SUR LES CHEMINS DE LA TRADITION

Message d'accueil (revu, nettoyé, et corrigé le 30 janvier 2017)

  

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(le réglage écran à 100 % voire 80 % est le meilleur pour voir la totalité des 3 colonnes)

 Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long

 

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, j'hésitais pour le référencer entre Ésotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable !

Je voudrais parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Église)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois un nom, tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je ne suive pas la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maître Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Éthique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources ; pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque mais tout en le respectant.Certains reconnaîtront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ainsi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité. Si vous ne possédez pas de logiciel adéquat, des publicités viennent s'intercaler dans les articles ; il faut bien se rappeler que la gestion de ce blog est entièrement gratuite, d'où les publicités en compensation.

Je signe ce blog du nom (étrange, je le reconnais) de Népomucène Landarosa : il s'agit du nom de mon daïmon préféré. Quant à ce nom c'est un amusement à tiroirs quant à un domaine voisin et proche, souvent évoqué dans ce blog...

Je reconnais aussi que certains articles pourraient apparaître comme provocateurs : nullement, il s'agit de sujets habituellement abordés d'une manière classique (trop ?) mais traités ici de façon à suggérer une réflexion plus approfondie, dégagée de tout dogme, coups de coeur et coups de gueule. Mais il ne faut pas confondre constatation et critique : voir à ce sujet l'article avertissement du 31 août 2014.

Conseils techniques

Vous pouvez cliquer sur les mentions RSS (colonne de gauche) pour recevoir automatiquement les avis de mises-à-jour soit des messages, soit des commentaires soit des deux. Et désormais, toujours dans la colonne de gauche, vous pouvez vous abonner pour recevoir uniquement l'avis des parutions de nouveaux articles, car j'ai abandonné l'option newsletter. Vous pouvez également sur un article proposer vos commentaires  mais tous les commentaires passent en modération avant publication, conformément à la loi, celui que certains appellent le maître de la toile est le seul maître à bord et cela ne se discute pas.Par ailleurs tout commentaire spam est immédiatement signalé et détruit. Le système des tags (colonne de droite) est également très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé. Et maintenant en colonne de droite, vous pouvez prendre le temps (météo et heure).

Messages revus et corrigés

Enfin, il apparaît parfois nécessaire de reprendre un ancien article compte-tenu d'éléments nouveaux : il est alors publié de nouveau avec compléments, soit à la date d'origine de parution, soit à la date actuelle.

Enfin, j'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorais totalement (et j'insiste là-dessus) l'existence de cette Revue et les systèmes de création n'ont posé aucune opposition. J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence tout en rappelant que l'intitulé de mon blog est  : les chemins de la Tradition.

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

nd_paris

 

Et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...et ce ne sont pas des adresses recopiées, mais des adresses que j'ai testées...Avez-vous remarqué que bien souvent à côté d'une "bonne" église il y a un bon restaurant ? Voilà ce que c'est d'être mystique et épicurien...

 


18 novembre 2018

Et comme toujours avec les visiteurs on peut faire le tour du Monde

100 derniers

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17 novembre 2018

L'humilité

Je ne désire pas être le meilleur

Je ne désire pas être le premier

Je ne désire pas être le plus beau

Je ne désire pas être le plus fort

Je ne désire pas être le plus riche (quoique...ça peut servir...)

Je ne désire pas être connu à la télévision ou dans les réseaux dits sociaux

Vivre en citoyen ordinaire, être à ma juste place, partager et servir les autres...dans la mesure du possible

 

L’humilité

Le terme humilité est à rapprocher du mot humus, qui en est la source étymologique, et qui a donné par ailleurs le terme homme. Cela semble signifier que l’humilité consiste, pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière (ou littéralement : « fait de terre », c’est-à-dire de la matière la plus commune). Cela semble indiquer aussi que l’humilité est une attitude proprement humaine : et de fait, si l’homme n’est pas le seul être dont on puisse dire qu’il fut tiré du limon, il paraît bien être le seul à le savoir.

Mais du coup, il est aussi le seul à pouvoir l’oublier — et pire : à vouloir l’oublier. Au-delà de l’image du matériau (terre, humus), le terme d’humilité renvoie en effet à l’idée d’une provenance étrangère, d’une impuissance à être sa propre origine ; il paraît impliquer aussi, du même coup, l’idée d’une incapacité à s’accomplir par ses seules forces ; en un mot, il s’agirait d’avouer qu’il n’est rien en nous, hormis peut-être nos fautes et nos manquements, que nous puissions nous attribuer à nous-même, à nous seul. Or cette double impuissance n’est pas facile à admettre ; elle semble, à certains, incompatible avec la dignité de l’être humain, et sa reconnaissance constituerait à leurs yeux une intolérable humiliation.

Mais justement, est-ce une même chose d’être humble et d’être humilié ? Etre humble, est-ce se rabaisser, se manquer de respect à soi-même ? Cela doit-il conduire, en particulier, à accepter que les autres nous traitent comme « moins que rien » ?

Humilier quelqu’un consiste à nier sa dignité, ou du moins à manifester uniquement ses pauvretés et ses déficiences ; concrètement, cela revient souvent à le réduire à son animalité, ou à sa dimension purement physique : rien de plus humiliant pour un homme, par exemple, que de voir l’accomplissement de ses fonctions organiques privé du secret ou de l’habillage qui l’humanisent. Mais refuser cette humiliation, serait-ce manquer d’humilité ? Et inversement, faudrait-il refuser d’être humble pour échapper à l’humiliation ? Non pas, si humilité et affirmation de sa dignité sont, en vérité, compatibles, voire indissociables. Telle est du moins la position que l’on s’efforce ici de préciser.

D’une part, l’humilité ne consiste pas à se croire dépourvu de dignité, mais à se savoir incapable d’en être soi-même la source, et à se reconnaître impuissant à exister « à la hauteur » de celle-ci. En tant qu’être humain, je suis bien plus qu’un peu de boue (ou d’humus), contrairement à ce que suggère l’étymologie prise au pied de la lettre. Mais ce que je suis de plus, je ne me le suis pas donné à moi-même ; en outre, par mon comportement envers moi-même comme envers autrui, sans doute le trahis-je bien plus souvent que je ne l’honore. Ainsi, autant mon refus de ma dignité ne serait pas une vraie humilité (mais quelque chose qui pourrait être une profonde ingratitude), autant l’humilité véritable se manifeste par l’acceptation du fait que l’aide d’autrui m’est absolument indispensable. L’aide dont j’ai eu besoin pour être, tout simplement, en ce sens que je dois ma venue à l’être, et mon statut d’être pourvu de dignité, à autre chose ou à quelqu’un d’autre que moi-même. L’aide dont j’ai besoin, ensuite, pour tenter de ne pas être trop indigne de ma dignité : car précisément, celle-ci a quelque chose d’infini et d’absolu, qui fait de son plein respect une tâche au-dessus de mes forces — voire des forces humaines en général. Ainsi se préciserait la conciliation évoquée plus haut : être humble, ce n’est pas se considérer comme sans valeur, c’est au contraire voir sa propre grandeur et se sentir petit devant elle.

D’autre part et par conséquent, l’humilité ne saurait conduire à se laisser traiter comme un être sans valeur, et à accepter toutes les humiliations. Nulle incompatibilité entre être humble et exiger le respect : car ce dont j’exige le respect, à savoir ma dignité, c’est aussi ce dont je reconnais ne pouvoir être l’auteur. En ce sens, je demeure effacé et discret (« humble ») lors même que je mets en avant ma dignité d’être humain.

Concluons : il semble particulièrement important de ne pas se tromper sur le vrai sens de l’humilité, car toute erreur à son sujet irait forcément de pair avec une méprise sur le vrai sens de la dignité, et donc sur la juste attitude à avoir envers soi-même comme envers autrui.

publication : http://philo.pourtous.free.fr/Atelier/Textes/humilite.htm

Ajout

Et cela est de tous temps, cela continue aujourd'hui encore ; n'ai  je point écrit dans un autre article que tous les Hommes naissent égos ? Je le constate toujours dans le monde que je fréquente, et oui même dans le monde de la Connaissance, de la Tradition, de l'Initiation un monde ouvert aux autres et qui les respectent dans ce qu'ils sont.

Il me fut donné de rencontrer un vieux monsieur qui, discutant des différents groupements initiatiques, me présenta un porte-cartes dépliant avec une quantité considérable de cartes d'adhésion à quantité de mouvements maçonniques, martinistes, rosicruciens ...et peut-être d'autres...Et il  était gradé partout, exerçant différentes fonctions : je me suis demandé comment il ne se mélangeait pas aussi bien dans les données que dans les rituels... Et en plus il savait tout, il connaissait tout, possédait des livres et des livres. Je dois reconnaître que sa conduite n'était pas agressive et qu'il n'imposait pas son importance. Mais ce n'est pas toujours le cas : ainsi, dans une librairie traditionnelle de Lyon, je croisai un jour un client visiblement personnage important et qui à lui seul occupait toute la boutique...

Et dans mes réflexions relatives à Monsieur Philippe et son entourage j'ai retrouvé cela. Bien sûr il y eut Papus, mais c'est un cas à part et je l'adore...Le lecteur de ces lignes doit comprendre que si je réclame l'humilité, je peux en avoir le droit et la capacité mais cela est un autre problème, je préfère l'anonymat.

Lors de mes recherches, j'ai découvert une photographie particulière qui prête à sourire : celle du docteur Surville de Toulouse (ne pas confondre avec Durville de Paris, hasard de l'homonymie et de la profession) qui organisait de grandes réunions à son Institut Médical électromagnétique et où il récompensait de nombreux lauréats. Nizier-Anthèlme Philippe y fut primé deux fois le 15 mai 1884. Et bien voici sa photographie officielle :

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11 novembre 2018

A l'occasion du 11 Novembre 2018...témoignage sur un voyage éprouvant.

Verdun :(ceci est une réédition revue et complétée de 2013 et dont les commentaires d'origine sont maintenus)

En Octobre 1999, avec un important groupe d'Amis venus de toutes régions,et même au-delà, nous avons voyagé dans la région de Verdun, avant de nous rendre en Alsace au Mont Sainte Odile, non seulement pour une visite, mais encore pour un devoir de Mémoire et de Pardon et de  Réconciliation.

Après des lieux tristement célèbres, Douaumont, Fort de Vaux, Fleury, sur lesquels il y aurait tant à dire, mais je ne le ferai pas, réservant mon témoignage à la suite du voyage : nous nous sommes rendus dans deux cimetières militaires, l'un Français, l'autre Allemand. Après notre visite et avoir accompli notre mission de pardon et de réconciliation, j'ai écrit ce texte que je viens de retrouver et qui est en 2018 toujours d'une triste actualité...Ce voyage fut fort émouvant pour tous. 

