Les mystères templiers
Il s'agit d'un sceau rond biface utilisé le 15 octobre 1221 par le G.M.de l'Ordre des Templiers Pierre de Montaigu pour signer un accord entre Templiers et Hospitaliers. Le recto représente les deux cavaliers sur le même cheval et le verso le dôme du Rocher à Jérusalem. (source : Paul de Saint Hilaire in les Sceaux Templiers)
La cour du Temple à Paris
Ainsi je vous présente des notes de lecture du livre Les Mystères des Templiers publié en 1947 par J.H. Probst-Biraben aux éditions des Cahiers astrologiques, livre (très rare) qui était la reprise d'études antérieures.
Ce livre, d'une érudition assez extraordinaire, présente des connaissances sur l'Ordre des Templiers jamais abordées par ailleurs. Mon intention était donc d'en ressortir quelques extraits : mais cela est impossible ! Il faudrait ressortir tout le livre ! Voici la liste des documents utilisés par l'Auteur ainsi que le sommaire :
On constate la grande précision des sujets abordés !
Qui est l'auteur ? Sa biographie serait trop longue et importante à présenter ici ; http://rflexionssurtroispoints.blogspot.fr/2010/03/serie-grandes-figures-du-passe-jean.html
On comprend alors aisément la difficulté à parler de son ouvrage en détail ; et pour faire sourire les visiteurs habituels de mon blog, voici dans la même collection les auteurs en compagnie desquels il se trouve...
En voici mes notes de lecture des extraits que j'ai sélectionnés :
Ce livre érudit est fort dense, il m’a donc fallu choisir parmi les 184 pages des extraits plus ou moins significatifs. Ce qui n’empêche pas que l’ouvrage soit à lire en entier…En ce qui concerne l’auteur, Jean-Henri Probst-Biraben, il est évoqué maintes fois dans l’ouvrage de Serge Caillet la Franc-Maçonnerie égyptienne de Memphis-Misraïm (Dervy) en tant que Haut Dignitaire de l’Ordre en compagnie des successeurs de Papus dans différentes obédiences, qu’elles soient maçonniques ou martinistes.
Extraits :
L’auteur le dit : « la tâche n’est pas aisée et ce n’est pas aux lacunes de la documentation que nous pensons ici, car il n’y a à peu près jamais eu en histoire de documentation complète et il appartient à la critique historique de combler les hiatus, afin de préparer la reconstitution synthétique des faits ». Et il ajoute sur ce sujet spécifique : « Tout est mystérieux chez les hommes hermétiques du Temple, hermétiques au sens propre et au sens figuré ».
…nous comprenons déjà que, dans ce Moyen Age si captivant, les Templiers ne furent pas une des nombreuses communautés mi- religieuses, mi laïques en lesquelles les hommes voués aux mêmes tâches étaient obligés de vivre pour subsister et se livrer à leurs travaux ou à leurs entreprises, mais une élite de chefs, assemblés en vue de créer la cité idéale où chacun pourrait enfin jouir des conditions intellectuelles, sociales qui permettent à l’homme d’épanouir son être conformément à sa vocation, interrompue, empêchée par les orgueilleux, les égoïstes et les partisans du désordre et de la violence…
L’auteur évoque ensuite la création de la Fraternité par Hugues de Payns et Geoffroy de Saint Omer, puis l’aide du roi Baudoin de Jérusalem avec leurs 7 compagnons d’armes.
