Elle est la personnification de la nature féminine de l’inconscient de l’homme, c’est à dire
– la capacité relationnelle de l’homme (le monde de l’intériorité, de la réceptivité, des émotions et du « sentiment )
– l’archétype du Féminin, que ce soit sous son aspect positif comme dispensatrice “d’éros” et de vie ou sous celui destructeur et mortifère
En effet comme tout archétype, l’Anima joue sur deux rôles opposés dans le psychisme (Déesse/Femme profane, Maman/Putain, Vénus/Femme fatale, etc.).
Jung dit que « depuis toujours chaque homme porte en lui l’image de la femme » et, comme elle est inconsciente, elle est toujours projetée inconsciemment sur celle qu’il aime.
C’est un archétype majeur, comme l’Animus, très importants dans le processus d’individuation
C’est une fonction psychique de communication avec l’inconscient, mais
Jung précise que « ce n’est que lorsque le conscient aura acquis une connaissance suffisante des processus de l’inconscient qui s’expriment et se reflètent dans l’anima que celle-ci pourra être ressentie comme une simple fonction…”
C’est l’archétype de la relation à l’autre : l’autre genre, l’autre côté de soi, l’au-delà.
C’est, chez la femme, la personnification de la nature masculine de l’inconscient
Avec Jung l’exploration, le ressenti des registres du Masculin et du Féminin se fait grâce à des archétypes, l’Anima chez l’homme et l’Animus chez la femme. Au cours de notre vie chacun de ces archétypes évolue et nous anime différemment. Ainsi Agnès Vincent, psychanalyste jungienne , illustre cette évolution pour l’Animus : d’abord très conventionnel, dominateur, laissant la femme dans l’ombre, puis la faisant, en réaction, se lancer dans la compétition sociale, sans beaucoup d’égards pour sa féminité. Ceci jusqu’à ce que le Soi puisse être entendu, qui demande à l’Animus de ne pas dominer la femme, ni par le mode de l’écrasement ni par celui de la révolte, aucun n’allant dans le sens de son individuation. Puis l’Animus, dont le rôle prioritaire est d’être un pont vers le Soi, un faiseur de liens symboliques, pourra enfin porter la parole de la sagesse féminine et encourager la transformation du monde. Cette exploration nous permet donc une approche accessible de notre dialogue entre le conscient et l’inconscient, de notre nature humaine et divine. »
Je vous engage fortement à lire la suite : https://audela-d-yseult-et-tristan.com/lexique/ et de ne pas en rester-là en explorant le reste du site.
Catherine Rouaud anime également à partir d'Avignon des Groupes de Rêves : https://groupesdereves.com/catherine-rouaud/ dont vous pouvez consulter les travaux fort intéressants.
Carl Jung (1875-1961)
