J'ai déjà évoqué, lors d'un billet du 8 juillet 2012, ma quête sur les chemins des Vierges noires. Il y a bien longtemps, en 1982, j'avais déjà écrit un texte en poésie sur le sujet : je l'ai repris et complété pour le présenter au Salon des Poètes de Lyon (dont j'administre le blog, voir liens).

Hommage à la Vierge noire

J’étais aveugle, plongé dans l’obscurité,

Quand par hasard mes pas m’ont fait te rencontrer.

Ta force et ta clarté m’ont bien vite ébloui

Et tu devins pour moi lumière dans la vie.

Et je les ai connus tous ces preux chevaliers

Qui des pays lointains un jour t’ont ramenée.

Et tu restes pourtant toujours un vrai mystère :

Bien sûr on te présente comme la Vierge-mère.

Peu ont compris en toi le plan des pyramides,

Tu es toujours cachée dans un endroit humide

Où des bœufs devant toi se sont mis à genoux,

Un paysan ensuite t’a sortie de la boue.

On a construit pour toi un petit oratoire

Dont régulièrement tu t’enfuis dès le soir

Pour retourner toujours là où l’on t’a trouvée,

Faisant comprendre aux gens que tu veux y rester.

Alors ils t’ont bâti des monuments de gloire

Te dorant, te parant, te nommant vierge noire.

Tu es resplendissante auréolée de vert

Et je te dois la vie car tu es mère sur Terre.

Je ne sais pas ton nom car tu as voyagé,

Mais partout je te sais par les peuples adorée.

Il faut pour bien te voir attendre l’heure de l’été,

Le soleil le plus fort t’illumine pour l’année.

Si tous les Hommes pouvaient comprendre ton amour,

On n’aurait plus de guerres mais la Paix pour toujours.

002

(cette authentique Vierge noire se cache presque...à Fourvière)