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Bernhard Link, Johann Kaiser, Georg Weiss, Oskan Jackel, Joseph Beer, Georg Amon, Joseph Holzinger

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Tous les 7 reposent en paix dans le cimetière militaire allemand de St. Mihiel, perdu, caché dans les bois et difficile à trouver sous les rafales de vent et la pluie, tout comme reposent les 715 000 victimes de cette boucherie, quel que soit leur camp.Les 4 premiers sont morts au combat le 22 avril 1915, les 3 autres le lendemain 23 avril. Quel hasard a voulu qu'ils soient enterrés dans le même emplacement dans ce cimetière perdu dans les bois, pourquoi cette tombe commune n'est-elle pas surmontée comme les autres d'une croix mais d'une plaque de pierre portant leurs noms ?

Ce sont des noms allemands, peu importe, ils auraient pu être Français, des Hommes comme eux-mêmes. S'ils avaient continué de vivre, ils auraient maintenant une centaine d'années, ils seraient devenus des vieillards, avec des enfants, des petits-enfants et des arrières petits enfants. Mais le destin a voulu qu'ils ne vieillissent pas, ils auront toujours au regard du Monde un âge figé de 20 à 25 ans. L'un d'entre eux Oskan était sous-lieutenant, il représentait par son grade une parcelle de l'autorité et il est mort, comme ses camarades, comme ceux que la différence de Nations avaient rendus ennemis. Représentait-il vraiment cette autorité auprès des simples soldats, ses subordonnés du même âge ? Il est mort, comme eux, et il est avec eux, victimes comme eux des autorités supérieures responsables de cette folie.

Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis dirigé sans hésiter vers cette tombe collective, marquée par cette pierre gravée, je leur ai dédié la Prière de François d'Assise que j'avais sur moi

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix. Là où il y a de la haine, que je mette l'amour. Là où il y a l'offense, que je mette le pardon. Là où il y a la discorde, que je mette l'union. Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité. Là où il y a le doute, que je mette la foi. Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance. Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière. Là où il y a la tristesse, que je mette la joie. Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer, car c'est en donnant qu'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on trouve, c'est en pardonnant qu'on est pardonné, c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.

et que j'ai laissée sur la tombe.Je ne peux pas tenir d'autres propos car peut-on décrire l'indescriptible ? Il n'y a pas de mots assez forts pour imager l'effroyable boucherie des guerres où l'essence même de la Vie, de l'Être humain est totalement bafouée. Il faut cependant témoigner que les lieux visités, à part quelques exceptions terribles (comme la tranchée des baïonnettes ou la nécropole de Douaumont) sont empreints d'une Paix, d'un silence, et attirent le recueillement. La nature, elle aussi mutilée et même transformée par les combats (22 millions d'obus de part et d'autres dont 1/4 non encore explosés) , a repris ses droits, gardant toujours de vastes cicatrices que la végétation ne peut cacher.

Devant de telles choses, on ne comprend pas la folie incommensurable et le pouvoir destructeur des Hommes. Après chaque guerre, après chaque massacre, les dirigeants de tous les Pays proclament "plus jamais ça !"...et recommencent ! On a créé des organismes internationaux, d'abord la Société des Nations puis l'Organisation des Nations dites Unies ; on a signé des traités, la démilitarisation des zones à risques, la création de Casques Bleus qui assistent aux massacres les mains dans les poches, la création de zones-tampons, la menace de sanctions illusoires, mais tout ceci n'a majoritairement servi à rien : à chaque instant dans le monde des conflits, des violences éclatent entre Nations et même à l'intérieur des Peuples.Tout reste-t-il donc à trouver, à inventer ?

Un humoriste a dit que si réellement Dieu a créé l'Homme à son image, le modèle ne doit pas être beau à voir. L'Homme est-il bon et sinon comment le changer ? Ce sont autant de questions auxquelles je n'ai pas la prétention de répondre car cela dépasse complètement le petit homme que je suis, mais je peux cependant y participer, comme le raisin d'une grappe, car tout cela passe forcément par un changement de l'Esprit, un oubli de soi et un Amour et un respect au plus haut degré des autres et de tout ce qui est, tout doit pouvoir être un Temple où l'on célébrerait ce qu'il y a de plus haut et de plus sacré : la Vie.

(pour publier ce billet j'ai ajouté quelques données techniques que j'ai trouvées sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Verdun et que j'espère exactes)

AJOUT

Et je ne savais pas que plus tard, grâce à une relation personnelle, je serais convié à assister à l'immense son et lumière Des flammes à la Lumière sur la tragédie de Verdun, en spectateur privilégié avec auparavant une visite des lieux suivie d'un repas communautaire puis d'un séjour de nuit ! ...(Connaissance de la Meuse, merci à S.N.)

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30 octobre 2018

un peu de musique

 

Pour écouter : cliquez

 

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De temps en temps je me souviens de mon origine...

Après avoir mené la révolte contre Saturne, mon père Jupiter et ses deux frères se partagèrent l'Univers. Mon oncle Neptune reçut l'Empire des Mers, Pluton les Enfers et mon père se réserva l'Olympe, occupant de ce fait le Palais des Dieux.

Une fois installé sur son trône, il décida de prendre une épouse, et son choix se porta sur Junon : elle accepta et devint la femme du maître de l'Olympe. Je naquis ainsi de leur union et fut appelé Vulcain. Il est à remarquer qu'avec mon frère Mars, nous fûmes les deux seuls enfants légitimes de Jupiter et Junon, nos autres demis frères et sœurs Minerve, Apollon, Diane, Mercure et Bacchus étant tous issus d'unions illégitimes de notre père.
Les chroniques de l'époque disent que j'étais un enfant sain, solide et vigoureux. Cependant j'avais un énorme défaut : contrairement aux habitudes de l'Olympe, j'étais laid, affreusement laid. Mes parents eurent honte de cette tare contraire aux normes de l'esthétique, ils décidèrent que je ne pouvais pas rester dans ce lieu et  me chassèrent du ciel.
Ils me jetèrent hors de l'Olympe, je tourbillonnai une journée entière dans le ciel pour tomber, à l'heure du coucher de Phébus, sur une petite ile de la mer Egée, Lemnos au large de Troie. Je tombai mal et en touchant le sol me cassai une jambe. Heureusement, de braves femmes habitaient là, elles me recueillirent et me soignèrent, mais ne purent me guérir tout-à-fait et ainsi je restai définitivement boiteux.
Je compensais ce défaut physique par mon intelligence et mon sens artistique. Ayant rencontré un nain forgeron, il m'apprit son métier. Je commençais par fabriquer des colliers, des bijoux, des bracelets : je les offrai en guise de remerciements aux femmes qui m'avaient recueilli et soigné. Je fis de rapides progrès et aimant faire des cadeaux, j'entrepris de fabriquer des articles de qualité que j'offrais aux membres de ma famille et à leurs amis : des flèches pour Apollon et sa sœur Diane, un sceptre en or pour mon père, une faucille pour Cérès ainsi que des armures pour Hercule et Achille. J'entrepris même la construction en série de fauteuils magiques que j'offris à chacun des Dieux, leur permettant ainsi de se rendre par eux-mêmes à leurs assemblées.
Toutes mes actions vinrent logiquement aux oreilles de Jupiter qui se prit à regretter son geste de rejet lors de ma naissance. Il décida de me nommer Dieu du Feu et Maitre des Cyclopes. Après cette nomination, je pouvais enfin revenir dans l'Olympe parmi les miens. Mais lors de mon retour, ils me firent un accueil ironique, même  ma mère me reçut avec un air moqueur. Je remerciai mon père de ma nomination et me jetant à ses pieds, je lui demandai l'honneur d'avoir une épouse. Il refusa, prétextant que toutes les déesses étaient déjà mariées.
Bien déçu, je retournai dans mon domaine. Après avoir réfléchi, il me vint une idée et je me mis au travail. Je fabriquai un trône extraordinaire orné de parures magnifiques, et revenu dans l'Olympe, je l'offris à ma mère Junon et retournai chez moi. Junon s'installa sur le trône mais ne put s'en relever, immobilisée par une nuée de fils invisibles ! Elle appela du secours, tous les Dieux accoururent pour la délivrer, mais sans succès. Junon décida de me faire chercher, j'arrivai dans une Olympe bouleversée mais posai mes conditions : je délivrerai ma mère que si j'obtenai la promesse de mon mariage avec une déesse, mais pas n'importe laquelle, la plus belle Vénus. Ma demande fut acceptée et je délivrai ma mère.
En devenant ma femme, Vénus devenait aussi reine du Feu et des Cyclopes, je l'emmenai dans mon royaume. Il faut dire que mon métier avait considérablement progressé, la qualité de mon travail faisait que je recevais des commandes de tous côtés, des Dieux, des demis-Dieux et même des mortels. Mon installation de l'île de Lemnos étant devenue insuffisante, et devant passer du stade artisanal au stade industriel, je pris possession des cavernes de l'Etna, utilisant le cratère du volcan en guise de forge. Je fis appel à des ouvriers spécialisés, une centaine de cyclopes dont le plus célèbre était Polyphème. Ces travailleurs infatigables n'avaient pas, certes , un physique très agréable : d'une taille colossale, avec un corps velu, une barbe hirsute, une chevelure broussailleuse, avec un seul œil au milieu du front caché par d'épais sourcils.
La charmante Vénus, frêle et délicate, ne put supporter cette vie souterraine parmi les brasiers , avec le bruit des forges, des marteaux sur les enclumes et de tels ouvriers...
Elle me trompa avec Mars, mais Apollon jaloux m'en prévint  : je tressai alors un immense filet pour capturer les deux amants et conviai tous les Dieux au spectacle. Mais ils moquèrent de moi et furieux je retournai dans mon domaine. De sa rencontre avec Mars, Vénus eut un fils Cupidon et elle me quitta pour se réfugier à Chypre.
J'eus également des démêlés avec Apollon, mon oncle Pluton s'étant plaint des succès médicaux du fils d'Apollon, Esculape, à Jupiter ; ce dernier se servit alors de ma foudre pour frapper et détruire Esculape. Apollon pour se venger prit l'arc et les flèches dont je lui avais fait cadeau pour exterminer mes Cyclopes. Et il fut exilé hors du ciel par Jupiter.
J'étais connu dans tout le monde antique, notamment en Grèce sous le nom d'Héphaïstos, on m' a surnommé aussi le diable boiteux et encore de nos jours j'en porte le nom et les stigmates...
ps/ce texte a été rédigé à l'ancienne, sans aucune aide de recherche sur internet, uniquement sur livres

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19 octobre 2018

La mort de l'Empereur Tibère

Extrait de l'article Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Naevius_Sutorius_Macro

...Les origines de ce Macron sont inconnues, mais elles doivent être modestes. En 31, il devient préfet du prétoire après avoir lu devant le Sénat une lettre de Tibère se concluant par la disgrâce de son prédécesseur Séjan, qu'il fait arrêter par les cohortes des vigiles commandées par le préfet Graecinus Laco, puis exécuter. Il prend ensuite une part active à l'élimination de sénateurs et de chevaliers.

