Le lieu des Collonges (Champ d'asile, Couvent des Ursulines, Pouponnière, Clos landar)...avec réintégration des commentaires
Quand on parle de l'habitation de Monsieur Philippe de l'Arbresle on a pris l'habitude de parler du Clos Landar ; or ceci n'est qu'une appellation de fantaisie, même si une plaque (volée) l'appelait ainsi. Le sommet de la colline s'appelle officiellement les Collonges, on peut le vérifier facilement tant sur les registres des cadastres que des registres de recensement.
Et une particularité apparaît ; il arriva que toutes les propriétés appartinrent ou furent occupées par des amis, parents et alliés de la famille Landar/Philippe ! Une carte, vraisemblablement envoyée avec annotation par un habitué des lieux, nous présente la colline ainsi :
On apprend ainsi que le bâtiment attenant à ce que nous appellerons par convention le cellier du Clos était appelé la pouponnière ! Ce bâtiment qui surplombe le plan d'eau (qui ne fut jamais un étang mais une retenue d'eau maçonnée) se retrouve ainsi sur une photo de l'époque :
Nous constatons à ce sujet une nouvelle anomalie publiée sur un petit ouvrage photographique : sur un plan dit de l'époque on voit une pièce d'eau minuscule par rapport au bâtiment, ce qui ne l'est pas. Et il semblerait que l'exemble constitue deux propriétés séparées. On le constate facilement encore de nos jours par observation de photos aériennes Google maps et de l'IGN.
Plus haut derrière se trouve le domaine du Champ d'Asile où habitait François Golfin de Murcia en 1911 et 1921 :
archives départementales du Rhône/recensements de 1911 et 1921
Rappelons à son sujet qu'il fut le seul témoin de la mort de Nizier-Anthèlme Philippe hors de sa famille. Ce Champ d'asile devint par reventes ou successions la propriété de Olga Chestakow-Lalande qui en fit don à une oeuvre pour l'enfance.
Et en ce qui concerne la propriété achetée par Ines Santamaria puis possédée par les Chapas, la légende a voulu nous faire croire à un petit domaine de rien du tout et de surcroit à l'abandon : en regardant les photographies de l'époque, nous constatons qu'il en est rien :
Sur cette dernière photo on distingue très bien la colline des Collonges avec à droite le couvent des Ursulines (l'appeler Santamaria est abusif et prête à confusion) relié à gauche au Clos des Landar par une longue allées arborée qui va d'un bout à l'autre des deux propriétés, surmontant le tunnel de chemin de fer de la ligne du Bourbonnais. On comprend alors pourquoi il fut intéressant pour les Philippe de faire acheter aux enchères le couvent !
Jean Chapas a fait un travail assez extra-ordinaire dans sa propriété dite le Couvent Santa Maria voisine du Clos Landar. Sauf que…cette propriété ne s’appellait pas le couvent Santa Maria mais l’ancien couvent des Ursulines. Voilà encore un petit arrangement avec la réalité qui permet d’embellir les choses à la mode Philippe, et toujours dans le non-dit : vous vous rendez compte de ce hasard ? Un couvent au nom de la Sainte Vierge à côté du Clos Landar et de surcroit propriété de Jean Chapas !
Laissons plutôt la parole à Max Camis, et voilà pourquoi l’ancien couvent fut rebaptisé ainsi :
Monsieur Philippe avait désigné une certaine personne, Mademoiselle Santa Maria, pour faire l’achat d’un couvent désaffecté sur la colline de L’Arbresle, aux côtés de sa demeure.Quoique pauvre, cette femme, obéissante, alla chez le notaire le jour de la mise en vente malgré des douleurs de tête, un capuchonnage la rendant méconnaissable. A la mise à prix, elle augmenta timidement de 50 francs. Jusqu’à l’extinction de la traditionnelle bougie, le silence régna, car tous les gens présents pensaient que la mystérieuse acheteuse était une religieuse venant récupérer l’ancien couvent.
Elle ne resta pas longtemps propriétaire, car elle mourut peu après, léguant les lieux à Monsieur Chapas, qui abandonna les bords de la Saône . et la pêche pour venir habiter cette peu avenante maison.
