Le commentaire que j'ai posé récemment en réponse à une participation quant à mon article "Prendre le temps de vivre", me suggère un développement : A d'autres et à moi-même, il nous a longtemps été répété que nous devions être Cherchants (par opposition à suivants), c'est cela que j'essaie de faire ici ; et par essence le Cherchant se doit de réfléchir et de poser des questions. Certains peuvent juger cela comme de la critique alors qu'il s'agit de constatations : ce n'est pas en posant des questions que l'on critique mais cela permet d'avancer les réflexions.

En effet il concerne l'ensemble de mon travail de rédaction de mon blog. Vous avez pu constater mon mode opératif : quant à un sujet abordé j'essaie de collecter les informations, de réfléchir dessus, de rechercher plus et de poser des questions pour amener à une réflexion supplémentaire ; il arrive que ce questionnement ne soit pas exprimé mais sous-entendu par les éléments présentés. En cela je suis ce qui me fut enseigné dans les années 90 par un Maître d'école vénérable et respecté. Il n'avait de cesse de conseiller d'être Cherchant et de tuer le vieil homme qui est en nous, parmi d'autres préceptes de Sagesse.

Et justement, être Cherchant c'est ...chercher, c'est réfléchir, c'est poser des questions. On ne peut se contenter d'accepter des faits développés par d'autres car tout peut être mis en question. Albert Einstein à la fin de sa vie ne disait-il pas lui-même : et si je m'étais trompé ? J'ai ainsi appris, toujours dans les années 90 (merci ML), à ainsi effectuer des recherches à 360 degrés et à vérifier les tenants et les aboutissements des choses, et sans pour cela chercher à paraître omniscient, avec humilité et modestie. J'ai mis au service de cela mon expérience d'analyse professionnelle (comptabilité). Je pense que c'est un gage de sérieux et entre pour une grande part dans le succès de ce blog.

Poser des questions après réflexions ou recherches n'est pas critiquer, c'est le fruit d'une constatation. C'est essayer d'aller au-delà (je n'ose pas dire la quintessence). J'ai notamment appliqué ces principes dans mes recherches sur Nizier-Anthèlme Philippe, autrement dit Maître Philippe de Lyon ; ce qui m'a permis de faire d'importantes découvertes sortant de sentiers battus, des affirmations sassées et ressassées pour monter une véritable légende dorée (à l'image de Jacques de Voragine) autour du personnage et ce que j'ai trouvé me permet de dire que la réalité dépasse la fiction, n'en déplaise aux aficionados bloqués sur leurs certitudes (voir les tags sur le sujet) de suiveurs.

D'où mon titre : chercher ou suivre ?