Tacite, Suétone et Dion Cassius lui prêtent des intrigues pour plaire à Caius, héritier possible de Tibère vieillissant et futur Caligula, comme de pousser sa femme Ennia à sembler amoureuse de Caiu. En mars 37, présent lorsque Tibère eut un malaise dans sa villa du cap Misène, Macron l’aurait fait étouffer sous un amas d’étoffes. Suétone pour sa part n’incrimine pas Macron et rapporte diverses versions de la mort de Tibère : mort naturelle ou par absence de soins, mais aussi, par empoisonnement ou étouffement sous un coussin par Caligula. Cette version est toutefois contestée par les historiens modernes, qui jugent plus vraisemblable une mort naturelle.

Caligula fit porter par Macron le testament de Tibère au Sénat, et fit casser la disposition qui léguait l'empire à son jeune petit-fils Gemellus Tibère. Macron avait toute l'estime de Caligula prétendant au pouvoir, mais une fois celui-ci parvenu à ses fins, et grâce à l'appui du préfet du prétoire, Caligula va prendre ses distances avec son ancien mentor, jusqu'à se moquer ouvertement de lui. L'attitude de sa femme Ennia Naevia, avec qui Caligula entretenait une relation adultère connue ou non de Macron, fut un poids pour l'empereur, qui décida de se débarrasser du couple. L'appui de Macron en faveur de Caligula ne fut pas récompensé : devenus encombrants, Macron et son épouse Ennia furent forcés de se suicider sur ordre de Caligula peu après son arrivée au pouvoir...

 

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09 octobre 2018

J'ai toujours soutenu que Tolkien avait été trahi

Cet article figurait dans mon blog depuis juillet 2012 : je le réédite aujourd'hui car il est toujours d'actualité.

Grâce à un ami puriste et artiste, je me suis intéressé à Tolkien et au Seigneur des anneaux depuis les années 1980, et, malgré les qualités et succès de la saga au cinéma, j'ai toujours dit que Tolkien avait été trahi au profit des intérêts des producteurs et metteurs en scène. Voici un superbe article long mais très documenté et passionnant publié par Le Monde. Par son long contenu, il mérite d'être publié in extenso mais vous pouvez le consulter dans la Monde Culture et Idées avec le lien suivant :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/07/05/tolkien-l-anneau-d... 

 

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 08.07.2012 à 09h18 • Mis à jour le 08.07.2012 à 09h18

Par Raphaëlle Rérolle

C'est un cas rare, pour ne pas dire exceptionnel : à une époque où la plupart des gens vendraient leur âme pour faire parler d'eux, Christopher Tolkien ne s'est pas exprimé dans les médias depuis quarante ans. Pas d'entretien, pas de déclaration, pas de conférence – rien. Une décision prise à la mort de son père, auteur du célébrissime Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings, trois volumes parus en 1954 et 1955) et l'un des écrivains les plus lus dans le monde, avec environ 150 millions de livres vendus et des traductions dans 60 langues.

Caprice ? Certainement pas. A 87 ans, le fils du Britannique John Ronald Reuel Tolkien (1892-1973) est l'homme le plus posé qui soit. Un Anglais distingué, doté d'un accent très upper class, qui s'est installé en 1975 dans le midi de la France, avec sa femme Baillie et leurs deux enfants. Désinvolture alors ? Encore moins. Durant toutes ces années de silence, sa vie n'a été qu'un labeur incessant, acharné, presque herculéen sur la part inédite de l'oeuvre, dont il est l'exécuteur littéraire.

Non, la fière réserve de Christopher Tolkien a une autre cause : l'écart vertigineux, presque un abîme, qui s'est creusé entre les écrits de son père et leur postérité commerciale, dans laquelle il ne se reconnaît pas. Surtout depuis que le cinéaste néo-zélandais Peter Jackson a tiré du Seigneur des anneaux trois films au succès phénoménal, entre 2001 et 2003. Les années passant, une sorte d'univers parallèle s'est formée autour de l'oeuvre de Tolkien. Un monde d'images chatoyantes et de figurines, coloré par les livres cultes mais souvent très différent d'eux, comme un continent dérivant loin de celui dont il s'est détaché.

Cette galaxie marchande pèse désormais plusieurs milliards de dollars, dont la majeure partie ne revient pas aux héritiers. Et complique la gestion de l'héritage pour une famille polarisée non sur les images ou objets, mais sur le respect des textes de Tolkien. Par un curieux parallèle, la situation fait écho à l'intrigue du Seigneur des anneaux, où tout part d'un problème d'héritage : Frodon Sacquet, le héros, reçoit, à la mort de Bilbon, le fameux anneau magique dont la possession aiguise les convoitises et provoque le malheur.

Aujourd'hui, à quelques mois de la sortie d'un nouveau film de Peter Jackson (le 12 décembre), inspiré cette fois de Bilbo le Hobbit (1937), les Tolkien s'apprêtent à faire face aux sollicitations en tout genre, et à de nouvelles excroissances de l'oeuvre. "Nous allons devoir dresser des barricades", annonce Baillie dans un sourire.

Avant cela, pourtant, et de manière unique, Christopher Tolkien a accepté d'évoquer ce legs pour Le Monde. Un patrimoine dont il a fait l'oeuvre d'une vie, mais qui est aussi devenu la source d'un certain "désespoir intellectuel". Car au fond, la postérité de J. R. R. Tolkien est à la fois l'histoire d'une extraordinaire transmission littéraire entre un père et son fils et celle d'un malentendu : les oeuvres les plus connues, celles qui ont masqué le reste, n'étaient qu'un épiphénomène aux yeux de leur auteur. Un tout petit coin du monde immense de Tolkien qu'il a même cédé, du moins en partie. En 1969, l'écrivain vend en effet au studio d'Hollywood United Artists les droits cinéma et produits dérivés pour Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux. La transaction s'élève à 100 000 livres sterling, un prix non négligeable pour l'époque, mais dérisoire quand on sait ce qu'il est advenu.

Cette somme doit permettre aux enfants de l'écrivain de régler leurs futurs droits de succession. Tolkien anticipe l'opération car les impôts sont très lourds, dans l'Angleterre travailliste d'alors. En outre, il craint que des changements dans les lois américaines du copyright ne mettent sa descendance en difficulté. Or Le Seigneur des anneaux connaît très vite un succès foudroyant, notamment aux Etats-Unis.

C'est qu'à l'exception d'Oxford, où les critiques de ses collègues affectent beaucoup l'écrivain, l'emballement a été général. "La folie Tolkien était assez similaire à celle qui s'est développée autour d'Harry Potter ", note Vincent Ferré, professeur à Paris-XIII, qui dirige un Dictionnaire Tolkien à paraître à l'automne. Dès les années 1960, Le Seigneur des anneaux devient un symbole de la contre-culture, notamment aux Etats-Unis. "L'histoire, celle d'un groupe de personnes se révoltant contre l'oppression, dans un décor teinté de fantastique, sert d'étendard aux militants de gauche, notamment sur le campus de Berkeley, en Californie." A l'époque de la guerre du Vietnam, on voit même fleurir des slogans comme "Gandalf président", du nom du vieux magicien qui apparaît dans le roman, ou encore"Frodon est vivant".Signe que la légende a la vie dure, des autocollants satiriques furent d'ailleurs encore imprimés durant la seconde guerre d'Irak : "Frodon a échoué, Bush a l'anneau."

Mais en dehors de Bilbo le Hobbit et du Seigneur des anneaux, Tolkien a relativement peu publié de son vivant. Rien en tout cas qui ait connu le succès de ses deux best-sellers. Quand il meurt, en 1973, il reste une gigantesque part inédite : Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux ne sont que des épisodes d'une histoire imaginaire s'étendant sur des millénaires. Cette mythologie en partie décousue, Christopher Tolkien va entreprendre de la faire émerger, dans une démarche très inhabituelle. Au lieu de se contenter des textes déjà publiés, il s'attelle à un travail d'exhumation littéraire qui suscite en lui une véritable passion : il suffit de l'entendre en parler pour s'en convaincre.

C'est chez lui, dans un décor de pins et d'oliviers, qu'il reçoit avec une gentillesse désarmante. Encore faut-il trouver l'endroit, mieux caché qu'une demeure de Hobbit. Pour cela, prévoir une auto robuste et suffisamment haute. A bonne distance du village, emprunter un long chemin de terre ocre, puis s'enfoncer entre les grands arbres avant d'apercevoir une maison rose, entre deux cahots. La bastide est plantée au milieu des fleurs sauvages, ravissante et sans aucun des attributs qui signalent les grandes fortunes. Il y règne une atmosphère calme et comme extérieure au temps, exactement à l'image de ses occupants.

Celui qui vit là est le troisième des quatre enfants de J. R. R. Tolkien et le dernier survivant, avec sa soeur Priscilla. Christopher est l'exécuteur testamentaire de son père et le directeur général du Tolkien Estate, l'entreprise qui gère la succession. Fondée en 1996, cette société anglaise distribue les droits issus du copyright aux héritiers, à savoir lui, sa soeur Priscilla, les six petits-enfants et les onze arrière-petits-enfants de J. R. R. Tolkien. La structure elle-même, de taille modeste (elle ne compte que trois salariés, dont Adam, le fils de Christopher et Baillie), est assistée à Oxford par un cabinet d'avocats. Elle comprend aussi une branche caritative, le Tolkien Trust, principalement tournée vers les projets éducatifs et humanitaires.

Mais c'est depuis sa retraite française que Christopher Tolkien travaille sur ses livres et répond aux sollicitations. Le décor est simple et chaleureux, fait de livres et de tapis, de fauteuils confortables et de photos de famille. Sur l'une d'elles, justement, J. R. R. Tolkien, ses deux fils aînés, sa femme et, dans les bras de sa mère, un tout petit bébé prénommé Christopher. Celui qui sera, sans doute dès le début, le public le plus réceptif à l'oeuvre de son père. Et le plus accablé, ensuite, par son évolution.

