Dans les années 90, j'ai écrit le texte d'un spectacle poétique, mélange de fiction et de réalité personnelles, je vous en ai présenté le début dans : http://www.verlatradition.fr/archives/2017/03/17/35059572.html

Aujourd'hui, en voici le final : 

 

Transformé par cette alchimie des ténèbres à la lumière grâce à une prise de conscience de tout ce qui l’entoure, l’Homme apprend un peu plus qui il est. Bien sûr, il ne sait toujours pas d’où il vient et où il va, mais les germes qui sont en lui commencent à pousser et à produire leurs effets bénéfiques. Par l’oubli de son moi il peut revivre les mêmes amours mais, cette fois dans le partage total avec les autres, avec l’autre, dans une pleine communion qui peut aller jusqu’à la transcendance.

D’abord, je t’aurai prise par la main, ou alors par l’épaule. Tu aurais semblée réticente, car tu n’aurais su que faire. Je me serai approché de toi, j’aurai posé ma tête sur cette épaule, tu te serais mise à trembler, moi aussi peut-être. A moins que ce ne soit toi qui aies fait le premier geste. D’une tendre caresse de la main sur tes cheveux, j’aurai rapproché ta tête contre la mienne. Et nous serions restés comme cela, longtemps, sans bouger. En même temps, je crois, on se serait aperçu que l’autre pleurait. Je t’aurai dit, à moins que ce ne soit toi, “ je te demande pardon “. Tu m’aurais répondu, à moins que ce ne soit moi “ moi aussi “. Toujours tendrement, lentement, j’aurai continuer à caresser ton visage, très délicatement, comme on effleure les pétales d’une rose, dessinant les contours d’un trait de plume, j’aurai essuyé tes larmes. A ce moment, tes mains se seraient rejointes dans mon cou. Et alors, mes lèvres, près des tiennes, auraient murmuré “ je t’aime Tu aurais murmuré “ je t’aime “.Et nous nous serions embrassés , passionnément, à la folie et nos corps se seraient reconnus et retrouvés, communiant dans la même explosion atomique.  

Pour chacun d’entre nous, l’Amour a un prénom,

Que ce soit une fille, que ce soit un garçon,

On a toujours quelqu’un dans quelque coin du cœur.

Chacun pour ce prénom désire le bonheur.

Rester un moment dans les bras de l’être aimé,

Et de ces courts instants faire une éternité.

Des larmes de tendresse couleraient sur nos joues

De nos corps enlacés on formerait un tout.

Et puis...

Cueillir sa bouche en fleur épanouie

Pour en caresser les pétales,

Prendre avec douceur la rosée de ses lèvres

Pour savourer son goût de framboise fragile,

Sentir son corps vibrant

Au parfum de pervenche

Effleurer sa peau tendre

De fruit plein de soleil.

Et puis...

Faire un feu d’artifice

De mots et de tendresse,

Aimer en rose, en vert, en bleu,

Aimer de toutes les couleurs,

Aimer à en être arc-en-ciel,

Eclater son amour en un million d’étoiles,

Etre riche de milliers de secondes-bonheur

Illuminés par tant et tant d’années-lumière

Que l’on devient soleil

Qui brûle en un éclair

Et puis... 

Vous ne comprenez pas ce qu’est un amour fou

Vous ne savez même plus ce que veux dire

Je t’aime.

Quand la vie et la mort n’existent même plus.

Quand l’Amour brûle tout

Ce que l’on a été.

Quand l’Amour détruit

Et donne l’éternité.

Quand on n’existe plus,

Etant devenu l’autre,

Et que l’on forme un tout

Soleil de l’Univers qui ne s’éteindra pas.

Quand on retrouve enfin la pureté du cristal,

Et inondant d’Amour,

Eclatant de bonheur,

Alors tout est possible.

Et puis...

Lorsque enfin réunis...

 

Mais il se fait trop tard...

Je vous dis bonne nuit...