SUR LES CHEMINS DE LA TRADITION

Message d'accueil (revu, nettoyé, et corrigé le 30 janvier 2017)

  

 


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(le réglage écran à 100 % voire 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes)

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long

Avant toute chose : homonymie involontaire

J'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition.

J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, qui n'est le porte-parole de personne, de aucun groupe, de aucune religion, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité. Si vous ne possédez pas de logiciel adéquat, des publicités viennent s'intercaler dans les articles ; il faut bien se rappeler que la gestion de ce blog est entièrement gratuite, d'où les publicités en compensation.

Je signe ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...

Je reconnais aussi que certains articles pourraient apparaître comme provocateurs : nullement, il s'agit de sujets habituellement abordés d'une manière classique (trop ?) mais traités ici de façon à suggérer une réflexion plus approfondie, dégagée de tout dogme, coups de coeur et coups de gueule. Mais il ne faut pas confondre constatation et critique : voir à ce sujet l'article avertissement du 31 août 2014.

Conseils techniques

Vous pouvez cliquer sur les mentions RSS (colonne de gauche) pour recevoir automatiquement les avis de mises-à-jour soit des messages, soit des commentaires soit des deux. Et désormais, toujours dans la colonne de gauche, vous pouvez vous abonner pour recevoir uniquement l'avis des parutions de nouveaux articles, car j'ai abandonné l'option newsletter. Vous pouvez également sur un article proposer vos commentaires  mais tous les commentaires passent en modération avant publication, conformément à la loi, celui que certains appellent le maître de la toile est le seul maître à bord et cela ne se discute pas.Par ailleurs tout commentaire spam est immédiatement signalé et détruit. Le système des tags (colonne de droite) est également très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et maintenant en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

Messages revus et corrigés

Enfin, il apparaît parfois nécessaire de reprendre un ancien article compte-tenu d'éléments nouveaux : il est alors publié de nouveau avec compléments, soit à la date d'origine de parution, soit à la date actuelle.

 

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

nd_paris

Ce médaillon sculpté est très discret...et pourtant des millions de personnes(environ 13 millions par an) passent devant chaque année et il est à la base du pilier central du grand portail de N.D. de Paris ! Plusieurs études érudites ont été consacrées à son sujet...

 

Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...

 


18 août 2019

En Beaujolais : le début de la légende de la Pisse-vieille (réédition de vacances)

pisse vieille

 

 

Raconté par Charles Desthieux et rapporté par François Lapraz dans Beaujolaiseries, Editions du Merle...

La Toinette se rendit un jour à la confesse auprès du nouveau Curé de la Paroisse ; et voici ce qu'elle raconta à son mari le Toine en rentrant à la maison. 

Toine ! Te s oudzerais teute na dzeurno que te ne devenerais pos ce que neutron quero m'a baillé pe me pénitence ?

Ma fon ! Ne sais pos ! Qua donc qu'à ta det ? 

Ben ! Quind dz'ai ayu  feni ma confeschon, a m'a det quemint cin : Modo ! Et ne peschez pleus ! Ne pleus peschez ! t'intinds ! In vétia n'affère ! Le vioux quero me baillove tourdze cinq pater et cinq z'ave : y étove la meseure ! Pos io de més. A ne parlove pos de ne pleus pescher.

Bah ! A t'a det de ne pleus pescher ! Y est pet être la mode neuvelle pé la pénitence. Lous pater et lous z'ave ne sarvotzon pet être pleus de ren. Te sos ben qu'y a tsuses neuvelles dins dans le monde.

Cin se put. Mais ne pleus pescher quind on in a invia ! M'attinds ben qu'y est na pénitence pas quemode. Dze cras ben que dze ne purré la fère.

Ben ! si n'étove pos déficile. i ne seret pos na pénitence. Quind t'érès invia de lotier la bonde, te te retindrès, vériat teut.

T'in parle à te n'èse, ta. I ne te pos défindu de voidier le caquelion ! Ne sais pas parqua a m'a baillé cela, bougre de pénitence. N'anove partint pos fat de grous péchés. A me n'adze, on n'in fat pleus que de teut pététs, pos vra, Toine ?

Il faut bien se rappeler que le patois beaujolais est rattaché au francoprovencal, c'est un langage oral qu'il est donc bien difficile de reprendre par écrit : en faisant un petit effort on peut comprendre (la Toinette a confondu pêcher et pisser). Ma famille maternelle est issue du petit village de Savigny, près de l'Arbresle, et mon arrière-grand-mère qui y a toujours vécu était en quelque sorte la mère Denis du village. Et cette arrière-grand mère, ma grand-mère et ma grande tante, ont toujours pratiqué ce patois (et le français). Je me souviens, étant en vacances dans la maison familiale, les avoir trouvées en grande discussion, et d'avoir couru vers ma mère : "maman, maman, elles parlent arabe".