Le quiproquo débute avec Bilbo le Hobbit, au milieu des années 1930. Jusque-là, Tolkien n'a publié qu'un essai très remarqué sur Beowulf, le grand poème épique et peuplé de monstres écrit au Moyen Age. Son oeuvre de fiction, commencée durant la première guerre mondiale, demeurait souterraine. L'homme était un linguiste brillant, spécialiste de vieil anglais, professeur à Oxford et doté d'une imagination inouïe. Tout à sa passion pour les langues, il en avait inventé plusieurs, puis il avait bâti un monde pour les abriter. Par monde, n'entendez pas seulement des histoires, mais une Histoire, une géographie, des coutumes, bref une cosmogonie complète qui servira d'écrin à ses récits.

Or Bilbo le Hobbit connaît d'emblée, en 1937, un grand succès, autant public que critique. A tel point que l'éditeur de l'époque, Allen and Unwin, réclame une suite à cor et à cri. Tolkien, lui, n'a pas le désir de poursuivre dans la même veine. En revanche, il possède un récit presque achevé des temps les plus anciens de son univers, qu'il a intitulé Le Silmarillion. Trop difficile, décrète l'éditeur qui continue de le harceler. L'écrivain accepte alors, un peu à contrecoeur, de se lancer dans une nouvelle histoire. En fait, il est en train de poser la première pierre de ce qui deviendra Le Seigneur des anneaux.

Mais Le Silmarillion ne quitte pas son esprit ni celui de son fils. Car les plus lointains souvenirs de Christopher Tolkien le rattachent à ce récit des origines que le père faisait partager à ses enfants. "Si étrange que cela puisse paraître, j'ai grandi dans le monde qu'il avait créé, explique-t-il. Pour moi, les villes du Silmarillion ont plus de réalité que Babylone." Sur une étagère du salon, non loin du beau fauteuil en bois tourné sur lequel Tolkien a rédigé Le Seigneur des anneaux, il y a un petit tabouret de pied recouvert d'une tapisserie très usée. C'est là que Christopher s'asseyait, à l'âge de 6 ou 7 ans, pour écouter les histoires de son père. "Le soir, se souvient-il, il venait dans ma chambre et me racontait, debout devant la cheminée, des histoires formidables, celle de Beren et Luthien par exemple. Tout ce qui me semblait intéressant provenait de sa façon de regarder les choses."

Dès l'âge tendre, il fréquentera donc chaque jour ce monde envoûtant, dont il devient vite à la fois le scribe et le cartographe. "Mon père n'avait pas les moyens de payer une secrétaire, précise-t-il. C'est moi qui tapais [ces histoires] à la machine et qui dessinais les cartes dont il traçait des ébauches."

Peu à peu, dès la fin des années 1930, Le Seigneur des anneaux prend forme. Engagé dans la Royal Air Force, Christopher part en 1943 sur une base sud-africaine, où il reçoit, chaque semaine, une longue lettre de son père, ainsi que des épisodes du roman en cours. "J'étais pilote de chasse. Quand j'atterrissais, je lisais un chapitre", s'amuse-t-il en montrant un courrier dans lequel son père lui demande conseil pour la formation d'un nom propre.

La première chose qu'il se souvient d'avoir éprouvé, à la mort de son père, c'est le sentiment d'une lourde responsabilité. Dans les dernières années de sa vie, Tolkien s'était remis au Silmarillion, essayant en vain d'introduire de l'ordre dans son récit. Car l'écriture du Seigneur des anneaux, qui empruntait des éléments à sa mythologie antérieure, avait engendré des anachronismes et des incohérences dans Le Silmarillion. "Tolkien n'y arrivait pas, note Baillie, qui fut, pour un temps, l'assistante de l'écrivain et, bien plus tard, l'éditrice de l'un de ses recueils, intitulé Lettres du père Noël. Il était englué dans des détails chronologiques, il réécrivait tout, ça devenait de plus en plus complexe." Or, entre le père et le fils, il était entendu que Christopher prendrait le relais si l'écrivain mourait sans avoir atteint son objectif.

Aussi est-ce chez lui qu'atterrissent les papiers de son père, après le décès : 70 boîtes d'archives, chacune bourrée des milliers de pages inédites que Tolkien laissait derrière lui. Des récits, des contes, des conférences, des poèmes de 4 000 vers plus ou moins achevés, des lettres et encore des lettres. Le tout dans un désordre effrayant : presque rien n'est daté ni numéroté, tout est fourré en vrac dans des cartons. "Il avait l'habitude de se déplacer entre Oxford et Bournemouth, où il séjournait souvent, raconte Baillie Tolkien. Quand il partait, il mettait des brassées de documents dans une valise dont il ne se séparait pas. Lorsqu'il arrivait à destination, il lui arrivait d'en tirer une feuille au hasard, et de repartir de cette feuille-là !" Cerise sur le gâteau, si l'on peut dire, les pages manuscrites sont presque indéchiffrables, tant l'écriture est serrée.

Pourtant, dans cet invraisemblable bric-à-brac, il y a un trésor : non seulement Le Silmarillion, mais des versions très complètes de toutes sortes de légendes à peine entrevues dans Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux. Un archipel presque englouti dont Christopher ignorait en partie l'existence. Alors s'enclenche la deuxième vie de l'oeuvre - et celle de Christopher. Il démissionne du New College d'Oxford, où il était à son tour devenu professeur de vieil anglais, et se lance dans l'édition des textes paternels. Il quitte sans regret l'enceinte de l'université, allant même (à ce souvenir, son oeil pétille encore) jusqu'à jeter dans un fourré la clé attribuée à chacun des professeurs et que ceux-ci doivent exhiber en fin d'année au cours d'une cérémonie rituelle.

En Angleterre d'abord, puis en France, il réassemble les parties du Silmarillion, rend l'ensemble cohérent, ajoute des chevilles ici et là. Et publie le tout, en 1977, avec un léger remords. "J'ai tout de suite pensé que le livre était bon, mais un peu faux, dans la mesure où j'avais dû inventer quelques passages", explique-t-il. A l'époque, il fait même un rêve désagréable : "J'étais dans le bureau de mon père, à Oxford. Il entrait et se mettait à chercher quelque chose avec une grande anxiété. Alors je réalisais avec horreur qu'il s'agissait du Silmarillion, et j'étais terrifié à l'idée qu'il découvre ce que j'avais fait."

Entre-temps, la plupart des manuscrits qu'il avait apportés en France, entassés à l'arrière de sa voiture, ont dû reprendre le chemin d'Oxford. A la demande du reste de la famille, que cette migration inquiétait, les documents repartent comme ils étaient venus, en auto, vers la Bodleian Library, où ils sont actuellement conservés et en cours de numérisation. Du coup, c'est sur des photocopies que Christopher entreprend de poursuivre, à grand-peine. Impossible, par exemple, de se fier aux changements dans les couleurs de l'encre ou dans la texture du papier pour essayer de dater les documents. "Mais j'avais sa voix dans l'oreille", dit Christopher Tolkien. Cette fois, il va devenir, dit-il, "l'historien de l'oeuvre, son interprète".

Dix-huit ans durant, il travaillera d'arrache-pied sur l'Histoire de la Terre du Milieu, titanesque édition en douze volumes qui retrace l'évolution du monde selon Tolkien. "Pendant tout ce temps, je l'ai vu taper à trois doigts sur une vieille machine qui avait appartenu à son père, observe sa femme. On l'entendait jusqu'au bout de la rue !" C'est une mine littéraire, mais aussi un travail de bénédictin dont Christopher sortira épuisé, pour ne pas dire déprimé. Qu'importe, il ne s'arrête pas là. En 2007, il publie Les Enfants de Hrin, roman posthume de Tolkien recomposé à partir de textes déjà parus ici et là qui se vendra à 500 000 exemplaires en anglais et sera traduit en 20 langues.

Pendant que cette nouvelle géographie littéraire surgissait de sa vieille machine à écrire, l'univers de Tolkien proliférait aussi à l'extérieur, de manière complètement indépendante. Car dès avant sa disparition la puissance imaginative de Tolkien n'avait pas tardé à faire des petits, et fort turbulents. "La plasticité de ces livres explique leur succès, remarque Vincent Ferré. C'est une oeuvre-monde, dans laquelle les lecteurs peuvent entrer et devenir à leur tour des acteurs."

L'influence de l'écrivain se fait d'abord sentir dans le domaine littéraire, où ses créations ont réactivé un genre qui date du XIXe siècle, la fantasy. A partir des années 1970 et surtout 1980, une heroic fantasy très imprégnée de "tolkiénisme" se développe, sur fond de décors légendaires, d'elfes et de dragons, de magie et de lutte contre les puissances du mal. Son monde, "comme celui des contes de fées des frères Grimm au siècle précédent, est entré dans le mobilier mental du monde occidental", écrit l'Anglais Thomas Alan Shippey dans un essai non traduit consacré à l'écrivain. En France comme ailleurs, de très nombreux éditeurs investissent ce marché particulièrement lucratif : plus de 4 millions d'exemplaires vendus pour la seule année 2008. On peut citer, parmi d'autres sagas sorties dans les années 1970, Les Chroniques de Thomas Covenant (1977), de Stephen R. Donaldson.

Aux Etats-Unis d'abord, puis dans tous les pays d'Europe et même en Asie, le genre deviendra une énorme industrie, bientôt déclinée en bandes dessinées, jeux de rôle, puis jeux vidéos, films, et même musique, avec le rock progressif. A partir des années 2000, des "fan fictions" voient le jour sur Internet, chaque contributeur peuplant à sa guise le monde créé par Tolkien. Le Seigneur des anneaux se mue en une sorte d'entité autonome, vivant sa propre vie. Il inspire par exemple George Lucas, l'auteur de la série Star Wars, dont le premier film sort en 1977. Ou le groupe rock Led Zeppelin, qui a incorporé des références au roman dans plusieurs chansons, parmi lesquelles The Battle of Evermore.

Mais rien de tout cela n'émeut vraiment la famille, tant que les films de Peter Jackson n'ont pas vu le jour. C'est la sortie du premier volet de la trilogie, en 2001, qui modifie la nature des choses. D'abord, en ayant un effet prodigieux sur les ventes de livres. "En trois ans, de 2001 à 2003, il s'est vendu 25 millions d'exemplaires du Seigneur des anneaux - 15 millions en anglais et 10 millions dans les autres langues. Et au Royaume-Uni les ventes ont augmenté de 1 000 % après la sortie du premier film de la trilogie, La Communauté de l'anneau", confirme David Brawn, l'éditeur de Tolkien chez HarperCollins, qui détient les droits pour le monde anglo-saxon, à l'exception des Etats-Unis.

Assez vite, cependant, l'esthétique du film, conçue en Nouvelle-Zélande par les célèbres illustrateurs Alan Lee et John Howe, menace de phagocyter l'oeuvre littéraire. Cette iconographie inspire la plupart des jeux vidéo, et c'est d'elle que naissent les produits dérivés. Bientôt, par un effet de contagion, ce n'est plus le livre qui devient une source d'inspiration pour les auteurs de fantasy, mais le film tiré du livre, puis les jeux tirés du film, et ainsi de suite.

