encore eu lieu.

Qumran la croix(photo la Croix)

De nouveaux manuscrits en 2016

Néanmoins, les bédouins furent intrigués par le contenu de certaines jarres. Trois rouleaux de cuir furent exhumés et entreposés quelques semaines dans le camp de la tribu, au sud-est de Bethléem. Certains membres de la tribu, ayant participé à des fouilles archéologiques quelques années auparavant sous la conduite du préhistorien français René Neuville, suspectaient la valeur financière de ces objets. À partir de mars 1947, les bédouins visitèrent de nouveau la grotte et sortirent quatre autres rouleaux bien conservés. Ils cherchèrent à les vendre à des marchands de Bethléem.

L’histoire retint le cordonnier antiquaire Khalil Iskander Shahin, dit Kando, qui avait l’habitude de faire du troc avec eux, et qui devint l’intermédiaire entre les savants et les bédouins. Kando fut en possession de quatre rouleaux et des fragments issus de la grotte, mais un autre marchand, Faidi Salahi, en acheta trois autres. Ce dernier céda son lot au professeur Éléazar Sukenik, de la jeune Université hébraïque de Jérusalem, alors que Kando vendit ses manuscrits au métropolite Athanase Samuel, supérieur du couvent Saint-Marc de Jérusalem.

Le récit de la première circulation des manuscrits est anecdotique, mais il explique pourquoi en 2016 furent publiés deux recueils de fragments inconnus des manuscrits de Qumrân (voir « Á lire » p. 36 et p. 60-65). Il s’agit du reliquat du trésor de Kando vendu par ses descendants à de riches collectionneurs privés.

Bien qu’on ne puisse avoir la certitude que tous les fragments proviennent des grottes apparentées au site archéologique de Qumrân, la traçabilité des fragments oriente majoritairement vers des restes de manuscrits de Qumrân exhumés par les bédouins. Ces nouveaux textes, souvent réduits à quelques mots, contiennent presque tous des passages de la Bible hébraïque ou Ancien Testament. Il est à prévoir dans les années à venir que d’autres fragments inédits apparaissent à la faveur des successions de collectionneurs privés.

Un conservatoire de la culture juive au tournant de notre ère

De 1947 à 1956, furent découvertes onze grottes avec un peu moins de 1 000 manuscrits copiés principalement au cours du I er siècle av. J.-C. Les grottes 1 et 11 donnèrent les manuscrits les mieux conservés, mais c’est la grotte 4, située à environ 30 m du site archéologique de Qumrân, qui fournit les deux tiers des manuscrits exhumés.

C’est pourquoi l’hypothèse d’une seule collection de textes, voire de la bibliothèque d’une communauté, a été formulée. Bien que des doutes aient été émis sur l’unité théologique des textes dispersés dans onze grottes, l’ensemble, finalement publié en 2009, révèle une cohérence d’idées sur des thèmes très variés : origine du mal, prédestination, victoire finale du bien sur le mal, généralisation de lois sacerdotales à l’ensemble des juifs, adoption du calendrier solaire et rejet du comput lunaire, prééminence des prêtres, existence d’un message caché dans la Torah…

Le rouleau de cuivre contenant une liste de trésors cachés fait figure d’exception : un consensus naissant en fait un manuscrit déposé plus tardivement dans la grotte 3. Néanmoins, à côté des textes rédigés par la communauté de Qumrân, figurent des textes hérités d’autres milieux sociaux. Ces textes semblent avoir été choisis et conservés dans les grottes dites de Qumrân, parce qu’ils justifient et promeuvent le même projet politico-religieux. Par exemple, aucun texte ne célèbre les dirigeants maccabéens et hasmonéens (lire p. 30) pourtant contemporains.

Ainsi, les manuscrits de Qumrân ne forment pas la bibliothèque d’un groupe d’humanistes collectant toutes les opinions de leur temps, ils forment un rhizome (lire p. 34) aux racines différentes mais aux thèmes et idées choisis bien qu’exprimés différemment. C’est pourquoi les textes de Qumrân sont à la fois le choix d’un milieu juif particulier et un conservatoire de la culture juive au tournant de notre ère. Ainsi, le terme de « secte », qualifiant ce milieu, et l’adjectif « sectaire », pour décrire une idée ou une expression en particulier, ne sont plus de mise aujourd’hui dans la recherche.