 

 

famille (32) - Copie

photo de famille avec la mère André et son mari éleveur de chèvres et vigneron (après avoir été aide de camp d'un Général) mes arrières-grands-parents, mes grands-parents et ma mère 

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04 août 2019

Femmes par Jean-Marc Le Bihan

jean marc le bihan

il est parti hier samedi 3 aout, usé par la vie  (photo youtube)

 

si la vidéo ne démarre pas, cliquez dessus, de même ne regarder cette vidéo que seule (en cliquant sur le titre, sans passer par la page d'accueil pour ne pas faire doublon avec la musique générique).

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29 juillet 2019

Séquence nostalgie...

Dans un tout petit carnet bleu écrit au stylo plume il y a plus de 30 ans et retrouvé par hasard...

Un rayon de soleil publié dans l'ouvrage à trois auteurs Plein Soleil et sur mon blog de poésie :

Un rayon de soleil, ça réchauffe le coeur,

Un rayon de soleil, ça arrête les pleurs,

Mais il faut le trouver ce rayon merveilleux

Qui combat ma tristesse et qui me rend heureux.

Ce peut être un regard, un sourire, un visage,

Ce peut être un enfant, un rire, un paysage,

Un moment de tendresse, un geste ou un mot doux.

Un rayon de soleil, c’est simple et c’est beaucoup.

Il peut donner la joie, l’amitié, la tendresse,

Il combat la colère, la peur et la faiblesse.

Un rayon de soleil, ça peut sauver la vie,

Il vient d’un camarade, d’un frère ou d’une amie.

Mais celui qui le donne souvent ne le sait pas,

Il passe son chemin et ne me comprend pas.

Un rayon de soleil, c’est simple et c’est beaucoup,

Son domaine est la vie, son domaine est partout.

Il donne la lumière qui réchauffe et rassure,

Il brise les barrières et fait tomber les murs,

Un rayon de soleil, c’est simple et c’est beaucoup.

et une suite qui ne fut jamais publiée...

Et toi, petite fille avec tes yeux marrons,

Ton rayon de soleil m'a brûlé pour de bon ;

Toi qui passe ton chemin et ne me comprends pas, 

Tu es mon petit prince et tu ne le sais pas.

Tu me redonnes vie et j'en suis malheureux

Car je sais bien qu'un jour je te dirai Adieu.

...

Et ce que je savais un jour est arrivé :

Tu n'as jamais compris combien je t'ai aimée.

Tu vivais dans un monde artificiel et froid :

Vivre toujours masqué, je ne l'accepte pas.

Par ce que tu m'as dit tu m'as bien fait souffrir,

J'ai tellement pleuré que j'ai cru en mourir.

Je suis comme je suis, et serai comme avant :

C'est le propre des Hommes d'être tous différents.

Et tu ne comprends pas combien je t'aime encore

Mais je n'insiste pas car cela vient du coeur.

Et tu as oublié de t'oublier toi-même

Et tu as décidé...malgré cela je t'aime.

Et je t'espère encore heureuse pour toujours,

Je garderai pour toi intact mon Amour,

Car toi, petite fille avec tes yeux marrons,

Ton rayon de soleil m'a brûlé pour de bon...

...et j'ai survécu

j'ai gardé des souvenirs de photos ainsi celui du dernier repas partagé, dans le superbe domaine du Prieuré de Villeneuve-lès-Avignon, repas qui fut le plus extraordinaire de ma vie !

 

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bien sûr au même endroit j'ai des photos de portraits qui resteront cachés...par exemple :

DSCF0118 - Copie

car, comme disent les poètes...allez les verres

 

 

 

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28 juillet 2019

Karlfried Graf Dürckheim

graf durckheim

Je vais essayer de réparer un manque, un oubli,  sur ce blog : vous présenter (un peu) Karlfried Graf Dürckheim, surnommé le philosophe de la Forêt noire... Ce n'est pas facile car son oeuvre de Spiritualité et de Sagesse est immense ! Graf en allemand c'est Comte : ses aïeux furent chambellans des Rois de Bavière depuis le XVIII ième siècle !

Je commencerai par une citation présentée par Jacques Castermane dans son livre Le Centre de l'Être paru chez Albin Michel (Spiritualités vivantes) :

Être en accord avec l'Être ne signifie pas être dans un état de perfection. Vouloir atteindre la perfection est une erreur que ne doit pas commettre celui qui est en chemin. Notre vérité est souvent assez misérable, en rapport avec notre idéal.

Être relié à la transcendance ne signifie pas que nous réalisions de manière parfaite "ce que doit être un Homme", mais avoir la force de nous voir dans notre vérité du moment.

La transcendance ne se manifeste pas quand nous dépassons le niveau humain mais précisément là où nous reconnaissons ce milieu humain, lorsque nous reconnaissons notre faiblesse.