Une telle frénésie pousse les juristes de la famille Tolkien à mettre leur nez dans le contrat. Celui-ci prévoit que le Tolkien Estate doit toucher un pourcentage sur les recettes à condition que les films soient bénéficiaires. Le box-office s'affolant, les avocats des Tolkien vont secouer la poussière du contrat et demander leur part du gâteau à New Line, le producteur américain des films, qui avait racheté les droits cinéma du Seigneur des anneaux et de Bilbo le Hobbit. Et là, surprise, raconte ironiquement Cathleen Blackburn, avocate du Tolkien Estate, à Oxford : "Ces films si populaires ne faisaient apparemment aucun profit ! Nous recevions des bilans indiquant que leurs producteurs ne devaient pas un centime au Tolkien Estate..."

L'affaire court entre 2003 et 2006, puis commence à s'envenimer. Les avocats du Tolkien Estate, ceux du Tolkien Trust et l'éditeur HarperCollins réclament 150 millions de dollars de dommages et intérêts, ainsi qu'un droit de regard sur les prochaines adaptations des oeuvres de Tolkien. Il faut une procédure judiciaire pour parvenir à un accord, en 2009. Les producteurs verseront 7,5 % de leurs profits au Tolkien Estate, mais, affirme l'avocate, qui ne veut donner aucun chiffre, "il est trop tôt pour pouvoir dire combien cela représentera à l'avenir".

En revanche, le Tolkien Estate ne peut rien faire quant à la façon dont New Line adapte les livres. Dans le futur film consacré aux Hobbits, par exemple, les spectateurs découvriront des personnages que Tolkien n'y a jamais mis, des femmes notamment. Idem pour les produits dérivés, qui vont du torchon aux boîtes de nuggets, en passant par une infinie variété de jouets, articles de papeterie, tee-shirts, jeux de société, etc. Ce ne sont pas seulement les titres des livres, mais tous les noms de leurs personnages qui sont devenus des marques déposées.

"Nous sommes à l'arrière de la voiture", commente Cathleen Blackburn. Autrement dit, rien d'autre à faire que regarder le paysage - sauf dans des cas extrêmes. Lorsqu'il s'est agi, par exemple, d'empêcher l'utilisation du nom "Seigneur des anneaux" sur des bandits manchots, à Las Vegas, ou la création de parcs à thème. "Nous avons réussi à prouver que rien, dans le contrat de départ, ne prévoyait ce genre d'exploitation", conclut l'avocate. "Je pourrais écrire un livre sur les demandes idiotes qui m'ont été faites", soupire Christopher Tolkien. Lui cherche à protéger l'oeuvre littéraire du grand barnum qui s'est développé autour d'elle. De façon générale, le Tolkien Estate refuse presque toutes les demandes. "Normalement, explique Adam Tolkien, les exécuteurs testamentaires veulent promouvoir l'oeuvre au maximum. Nous, c'est le contraire. Nous voulons mettre la lumière sur ce qui n'est pas Le Seigneur des anneaux."

Si le dessin animé américain Lord of the Beans ("Le seigneur des haricots") n'a pu être empêché, sa version BD en revanche a été arrêtée par le Tolkien Estate. Mais cette politique ne met pas la famille à l'abri d'une réalité : l'oeuvre appartient aujourd'hui à un public gigantesque et culturellement très différent de l'écrivain qui l'a conçue. Invitée à rencontrer Peter Jackson, la famille Tolkien a préféré décliner. Pour quoi faire ? "Ils ont éviscéré le livre, en en faisant un film d'action pour les 15-25 ans, regrette Christopher. Et il paraît que Le Hobbit sera du même acabit."

Le divorce est systématiquement réactivé par les films. "Tolkien est devenu un monstre, dévoré par sa popularité et absorbé par l'absurdité de l'époque, observe tristement Christopher Tolkien. Le fossé qui s'est creusé entre la beauté, le sérieux de l'oeuvre, et ce qu'elle est devenue, tout cela me dépasse. Un tel degré de commercialisation réduit à rien la portée esthétique et philosophique de cette création. Il ne me reste qu'une seule solution : tourner la tête."

Difficile de dire qui a gagné, dans cette bataille sourde entre le respect de la lettre et la popularité. Et qui, finalement, possède l'anneau. Une chose est sûre : de proche en proche, une très large partie de l'oeuvre de J. R. R. Tolkien est maintenant sortie des cartons, grâce à l'infinie persévérance de son fils.

Raphaëlle Rérolle

Un héritage fait toujours des histoires

Que devient une oeuvre, après la mort de son auteur ou de son interprète ? A partir d'un certain degré de célébrité, la question de l'héritage dépasse de très loin les problèmes strictement familiaux. Entre les ayants droit, qui ont tendance à la contrôler jalousement, et tous ceux qui s'inspirent de l'oeuvre, l'admirent ou essaient d'en tirer un profit, la succession pose un grand nombre de problèmes financiers, moraux, intellectuels. C'est pour entrer dans cette fabrique de la postérité que le supplément Culture & idées du Monde propose, durant tout l'été, une série d'enquêtes sur l'héritage de plusieurs créateurs du XXe siècle de stature internationale.

Parcours

3 janvier 1892 Naissance à Bloemfontein, en Afrique du Sud.

1916 Mariage et départ pour la France, dans le corps expéditionnaire britannique.

1924 Naissance de Christopher, son troisième fils.

1925 Professeur de vieil anglais à Oxford.

1936 Publication d'une conférence intitulée "Beowulf, les Monstres et les critiques".

1937 Parution de Bilbo le Hobbit.

1954-1955 Parution du Seigneur des anneaux.

1962 Parution du recueil de poèmes Les Aventures de Tom Bombadil.

2 septembre 1973 Décès à 81 ans.

Bibliographie

"BILBO LE HOBBIT" de J. R. R. Tolkien (Christian Bourgois, 2001). Traduit par Francis Ledoux.

"LE HOBBIT" (Christian Bourgois, 2004). Edition illustrée par Alan Lee.

"LE HOBBIT ANNOTÉ" (Christian Bourgois, à paraître le 6 septembre). Nouvelle traduction par Daniel Lauzon.

"LE SEIGNEUR DES ANNEAUX" de J. R. R. Tolkien (Christian Bourgois, 2001). Traduit par Francis Ledoux.

"LE SILMARILLION" J. R. R. Tolkien (Christian Bourgois, 2005). Traduit par Pierre Alien.

"HISTOIRE DE LA TERRE DU MILIEU" de J. R. R. Tolkien (Christian Bourgois), 5 tomes traduits.

"LETTRES" de J. R. R. Tolkien (Christian Bourgois, 2005). Traduites par Vincent Ferré et Delphine Martin.

"LES ENFANTS DE HRIN" de J. R. R. Tolkien (Christian Bourgois, 2008). Traduit par Delphine Martin.

"J. R. R. TOLKIEN, UNE BIOGRAPHIE" de Humphrey Carpenter. (Christian Bourgois, 2002)

"L'ANNEAU DE TOLKIEN" de David Day (Christian Bourgois, 2000)

"TOLKIEN : SUR LES RIVAGES DE LA TERRE DU MILIEU" de Vincent Ferré (Christian Bourgois, 2001)

"DICTIONNAIRE TOLKIEN" sous la direction de Vincent Ferré (CNRS Editions, à paraître le 6 septembre 2012).

"LA CARTE DE LA TERRE DU MILIEU" de Brian Sibley et John Howe (Christian Bourgois, 2001)

publié par .http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/07/05/tolkien-l-anneau-d...

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20 septembre 2018

le Clos Landar de Maître Philippe : DE QUI SE MOQUE-T-ON ? (avec réintégration de commentaires importants)

 

Ce titre n'étonnera pas les lecteurs habituels de ce Blog car depuis bien longtemps cette question se pose : vous trouverez d'ailleurs un essai du résumé des épisodes précédents en lisant (entre autres) l'article important du 9 juillet 2018 

http://www.verlatradition.fr/archives/2018/07/09/36547936.html

Et maintenant, dans son édition de l'Arbresle du 8 septembre, le journal Le Progrès lève le voile sur un grand secret qui remet en question toutes les communications précédentes de toutes les parties prenantes, et, de mois en mois il y en a eu ! (édition l'Arbresle page 24).

projet clos le progrès

Il ressort donc, encore une fois, hélas, que tout ce qui a été affirmé précédemment était sujet à question et que tous les articles (ou comptes-rendus de réunions) n'étaient que de la COMMUNICATION. Rappelons simplement que la notion hotel 4 étoiles n'est pas une qualification acquise d'avance.

Beaucoup de lecteurs de ce Blog, en France ou ailleurs, sont intéressés par le devenir du Domaine, je les engage donc à questionner les parties prenantes citées en référence dans mon article du 9 juillet ainsi que l'Association Maitre Philippe dont vous trouverez les coordonnées sur son site http://www.maitrephilippe.asso.fr/ (module contactez nous).

Suite à la publication d'un article sur le Progrès et d'une étude publiée sur son site (les 17 et 18 semptembre 2018)

  • le journal le Progrès annonce que le projet serait abandonné à cause de la Semcoda ? 
    Posté par Emile Sapéon, il y a 2 jours |  
  • il convient peut-être de se méfier des raisons de ce problème car le Progrès a TOUJOURS publié des informations de communication mais sans jamais faire d'investigations quant aux tenants et aboutissants ni en contrôlant leur exactitude (par exemple le Progrès a publié un article le 19 février 2016 annonçant le début des travaux pour le 30 septembre...de la même année ! Ainsi il a été expliqué ici-même le processus d'attribution des étoiles pour un restaurant (processus privé d'un seul Guide) et pour un hôtel (processus public avec enquête), d'autre part l'étoile restaurant n'est pas portable sur le nom d'un chef. Et ce ne sont que deux exemples. on peut aussi ajouter qu'il aurait été intéressant de contacter la cheffe brésilienne Bel Coelho annoncée pour lui demander son avis et même si elle avait été informée du projet et de sa propre venue à l'Arbresle...