La révélation continue

Les manuscrits de Qumrân conservent les plus anciens témoins connus de la Bible hébraïque ou Ancien Testament. Outre la preuve que ces textes circulaient dans l’Israël ancien avant notre ère – ce qui fit la une des journaux dans le monde entier en 1948 avec le déchiffrement du Grand Rouleau d’Isaïe trouvé dans la grotte 1 –, les manuscrits de Qumrân témoignent de l’extraordinaire variabilité du texte d’un même passage avant la fixation du canon juif à la fin du Ier siècle ap. J.-C.

Les collections de la Torah et des Prophètes semblent acceptées par tous les juifs, mais les écrits mis à l’intérieur de ces collections et le texte précis de chacun de ces écrits connaissent une grande diversité à lire les textes de Qumrân. Les hypothèses sur l’écriture et les réécritures de la Bible hébraïque sont alors interrogées à frais nouveaux sur la base de ces témoins matériels et non plus sur des reconstructions théoriques.

Le statut de la parole de Dieu, c’est-à-dire la révélation, face à cette diversité pour un même passage biblique dans une même communauté à la même époque relègue l’autorité littérale du texte au profit du message qui demeure le même au-delà des versions et des variantes textuelles.

Enfin, l’idée d’un texte dépositaire d’une autorité, qui suscitait plus tardivement des interprétations contenues dans d’autres textes ayant moins d’autorité, a vécu, car ces écrits semblent mis sur un même niveau d’autorité. Par exemple, le livre des Jubilés, qui reprend des passages de Genèse et Exode, est considéré en parallèle de la Torah dans le Document de Damas (CD A XVI 1-4).

L’interprétation des textes existe, mais elle se confond avec le processus d’écriture et de réécriture. Ainsi, la distinction entre les textes « bibliques » et « non-bibliques » avant le canon juif ne tient plus. Au fondement de ce processus narratif se mêle la prétention à recevoir de nouvelles révélations de Dieu et à comprendre totalement les révélations plus anciennes consignées dans la Torah et les Prophètes. Ainsi, la révélation continue dans les textes de Qumrân.

Le chaînon culturel manquant

Les manuscrits de Qumrân laissent aussi entrevoir un monde intellectuel juif insoupçonné avant la découverte. En effet, les textes de Qumrân documentent des idées qui établissent des passerelles entre la Bible hébraïque, ou Ancien Testament, et le Nouveau Testament, alors que les deux corpus clos étaient perçus en rupture.

Par exemple, les textes de Qumrân conservent des attentes messianiques au tournant de notre ère qui permettent de réévaluer les continuités et les spécificités de la croyance en Jésus de Nazareth comme le Messie. De même, des textes juridiques découverts à Qumrân constituent le lien manquant entre des lois bibliques et des préceptes collectés dans la Mishna au début du IIIe siècle ap. J.-C. Les traditions de sagesse sur les relations sociales, la famille, la femme ou l’argent, par exemple, conservées dans des écrits inédits, comme 4QInstruction, complètent la connaissance des jalons moraux et éthiques en vigueur dans la société juive palestinienne au tournant de notre ère.

Enfin, des textes liturgiques et calendaires donnent à voir des croyances, des pratiques et des débats quelques décennies avant la destruction du Temple de Jérusalem en 70 ap. J.-C. Bien qu’il demeure difficile d’établir si ceux-ci sont propres à la communauté de Qumrân ou à l’ensemble des juifs, ils sont les premières attestations d’une vie religieuse où s’articulent finement le Temple et la communauté, la prière individuelle et les rites collectifs. Certains de ces textes sont probablement empruntés à la liturgie du second Temple de Jérusalem.

La « communauté de Qumrân » est-elle composée de juifs esséniens ?