 Extrait d'un entretien avec Jacques Castermane qui fut l'élève le plus proche du Maître :

N. C. : Graf Dürckheim est reconnu comme étant un maître spirituel de notre temps. il était lui-méme très religieux ?

J. C. : Il faut savoir, lorsqu'on évoque la dimension religieuse de Graf Dürckheim, que sa première préoccupation est l'homme et pas telle ou telle religion. Il est lui-même très clair sur ce sujet : "m'intéresse l'homme dans sa profondeur, dans son Être essentiel". Pour Graf Dürckheim, l'homme est prédisposé à l'expérience de l'Être non pas parce qu'il est chrétien ou bouddhiste mais parce qu'il est un homme ! Il n'a jamais fait l'amalgame entre religiosité et confession religieuse. Lorsque nous avons travaillé ensemble à l'ébauche de mon livre Les leçons de Dürckheim , c'est lui qui m'a proposé d'y insérer son article intitulé "L'expérience religieuse au-delà des religions". Peu lui importait votre appartenance à tel ordre conceptuel ou philosophique, que vous soyez croyant ou incroyant. "N'oubliez jamais que dans notre travail ne doit nous préoccuper que ce que l'homme devient, et pas ce qu'il est. "Lorsque vous me demandez si lui-même était un homme religieux il est clair que je dois répondre oui ! Marie-Madeleine Davy , déjà citée, me disait un jour en désignant Graf Dürckheim qui était avec d'autres personnes "vous avez vu ses yeux ? Des yeux lavés par la grande expérience" ! C'est en ce sens que je réponds par l'affirmative. Il était nourri par ces expériences religieuses qui n'appartiennent à aucune religion particulière. Expériences qui sont au centre de son enseignement. Je l'ai vu accompagner sur ce qu'il appelait lui-même "le chemin

vers l'essentiel" des hommes et des femmes de confessions différentes aussi bien que d'autres qui confessaient un athéisme réfléchi. Au fond il s'intéressait à ce qui en chaque personne est au-delà de ces différences tout en acceptant chacun dans sa différence. Il est dommage que certains, bien inconsciemment sans doute, enferment Graf Dürckheim dans leur différence. Respecter sa mémoire exige sur ce plan d'être très conscient.

 

N. C. : Cet homme religieux est un thérapeute de l'âme ?

J. C.Un thérapeute de l'homme, de l'homme entier. Graf Dürckheim reconnaît les maladies physiques, psychiques, psychosomatiques et, en regard de celle-ci, les thérapies pragmatiques qui peuvent aider l'homme a retrouver la santé, c'est- à-dire l'état d'équilibre relatif qui précède la maladie. Mais il envisage ce qu'il appelle lui-même la thérapie initiatique sur un tout autre plan. L'homme en bonne santé, sur les plans qui viennent d'être évoqués, peut être malade de ne pas être celui qu'il est au fond. Dans un langage bouddhiste, on dirait sans doute que l'homme est malade de la distance qu'il a prise avec sa vraie nature. Graf Dürckheim parle de la distance qui nous sépare de notre Être essentiel. Les symptômes de cette maladie sont le désordre intérieur, le manque de calme intérieur, le sentiment d'insécurité qui conduit à une angoisse existentielle et aussi, il insistait beaucoup sur ce point, un manque de joie de vivre. Lorsque je dis que ce qui m'a touché lors de notre rencontre est sa façon d'être là, c'est bien de ces qualités dont il s'agit. J'avais là, devant moi, un homme de plus de soixante-dix ans duquel émanait une intense joie de vivre. De sa façon d'être là émanait la confiance, un état de confiance. Et il était calme, en ordre. Enfin il avait du temps, cette denrée si rare aujourd'hui. Non pas qu'il était inactif, au contraire. Il était à la fois un homme du monde, un écrivain, un orateur. Chaque jour il recevait huit personnes. A ces huit heures s'ajoutait l'assise en silence quotidienne. Et c'était ainsi toute l'année ! Lorsque j'évoquais son être là et son faire existentiel il revenait toujours à la dimension de l'essentiel. "L'essentiel est présent au fond de nous-même. C'est la lumière qui traverse le jade. Dès que l'homme est plus transparent à l'Être présent dans son Être essentiel, un premier critère est l'ouverture à une force qui ne le lâche plus. Cette force est à l'origine d'un ordre intérieur qui s'impose de lui-même. Et cette force a son origine et son aboutissement dans l'unité universelle. Vous vous sentez alors bien en vous- même, sans vous enfermer, et ouvert au monde, sans vous y perdre." Lorsque je lui dis qu'il avait bien de la chance, que plus rien ne le touchait, que plus rien ne pouvait lui faire perdre l'équilibre, l'énerver, il sourit et dit : "J'aimerais assez qu'il en soit ainsi ! Mais croyez bien que chaque jour encore il y a quelque chose qui me dérange. Le travail sur le chemin n'élimine pas l'insupportable mais il vous permet de le supporter."

 Cet extrait est présenté par un autre blog de Canalblog, pour lire l'entretien dans son entier, cliquez sur le lien : (je vous le conseille très fortement)

http://laplusquevive.canalblog.com/archives/2011/12/29/26019405.html

Jacques Castermane a fondé depuis juillet 1981 le centre Dürckheim à Mirmande dans la Drôme (un pays magnifique de cette Drôme provencale) un centre très fréquenté depuis donc 30 ans ! Je vous joins également le lien de ce centre :

http://www.centre-durckheim.com/

Comme je le disais au début de cet article l'oeuvre de Karlfried Graf Dürckheim est immense et il faut lire beaucoup pour la découvrir...