Et, comme les autres, Mademoiselle Inès Santamaria a été victime des fantaisies délirantes des agents de recensement !
En 1906 elle se trouve au foyer des Lalande (aux Collonges) née en 1844 en République Dominicaine, et en 1911 elle vit dans le foyer Millet (toujours aux Collonges) née en 1846 de nationalité Américaine !!! Et on la trouve auparavant en 1901 habitant...6 rue du Boeuf à Lyon...
Ainsi, il apparait que ce ne fut pas un hasard si toutes les propriétés de la colline des Collonges furent occupées par des proches de Nizier-Anthèlme Philippe, nonobstant maintes erreurs ou imprécisions publiées ici ou là et reprises ensuite faisant ainsi figure de vérité.
Je tiens à rappeler que je ne représente personne d'autre que moi-même. Mais, extrêmement bien placé pour être au courant de certains faits concernant Monsieur Philippe, il n'en n'est malheureusement pas de même pour tout le monde ; des manoeuvres souterraines ont eu lieu ou maintenant encore en coulisses, uniquement dans des buts égotiques ou d'intérets personnels ou de groupes. J'ai toujours refusé ceux qui avancent masqués et si de telles manipulations continuaient, je serais dans l'obligation de publier les tenants et les aboutissants de tels actes, pour établir la vérité.
AJOUTS
En raison de leur richesse d'information, il est apparu utile de réintégrer ici quelques commentaires publiés à la suite de cet article :
1/
C'est impressionnant quand meme de remarquer :
Golfin de Murcia est donc bien plus proche de la famille que ce que peut nous laisser penser le seul livre qui fait allusion à ce monsieur
La seule allusion figure en effet dans le livre "Maitre Philippe, Thaumaturge et Homme de Dieu" de Philippe Encausse
Si ce livre ne le mentionnait pas du tout, nous n'en aurions aucune connaissance!
Cet homme, a donc vécu sur les lieux pendant au moins ces dix ans comme dit sur cet article.....On peut peut etre dire qu'il est aussi proche par exemple qu'Ines Santamaria....
Le clos dit en effet Landar, dont on peut potentiellement penser que ce n'est qu'un surnom donné par les habitués......
Apparemment toute la colline est habitée par des proches de la famille.....Pourquoi nous a ton cachés ces faits??
Pourquoi autant de manipulations???? Posté par LN, lundi 11 août 2014 |
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3/
Précisions sur Mademoiselle Santa-Maria : sur son acte de décès rédigé par la Mairie de l'Arbresle le 15 aout 1913, on y lit que Julie-Ines Santa-Maria est née le 15 avril 1846 à Buenos Ayres en Argentine.
On la retrouve sur le recensement du 6 rue du Boeuf (et oui !) de 1901 ; et à la même date (dédoublement de personnalité ?) elle est recensée aux Collonges, chez les Landar, née en 1844. Elle y vit toujours lors du recensement de 1906, toujours née en 1844 puis en 1911 de nationalité américaine...
Des polémiques existent quant à sa vente ou donation du couvent des Ursulines aux Chapas mais l'inscription de sa succession à l'enregistrement est en cours d'étude. De même sa tombe à l'Arbresle qui n'est pas sans poser d'autres questions, elle y est née en 1846, conformément à l'état-civil..Posté par G.RARE (du blog), mercredi 10 septembre 2014 | - 4/
- Il est dit que décidément les présentations concernant le domaine Chapas relèvent de la plus haute fantaisie et cela de manière officielle !
Un ouvrage fort intéressant par ses illustrations (le plus souvent le fonds Delorme) est paru en 2000, publié par les éditions Sutton et intitulé L’Arbresle et ses environs. Cet ouvrage remercie pour leur collaboration de nombreuses personnes de l’Arbresle et de ses environs, connues ou moins connues, qui ont donc participé aux informations de cet ouvrage et servent ainsi de caution morale...