     

 

 

 

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17 septembre 2018

Une nouvelle approche du mage Philippe de Lyon (réédition d'octobre 2015)

Je vous propose de continuer, lentement mais sûrement, à suivre mon idée du chemin de Nizier-Anthèlme...J'ai semé au fil des articles de ce blog, des petits cailloux blancs bien différents,mais cela tout en le respectant, de ceux du chemin que l'on a voulu imposé, à tout prix, du personnage,

Regardons aujourd'hui une lettre qu'il a écrite à son ami Papus lors de l'ouverture de la succursale de l'Ecole de magnétisme et de massage de Lyon, sur le modèle de celle ouverte à Paris par Henri Durville. Philippe Encausse a publié cette lettre qu'il a trouvée dans les documents de son père, elle doit donc dater d'un samedi de Novembre 1895.

lettre ouverture école

Comme d'habitude, il convient de lire cette lettre attentivement car elle contient des informations fort importantes. Il n'est pas question de passer dessus rapidement en disant "ah oui c'est la lettre qui annonce l'ouverture de l'Ecole" comme peuvent le faire les gens pressés. Philippe dit bien qu'il a déjà un auditoire pour les cours, qu'une organisation est mise en place pour les inscriptions ; différentes sections sont prévues, anatomie, physiologie, psychologie. Papus a informé Philippe de la venue de personnes qualifiées pour les deux premières catégories et c'est Philippe qui se chargera des cours de psychologie. Tout cela sous-entend un forte organisation.

Par ses propos, il sous-entend qu'avec Papus ils ont des connaissances qu'il ne présentera pas au public en prenant des précautions : ne donner à leur estomac que ce qui pourra être digéré...je ne puis aller bien loin car ils s'égareraient...ils n'ont pas d'yeux et pas d'oreilles pour voir et entendre...

Nous sommes là bien loin de la simplicité présentée  par des commentateurs pressés par leur démonstration. De même, il n'y parle nulle part ni de réincarnation, ni de résurrection, qui habituellement servent à rassurer le peuple, bien au contraire, il parle pour l'après-mort d'un lieu terrible et qui ferait peur au commun des mortels !

En une seule lettre, dont l'existence ne fait aucun doute (il n'y a pas de "on dit que", "il aurait dit"), le mage Philippe écrivant au mage Papus évoque donc plusieurs sujets qui ne sont pas tout-à-fait conformes à l'orthodoxie de sa légende dorée. Et là on est tenté de reprendre quelques éléments que j'ai déjà abordés quant à la vérité du personnage, à ses connaissances, à ses pratiques ; et ces faits permettent de penser à une importance autre que celle que l'on a voulu lui attribuer.

Et toujours comme Héraclite, je ne démontre pas, seulement j'indique...A propos, les lecteurs interressés peuvent également consulter les articles du blog référencés par le tag Gnose...

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12 septembre 2018

Quelqu'un connait-il l'adresse e-mail de Dieu ?

Je réédite cet article car je n'ai toujours pas eu de réponse (avec les commentaires d'origine). J'avais déjà abordé un peu ce thème ici, là et ailleurs..Après la parution de cet article, ma correspondante Nina m'envoie cette photo prise dans l'église de Monza au Cap Corse, que je me fais un plaisir de vous présenter :

église de Monza cap corse

.

Et cela m'est revenu à l'esprit en regardant des commémorations de Lourdes ; car il y a tant et tant de personnes qui, pour prier, s'adressent à un Dieu (quel que soit son nom ou même le Divin) souvent anthropomorphe, extérieur à elles-même, réellement localisé ailleurs. Alors que Dieu (je le redis, quel que soit son nom ou...sa nationalité, personnellement je préfère parler de Conscience globale...) est d'abord et avant tout en elles-mêmes.

Il me revient les propos tenus par Valaire de Gramscott sur le site des Baladins de la Tradition (certains passages ont été neutralisés par moi, ces propos ayant été tenus dans un cadre spécifique), mais je vous conseille de lire le texte complet original sur http://www.bldt.net/Om/spip.php?article733 ,voir dans le lien les pages précédentes et suivantes)

...je pourrais dire que la recherche spirituelle doit amener à la découverte de l’Etre, c’est-à-dire que le cherchant doit trouver l’Etre en lui, doit trouver qu’il est l’Etre réel s’exprimant par le corps physique, c’est-à-dire qu’il doit se situer plus haut en lui-même comme étant un Etre qui a un véhicule physique pour s’exprimer. On peut dire que dans le passé toujours cette queste, cette recherche a été la même. Mais l’Homme est maintenant capable de mieux comprendre ceci et de mieux le réaliser, de mieux l’accomplir.

En quelque sorte, la question est l’éternelle question et la réponse est l’éternelle réponse. Ce qui est très urgent pour l’Homme de trouver - la recherche spirituelle doit s’y consacrer avec ses moyens actuels - c’est la découverte de la présence de Dieu en chaque homme et même de la présence de Dieu dans tout ce qui nous entoure, c’est-à-dire, voir Dieu, sentir Dieu en soi-même et voir Dieu chez tous les autres et dans toutes les réalisations de la nature telles qu’elles peuvent nous paraître, les examiner dans leurs réalités par rapport à ce que nous sommes et par rapport au monde. Dieu, Dieu en soi.

Theodore J. Nottingham (l'intervieuwer) : Pensez-vous qu’il y ait des disciplines qui puissent aider à l’éveil d’une plus grande conscience ?

 Valaire de Gramscott : Si les disciplines là aussi sont toujours les mêmes que celles du passé, parce que l’homme ne change pas, il reste semblable à lui-même, il a en lui d’immenses possibilités, dont une faible partie seulement est développée et ces disciplines sont des disciplines d’abord morales.

 Et à partir de cela la recherche d’une situation intérieure et extérieure qui soit vraiment nouvelle, mais en se souvenant toujours de la grande phrase : “Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et tout le reste vous sera donné par surcroit”. Autrement dit, s’il y a des règles à appliquer, s’il y a des expériences de concentration, d’observation, de méditation à faire, il y a aussi une chose : agir dans le sens du bien parce que si l’on agit ainsi, tout le reste apparaît.

 Etre dans la joie intérieure et dans l’harmonie, donc, pour que cette joie et cette harmonie nous mettent en communion avec les autres et c’est dans ce service des autres que naissent alors toutes les qualités et les possibilités qui sont en nous.

 Theodore J. Nottingham : Est-ce que vous pensez que les sentiers ésotériques sont ceux qui peuvent le mieux conduire à la réalisation totale de l’homme ?

Valaire de Gramscott : Ils sont un moyen de parvenir à cette globalité humaine, à cette réalisation totale de l’Homme. Dire que tout ce qui n’est pas connu ni appliqué ou tenu à l’écart par l’Homme, même si cela est à sa disposition, devient ésotérique, c’est-à-dire, caché, dissimulé, il n’en reste pas moins que les sentiers ésotériques bien compris, et non pas les quelques divagations que l’on voit quelquefois se manifester sous forme de mouvements et associations qui, certes, ont une idée bonne fondamentalement et c’est pourquoi nous ne devons pas les rejeter ni les juger, mais il est vrai que les sentiers ésotériques authentiques sont véritablement fondés par une grande expérience et par des principes et lois qui sont fondamentaux pour conduire à ce but qui est la réalisation de l’intégralité de l’Homme. L’ésotérisme, un grand mot, souvent mal compris, mais un mot qui recouvre une connaissance riche, la plus riche qui soit, par ce qu’elle apporte à l’Homme : aider celui-ci à parvenir à « Être » et non plus simplement à penser à « Avoir ».>

 Theodore J. Nottingham : Qu’est pour vous l’idée de Dieu ? 

 Valaire de Gramscott : Il ne faut jamais rejeter les mots en raison de ce qu’ils ont pu recouvrir dans une compréhension passée. C’est pourquoi je ne suis pas de ceux qui disent qu’il faut écarter définitivement le mot « Dieu » du fait de tout ce qui a été fait en son nom ou selon les explications données, à cause de lui ou pour son service.

Dieu, en tant que tel, est inconnaissable et c’est pourquoi je comprends les agnostiques qui, eux, ne cherchent pas à définir Dieu. On ne peut pas le définir, d’ailleurs, et à cet égard, tout le monde, même ceux qui se disent contre ceci sont des agnostiques. Je ne crois pas en revanche qu’il y ait beaucoup d’athées. L’athéisme n’existe pas. L’agnosticisme peut exister, et comme je le disais, beaucoup sont agnostiques.

Ce qui signifie qu’il y a une perception totale du fait que Dieu est inconnaissable. On ne peut absolument pas le définir, le décrire, il dépasse l’intelligence humaine et s’il ne la dépassait pas, il ne serait pas Dieu. Donc, on part du principe, parce que ceci est prouvé, la vie elle-même le prouve, le monde, l’univers, et le fait qu’il est ordonné le prouve, Dieu existe. Dieu EST.

 On peut, en revanche, se mettre en harmonie avec lui, participer à son œuvre, être en relation harmonieuse avec sa création. D’une certaine manière, on peut le connaître, c’est-à-dire l’éprouver, le ressentir dans une communion avec la nature et avec le Cosmos, le Cosmique, c’est-à-dire les lois qui existent et qui sont permanentes et qui sont les lois établies par Dieu. Parce qu’il y a une origine à toute chose, et rien de ce qui est ordonné, une montre par exemple, une horloge, ne peut exister sans qu’il y ait, à l’origine, un horloger : le Grand Architecte ou Dieu tout simplement. Lorsqu’on regarde l’heure à une montre ou à une horloge et qu’on regarde l’horloge elle-même, l’idée de l’horloger peut nous venir même si nous utilisons la réalisation, la pratique, la création de l’horloger. On peut admirer l’horloger, communier avec lui, par l’intermédiaire de ce qu’il a créé. C’est dans les moments de communion cosmique que l’on ressent Dieu, que l’on revêt Dieu.

 Il est dit dans les évangiles : « Vous êtes des dieux » et ces paroles sont mises dans la bouche même de Jésus-Christ. C’est l’idéal qu’il représente pour le monde, or pour qu’une telle déclaration se fasse, c’est qu’il y a donc en nous-même, une parcelle de Dieu et que nous sommes donc participants à Dieu sans être naturellement Dieu unique lui-même : nous sommes des dieux qui sont partis du Dieu.

 

 

 

 

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03 septembre 2018

L'élixir pour les gorilles

je vous surveille

Extrait d'un livre intitulé CENT POEMES POUR L'ECOLOGIE édité au Cherche Midi en 1991, ce poème de Pierre Ferran (1930-1989)
 
Autrefois c'était tout plein
De gorilles sur la terre :
Il y en avait des malins,
Des brutes, des terre à terre.
Les malins voulaient avoir
Pour eux  seuls toute la place ;
Dirent un jour : "Faudrait voir
A ce qu'on se débarrasse
De ces pauvres illetrés,
Sans nul esprit, malhabiles,
Chétifs, souffreteux, débiles,
Qui surpeuplent nos forêts !"
Finirent par réussir
A les chasser du royaume
A l'aide d'un élixir
Qui les transforma en hommes !
N'oublions pas désormais
Que chacun de nos semblables
Peut être un gorille mais
Est-ce que c'est reconnaissable ?