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22 juillet 2019

Le début d'un conte qui n'eut pas de suite...avec suite en guise de commentaire...

J'ai écrit ce texte il y a plusieurs années... 

Pendant les années précédant celle où j’ai succédé à mon Père comme chef de l’administration de la Guilde des Charpentiers, j’ai beaucoup appris d’abord comme étudiant pendant mes dures années d’apprentissage où rien ne me fut épargné ; ce qui fait qu’à sa translation, le Comité Suprême me désigna pour lui succéder.

C’est grâce aux chantiers de la Guilde que nos vaisseaux parcourent le Monde et ont permis ainsi de fonder des colonies un peu partout sur notre continent unique tel que nous le connaissons. Cette fonction me passionnait et j’y donnais tout mon temps, enfin presque puisque dans le même temps je continuais d’acquérir les Connaissances universelles au sein de notre Confrérie de Chevalerie, joignant l’action et l’étude à la prière et à la réflexion, dans mon laboratoire et dans mon oratoire.

Et je fus très surpris après la translation finale du Grand Pontife lorsque je fus convoqué par le Grand Chancelier pour m’informer que le Conseil m’avait choisi pour cette fonction ; heureusement pour la Guilde des Charpentiers, depuis plusieurs années et conformément à notre Règle, j’avais moi-même choisi un adjoint qui était apte à ma succession.

Mais Grand Pontife, rien ne m’avait préparé à une telle fonction ; bien sûr j’accompagnais mes parents aux réunion rituelles hebdomadaires et aux fêtes de chaque lune, ayant parfaitement à l’esprit les Connaissances de notre Tradition millénaire, participant notamment aux travaux de la puissance de l’Esprit. On ne discute pas une décision du Conseil Suprême ; le Grand Chancelier m’expliqua que cette décision avait été prise en toute connaissance de cause après une réunion où un travail supra-humain se déroula dans les arcanes de l’énergie divine.

Je déménageai donc du siège de la Guilde des Charpentiers après avoir intronisé solennellement mon successeur selon les règles de notre noble Tradition. Et je m’installai dans mes nouveaux appartements du premier étage de la tour de la Bibliothèque de la Basilique, au-dessus de la grande salle réservée aux travaux d’études de nos collections.

Ma réception officielle avait été fixée pour Samaïn le premier jour du mois de Samonios. Pendant les trois jours précédents je me préparai physiquement et moralement, ne faisant aucun excès, me nourrissant sobrement ; et en plus d’étudier les rouleaux de codex mis à ma disposition, je passai de longues heures en méditation dans mon naos personnel. Le matin du jour venu, lorsque la septième heure fut sonnée au sommet du campanile de la Basilique, les 12 Sages du Conseil Suprême, vêtus de leur houppelande de laine blanche et accompagnés par les portes-flambeaux, vinrent me chercher pour m’accompagner dans la grande salle de marbre réservée aux rencontres du Cénacle religieux.

Tous les dignitaires nommés puis reconnus par le Peuple étaient là, à commencer par le Régent lui-même assis sur un trône d’argent placé devant l’entrée du Naos du Temple surélevé de trois marches, à son côté, un peu en retrait, un siège vide recouvert d’une étoffe de soie rouge et au bas des marches celui occupé par le Grand Chancelier vêtu d‘un manteau de couleur pourpre ceinturé de noir et coiffé d‘un bonnet orné de dorures.

La grande salle circulaire pavée de marbre blanc et noir était entourée de 12 colonnes soutenant la voûte surplombée d’un dôme éclairé en son sommet par des ouvertures fermées par des vitraux bleu-pâle. L’assistance était installée sur des banquettes concentriques recouvertes de rouge et beaucoup portaient les insignes de leurs fonctions au sein des différentes Guildes, vêtus de toges blanches bordées de pourpre, hommes et femmes étant habillés ainsi. A l’arrivée du cortège m’entourant, une cloche retentit, le silence se fit et tous se levèrent, le Régent lui-même vêtu de sa toge violette décorée de frisures d‘or, couronné d’une petit diadème de laurier d’or, et tenant de sa main droite son spectre de pouvoir, se leva, descendit les marches et fit quelques pas à notre rencontre pour nous accueillir. On me fit asseoir sur le fauteuil en retrait.

L’assistance entonna alors les syllabes sacrées. Je compris que le Grand Chancelier était le Maitre de la Cérémonie car c’est lui qui donnait le signal des départs et qui par gestes indiquait les mouvements rituels des mains que tous reprenaient…

...

Puis le Régent se leva, et les 12 Sages et moi-même, nous quittâmes en cortège la grande salle pour entrer dans le Saint des Saints où, en suspension au dessus d' une petite colonne de marbre, vibrait en permanence une sorte de pyramidion inversé en diamant en relation permanente avec l‘Energie cosmique, et entouré d‘une sorte de nuée…

...

Lorsque nous ressortîmes dans la grande salle j’étais intronisé Grand Pontife, revêtu de la toge violette unie et couronné de laurier d’or, à l’image du Régent. La gigantesque cloche de la Basilique retentit ainsi que les trompes de rituels, tout le monde se leva et nous acclama par la phrase traditionnelle répétée trois fois.

