"La puissance vibratoire de la pensée"



La situation présente et celle qui est envisagée pour un avenir plus ou moins proche ne doivent donc pas être craintes ni conduire à une résignation attentiste. Elles doivent être constatées, ne serait-ce que comme éventualité, et susciter la volonté d’agir et d’aider spirituellement. Certes, depuis toujours, un travail constructif et efficace est déjà accompli dans ce sens par de très nombreux organismes traditionnels aussi bien que par des cherchants, individuellement. Certains rituels traditionnels prévoient des périodes de méditation, les unes au cours desquelles des pensées positives sont irradiées par chacun des participants vers toute la surface de la terre, et d’autres pour diriger des vibrations vers les dirigeants du monde entier. D’un autre côté, pendant une étude personnelle, le cherchant agit de même, qu’il en ait pleinement conscience ou non. Enfin, le seul fait d’être engagé avec sincérité sur une voie de lumière, quelle qu’elle puisse être, renforce l’aspect positif de l’environnement humain.

Cependant, dans une période critique, tout cela ne suffit plus et une action concertée est impérative. C’est pourquoi, à ceux qui ont conscience que le monde traverse une étape décisive et qui comprennent la puissance vibratoire de la pensée, il appartient de coopérer à ce qui est également entrepris de plus haut. Ce service désintéressé rendu à une cause immense nécessite effort et persévérance, mais il est simple et exige peu de temps.

Il consiste, une à deux fois par jour, à quelque moment que ce soit, à entrer dans le silence, c’est-à-dire dans une brève méditation qui peut durer plusieurs minutes ou seulement deux ou trois secondes, et à diriger vers l’aura du monde, à irradier hors de soi, tout autour de la terre, des pensées positives. La visualisation, en cela, est efficace. La terre peut être imaginée comme une sphère dans l’espace, entourée d’un halo sombre ; une respiration profonde est alors effectuée, avec l’idée qu’en inspirant, une énergie positive est attirée en soi, et qu’au moment où l’on exhale, cette même énergie s’élève vers l’aura du monde qu’elle aide à purifier et que l’on doit voir, à ce moment-là, plus claire et plus brillante. Cette période de travail se termine en diffusant sur toute la terre des pensées d’amour, de réconfort et de paix.

Par ailleurs, si, à quelque moment, survient un événement tragique en un point quelconque du monde, aussitôt, où que l’on soit, la réaction immédiate doit être, non pas d’adopter une attitude désolée et impuissante, mais d’irradier vers ce lieu des vibrations positives et de procéder ensuite, dès que cela sera possible, à une méditation qui s’ajoutera à celle expliquée ci-dessus, qui doit être une pratique quotidienne.

Enfin, tous les efforts voulus doivent être déployés pour que chacun de nous soit un véritable instrument de paix, et, pour y parvenir, la règle fondamentale à observer est ne jugez pas. Vouloir participer à une œuvre d’amour au service des autres, à une action qui implique l’impersonnalité et, en même temps, juger autrui ou émettre, aussi habilement que ce puisse être, des critiques malveillantes, ce serait naturellement se rendre coupable de la pire forme d’hypocrisie et, dans un temps aussi essentiel que le nôtre, nul ne s’étonnera que brusquement, comme un voleur, le moment de la punition surgisse pour sanctionner une attitude aussi vile et contradictoire. Mais si j’ai dû, pour être complet, souligner ce point, je sais aussi qu’il ne peut concerner ceux qui, engagés sur un sentier de lumière, ont choisi, de ce fait, de s’améliorer et d’avancer vers la maîtrise de la vie, en se maîtrisant d’abord eux-mêmes.

ce texte, curieusement prémonitoire car universel, a été écrit en d'autres circonstances dans les années 70/80 du siècle précédent !

 

RB

 

Les textes qui composent ces "Miscellanées" sont de Raymond Bernard (1923-2006). Les extraits des ouvrages sont publiés avec l’aimable autorisation de Madame Yvonne Bernard que nous remercions tout particulièrement.

extrait du site : http://www.bldt.net/Om/spip.php?article871