 

 

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23 août 2018

Chercher ou suivre ?

Le commentaire que j'ai posé récemment en réponse à une participation quant à mon article "Prendre le temps de vivre", me suggère un développement : A d'autres et à moi-même, il nous a longtemps été répété que nous devions être Cherchants (par opposition à suivants), c'est cela que j'essaie de faire ici ; et par essence le Cherchant se doit de réfléchir et de poser des questions. Certains peuvent juger cela comme de la critique alors qu'il s'agit de constatations : ce n'est pas en posant des questions que l'on critique mais cela permet d'avancer les réflexions.

En effet il concerne l'ensemble de mon travail de rédaction de mon blog. Vous avez pu constater mon mode opératif : quant à un sujet abordé j'essaie de collecter les informations, de réfléchir dessus, de rechercher plus et de poser des questions pour amener à une réflexion supplémentaire ; il arrive que ce questionnement ne soit pas exprimé mais sous-entendu par les éléments présentés. En cela je suis ce qui me fut enseigné dans les années 90 par un Maître d'école vénérable et respecté. Il n'avait de cesse de conseiller d'être Cherchant et de tuer le vieil homme qui est en nous, parmi d'autres préceptes de Sagesse.

Et justement, être Cherchant c'est ...chercher, c'est réfléchir, c'est poser des questions. On ne peut se contenter d'accepter des faits développés par d'autres car tout peut être mis en question. Albert Einstein à la fin de sa vie ne disait-il pas lui-même : et si je m'étais trompé ? J'ai ainsi appris, toujours dans les années 90 (merci ML), à ainsi effectuer des recherches à 360 degrés et à vérifier les tenants et les aboutissements des choses, et sans pour cela chercher à paraître omniscient, avec humilité et modestie. J'ai mis au service de cela mon expérience d'analyse professionnelle (comptabilité). Je pense que c'est un gage de sérieux et entre pour une grande part dans le succès de ce blog.

Poser des questions après réflexions ou recherches n'est pas critiquer, c'est le fruit d'une constatation. C'est essayer d'aller au-delà (je n'ose pas dire la quintessence). J'ai notamment appliqué ces principes dans mes recherches sur Nizier-Anthèlme Philippe, autrement dit Maître Philippe de Lyon ; ce qui m'a permis de faire d'importantes découvertes sortant de sentiers battus, des affirmations sassées et ressassées pour monter une véritable légende dorée (à l'image de Jacques de Voragine) autour du personnage et ce que j'ai trouvé me permet de dire que la réalité dépasse la fiction, n'en déplaise aux aficionados bloqués sur leurs certitudes (voir les tags sur le sujet) de suiveurs.

D'où mon titre : chercher ou suivre ?

 

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21 août 2018

dans la collection "ce jour-là"

 

lionmoi

Les anniversaires du 21 aout (cliquez sur le lien)

https://anniversaire-celebrite.com/ok,annee,08,21.html

Vous remarquerez qu'il y a un trou en ce qui concerne 1948...

 

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20 août 2018

Prendre le temps de vivre...

 

Lorsque j'ai commencé ce blog le 14 juin 2012, je ne pensais pas du tout que 6 ans après il atteindrait et dépasserait les 100 000 visiteurs ! C'est ce qui s'est passé pendant une absence de quelques jours...le compteur indique maintenant 100 066 visiteurs ; certes y sont comprises les visites de robots agrégateurs de Google permettant le référencement de mes oeuvres dans leur moteur de recherche, mais tout de même...

Je remercie chaleureusement les visiteurs,les abonnés, ceux qui ont laissé leurs commentaires venant enrichir ainsi les articles, les amis qui par leurs échanges hors blog m'ont permis de nouveaux articles ou des commentaires adéquats. Je remercie aussi l'hébergeur Canalblog qui met à disposition un outil merveilleux, fort bien conçu avec de multiples possibilités.

Ceci est la preuve que ce que j'essaie de présenter intéresse un public varié sur différents sujets ; c'est ainsi l'article "dire bienvenue dans toutes les langues" renvoyant à un autre site reçoit un très grand succès ! Les albums de mes photos de voyages reçoivent aussi un très bon accueil.

Devant l'importance que ce blog a pris, pour en retrouver plus facilement les richesses, je vous propose le plan du site selon le lien suivant :

http://www.verlatradition.fr/archives/index.html

et où vous pourrez retrouver les sujets abordés ainsi que la recherche par tags (très important pour aller directement à un sujet), les albums photos et les archives classées par mois.

A la demande de plusieurs groupies, voici ma photo prise dans mon bain...il y a plus de 65 ans...

me 3

 

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12 juillet 2018

Un hotel à l'Arbresle (à vendre)

Et si vous voulez investir à l'Arbresle (en dehors du clos Landar) c'est le moment : l'Hotel en question, mal entretenu depuis de nombreuses années, est mis en vente. Mais personne ne s'en soucie, préférant les légendes officielles...et n'ayant jamais eu l'idée de chercher plus, comme sur ce blog...

(agence Laforêt/04.78.35.05.81)

 

Extrait du livre signé Marie Emmanuel Lalande (Olga Lalande, veuve Marshall, née Chestakow, dont nous reparlerons) publié en juillet 1948 sous le titre : Lumière blanche, évocations d'un passé.

...Actuellement, après la répercussion que vient d'avoir un livre tout à fait erroné, je vais essayer de l'écrire. J'ai vainement essayé de m'entendre avec l'auteur du livre mentionné, de lui faire voir la possibilité de réparer, d'atténuer au moins le mal qu'il a fait à ses lecteurs, et à lui-même et je n'ai plus rien à attendre de ce côté-là...Tel fut Philippe, guérisseur de Lyon. Est-il besoin après tout ce qui précède de réfuter encore page par page les différents chapitres du livre signé : Dr. L.Weber-Bauler ?...

En effet, elle a écrit et publié cet ouvrage pour venir défendre la mémoire de Nizier-Anthèlme Philippe à la suite de la publication du livre Philippe guérisseur de Lyon à la Cour de Nicolas II par Léon Weber-Bauler (La Baconnière 1944). Lumière blanche reprend d'ailleurs plusieurs passages de l'article qu'elle avait publié en 1935 dans la revue l'Astrosophie, déjà à la suite de parution d'article de journaux.

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Léon Weber-Bauler est né en 1870, mort le 1er février 1956 à Kostroma en Russie, et fut médecin officiel à la Société des Nations de Genève, et le livre fut édité pour la première fois en 1943 en Suisse. Il nous avertit dès la préface :
Ce livre n'est pas un livre d'histoire, ni tout à fait une histoire romancée.
A part quelques comparses épisodiques, la plupart des personnages de ce récit ont existé, quelques uns vivent encore. Presque tous les évènements qui se dérouleront devant le lecteur sont réels : ils ont été tirés  soit de sources documentaires, soit des relations verbales de témoins oculaires.  Plusieurs dialogues sont transcrits d'après ces documents ou ces relations, d'autres transposés.
Néanmoins, l'hypothèse, la fantaisie, l'imagination n'ont pas été étrangères à la trame épisodique de l'ouvrage, d'où un scrupule dont l'auteur tient à se dégager.

weber_bauler

(édition originale dont je possède un exemplaire)

Et justement, comme le précise l'auteur, ce livre est un savant mélange de faits exacts et de fiction ! En voici un exemple, il écrit en parlant de madame Hofer, la femme du commandant du Palais, cette dernière ayant été missionnée par l'entourage de l'Impératrice-mère, plus exactement à Lyon et à l'Arbresle pour enquêter sur le guérisseur Philippe. Son mari, le général Hofer occupe donc la plus haute fonction de la Cour du Tsar, mais il faut souligner qu'il était très lié avec Ratchkovsky le chef de la police russe en France et qui devint l'ennemi personnel du duo Papus/Philippe.

...à la petite gare, elle s'enquiert de Philippe. Monsieur Vachod ? Bien entendu que nous le connaissons ; il est arrivé ce matin. Allez à l'Hotel du Lion d'or, c'est là qu'il remise. Au lion d'or on lui dit que le cabriolet est en place, mais qu'on a pas vu Monsieur Vachod de la journée. et sa propriété c'est loin ? Ah oui il faut une bonne heure pour s'y rendre (erreur : il ne faut même pas une demie-heure).Et bien j'y vais...quand clop, clop clop : le cliquetis régulier d'un cheval au trot, les feux de deux falots...Maréchale, c'est toi ? Philippe ! Allons monte : je savais que tu étais là...

Nous découvrons là un élément que personne ne semble connaître ou se soucier : car l'hotel du Lion d'or existait bien à l'Arbresle et on en a toujours la preuve formelle, il se trouve dans la rue qui justement relie la gare à la colline des Collonges où se trouve le Clos de la famille Landar et il servait de remise à voitures. (4 rue Charles de Gaulle)

carte du lion d'or

facade lion d'or

lion

 

 Ajout culturel : le docteur Weber-Bauler épousa Maria Yakountchikova, très célèbre artiste-peintre russe (qui, entre autres triompha dans le pavillon de Russie lors de l'exposition universelle de Paris en 1900), qui était en relations avec la totalité du monde artistique russe (aussi bien dans son pays, qu'en Suisse ou à Paris) http://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Yakountchikova pour laquelle existe un site spécifique : http://yakunchikova.com/index.html. Personnellement j'adore son travail. Peut-être est ce grâce à ces relations que le livre du docteur fut illustré par Théodore Stravinsky le fils du célèbre musicien et qui fut lui aussi un peintre éminemment reconnu.

 De même que pour tous les articles, la lecture des commentaires est fortement instructive.

 

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09 juillet 2018

Vous connaissez Nizier-Anthèlme Philippe dit Maitre Philippe de Lyon ? (et sa propriété familiale du Clos Landar ?)

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De nombreux visiteurs, venus de tous horizons, venus de ce blog, venus de tous pays, ont longtemps fréquenté ce blog et le fréquentent encore, récemment encore des amis de Paris m'ont questionné quant au sort du Clos Landar ; il serait trop long de revenir sur les chapitres précédents ainsi que sur les péripéties survenues depuis bien longtemps et même avant. J'engage le visiteur intéressé de se reporter en colonne de droite, ou en bas de cet article, aux tags suivants : Maitre Philippe de Lyon/clos Landar/l'Arbresle. Ces tags leur donneront accès à tous les articles parus ici sur le sujet. Un exemple parmi beaucoup d'autres car de mois en mois, d'années en années les travaux ont été reportés.

http://www.verlatradition.fr/archives/2015/12/21/33099981.html

Je rappelle simplement que de nombreuses annonces ont été faites maintes fois quant au devenir de la propriété :   

On peut lire sur le site de la Mairie :

Projet "Clos Landar"

La maison de maître, où a résidé et est mort Anthelme Nizier Philippe, dit Maître Philippe, célèbre thaumaturge de la seconde moitié du XIXe siècle, va être réhabilitée et devenir un complexe hôtelier comprenant une salle de séminaires, un restaurant, un spa, une permaculture,…

Ce projet, porté par le chef cuisinier Serge Bertrand, est conduit et financé par SEMCODA (Société d’économie mixte de construction du département de l’Ain) dans le cadre d’un bail emphytéotique administratif sous conditions suspensives accordé par la commune de L’Arbresle.