L’après-midi fut réservé à mon premier contact solennel avec le Peuple car c’était également pour lui l’occasion de grandes réjouissances par des danses, des chants, du théâtre sur la place de l’Agora. Cette grande place de forme carrée était le centre de la ville et était encadrée par les principaux bâtiments publics auxquels on accédait par des montées de marches : au levant la Basilique précédée des deux tours, celle de l’Astronomie et de la Bibliothèque et en position centrale le campanile de la cloche tu temps, au couchant  le palais du Régent et des administrations, à la grande ourse  le cénacle religieux prolongé par le temple du Saint des Saints en direction de notre étoile-mère, et enfin en position méridionale le Parlement. Tous ces bâtiments aux frontons décorés et ouverts par des colonnades avaient été conçus par la Guilde de Architectes de façon harmonieuse et constituaient, vue du centre la place un ensemble magnifique. Ce centre de l’Agora était occupé par une fontaine éternelle en forme d’obélisque, qui marquait également le centre d’un dallage en forme d’étoile de pierre ocre recouvrant l’ensemble de la place, et bien entendu les pointes indiquaient les quatre directions de notre Continent unique.

Suite et commentaire de ce conte ...

Ces mémoires ont été extraites d'un module imago des Archives supérieures akashiques. Elle proviennent du temps où, il y a peut être plusieurs millions d'années, notre Planète n'était occupée que par un seul et unique Continent entouré des eaux océanes : la Pangée.Et ce supercontinent n'avait plus rien à voir avec la soupe cosmique ni à la récente ère des dinosaures. La Pangée qui aurait été le siège d'une hypercivilisation, que l'on peut appeler la Tradition primordiale unique et qui disparut lors du Grand bouleversement terrestre (à ne pas confondre avec les petits évènements locaux tels que l'Atlantide, la Lémurie ou Gondawa) et dont nous n'avons plus aucun souvenir direct, tout ayant été détruit à pratiquement 100 %. Possédant des Connaissances inimaginables pour nous, ce Peuple est dit pouvoir parfois nous rendre visite depuis les débuts de la nouvelle aventure humaine, venant du passé et non d'ailleurs : c'est ainsi que nous les avons appelés les dieux. Car de tels visiteurs ne voyageraient pas dans l'espace (erreur simpliste répandue partout) mais dans le Temps...

et bien entendu mon texte est une fiction...et j'ai conservé les commentaires ci-dessous de sa première édition !

pour en savoir plus en données scientifiques sur la Pangée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pang%C3%A9e

 

diamant

étoile 5 branches

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16 juillet 2019

La vacuité

Il y a plusieurs années, après une visite au Temple des mille bouddhas de La Boulaye 71320 dit Kagyu Ling

( lien : http://www.paldenshangpa-la-boulaye.com/ )

j'ai quelque peu réfléchi sur un livre que j'y ai acheté traitant de la vacuité. De plus en plus le monde où nous vivons est empreint du superficiel, de l'éphémère, du vide. Et ceci m'a amené à présenter ici un extrait du site de Matthieu Ricard.

La vacuité

Publié le 25 novembre 2011

Dilgo Khyentsé Rinpotché, l'un des plus grands maîtres tibétains du XX è siècle aborde le concept bouddhiste de la vacuité:

Lorsqu'un arc-en-ciel apparaît, lumineux dans le ciel, vous pouvez contempler ses belles couleurs, mais vous ne pouvez l'attraper et le porter comme un vêtement. L'arc-en-ciel naît de la conjonction de différents facteurs, mais rien en lui ne peut être saisi. Il en va de même pour les pensées. Elles se manifestent dans l'esprit, mais elles sont dépourvues de réalité tangible ou de solidité intrinsèque. Aucune raison logique ne justifie donc que les pensées — qui sont insubstantielles — disposent de tant de pouvoir sur vous, aucune raison pour que vous en soyez l'esclave.

L'infinie succession de pensées passées, présentes et futures, nous conduit à penser qu'il existe quelque chose qui serait là de manière inhérente et permanente. Nous appelons cela l'esprit. Mais en fait, les pensées passées sont aussi mortes que des cadavres, et les pensées futures ne sont pas encore survenues. Alors, comment ces deux catégories de pensées qui n'existent pas pourraient-elles constituer une entité qui, elle, serait existante ? Et comment la pensée présente pourrait-elle s'appuyer sur deux choses inexistantes ?

Cependant, la vacuité des pensées n'est pas simplement du vide, comme on pourrait le dire de l'espace. Il y a là, présente, une conscience spontanée, une clarté comparable à celle du soleil qui éclaire les paysages et permet de voir les montagnes, les chemins et les précipices.

Bien que l'esprit soit doué de cette conscience intrinsèque, affirmer qu'il y a un esprit, c'est apposer l'étiquette de réalité sur quelque chose qui n'en a pas, c'est énoncer l'existence d'une chose qui n'est qu'un nom donné à une succession d'événements. On peut appeler ‟collier ”l'objet constitué par des perles enfilées, mais ce ‟ collier ” n'est pas une entité douée d'une existence intrinsèque. Quand le fil casse, où est le collier ?