Dans l’esprit du plus grand nombre, le nom « Qumrân » est associé à des scandales qui fleurirent à partir des années 1960. Sans revenir sur les accusations de dissimulation de manuscrits contraires à la doctrine chrétienne ou sur l’identification du chef de la communauté de Qumrân, le Maître de Justice, avec Jésus de Nazareth, son frère Jacques ou Jean le Baptiste, il est opportun de rappeler qu’aucun fragment du Nouveau Testament n’a été trouvé dans les grottes de Qumrân et que les idées, notamment celles autour de rites de pureté avec l’eau, sont bien différentes de celles professées par Jean le Baptiste et Jésus de Nazareth sur le baptême.

Dans les années 1990, l’accès à toutes les photographies de fragments provenant de la grotte 4 interrogea à bon droit les hypothèses sur ceux qui ont rédigé, choisi, conservé et copié les manuscrits de Qumrân. Ainsi, la comparaison des préceptes juridiques dans les textes de Qumrân et la Mishna mena Lawrence Schiffman, en 1995, à identifier la communauté de Qumrân avec celle des juifs sadducéens. Mais les nombreuses différences sur des sujets-clés suggèrent que les points communs identifiés révèlent plutôt un avis partagé par l’ensemble des juifs.

D’autres théories étaient plus spéculatives. L’autorité conférée au patriarche Hénoch et ses traditions dans les textes de Qumrân ont fait naître chez Gabriele Boccaccini, en 1998, l’hypothèse d’un milieu intellectuel appelé le « judaïsme hénochite » ; ce milieu serait aussi à l’origine des groupes de Jean le Baptiste et de Jésus.

Bien qu’Hénoch soit une figure d’autorité dans la communauté de Qumrân, les textes n’en font pas la figure centrale ; seulement une tradition littéraire plus ancienne parmi d’autres reprises dans les textes de Qumrân. À l’opposé, Shemaryahu Talmon renonça en 1994 à identifier la communauté de Qumrân avec un groupe juif connu dans les sources littéraires anciennes. Par ailleurs, l’hypothèse formulée par Norman Golb, en 1995, d’un dépôt des manuscrits des bibliothèques de Jérusalem dans le désert de Judée lors de la Révolte juive de 66 à 73/4, sans lien avec le site de Qumrân, ne trouve pas d’appui.

Un consensus s’établit à l’orée des années 2000 avec la reprise de l’hypothèse d’un groupe juif nommé « esséniens » derrière l’expression « communauté » (yahad) lue dans les textes de Qumrân. En effet, environ 95 % des informations données par les auteurs antiques sur les esséniens corroborent les idées déchiffrées dans les manuscrits de Qumrân.

Outre la localisation sur la rive occidentale de la mer Morte, fournie par Pline l’Ancien (Histoire naturelle 5,73), les notices grecques de Flavius Josèphe (Guerre des Juifs 2,119-161 ; Antiquités juives 13,171-173 ; 18,18-22) et Philon d’Alexandrie (Quod omnis probus liber sit [Que tout homme bon soit libre] 75-91) s’accordent avec les textes de Qumrân sur la théologie et les pratiques communautaires. Les rares différences s’expliquent par la connaissance indirecte des esséniens chez Philon et Josèphe, bien que ce dernier prétende avoir été essénien durant trois ans selon son Autobiographie. De plus, ils conservèrent des passages sur les esséniens pour des motivations éditoriales bien distinctes de la volonté d’établir la connaissance historique.

Toutefois, des zones d’ombre demeurent dans l’hypothèse essénienne. Bien qu’ancienne, l’hypothèse dite de Groningen défendue par Florentino García Martínez perdure : le groupe essénien antérieur à la révolte maccabéenne au milieu du IIe siècle av. J.-C. se serait scindé au moment de la révolte pour donner naissance au groupe essénien de Qumrân. L’identité du groupe originel continue d’être débattue. À la lecture des textes juridiques de Qumrân, des positions communes existent entre les esséniens et les pharisiens, ce qui signifierait que les deux groupes n’en formaient qu’un à l’origine. Des chercheurs allant jusqu’à identifier celui-ci avec les « pieux » (hassidim) selon 1 Maccabées 2,42 et 7,13-18. En outre, il est difficile de prouver à travers les textes que l’arrivée du Maître de Justice provoqua la scission dans le groupe.

Qui est le Maître de Justice ?