Il est d’abord à remarquer que pas une seule fois le nom des Philippe n’est cité et encore moins ceux de leurs amis comme Chapas.Et nous pouvons y lire une version totalement inédite (pour l’année 2000) sur le Couvent des Ursulines, tellement inédite qu’on ne le retrouvera nulle part…et qui ne peut que faire beaucoup rire …:
"Entre 1840 et 1905, des religieuses Ursulines venues de Saint Symphorien-le-Château occupent un ancien pensionnat situé sur le coteau des Collonges, à l’emplacement de l’actuelle maison de retraite. En 1907, madame Santa-Maria met à disposition sa propriété pour soigner les victimes de l’épidémie de typhoïde, puis un hopital militaire s’y installe entre 1914 et 1918."Posté par G.RARE (du blog), - Et il est à préciser que par une lettre datée de 1915 dans la bibliographie de Pierre Bucher (beau-frère de Alfred Haehl) il est dit que sa femme, née Haehl prit la direction de l'hopital du Couvent des Ursulines de l'Arbresle.
- ET LE 28 AVRIL 2016 :
- Des nouvelles étranges continuent d'être publiées, sans signature et sans preuves (contrairement à mon éthique de travail) : ainsi un journal local vient de publier un court article illustré par deux photographies. Et le titre en est :1826-2016 : aux Collonges , l'école est devenue maison de retraite. Ceci est un raccourci très rapide de la réalité, les lecteurs de ce blog peuvent en juger. Car dans ce titre ne figurent ni le couvent antérieur des Ursulines, ni l'hôpital géré par Jean Chapas qui y habitait avec sa famille. La première photo, déjà souvent publiée, présente le couvent en son état à l'époque. Avec la mention droit réservé ce qui est contraire à la Convention de Berne (abordée ici-même, voir fin d'article http://verlatradition.canalblog.com/archives/2015/10/12/32765217.html ). Le domaine est qualifié de Clos Santa-Maria, ce qui est erroné, il ne s'est jamais appelé ainsi (voir article ci-dessus). On attend aussi les preuves que Mademoiselle (et non Madame) Santa-Maria ait mis le lieu à la disposition des autorités pour créer un hôpital temporaire en...1907. Etc... l'article ci-dessus donne beaucoup de détails, preuves à l'appui, quant à cet ancien couvent des Ursulines qui fut acheté par Melle Santa-Maria sur ordre du voisin Monsieur Philippe. Une fois encore, des informations sont publiées quant à la colline des Collonges, approximatives de la réalité. Il semblerait que cela soit une habitude dans les relations sur l'histoire de l'Arbresle, car cela s'est déjà produit sur ce sujet et d'autres, donnant des résultats de la plus haute fantaisie (encore une fois preuves à l'appui).
- et la très discrète Mme Chapas fut enterrée à l'Arbresle dans la même tombe que Inès Santamaria ; suite aux propos de l'un des laudateurs auto-proclamés de Maitre Philippe, on veut nous faire croire que ce jour-là les Pompes funèbres étaient en grève et cela empêcha de l'emmener à Loyasse rejoindre son mari. Oh la bonne blague ! Décidément les mystificateurs ne reculent devant rien (il faut dire que l'on a voulu également faire passer leur fille pour folle...)
2/
Il faut ajouter que André Lalande, qui n'est pas n'importe qui a écrit que, lors du mariage Landar/Philippe, a précisé les biens apportés en dot par la mariée :
-plusieurs maisons en ville
-sur les hauteurs de l’Arbresle , le domaine de Collonges, le Clos Landar, dont le château, la vaste terrasse et les beaux platanes qui dominent l’entrée du tunnel où passe l’ancienne ligne du Bourbonnais.
Il est à remarquer qu’une nette différenciation est faite entre les Collonges, le Clos Landar, le Château, ce qui confirme que la propriété ne se réduisait pas au Clos lui-même, remarque que nous avions faite à l’examen des cadastres et recensements de l’époque. Le tout confirmé par la carte postale visiblement envoyée par un habitué des lieux et détaillant les différentes parties de la colline.
De plus nous avons ici confirmation que la ligne de chemin de fer existait depuis longtemps, ce qui réduit à néant la prédiction du train qui arrivera en gare. Posté par G.RARE (du blog), lundi 11 août 2014