Dilgo Khyentsé Rinpotché, Au coeur de la compassion
https://www.matthieuricard.org/articles/la-vacuite
quelques photos que j'ai faites à Kagyu Ling

tibet1

tibet2

tibet3

tibet4

tibet8

et cela me permet de rappeler ma réédition d'un article que j'ai consacré au désert :

http://www.verlatradition.fr/archives/2013/06/22/27487181.html

 

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08 juillet 2019

un petit tour du monde de début d'été

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27 juin 2019

Un chemin n'est pas sans risques (réédition car il a réouvert sécurisé !)

 

 

El Camino del Rey [High Quality]

La vidéo que je présente ici peut être le support d'une véritable parabole et représenter le Chemin de Vie.

Lorsqu'elle commence, nous avons déjà fait un certain parcours, mais il n'est pas dit comment nous en sommes arrivés là ; nous sommes déjà à une certaine altitude, nous voyons de beaux paysages plus bas et à notre hauteur.

Puis nous prenons le chemin qui parait très vite assez difficile, en prenant de la hauteur nous longeons des débuts de profondeurs et nous nous apercevons que nous sommes sur un chemin à risques. Les profondeurs deviennent précipices, le chemin devient dangereux, mais nous découvrons que nous avons une aide qui parait suffisamment solide : une solide barre de fer arrimée aux rochers de la paroi rocheuse et à laquelle nous sommes attachés le long de notre parcours.

Le chemin devient de plus en en plus difficile, avec des chausses-trapes, avec des pièges en son milieu, nous sommes engagés nous ne pouvons plus faire demi-tour ; nous doublons d'autres personnes, certaines nous doublent. A chaque pas surgit un nouveau piège, une nouvelle difficulté, nous sommes obligés de faire des exploits incroyables pour continuer...et toujours ces profondeurs. A cela s'ajoute une atmosphère de mystère, de pourquoi no résolu ; et la montée n'en finit pas, le découragement peut nous atteindre, sur quel voie nous sommes-nous engagés ?

Après une ou deux fausses arrivées nous atteignons enfin ce qui nous semble le sommet, le but ; mais n'est ce pas encore une illusion ?

Tout ceci est très significatif d'un chemin que nous suivons avec toutes les embûches, les aides, les incertitudes qui le longent jusqu'au but qui n'est jamais atteint.

Maintenant, installez-vous bien, respirez bien, vous êtes prêts pour déclencher le départ de la vidéo..

AJOUT :

A la suite de la mort de 5 randonneurs, le chemin avait été fermé. Il a été entièrement restauré, sécurisé et modernisé et il est donc réouvert au public qui peut de nouveau le parcourir sans grands dangers...mais en étant prudent...

 

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2019

Canicule

canicule

 

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11 juin 2019

Le désert : rien ou tout ?


Je voulais préfacer ce billet par une vidéo, un film que j’avais vu il y a longtemps sur un voyage de l’Abbé Pierre au désert, sur les traces de Charles de Foucauld. Mais je n’ai pu le retrouver (si quelqu’un en trouvait trace, ce serait formidable). De toutes façons Wikipédia dispose d’une biographie très conséquente sur la vie de Charles de Foucauld :http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Foucauld, il suffira de s’y reporter.

Car, en réalité, l’idée première de ce billet est de réfléchir sur le désert. Cette immensité de sable où il n’y a rien ou si peu ; cela est d’ailleurs bien rendu dans le film Lawrence d’Arabie. Il arrive un moment où cette immensité est tellement vide …que l’on peut y voir tout.

Depuis plusieurs années il est une mode d’y séjourner pour quelques jours. J’ai vu des images de tels stages, et j’ai été surpris qu’en réalité notre civilisation, avec toute son intendance de confort plus ou moins minimum, y suive ces nouveaux aventuriers, avec tout le confort moderne :  frigos, ventilation, climatisation, éclairage…

Si l’on considère le désert comme ce vide géographique, c’est bien autre chose, mais il n’est point besoin de beaucoup voyager pour le trouver. Rappelons-nous : le lieu de recueillement des moines chartreux est appelé le désert. De même, beaucoup de congrégations, monastères, couvents, abbayes, ne reçoivent aucun visiteur un jour par semaine, ou suivent cette règle selon des périodes plus longues au cours de l’année : cela s’appelle les jours de désert ! On retrouve cela en orthodoxie dans les monastères grecs ou au Mont Athos.

Ces périodes se passent alors dans le silence et la réflexion. Bien entendu, les exemples que je cite ont une forte notation religieuse chrétienne, mais peu importe. Car tout le monde peut s’instaurer de telles règles, même pour soi uniquement : les moments de méditation peuvent en être l’occasion. Mais attention, car le silence peut être bruyant. J’ai eu l’occasion de participer ou de gérer des méditations de groupes, même si les participants restent apparemment silencieux, il arrive souvent que leurs pensées bruissent de tous leurs problèmes du monde.