Le consensus sur l’identité du Maître de Justice a également volé en éclats ces dernières années. Alors qu’à partir de 1950 les chercheurs s’accordaient sur son identité, grand prêtre du Temple de Jérusalem, spolié par l’accession au grand pontificat de Jonathan Maccabée en 152 av. J.-C., mais dont le nom demeure inconnu, les études récentes sur les rares passages mentionnant le Maître de Justice s’orientent vers un nouveau consensus. Il s’agirait d’un prêtre, et non d’un grand prêtre, appartenant à une des familles sacerdotales promptes à critiquer les familles les plus prestigieuses qui contrôlaient le Temple de Jérusalem et son service.

Étant donné que les noms propres ne sont jamais cités dans les textes de Qumrân (seul les fonctions le sont), il n’est pas surprenant que l’identité du Maître de Justice ne soit pas mentionnée. À la mort du Maître, au plus tard à la fin du IIe siècle av. J.-C., l’assemblée des esséniens aurait repris le pouvoir de légiférer selon des procédures très strictes. Les manuscrits de Qumrân sont majoritairement copiés à partir de cette époque.

Enfin, l’énigme de la disparition du nom « esséniens » dans les sources littéraires après la première Révolte juive n’a pas à ce jour trouvé d’explication convaincante. 70 ans après leur découverte, les manuscrits de Qumrân contiennent encore de nombreuses questions irrésolues.

qumran la croix 2(photo la Croix)

http://www.mondedelabible.com/qumran-manuscrits-de-mer-morte-70-ans-kiosques-librairies/ l'article publié a un avantage sur mon article : ce sont ses riches illustrations photographiques

et la reprise par le site de la Croix : http://www.la-croix.com/Religion/Qumran-decouverte-majeure-2017-05-15-1200847227?utm_source=outbrain&utm_medium=cpc&utm_content=Religion

 

qumran google par satellite(Google par satellite)

 

 

 

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03 juin 2017

Le Monde est fait d'apparences, réédition d'un article du 29 décembre 2013

Voici un extrait publié par mes amis du site des Baladins de la Tradition :

Ton sanctuaire terrestre, aussi bien que les églises, les temples, les mosquées et les synagogues, a, pour toi et les autres, une forme matérielle déterminée, mais cette forme n’est qu’apparente. Essentiellement, elle est l’interprétation, par le mental informé par les perceptions des sens physiques, d’une masse vibratoire dont les composants se meuvent à diverses fréquences.

Il en est de même, d’ailleurs, de la création physique tout entière et il en est ainsi, également, de ton corps. La matière est soumise aux lois cosmiques et celles-ci accomplissent une mission constante et impersonnelle de création.

Mais suppose qu’elles soient sous la dépendance de l’homme. Ton sanctuaire et les édifices choisis pour exemple, pourraient prendre, à ton gré, des apparences différentes. Quoi qu’il en soit, le mot approprié vient d’apparaître : le monde est fait d’apparences ; il n’a pas la réalité qu’on lui confère. En outre, les sens physiques, tu le rappelles souvent toi-même, sont sujets à l’erreur et à l’illusion de sorte que ce monde apparent est encore différent dans l’interprétation qu’en ont les hommes.

Mais c’est dans ce milieu d’interprétations que l’humanité se manifeste, se développe et évolue. Elle ne se soucie pas de savoir si le monde est réel ou non. Elle tient compte de ce qu’elle perçoit et comprend, et elle s’en sert, sans se préoccuper de savoir si son environnement est une illusion et sans se demander si le fait de connaître la réalité derrière les apparences changerait quoi que ce soit à sa manière de vivre.

Nous avons là un exemple fondamental de ce qui peut être entrepris et réalisé à partir de conditions dont la réalité est absente et dont il est tenu compte uniquement des apparences.

Notons, en passant, combien il est paradoxal – et amusant ! – d’entendre certains taxer de « fantaisie », d’imagination ou d’irréalisme ceux qui, au-delà des apparences, s’efforcent d’appréhender la réalité et qui, au-delà du visible, cherchent à percer l’invisible, alors que tous les hommes, et naturellement eux-mêmes, vivent, en le sachant mais sans s’en soucier, dans un monde où la réalité est loin d’être ce qu’elle apparaît !"

