Oh non, vraiment jamais je ne vous croirai plus :
Oui vous m’avez menti lorsque j’étais enfant,
Et moi, pauvre innocent, je vous ai toujours crus
Respectant la mémoire des âges précédents,
Prenant pour vérité tout ce que j’avais lu
Et allant à la messe au moins une fois l’an.
Je croyais en un monde qui était pacifié,
Où tous étaient égaux et chacun libéré.
Oui vous m’avez menti et vous mentez encore
Avec vos croyances qui subissent la mort.
Vous nous dites toujours “aimez votre prochain”
Mais vous ne voyez pas la sang dessus vos mains,
Car il s’agit du sang des Hommes assassinés
A cause de leurs croyances ou bien de leurs idées.
Oui vous m’avez menti et vous mentez encore
Car il est des prisons où la loi du plus fort
Gouverne sans partage et viole la liberté.
Car il est des pays où l’on ne peut penser
Si on a le malheur de dire la vérité
On est mis en prison et l’on est torturé.
Oui vous m’avez menti et vous mentez encore
En disant que demain on aura du bonheur.
On massacre des enfants et assis sur vos chaises
Vous meublez chaque instant en disant des fadaises.
Des millions d’Hommes ont faim et vous vous empiffrez
En disant “c’est les autres, on n’est pas concernés”.
Oui vous m’avez menti et vous mentez encore
Et quand vous vous cachez pour fabriquer la mort
Vous avez peur des autres qui vous tueront avant.
Mais vous vous en moquez car vous fuirez devant
Et irez vous cacher sur une autre planète
En laissant sur la Terre que des cons et des bêtes.
Oh non jamais, je ne vous croirai plus
Et je me méfierai de vos idées reçues.
Heureusement, pourtant, il reste une Lumière,
Vous ne l’aurez jamais et cela j’en suis fier :
Il me reste l’Amour, oui l’Amour infini,
Malgré tous vos sarcasmes et tous vos interdits,
Et vous pouvez  en rire car vous n’existez plus :
Vous étiez combattants, vous êtes combattus.