Dans son propre désert, hors de toute religion, croyance, directive, on peut y retrouver la plénitude de soi, pas de l’ego, de soi, de son propre Etre, en toute simplicité, en toute humilité  ; et cela est tellement beau et nous transcende. On peut en profiter pour, à l’image de Mère la compagne d’Aurobindo pour descendre à l’intérieur de soi, à l’intérieur de sa propre matière, jusqu’au niveau le plus infinitésimal de ses cellules. Cela peut durer une fraction de seconde, mais cela est. Et là pas besoin de maitre, de gourou ou de guide puisqu’il est évident que chacun est son propre maitre. Et c’est là que le microcosme rejoint le macrocosme, tout ce qui est en haut est en bas ne veut pas dire autre chose.

Même les scientifiques en recherche fondamentale en sont à ce point, les connaissances ont tellement évoluées que ceux qui explorent la matière vont bientôt rencontrer ceux qui explorent l’univers.

Bien sûr, je pourrais vous assommer avec des citations à n’en plus finir, avec des traductions reprises et reprises, mais cela n’a aucune importance, à quoi bon toujours se référer aux autres ? Si j’avais à le faire, je ne vous conseillerais qu’un seul livre publié en 1983, où tout est dit, où tout est écrit par Marie-Madeleine Davy et qui porte si justement le titre du désert intérieur

désert

j'ai maintenu les commentaires de la première édition de cet article en 2013

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04 juin 2019

J'aime beaucoup les statistiques des 100 derniers visiteurs

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23 mai 2019

Une pause poétique...

 

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c'est un endroit précis que j'ai connu dans une belle maison dans une forêt de pins au pied du village de Gordes, mais le souvenir du petit-déjeuner vient d'ailleurs, également en Provence


Essayer d’être poète un matin d’été en Provence

Ce serait un petit déjeuner, pris tardivement, quelque part en Provence ;

Ce serait en ces moments où la nature s’est parée de la chaleur de son renouveau.

Le soleil déjà levé réchaufferait les corps et les coeurs, on sentirait la chaleur monter doucement de la terrasse

Une douce brise donnerait vie aux pins entourant la maison rustique comme dans un conte de fée et nous apporterait, avec ses caresses, les multiples senteurs de la région,

L’horizon incertain dans la brume cacherait là-bas, plus loin, au sud, cette mer antique et nourricière,

En haut, au village, au sommet de la colline, la cloche de l’église rappellerait le temps qui passe…

Des fleurs sauvages se poseraient en bouquets dans la garrigue au pied de la maison,

Le gazouillis des oiseaux dans les arbres ferait concurrence au chant des cigales cachées dans les lavandes et se mêlerait au bruit de la source,

Et ce petit déjeuner, même s’il est frugal, apparaitrait comme fastueux, confitures maison, miel de la région, beurre de ferme, petits pains croustillants…accompagnant un bol de thé, de café ou de lait.

La joie de vivre et le calme de cette nature apaisée illuminerait les regards émerveillés par ces instants de bonheur…

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22 mai 2019

Les 100 derniers visiteurs

Pour une fois un truc rigolo !

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07 mai 2019

Vite fait un petit tour du monde des 100 derniers visiteurs

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25 avril 2019

Ma pierre

J'ai publié ce texte sur un site ami (les Baladins de la Tradition) en 2015

C’était dans les années 90, j’entrepris alors de suivre un chemin ; on verra qu’il me mena loin, très loin.

Tout d’abord, j’habitais en plein cœur du Beaujolais, sur une colline au milieu des vignes, au pied d’un immense château en pleine conservation (Montmelas, fief de la famille Harcourt) . Avec ses tours crénelées, ses portes, ses remparts, certains ont pu dire qu’il pouvait avoir inspiré Walt Disney pour le château de la Belle au bois dormant !

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Non loin de là et de chez moi, à 300 mètres au milieu des vignes, se trouvait une ancienne église de village, devenue simple chapelle abandonnée (la Chapelle de Chevenne) ; son architecture, avec son clocher-tour indépendant était assez spectaculaire, datant des XI°-XII °siècles, la façade étant marquée de la coquille Saint Jacques, et la pierre d‘entrée de la croix pattée. Pour tenter de la protéger, avec des amis, comme moi, suivants de la Tradition, nous avons créé une association de sauvegarde, et pour cette raison je suis vite devenu rat de bibliothèque, allant jusqu’à consulter les cartulaires de l’époque d’une ancienne Abbaye située aux confins du Beaujolais et du Forez, fiefs des Seigneurs de Beaujeu (Savigny).

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Et, dans le même temps, lors de travaux au sein de la Spiritualité, on me proposa de choisir un lieu spécifique pour y mener mes réflexions et méditations personnelles. Et ce lieu, je le connaissais déjà, passant souvent par un chemin au milieu des vignes pour aller promener ma chienne autour de la Chapelle : je choisis ainsi une énorme pierre plate aux allures de rocher qui avait été posée en bordure d’une vigne en amont du chemin, elle avait des allures …mégalithiques…

Au-dessus le château, tout autour les vignes en pente jusqu’à la Chapelle sur le versant sud, avec une vue panoramique extra-ordinaire à plus de 180 degrés ! Et, du fait de la hauteur, on voyait la plaine de la Saône, celles de la Dombes, au sud les Monts du Lyonnais et au loin la chaine des Alpes avec au milieu, le Mont Blanc.