Raymond Bernard in Nouveaux messages du Sanctum céleste -

http://www.bldt.net/Om/spip.php?article967

 

 

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30 mai 2017

L'Eglise de Lyon et ses rites particuliers (réédition suite à une demande)

 

Dans une conversation on m'a questionné sur l'Eglise de Lyon, aussi je réédite cet article...

Au départ, tout a commencé par la demande d'un ami :

Bonjour Gérard qu'est ce que tu connais de cela  ?

l'Eglise Johannique de Lyon fondée par Pothin et Irénée en 160  ap JC  deux disciples de Polycarpe , disciple direct de saint Jean. Là se serait transmis une tradition orale  pure et avec elle  une liturgie particulière basée sur une symbolique musicale avec rites ésotériques et un Pontificat secret non divulgué le clergé figurant certaines dispositions du texte de l'Apocalypse. Les six prêtres entourant le Pontife Lyonnais autour de l'autel formaient  avec lui un septénaire sacré.

Le connaissant, je ne doutai pas qu'il soit en possession d'un livre ou d'un document expliquant cela et je mis le message en archives comptant bien revenir dessus.

 Lors d'une cure de poulet à la crème à Louhans, je suis allé faire mon marché de livres d'occasion dans la bouquinerie l'Athanor (tout un programme...) sise dans le centre-ville sous les arcades, 95 grande rue, athanorlouhans@gmail.com

Cette bouquinerie a quelque chose de particulier à savoir ses 200 000 ouvrages tous classés, outre son magasin du village des livres de Cuisery ! Un véritable paradis pour les amateurs de lectures de tous sujets et de tous âges.

Parmi ma collecte, j'ai ramené un ouvrage de J.-H. Probst-Biraben (auteur Atlantis) ; ce livre est le tome XI de la collection Les Maitres de l'Occultisme parus aux Editions des Cahiers astrologiques. Les autres tomes de cette collection sont des éditions d'écrits, à titre d'exemple, de Claude de Saint-Martin, Eliphas Levi, Marc Haven, J.-M.Ragon, pour les plus connus...(je reviendrai sur cet ouvrage lors d'un prochain article consacré à l'Ordre du Temple)

Mais cet ouvrage, dira-t-on ? Je fais durer le suspens : Les mystères des Templiers. Bien que relativement récent (1947) il présente des détails et des explications que j'ignorais totalement. Mais mon propos est très spécifique puisqu'il concerne l'Eglise de Lyon que j'ai rencontré à plusieurs reprises dans ma quête envers Nizier-Anthèlme Philippe, le mage Philippe de Lyon, son entourage, sa famille et son environnement.

L'auteur rappelle que les Templiers ont eu pour Saint Jean un culte particulier car au début était le Verbe... Il précise qu'à la longue eut lieu une sorte de rapprochement entre les deux Jean : le Baptiste et l'Evangéliste.

...nous avons rappelé dans notre essai du Mercure de France qu'à la cathédrale Saint Jean de Lyon, on était attaché à une liturgie particulière parfaitement autorisée par Rome et qui serait de tradition remontant au disciple par Polycarpe, Pothin et Irénée. Saint Irénée dit Basilide  a écrit dans son traité contre les hérétiques quelque chose de fort suggestif : " Quoique l'Ecriture soit la règle immuable de la Foi, néanmoins elle ne renferme pas tout. Comme elle est obscure en plusieurs endroit, il est nécessaire de recourir à la Tradition, c'est-à-dire à la doctrine que Jésus-Christ et ses apôtres nous ont transmise de vive voix (Basilide numéro spécial du Voile d'Isis...!)

L'existence d'une doctrine orale ne veut pas dite suppression de la doctrine écrite, mais tout au plus complémentaire de la seconde. Le commentaire que fait Paul Vulliaud du cérémonial de Lyon indique bien qu'il n'y a même pas de divergence véritable...certains mots se prononçaient d'une façon particulière et déterminaient comme une péripétie dans les mouvements du choeur...dans cette église fondée par les disciples de saint Jean, tous les rites auraient été réglés selon des intentions mystiques, il y aurait le pas d'église, le pas de choeur, le pas de cérémonie...les célébrants du mystère divin s'asseyaient en synchronisme, avec tout l'Orient,  puisque le Pontife portait la lame d'or, à l'exemple de St jean , rapporte la tradition. Les 6 prêtres en chasuble qui assistaient le pontife à l'autel, formant avec lui le septénaire mystique, s'appelaient les 6 muses...on avait combiné les évolutions, les paroles et le chant de manière à prévenir toute hésitation, tout hiatus et à faire de l'office divin un drame édifiant , des plus propres à représenter à l'oeil cette harmonie parfaite qui règne dans l'âme soumise à l'influence divine...