Il a été présenté en réunion publique le mercredi 11 octobre dernier.
Le début des travaux est prévu pour janvier 2018.

Et aussi par exemple un article publié le  12 octobre 2017 par le Pays Roannais et signé Fabien Gauvin

PROJECTION. Le Clos Landar devrait avoir cet aspect à l’issue des importants travaux prévus, qui doivent débuter fin novembre de cette année pour s’achever en mai 2019.

Objet de nombreuses tensions depuis 2005 et le rachat par la mairie de l’Arbresle, le Clos Landar va devenir un complexe hôtelier aux multiples facettes sous la houlette de Serge Bertrand, restaurateur lyonnais porteur du projet.

Mercredi 11 octobre se tenait une réunion publique de présentation du projet Clos Landar en présence de PierreJean Zannettacci, maire de l’Arbresle, Gérard Lévy, directeur de la Semcoda (Société d’Économie Mixte de Construction du Département de l’Ain) et de Serge Bertrand, porteur du projet de réhabilitation du Clos Landar. Un sujet sensible tant les atermoiements ont été nombreux depuis 2005 et le rachat par la mairie de ce lieu emblématique, résidence de Nizier Anthelme Philippe, célèbre guérisseur français, à la fin du XIXe siècle.

Une chef étoilée venue du Brésil pour le restaurant

Restaurateur lyonnais, à l’origine du salon des vins du Beaujolais à Lyon, Serge Bertrand a imaginé un complexe hôtelier « qui respecte les lieux. On revient aux origines de cette maison », assuretil. Il comprendra un hôtel 4 étoiles de 22 chambres, entièrement à bâtir à la place de bâtiments écroulés. Dans les anciennes étables sont prévus deux étages qui accueilleront deux restaurants : le rez de chaussée dédié à la bistronomie, le premier étage accueillant quant à lui un restaurant gastronomique. À sa tête, la chef étoilée brésilienne Bel Coelho, disciple d’Alex Atala, « le Bocuse brésilien », précise Serge Bertrand qui revendique ce choix du Brésil. « Il existait des liens très forts entre Monsieur Philippe et ce pays », rappelle t il. Cinq chambres d’hôtes seront également aménagées à l’intérieur même de la maison de Maître Philippe, qui recevra également en son rez de chaussée un espace pâtisserie et salon de thé qui ne sera pas simplement réservé aux clients de l’hôtel mais bien ouvert à tous. « On voulait que tout un chacun ait accès à ce lieu mythique pour le prix d’un café », assure ainsi Serge Bertrand.

Plus de 10 millions d’euros d’investissement , Bar à herbes, immense espace SPA de 450 m2 ou espace de permaculture sur près de 2 hectares (surface reconnue par le permis de construire : 5983 m² ...?) pour fournir les cuisines en fruits, légumes et fleurs complètent le panorama de cet ambitieux projet, qui devrait coûter 9 millions d’euros HT à la seule Semcoda sans compter l’apport de M. Bertand. La municipalité quant à elle ne devrait rien débourser, ayant cédé à la Semcoda la rénovation des Collonges en contrepartie de son investissement.

Outre un accès toujours possible aux habitants de l’Arbresle et de ses environs, Serge Bertrand entend s’appuyer sur la population locale pour faire vivre ce complexe. Entre 20 et 25 personnes devraient travailler à son bon fonctionnement une fois les travaux achevés, en mai 2019 comme l’espère le restaurateur. « J’espère recruter dans le bassin arbreslois », explique celui qui est d’ores et déjà à la recherche d’un responsable commercial afin de démarrer les prospections.

En outre, avec ce projet qu’il veut « global et sur le long terme » et pour sa bonne réussite, Serge Bertrand espère bien redynamiser l’Arbresle et les villes environnantes, en faisant du Clos Landar un lieu touristique particulièrement attrayant et en participant à développer l’activité autour de lui. « On a déjà discuté avec les élus pour créer de l’événementiel, pour générer de la clientèle et qu’ils trouvent une ville sympa à l’Arbresle », rapporte Serge Bertrand. Si rien n’est encore acté, un festival du cinéma serait par exemple dans les tuyaux. Le restaurateur compte bien jouer sur tous les fronts, espérant également attirer l’OL de l’Arbreslois Jean-Michel Aulas pour les mises au vert ou encore Al Gore, ancien viceprésident des ÉtatsUnis et auteur de deux films pour alerter sur le réchauffement climatique.

Dans le même temps, le journal Le Progès a publié des articles présentant le même contenu. Le projet a été l'objet de nombreuses discussions (notamment l'accès réservé aux clients !) au sein des réunions du Conseil Municipal (publiées dans les comptes-rendus de délibération sur le site de la Mairie de l'Arbresle). 

projet clos

comme on dit couremment : le projet en maquette oeuvre d'artiste (publié par le Pays Roannais...sachant ce que j'ai déjà démontré ici : les étoiles hotels ne sont attribuées qu'après une enquête sévère, de même les étoiles restaurants (uniquement pour le Guide Michelin) ne sont pas portables.

J'ai expliqué ici-même que des travaux ont été commencés à l'automne dernier avec démolitions dans l'étage des greniers. A cette occasion, des fenêtres obstruées par protection par les services municipaux ont été débouchées...et sont restées ainsi béantes, ouvertes aux intempéries, encore à ce jour l 9 juillet ; l'hiver ayant été quelque peu terrible à l'Arbresle (nombreuses intempéries, vents violents, neige, orages et pluies intenses) on peut imaginer facilement ce que le dernier étage du bâtiment a dû subir !

clos fenêtres2

photo du 27 mars 2018

 

A la suite d'une question que j'ai posée à la Mairie, voici la réponse que j'ai recue :

Bonjour,

Je vous donne les informations concernant le projet du Clos Landar :

-Le projet de restaurant du Clos Landar est porté par M. Serge BERTRAND (pour la partie portage de projet) et la SEMCODA (pour la partie construction).

-La cheffe pressentie pour le restaurant gastronomique est Bel Coelho (cheffe brésilienne).

-Les travaux devraient débuter en juin 2018

Cordialement

En effet si on se reporte aux informations (reprises de communiqués sur le Progrès, des compte-rendus du Conseil municipal, d'articles de l'Association Maitre Philippe, etc...) publiées sur ce blog, on ne compte plus le nombre de promesses, d'affirmations, de reports quant à la poursuite des travaux de réaménagement de la propriété Landar. Devant de telles incertitudes j'engage les personnes intéressées par la question (et elles sont nombreuses) à questionner directement la MAIRIE de l'Arbresle soit par téléphone 04.74.71.00.00, soit par formulaire de son site internet module contacter la Mairie. On peut aussi essayer de questionner la SEMCODA 04.74.22.40.66 ou également par le module contacts de son site.

Car il y a eu tellement de reports, de contre-temps que je ne peux plus vous informer correctement sur ce sujet !

Et pour compléter le tout, un article du Progrès, réservé à ses abonnés, publié le 26 juin titre :

L'Arbresle - UrbanismeClos Landar : les travaux de démolition n’ont toujours pas débuté

Un bail emphytéotique unit la mairie, la Semcoda et le porteur de projet autour de la la requalification du Clos Landar qui’ pour l’heure’ tarde à ...
ce n'est qu'un report de plus...j'ajoute que, par des amis correspondants au Brésil, j'ai fait questionner Bel Coelho (vedette de la télévision brésilienne) au sujet du Restaurant : aucun réponse.
on attend...

 

 

 

 

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07 juillet 2018

Un passage des Propos sur Esotérisme et Symbole de R.A.Schwaller de Lubicz (réédition pour le plaisir)

Nous connaissons l'oeuvre immense de Schwaller de Lubicz quant à l'Egypte : le Temple dans l'Homme et, entre autres, le miracle égyptien. Je viens de sortir de ma bibliothèque un minuscule ouvrage de même pas 100 pages : Propos sur Ésotérisme et Symbole, petit par sa taille mais grand par son contenu...Il a été fini d'écrire pour Noel 1947 à Louqsor.

En voici un court extrait, ce qui n'empêche pas d'en lire le reste, qui nécessite, certes un peu d'effort de compréhension.

...L'ésotérisme ne peut pas être écrit ni dit ni par conséquent être trahi. Il faut être préparé pour le saisir, le voir, l'entendre, à votre choix. Cette préparation n'est pas un Savoir mais un Pouvoir, et ne peut s'acquérir finalement que par l'effort de la personne elle-même, par un combat contre ses obstacles et une victoire sur sa nature animal humaine.

Il y a une Science Sacrée, et depuis des millénaires, d'innombrables curieux ont en vain cherché à en pénétrer les secrets. C'est comme si, avec une pioche, ils voulaient creuser un trou dans la mer. L'outil doit être de la nature de la chose qu'il veut travailler. On ne trouve l'Esprit qu'avec l'Esprit, et l'Ésotérisme est l'aspect spirituel du Monde, inaccessible à l'intelligence cérébrale.

Ce sont des charlatans ceux qui prétendent pourvoir révéler l'ésotérisme de tel enseignement. Ils peuvent essayer d'expliquer par cela le sous-entendu de telle parole ou recette, donc un secret conventionnel, mais dans la Science Sacrée, ils ne pourront jamais que mettre un mot à la place d'un autre, et ce sera, tout au plus, de la mauvaise littérature à la place d'une idée simple.

L'Initié véritable peut guider un élève doué pour lui faire parcourir le chemin de la Conscience plus rapidement, et l'élève, arrivé à des étapes d'Illumination par sa propre Lumière intérieure, lira directement l'ésotérisme de tel enseignement. Personne ne pourra le faire pour lui.

Pour moi, ces paroles sont claires et lumineuses et j'en apprécie la haute teneur, c'est pour cette raison que j'en fait cadeau à mes visiteurs...

Pour en savoir plus sur Aor (Schwaller de Lubicz) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Schwaller_de_Lubicz (même si, selon son habitude, Wikipédia émet des doutes)

schwaller

 

aor1

il convient également de lire les commentaires rattachés à cet article (voir ci-dessous commentaires)

 

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