On peut imaginer, par la description, un tel lieu pour méditer ! Et elle devint ainsi ma pierre…de là je partais dans le monde, et ailleurs ; je ne sais plus combien de temps j’y ai passé…je ne sais plus tout ce qui m’y fut inspiré…je ne sais plus mes méditations, mes prières.

Les circonstances ont fait que j’ai dû délaisser la région et n’y suis jamais retourné…Mais je sais que, vu sa situation elle n’a pu disparaitre et qu’elle garde toujours le lieu.

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20 avril 2019

En passant, une petite information importante

En France il y a 45,7 millions d'électeurs

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15 avril 2019

Notre-Dame de Paris : tout le monde est sous le choc

 

 

 


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Je rouvre mon blog en pleine nuit pour ce désastre dont le monde entier parle actuellement (télévisions en direct). Il est impossible à l'heure actuelle de connaître l'étendue des dégats, mais des images prises par drônes laissent présager le pire...

Lors d'un voyage à Paris j'avais pris quelques photos de la Cathédrale que vous pourrez retrouver dans l'un de mes albums :

http://www.verlatradition.fr/albums/quelques_photos_en_passant_devant_n_d_de_paris/index.html

Je voudrais insister sur un détail architectural important : bien sûr il y a l'ensemble véritable Trésor du Patrimoine de l'Humanité, mais, en son sein, à sa base il est un élément décoratif que pratiquement personne ne connait, que pratiquement personne ne voit...et pourtant tout le monde passe devant ! Regardez bien le pilier du milieu de l'entrée centrale :

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et le médaillon de sa base :

 

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il s'agit d'un méfaillon alchimique représentant le symbole de toute Connaissance...et il est là...à la base de tout !

 

 

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01 avril 2019

Une marina au Clos Landar de l'Arbresle

 

La petite ville de l'Arbresle a une particularité, celle d'être au confluent de deux rivières : la Turdine venant de l'ouest et la Brévenne venant du sud. Ce qui fait qu'elle est exposée facilement aux inondations ; on le constata le 1er novembre 2008 où les deux rivières en crue inondèrent plusieurs quartiers de la ville avec des résultats catastrophiques.

inondation 2008 photo tucli

(photo du site tucli/tous unis contre les inondations)

(j'y étais)

La Commune, ainsi que ses voisines prirent alors différentes dispositions afin de régulariser les flots de ces rivières ; de nombreux travaux d'aménagement furent effectués, dont les résultats semblent concluants.

Le Clos Landar jadis occupé par Nizier-Anthèlme Philippe dit Maitre Philippe de Lyon et sa famille, et que le monde entier nous envie, est au sein d'un réseau hydraulique souterrain qui alimente, entre autres la fameuse pièce d'eau  située au sud de la propriété et le petit lac de la grotte située sur l'esplanade devant la facade est.

étang 2

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Pour une raison encore indéterminée, peut-être à cause des travaux et fouilles en cours (recherches d'un trésor à l'insu de la Municipalité ?) ce réseau hydraulique s'est trouvé surchargé au point de noyer les alentours, ce qui fait que seul le domaine émerge de l'eau !

Et ce phénomène étrange donne raison aux tenants du Maitre car selon le témoignage d'un participant aux séances de la rue Tête d'or, catalogué par Philippe Encausse, Nizier-Anthèlme Philippe aurait déclaré :

— En ce qui concerne Lyon, l’endroit où nous sommes et jusqu’à la Tour du Pin, s’effondrera, car il est sur une nappe d’eau qui n’est pas à 300 mètres. La maison de l’Arbresle demeurera.

Maitre Philippe aurait donc vu juste et cela confirme la valeur de ses pronostications.

 

clos marina pied dans l'eau

L'accès en est devenu difficile et ne se fait donc plus qu'en barque (un service a été mis en place par la Mairie). De même, le merveilleux projet de réhabilitation tombe à l'eau : on songe maintenant à l'installation d'une marina avec sports nautiques et pisciculture. La Mairie a rencontré les intervenants de ce dossier mais aucune décision n'a encore été prise.

 

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27 mars 2019

Changement de l'heure (comme tous les 6 mois)

 

on avance

(gif de marie4liberte.centerblog.net)

 

Dans la nuit de samedi 30 mars à dimanche 31

je vous rappelle :

en AVril on AVance d'une heure les pendules

en octobRE on REcule d'une heure

(pas possible si vous avez un cadran solaire...et dites le à votre coq...)

Donc, samedi soir réglez votre réveil à sonner à 3 heures du matin et, à ce moment-là, précipitez vous hors du lit pour remettre toutes vos pendules à l'heure ; vous pourrez ensuite vous recoucher...car vous perdrez une heure de sommeil.

 

 (les commentaires ci-dessous sont ceux de mes précédentes éditions du texte)

 

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