Puis l'auteur développe ses propos quant aux Templiers qui paraissaient professer également une doctrine johannique...

J'ai reçu un jour d'un correspondant un courrier présentant le passage suivant :

l'Eglise Johannique de Lyon fondée par Pothin et Irénée en 160 ap JC deux disciples de Polycarpe , disciple directe de saint Jean. Là se serait transmis une tradition orale pure et avec elle une liturgie particulière basée sur une symbolique musicale avec rites ésotériques et un Pontificat secret non divulgué le clergé figurant certaines dispositions du texte de l'Apocalypse. Les six prêtres entourant le Pontife Lyonnais autour de l'autel formaient avec lui un septénaire sacré
Et donc l'extrait du livre cité plus haut confirme totalement cela !
Il est aussi à remarquer qu'après 1939 un pope russe, le père Kovalewsky se référant à Irénée fondera au 16 ...de la rue du Boeuf...une Eglise catholique orthodoxe avec des offices chantés en français ; Eglise bien différente de celle de l'Eglise catholique libérale installée rue Longue.
Rappelons-nous également de l'Eglise gnostique et Jean Bricaud ; je possède un long document à ce sujet qui occuperait ici trop de place.On peut cependant consulter la fiche Bricaud sur Wikipédia, qui ressemble étrangement à un texte de Serge Caillet, mais publié à l'insu de son plein gré...
Enfin , pour rester, ou revenir dans la lignée Philippe/Papus on peut réfléchir sur cet extrait fort intéressant :

évêques gnostiques

En ce qui concerne l'Eglise de Lyon il peut être utile d'ajouter à la réflexion les écrits suivants : d'abord Jean-Louis Bernard souvent cité ici-même pour ce qui concerne Philippe de Lyon, sa vie, ses actes et ses paroles (Histoire secrète de Lyon/Albin Michel) :

La partie sensée de l'Eglise lyonnaise voue un culte à un vieillard nonagénaire, l'évêque de Smyrne Polycarpe (mort là-bas en 156) dont on lit et recopie la célèbre épitre. Ce Sage aurait connu en sa jeunesse l'apôtre Jean....De Smyrne, ce Polycarpe déléguera d'ailleurs Pothin et Irénée qui vont être le premier et le second évêques élus de l'Eglise de Lyon. Irénée romanisera la pensée néo-platonicienne et johannite d'Asie mineure...Le prestigieux Irénée, auteur d'un Discours sur la Foi, mourut à son tour. Avec lui disparut la première Eglise de Lyon, dite Eglise grecque à cause de l'origine gréco-asiatique de ses membres. L'Eglise romaine de Pierre allait succéder, après son officialisation à Rome, à cette Eglise de Jean très gnostique, mystérieuse...

Jecques d'Arès (Atlantis) aborde aussi le sujet dans le tome 3 les avatars du Christianisme de son Encyclopédie de l'Esotérisme :

Irénée, dont le nom grec veut dire paix, naît à Smyrne vers 115. Il rencontre l'évêque Polycarpe, disciple direct de Saint Jean, dont il hérite ainsi de la tradition. En 177 il devient prêtre de l'Eglise de Lyon, ancien haut-lieu de dévotion au dieu celte Lug, le logos-lumière (Lugdunum) (note : représenté en majesté sur le tympan de Vézelay).

