Le corps universel est le corps de Dieu lui-même

 

"Le grand initié saint Paul déclare qu’en Dieu nous avons la vie, le mouvement et l’être. Dieu et sa création universelle forment un corps unique composé de millions de cellules de diverses natures et dont le rôle est bien défini. Usons de la loi d’analogie et comparons ce corps divin au corps humain. Ce dernier consiste en millions de cellules, chacune à sa place et chacune ayant son rôle à remplir. En outre, chaque cellule est, en soi, une entité, une individualité avec sa vie propre et même sa conscience propre. Elle naît, vit et se transforme. Cependant, le corps humain est un. Les cellules sont en harmonie les unes avec les autres et chacune remplit sa mission harmonieusement avec toutes les autres. Si l’inharmonie s’établit, il y a douleur, intervention du médecin qui opère une ablation ou, dans un cas moins grave, prescrit quelque remède en vue de rétablir l’harmonie.

Répercutez cette explication au niveau de la collectivité humaine et vous avez la réplique exacte de ce qui a lieu pour le corps humain. Bien entendu, en vous souvenant que tout est application de la loi unique, vous voyez la conscience cellulaire subordonnée à la conscience humaine, celle-ci subordonnée à la conscience collective elle-même subordonnée à la conscience divine. Ou bien vous préférerez dire - et vous aurez raison - que la loi unique en s’appliquant aux degrés de la conscience en produit les diverses phases dont je viens de parler. Mais là aussi, le but est l’harmonie à tous les niveaux et si vous tenez compte de ce que j’ai indiqué à propos des "résistances", vous aurez une idée de ce que peut être le mal, de son origine et de son irréalité tout autant que vous comprendrez l’unité de toute la création. Vous en viendrez aussi à l’intime certitude de l’immanence divine dans l’univers infini et à l’ultime conclusion que le corps universel est le corps de Dieu lui-même dans lequel tout a sa raison d’être, son but et sa destination, et où tout, depuis le grain de sable jusqu’à l’archange, est une réflexion de l’unique, parfaitement accordée à une autre réflexion ou, si vous voulez, où tout à l’infini est le microcosme d’un macrocosme."
Raymond Bernard

repris sur le site des Baladins de la Tradition : 

http://www.bldt.net/Om/spip.php?article821

         IMG