…il est difficile de leur attribuer également toutes les qualités qui rendirent leur Ordre si remarquable. La moitié au moins des chevaliers n’étaient que des Croisés de sang noble, très pieux, dévoués et courageux, sans grande instruction, réservée dans leur époque surtout aux clercs et aux conventuels. Il semble très probable pourtant que quelques uns, esprits très distingués, avaient une connaissance de l’hermétisme chrétien, de l’architecture et des traditions compagnonniques. Leurs rangs se grossirent assez vite de chevaliers et chapelains de différentes nations…influence d’hommes possesseurs d’enseignement et d’un symbolisme assez riches et de moines constructeurs initiés…
Se pose alors la question : pourquoi 9 fondateurs ?…une coïncidence curieuse avec la prédilection connue des Pythagoriciens et des Kabbalistes pour l’Ennéade qui se retrouve dans la Celtisme, le Bardisme et les Pères de l’Eglise qui connurent eux aussi une symbolique continuatrice de celle du paganisme. Les Templiers pratiquent donc des choses qu’ignore le vulgaire.
Baudoin II, roi de Jérusalem, les établit par une sorte de prédestination dans une aile de son palais contigüe à la Mosquée El Aksa…
Ni chez les Chrétiens, ni chez les Musulmans, un Ordre ne saurait se fonder sans « consécration « de la part d’un personnage qualifié, considéré lui-même par transmission et pouvoir depuis les apôtres ou les prophètes, les saints. Hugues de Payns et Geoffroy de Saint Omer la reçurent du Patriarche Théoclétes descendant de Saint Jean l’Evangéliste , ce qui explique en partie leur culte pour saint Jean et la doctrine du Johannisme, qu’ils ont la réputation d’avoir professée. Ils prononcèrent ensuite les trois vœux d’obéissance, de pauvreté et chasteté devant le prélat catholique de la Ville Sainte, Garimond…
…Peu à peu, des excommuniés, des chrétiens lassés de la vie mondaine des cours, des gens tourmentés par des fautes contre le prochaine et contre Dieu, sollicitent leur entrée dans la troupe des moines-soldats, formant ainsi avec eux une sorte de légion étrangère médiévale. Chacun peut y oublier un passé coupable, se refaire une existence de dévouement et de sacrifice…
Ensuite Hughes de Payns compléta la consécration de l’Ordre par le « parrainage » de l’abbé de Clairvaux Bernard : nous avons vu que cela fut difficile puisqu’il fallut revenir plusieurs fois à la charge pour que celui-ci accepte. Ce qui fut confirmé solennellement au Concile de Troyes en 1128 où Bernard n’assista que par intermittence à cause de son état de santé précaire.
L’Ordre, à sa création, n’avait qu’un chef le Maitre de Jérusalem qui devint le Grand Maitre après l’institution des fonctions de Sénéchal, Maréchal, Commandeur. La base de la Règle était augustinienne, cela expliquant certaines tendances d’esprit.
Pour l’organisation, les Templiers suivaient une division des tâches que l’auteur juge reprise des Assacis : les chevaliers combattants, les chapelains, les écuyers et valets d’armes, les serviteurs et les artisans…
La présence de frères chapelains est justifiée en raison de la qualité d’excommuniés rédimés, coupables de fautes graves, membres de la Fraternité templière. Le Pape leur avait accordé vis-à-vis de cette légion étrangère des pouvoirs très grands d’absolution…ce seront eux qui, en grande partie, introduisirent dans l’Ordre le symbolisme et probablement des idées conservées par les compagnonnages asiatiques ou européens, auxquels ils avaient été initiés pendant leurs années de vie laïque ou au dehors…
La réception dans l’Ordre du Temple est trop différente de elles usitées ailleurs dans la Chrétienté pour qu’on ne doive en attribuer plusieurs détails à des survivances de l’antiquité païenne.
…On essayait l’humilité, la charité, le zèle à servir, l’amour de l’action des postulants avant de les appeler devant l’assemblée de douze frères, présidée par le Grand Maitre, ou loin de sa forteresse couvent , le Commandeur, ou encore un Président élu pour la circonstance. Ce Chapitre spécial avait pour mission de valider la réception provisoire , qui consistait à permettre au novice de servir l’Ordre en coupant du bois, cuisant le pain, gardant les bêtes de charges, soignant les animaux domestiques.
(Et lors d'un repas fraternel à Avignon, j'ai donné ce livre à un Ami)