Saint Irénée est surtout connu pour avoir combattu toutes les doctrines hétérodoxes...en fait il est surtout le doctrinaire de l'institution écclésiale... Pour lui l'enseignement des Apôtres ne peut être laissé à l'initiative de docteurs privés, même s'ils prétendent se rattacher eux-mêmes aux Apôtres ; seule la transmission par l'autorité écclesiale est valable.On ne peut donc dire qu'Irénée ait condamné, quant au fond, la totalité des opinions hétérodoxes contre lesquelles il s'élève. Son point de vue est essentiellement de pure forme... et son témoignage parait d'autant plus impartial que dans son Adversus haereses III, chapitre III, il déclare qu'il y a dans le Christianisme des mystères trop élevés pour être révélés au peuple, et que l'on enseigne qu'aux Parfaits (!!!)

Quant aux Eglises gnostiques de Lyon évoquées au sujet de Jean Bricaud et de Papus, de nombreux ouvrages traitent le sujet et il sera bon d'y revenir par la suite.

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le luminaire de l'Abbaye d'Ainay

 

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le siège du Primat des Gaules dans la Cathédrale Saint Jean

 Enfin, consultant un ancien missel de la fin du XIX ième siècle,de ma bibliothèque, contenant le Propre de Lyon, je découvre les précisions suivantes :

 il y est dit que le rite lyonnais précédent celui instauré par Charlemagne était rattaché à la vieille liturgie gallicane que la messe pontificale lyonnaise était concélébrée par : 7 acolytes, 7 sous diacres, 7 diacres, 6 prêtres, l'évêque et dépend directement des ordos romains carolingiens.

J'ai présenté les travaux de Pierre-Alexandre Nicolas sur les énergies de la Cathédrale Saint Jean (http://verlatradition.canalblog.com/archives/2015/12/07/33036823.html )article qu'il est indispensable de relire pour la bonne compréhension des rites.

Il aborde le sujet dans un chapitre justement intitulé le Rite de Saint Jean, qui vient en tous points corroborer mes propos actuels. La messe de Saint Jean est censée reproduire celle que les Anges font dans le ciel. P-A.Nicolas attire l'attention sur 4 points :

- l'importance du bedeau (= suisse, bâtonnier, porte-masse) qui frappe le sol de son bâton avant la Messe et pendant l'Offertoire

-la purification et la bénédiction par l'eau bénite

-célébration par le chant et la trompette

-la transsubstantation en trois actes : les offrandes par le peuple : pain vin, farine/l'encensement/le partage

La préparation du pain et du vin se faisaient dans une chapelle à droite du Choeur

Il évoque les 28 participants que j'ai déjà énumérés qui célébraient en concélébration autour de l'autel avec l'Evêque en son centre. Cet Evêque (archevêque primat des Gaules) prononçait plusieurs fois pendant la célébration le mot grec Aghios signifiant Saint.

J'insiste encore sur la nécessité de lire ce petit ouvrage au contenu immense...

Et donc nous découvrons que Lyon bénéficiait d'un rituel tout-à-fait particulier, que je me garderai de qualifier de gnostique pour éviter toute polémique, mais cependant emprunt d'une tradition bien différente des rituels classiques habituels. Et les Spiritualistes (terme non péjoratif mais respectueux) de la fin du XIX / début du XX ième siècles, par leurs connaissances ne s'y sont pas trompés.

J'ajoute une petite information concernant l'orientation des églises et qui mériterait une plus ample réflexion : en grec les quatre points cardinaux sont

Anatolé pour l'orient (est) / Dysmé pour l'occident (ouest) /Arctos pour le septentrion (nord)/Mesembria pour le midi (sud)

et quand on considère les deux axes des initiales, cela donne AD-AM...il y a là de quoi réfléchir (source : Jean Hani dans les Symbolisme du Temple Chrétien)

22 mai 2017

Saint Philibert de Tournus

Je suis retourné spécialement à Tournus pour refaire quelques photos (je les avais en argentique) de l'Abbaye Saint Philibert.  En ce qui concerne les données historiques, je laisse le soin au site Lieux sacrés (déjà cité ici-même) de vous les présenter :

http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/2007/05/10/4895931.html

(et pensez bien de regarder les articles apparaissant par photos en dessous : l'église, la crypte, les mosaïques)

Et donc je vous engage à quelques visites par mes photos récentes

http://www.verlatradition.fr/albums/abbaye_de_tournus/index.html

mon album photos en colonne de droite

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Posté par nepo landarosa à 10:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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